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Poemas en Francés es un blog que pretende acercar poemas de lengua francesa al castellano |
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"Por principio, toda traducción es buena. En cualquier caso, pasa con ellas lo que con las mujeres: de alguna manera son necesarias, aunque no todas son perfectas" Augusto Monterroso -La palabra mágica-
"Es imposible traducir la poesía. ¿Acaso se puede traducir la música?" Voltaire
"La traducción destroza el espíritu del idioma" Federico García Lorca |
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| Georges Brassens (II) |
| mardi, décembre 12, 2000 |
| Este material ha sido extraído de la página sobre Brassens en español. |
posted by Alfil @ 10:25 PM  |
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| Georges Brassens -Supplique pour être enterré sur la plage de Sète- |
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Supplique pour être enterré sur la plage de Sète Georges Brassens (1921-1981)
La Camarde qui ne m'a jamais pardonné, D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez, Me poursuit d'un zèle imbécile. Alors cerné de près par les enterrements, J'ai cru bon de remettre à jour mon testament, De me payer un codicille.
Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion, Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion, Et de ta plus belle écriture, Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps, Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord, Que sur un seul point : la rupture.
Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon, Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson, Celles des titis, des grisettes. Que vers le sol natal mon corps soit ramené, Dans un sleeping du Paris-Méditerranée, Terminus en gare de Sète.
Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf, Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf, Et d'ici que quelqu'un n'en sorte, Il risque de se faire tard et je ne peux, Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu, Place aux jeunes en quelque sorte.
Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus, Creusez si c'est possible un petit trou moelleux, Une bonne petite niche. Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins, Le long de cette grève où le sable est si fin, Sur la plage de la Corniche.
C'est une plage où même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais trop au sérieux, Où quand un bateau fait naufrage, Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord ! Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord, Chacun sa bonbonne et courage".
Et c'est là que jadis à quinze ans révolus, A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus, Je connu la prime amourette. Auprès d'une sirène, une femme-poisson, Je reçu de l'amour la première leçon, Avalai la première: “arête!”.
Déférence gardée envers Paul Valéry, Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris, Le bon maître me le pardonne. Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens, Mon cimetière soit plus marin que le sien, Et n'en déplaise aux autochtones.
Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau, Ne donnera pas une ombre triste au tableau, Mais un charme indéfinissable. Les baigneuses s'en serviront de paravent, Pour changer de tenue et les petits enfants, Diront : chouette, un château de sable !
Est-ce trop demander : sur mon petit lopin, Planter, je vous en prie une espèce de pin, Pin parasol de préférence. Qui saura prémunir contre l'insolation, Les bons amis venus faire sur ma concession, D'affectueuses révérences.
Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie, Tous chargés de parfums, de musiques jolies, Le Mistral et la Tramontane, Sur mon dernier sommeil verseront les échos, De villanelle, un jour, un jour de fandango, De tarentelle, de sardane.
Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller, Une ondine viendra gentiment sommeiller, Avec rien que moins de costume, J'en demande pardon par avance à Jésus, Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus, Pour un petit bonheur posthume.
Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon, Pauvres grands disparus gisant au Panthéon, Pauvres cendres de conséquence, Vous envierez un peu l'éternel estivant, Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant, Qui passe sa mort en vacances.
Vous envierez un peu l'éternel estivant, Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant, Qui passe sa mort en vacances.
Súplica para ser enterrado en la playa de Séte
La muerte que no me ha perdonado nunca de haberme burlado de ella me persigue con un celo imbécil. Entonces, acosado de cerca por los enterradores, he creído oportuno de poner al día mi testamento, de pagarme un codicilo.
Moja en la tinta azul del Golfo de León ,moja, moja tu pluma, oh mi viejo escribano y con tu letra más bonita, anota lo que tenga que pasar con mi cuerpo, cuando mi alma y él no estén de acuerdo más que sobre un solo punto: la ruptura.
Cuando mi alma tome su vuelo hacia el horizonte, hacia la de Gavroche y de Mimi Pinson, las de los golfillos de París, de las modistillas. Que hacia mi tierra natal mi cuerpo sea llevado, en un coche-cama de Paris-Mediterraneo, con llegada en la estación de Sète.
Mi panteón familiar, ¡ay! no es muy nuevo, vulgarmente hablando, está lleno a rebosar, y de aquí a que alguien salga de allí, puede pasar mucho tiempo y yo no puedo, decir a esa buena gente: apretaos un poco y dejad un poco de sitio a los jóvenes.
Justo al borde del mar a dos pasos de las olas azules, cavad si es posible un pequeño agujero blandito, un buen nicho pequeñito. Cerca de mis amigos de la infancia, los delfines, a lo largo de esta playa donde la arena es tan fina, sobre la playa de la Corniche.
Es un playa donde incluso en sus momentos más furiosos, Neptuno no es tomado jamás demasiado en serio, donde cuando un barco naufraga, el capitán grita: “Yo soy el jefe a bordo! sálvese el que pueda, el vino y el pastis lo primero, cada uno su botella y coraje.”
Y es aquí, donde a mis quince años ya perdidos, en la edad donde divertirse solo ya no era suficiente, conocí el primer amorcito. Cerca de una sirena, una mujer-pez, yo recibí del amor la primera lección, tragué mi primer: “¡Quieto!”
Con el debido respeto hacia Paul Valery, yo, el humilde trovador, sobre él yo sobresalga, el buen maestro me lo perdone. Y que, al menos, si sus versos valen más que los mios, mi cementerio sea más marino que el suyo, y no disguste a los autóctonos.
Esta tumba como un sándwich entre el cielo y el agua, no dará una sombra triste al paisaje, sino un encanto indefinible. Las bañistas se servirán de ella como biombo, para cambiar de ropa y los niños dirán: ¡qué bonito, un castillo de arena!
Y si no es demasiado pedir: sobre mi parcelita, plantad, os lo ruego, alguna especie de pino, pino parasol preferentemente, que sabrá proteger contra la insolación, a los buenos amigos que vengan a mi sepultura para hacer, afectuosas reverencias.
Que vengan de España, o que vengan de Italia todos cargados de perfumes de músicas bonitas, el Mistral y la Tramontana. Sobre mi último sueño verterán los ecos, de villanelles un día y otro de fandangos, de tarantelas y de sardanas.
Y cuando tomando mi colina por una especie de almohada, una ondina venga a dormitar gentilmente, con menos que nada de vestidos, yo pido perdon por adelantado a Jesús, si la sombra de su cruz se echa un poco encima de ella, para una pequeña felicidad póstuma.
Pobres reyes faraones, pobre Napoleón. pobres grandes desaparecidos que yacen en el Panteón, pobres cenizas de gente importante, vosotros envidiaréis un poco al eterno veraneante, que se pasea en hidropedales sobre la playa, soñando, y que pasa su muerte como si fuesen unas vacaciones.
vosotros envidiaréis un poco al eterno veraneante, que se pasea en hidropedales sobre la playa, soñando, que pasa su muerte como si fuesen unas vacaciones.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:18 PM  |
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| Georges Brassens -Le fantôme- |
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Le fantôme Georges Brassens (1921-1981)
C'était tremblant, c'était troublant, C'était vêtu d'un drap tout blanc, Ça présentait tous les symptômes, Tous les dehors de la vision, Les faux airs de l'apparition, En un mot, c'était un fantôme !
A sa manière d'avancer, A sa façon de balancer Les hanches quelque peu convexes, Je compris que j'avais affaire A quelqu'un du genr' que j'prefère : A un fantôme du beau sexe.
" Je suis un p'tit poucet perdu, Me dit-ell', d'un' voix morfondue, Un pauvre fantôme en déroute. Plus de trace des feux follets, Plus de trace des osselets Dont j'avais jalonné ma route ! "
" Des poèt's sans inspiration Auront pris -- quelle aberration ! -- Mes feux follets pour des étoiles. De pauvres chiens de commissaire Auront croqué -- quelle misère ! -- Mes oss'lets bien garnis de moelle. "
" A l'heure où le coq chantera, J'aurai bonn' mine avec mon drap Plein de faux plis et de coutures ! Et dans ce siècle profane où Les gens ne croient plus guère à nous, On va crier à l'imposture. "
Moi, qu'un chat perdu fait pleurer, Pensez si j'eus le cœur serré Devant l'embarras du fantôme." Venez, dis-je en prenant sa main, Que je vous montre le chemin, Que je vous reconduise at home "
L'histoire finirait ici, Mais la brise, et je l'en r'mercie, Troussa le drap d'ma cavalière... Dame, il manquait quelques oss'lets, Mais le reste, loin d'être laid, Etait d'un' grâce singulière.
Mon Cupidon, qui avait la Flèche facile en ce temps-là, Fit mouche et, le feu sur les tempes, Je conviai, sournoisement, La belle à venir un moment Voir mes icônes, mes estampes..."
Mon cher, dit-ell', vous êtes fou ! J'ai deux mille ans de plus que vous... "- - Le temps, madam', que nous importe ! -- Mettant le fantôm' sous mon bras, Bien enveloppé dans son drap, Vers mes pénates je l'emporte !
Eh bien, messieurs, qu'on se le dis': Ces belles dames de jadis Sont de satanées polissonnes, Plus expertes dans le déduit Que certain's dames d'aujourd'hui, Et je ne veux nommer personne !
Au p'tit jour on m'a réveillé, On secouait mon oreiller Avec un' fougu' plein' de promesses. Mais, foin des délic's de Capoue ! C'était mon père criant : " Debout ! Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "
El fantasma
Estaba tembloroso, era inquietante, Estaba vestido con un sábana blanca, Presentaba todos los síntomas, Todas las señales de una visión, El aspecto espectral de una aparición, En una palabara, ¡era un fantasma!
Por su forma de andar, Por su forma de menear Las caderas un poquito convexas, Comprendí que me las tenía que ver Con alguien del género que me gusta: Con un fantasma del bello sexo.
“Soy una Pulgarcita perdida, me dijo ella, con una voz asustada, un pobre fantasma extraviado. ¡No hay restos de los fuegos fatuos, No hay restos de los huesecillos Con los que había señalado mi camino!
“Algunos poetas sin inspiración habrán tomado ¡qué aberración! Mis fuegos fatuos por estrellas. Los pobres perros del comisario Habrán roído ¡que lástima! Mis huesecillos bien rellenos de tuétano.”
“Cuando el gallo cante por la mañana ¡vaya aspecto tendré con mi sábana llena de arrugas y de costuras! Y en este siglo profano en el que La gente ya apenas cree en nosotros, Van a gritar al impostor.
A mí, al que un gato perdido hace llorar, Pensad cómo se me puso el corazón Ante el problema del fantasma. “Ven, dije cogiendo su mano, que te muestre el camino, que te conduzca a casa”.
La historia acabaría aquí, Pero la brisa, y le doy por ello las gracias, Levantó la sabana de mi acompañante... ¡Dios! Faltaban algunos huesos, pero el resto, lejos de ser feo, era de una gracia singular.
Mi Cupido, que en ese tiempo Tenía la flecha fácil, Dio en el blanco, y con fuego en el alma, Invité, astutamente, A la hermosa a venir un momento A ver mis iconos, mis estampas...
“Querido, dijo ella, ¡está usted loco! Tengo dos mil años más que usted...” El tiempo, señora, ¡qué nos importa! Echando mi brazo sobre el fantasma, Bien envuelto en su sábana, ¡Me lo llevé para casa!
Y bien, señores, que se diga: Estas bellas damas de antaño Son unas endiabladas granujillas, Más expertas en el juego amoroso Que ciertas damas de hoy día, ¡y no quiero nombrar a nadie!
Por la mañana me han despertado, Sacudían mi almohada Con un ardon lleno de promesas. Pero, ¡mal hayan las delicias de Capua! Era mi padre gritando: “¡Arriba! Por Dios, que vas a perderte la misa!”
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:12 PM  |
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| Georges Brassens -La fessée- |
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La fessée Georges Brassens (1921-1981)
La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant ? Un vieux copain d'école étant mort sans enfants, Abandonnant au monde une épouse épatante, J'allai rendre visite à la désespérée. Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée, Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente.
Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux, Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots, Tous les moyens sont bons au médecin de l'âme... Bientôt, par la vertu de quelques facéties, La veuve se tenait les côtes, Dieu merci ! Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.
Ma pipe dépassait un peu de mon veston. Aimable, elle m'encouragea : " Bourrez-la donc, Qu'aucun impératif moral ne vous arrête, Si mon pauvre mari détestait le tabac, Maintenant la fumée ne le dérange pas ! Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes ? "
A minuit, d'une voix douce de séraphin, Elle me demanda si je n'avais pas faim. " Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle, De pousser la piété jusqu'à l'inanition : Que diriez-vous d'une frugale collation ? " Et nous fîmes un petit souper aux chandelles.
" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point qu'il dort. Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. " Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum, La veuve était émue, nom d'un petit bonhomm' ! Et son esprit se mit à battre la campagne...
" Mon Dieu, ce que c'est tout de même que de nous ! " Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes genoux. Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre, " Me voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur Que, sous votre moustache en tablier d'sapeur, Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre... "
Un tablier d'sapeur, ma moustache, pensez ! Cette comparaison méritait la fessée. Retroussant l'insolente avec nulle tendresse, Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir, Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir, Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !
" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en deux ! " Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux, Craignant avoir frappé de façon trop brutale. Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content, Que cet état de chos's durait depuis longtemps : Menteuse ! la fêlure était congénitale.
Quand je levai la main pour la deuxième fois, Le cœur n'y était plus, j'avais perdu la foi, Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse : " Avez-vous remarqué que j'avais un beau cul ? Et ma main vengeresse est retombée, vaincue! Et le troisième coup ne fut qu'une caresse...
La azotaina
La viuda y el huérfano ¿Hay algo más conmovedor? Cuando un antiguo compañero del cole murió sin hijos, Abandonó en la tierra una esposa estupenda, yo fui a hacerle una visita a la afligida. Y luego, sin saber donde acabar la noche, Le hice compañía en la capilla ardiente.
Para contener sus lágrimas, para apaciguar sus males, Me puse a bromear, a decir buenas palabras, Todos los medios son buenos para el médico del alma... Muy pronto, gracias a algunas chistes, La viuda se desternillaba de risa, ¡gracias a Dios! Como dos enanos, nos lo pasamos bomba.
Mi pipa sobresalía de mi chaqueta. Amablemente, ella me anima: “Llénela. Que ningún imperativo moral lo detenga, Si mi pobre marido detestaba el tabaco, ¡Ahora el humo no lo molesta ya! Pero ¿dónde demonios he puesto mi pitillera?
A medianoche, con una voz dulce de serafín, Ella me preguntó si no tenía hambre. “Es que lo haría volver, añadió, llevar la pena hasta la inanición: ¿Qué diría usted de un frugal tentempié?” E hicimos una pequeña cena a la luz de las velas.
“¡Mire qué guapo está! Se diría que duerme. No es él, por cierto, el que no me daría la razón De ahogar mi pena en un trago de champán.” Cuando hubimos vaciado la segunda botella, La viuda estaba conmovida, ¡santo Dios! Y su cabeza se puso a divagar...
“Dios mío, ¡aquí estamos los dos! Suspiró ella, sentandose en mis rodillas. Y luego, al pegar su labio a mi labio, “Ya estoy segura, dijo, tenía miedo de que, bajo su bigote que parece un delantal de zapador, no escondiese coquetamente un labio leporino...”
Un delantal de zapador, mi bigote, ¡os dais cuenta! Esta comparación merecía una azotaina. Remangando a la insolente sin ningún miramiento, Consciente de cumplir, ante todo, un deber, Pero cerrando los ojos para no ver demasiado, ¡Paf! ¡Dejé caer sobre ella una mano vengadora!
“¡Ay! “¡Me ha roto usted el trasero en dos!” se quejó ella, y yo bajé la frente, dolido, temiendo haber golpeado de manera demasiado brutal. Pero me di cuenta, enseguida, y me alegré de ello, Que ese estado de cosas duraba desde hacía mucho: ¡Mentirosa! La hendidura era congénita.
Cuando levanté la mano por segunda vez, Había perdido la concentración, había perdido la fe, Sobre todo porque ella se preguntó, la picarona: “¿Se ha dado cuenta usted que tengo un bonito culo?” Y mi mano vengadora volvió a caer, ¡vencida! Y el tercer golpe no fue más que una caricia...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:09 PM  |
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| Georges Brassens -Le pluriel- |
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Le pluriel Georges Brassens (1921-1981)
" Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre ", Lorsque je refusai de monter dans leur train. Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre, Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être un.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Dans les noms des partants on n'verra pas le mien.
Dieu ! que de processions, de monomes, de groupes, Que de rassemblements, de cortèges divers, - Que de ligu's, que de cliqu's, que de meut's, que de troupes ! Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Parmi les cris des loups on n'entend pas le mien.
Oui, la cause était noble, était bonne, était belle ! Nous étions amoureux, nous l'avons épousée. Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle, Nous étions trop nombreux, nous l'avons défrisée.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Parmi les noms d'élus on n'verra pas le mien.
Je suis celui qui passe à côté des fanfares Et qui chante en sourdine un petit air frondeur. Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent : " Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs ! "
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Dans les rangs des pupitr's on n'verra pas le mien.
Pour embrasser la dam', s'il faut se mettre à douze, J'aime mieux m'amuser tout seul, cré nom de nom ! Je suis celui qui reste à l'écart des partouzes. L'obélisque est-il monolithe, oui ou non ?
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Au faisceau des phallus on n'verra pas le mien.
Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes, J'espère être assez grand pour m'en aller tout seul. Je ne veux pas qu'on m'aide à descendre à la tombe, Je partage n'importe quoi, pas mon linceul.
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Est plus de quatre on est une bande de cons. Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Au faisceau des tibias on n'verra pas les miens.
El plural
“Querido señor, me dijeron, usted es un caso aparte”, cuando rehusé subir en su tren. Sí, sin duda, pero yo, yo no me hago el santo, Yo, yo no tengo necesidad de nadie para ser alguien.
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. En la lista de los que viajeros no se verá el mío.
¡Dios! ¡Qué de procesiones, manifestaciones, grupos, qué de reuniones, cortejos cambiantes, qué de ligas, pandillas, jaurías, qué de tropas! Para un inventario así haría falta un Prévert.
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. Entre los gritos de los lobos no se oirá el mío.
¡Sí! ¡La causa era noble, era buena, era hermosa! Estábamos enamorados, y nos casamos con ella. Deseábamos ser felices todos juntos con ella, Éramos demasiado numerosos y la hemos fastidiado.
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. Entre los nombres de los elegidos no se verá el mío.
Yo soy el que pasa al lado de las fanfarrias Y que canta con sordina una cancioncilla subversiva. Y le digo a esos señores que se asustan de mis notas: “¡Soy tan músico como vosotros, atajo de ruidosos!”.
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. En la fila de los pupitres no se verá el mío.
Si para besar a la dama, hay que ir en docenas, Prefiero divertirme solo, ¡por todos los diablos! Soy de los que se quedan fuera de las orgías. El obelisco es un monolito ¿sí o no?
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. En los manojos de falos no se verá el mío.
No tengo envidia en absoluto de los muertos en hecatombes, Espero ser lo bastante importante para irme solo. No quiero que me ayuden a descender a la tumba, Comparto lo que haga falta, pero no mi mortaja.
El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos. Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo. En los manojos de tibias no se verán las mías.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:06 PM  |
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| Georges Brassens -Les quatre bacheliers- |
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Les quatre bacheliers Georges Brassens (1921-1981)
Nous étions quatre bacheliers Sans vergogne, La vraie crème des écoliers, Des ecoliers.
Pour offrir aux filles des fleurs, Sans vergogne, Nous nous fîmes un peu voleurs, Un peu voleurs.
Les sycophantes du pays, Sans vergogne, Aux gendarmes nous ont trahis, Nous ont trahis.
Et l'on vit quatre bacheliers Sans vergogne, Qu'on emmène, les mains liées, Les mains liées.
On fit venir à la prison, Sans vergogne, Les parents des mauvais garçons, Mauvais garçons.
Les trois premiers pères, les trois, Sans vergogne, En perdirent tout leur sang-froid, Tout leur sang-froid.
Comme un seul ils ont déclaré, Sans vergogne, Qu'on les avait déshonorée, Déshonorés.
Comme un seul ont dit " C'est fini, Sans vergogne, Fils indigne, je te renie, Je te renie. "
Le quatrième des parents, Sans vergogne, C'était le plus gros, le plus grand, Le plus grand.
Quand il vint chercher son voleur Sans vergogne, On s'attendait à un malheur, A un malheur.
Mais il n'a pas déclaré, non, Sans vergogne, Que l'on avait sali son nom, Sali son nom.
Dans le silence on l'entendit, Sans vergogne, Qui lui disait : " Bonjour, petit, Bonjour petit. "
On le vit, on le croirait pas, Sans vergogne, Lui tendre sa blague à tabac, Blague à tabac.
Je ne sais pas s'il eut raison, Sans vergogne, D'agir d'une telle façon, Telle façon.
Mais je sais qu'un enfant perdu, Sans vergogne, A de la corde de pendu, De pendu,
A de la chance quand il a, Sans vergogne, Un père de ce tonneau-là, Ce tonneau-là.
Et si les chrétiens du pays, Sans vergogne, Jugent que cet homme a failli, Homme a failli.
Ça laisse à penser que, pour eux, Sans vergogne, L'Evangile, c'est de l'hébreu, C'est de l'hébreu.
Los cuatro bachilleres
Eramos cuatro bachilleres Sin vergüenza, La verdadera crema de los escolares, De los escolares.
Para ofrecer flores a las chicas, Sin vergüenza, Nos hicimos un poco ladrones, Un poco ladrones.
Los chivatos del lugar, Sin vergüenza, A la policía nos denunciaron, Nos denunciaron.
Y se vió a cuatro bachilleres, Sin vergüenza, Que son llevados, con las manos atadas, Con las manos atadas.
Hicieron venir a la prisión, Sin vergüenza, A los padres de los chicos malos, Chicos malos.
Los tres primeros padres, los tres, Sin vergüenza, Perdieron toda su sangre fría, Toda su sangre fría.
Como uno solo han declarado Sin vergüenza, Que habían sido deshonrados, Deshonrados.
Como uno solo han dicho “Se acabó, Sin vergüenza, Hijo indigno, reniego de ti, Reniego de ti.”
El cuarto de los padres, Sin vergüenza, Era el más gordo, el más grande, El más grande.
Cuando vino a buscar a su ladrón, Sin vergüenza, Se esperaba una desgracia, Una desgracia.
Pero no declaró, no, Sin vergüenza, Que se hubiese ensuciado su nombre, Ensuciado su nombre.
En el silencio se oyó, Sin vergüenza, Que le decía: “Buenos días, pequeño, Buenos días, pequeño.”
Y se vió, nadie se lo creía, Sin vergüenza, Que le ofrecía su pitillera, Pitillera.
No sé si tenía razón, Sin vergüenza, Al actuar de esa manera, De esa manera.
Pero sé que un hijo descarriado, Sin vergüenza, Es afortunado, Afortunado,
Tiene suerte cuando tiene, Sin vergüenza, Un padre de ese carácter, De ese carácter.
Y los cristianos del lugar, Sin vergüenza, Juzgaron que ese hombre se había equivocado, Ese hombre se había equivocado.
Y eso hace pensar que, para ellos, Sin vergüenza, El Evangelio, les suena a chino, Les suena a chino.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:56 PM  |
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| Georges Brassens -Les Trompettes de la Renommée- |
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Les Trompettes de la Renommée Georges Brassens (1921-1981)
Je vivais à l'écart de la place publique, Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique... Refusant d'acquitter la rançon de la gloir', Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir. Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre Et que, sous peine de choir dans un oubli complet, J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.
Trompettes De la Renommée, Vous êtes Bien mal embouchées !
Manquant à la pudeur la plus élémentaire, Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire, Divulguer avec qui, et dans quell' position Je plonge dans le stupre et la fornication ? Si je publi' des noms, combien de Pénélopes Passeront illico pour de fieffé's salopes, Combien de bons amis me r'gard'ront de travers, Combien je recevrai de coups de revolver !
A toute exhibition, ma nature est rétive, Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive, Je ne fais voir mes organes procréateurs A personne, excepté mes femm's et mes docteurs. Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales, Battre l' tambour avec mes parti's génitales, Dois-je les arborer plus ostensiblement, Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?
Une femme du monde, et qui souvent me laisse Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse, M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi', Des parasit's du plus bas étage qui soit... Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame, Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame En criant sur les toits, et sur l'air des lampions : " Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante, Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn', Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen, En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse, Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre, Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?
Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ? Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star, Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ? ¡Pour exciter le peuple et les folliculaires, Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire, Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus, Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?
Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes, Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette, Si je me déhanchais comme une demoiselle Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ? Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles, Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu', Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.
Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes, J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon Et me gratter le ventre en chantant des chansons. Si le public en veut, je les sors dare-dare, S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare. Refusant d'acquitter la rançon de la gloir', Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.
Las Trompetas de la Fama
Yo vivía alejado de la plaza publica, sereno, contemplativo, tenebroso, bucólico... rehusando conquistar la gloria, sobre mi brizna de laurel yo dormía como un lirón. La gente de buen juicio supieron hacerme comprender que yo tenía que rendirles cuentas al hombre de la calle y que, so pena de caer en un olvido completo, yo debía de pregonar todos mis secretillos.
Trompetas de la Fama estáis muy mal educadas!
Faltando al pudor más elemental, ¿debo yo, por motivos publicitarios, divulgar con quién, y en qué posición me hundo en el estupro y la fornicación? Si yo publico nombres, cuántas Penélopes pasarían de inmediato por putas empedernidas. ¡Cuántos buenos amigos me mirarían de reojo, cuántos tiros me darían!
A toda exhibición, mi naturaleza es reacia sufriendo de una modestia casi enfermiza, yo no enseño mis organos procreadores a nadie, excepto mis mujeres y mis doctores. ¿Debo yo, para ser la comidilla de la prensa amarilla, tocar el tambor con mis partes genitales, debo yo ostentarlos más ostensiblemente que un monaguillo llevando al santo sacramento?
Una mujer de mundo, y que a menudo me deja hacer mis cuatro voluptuosidades en sus partes nobles, me ha pegado disimuladamente, en su divan de seda, unos parásitos de la más baja condición... Bajo pretexto de ruido, bajo la bandera del reclamo, ¿tengo yo el derecho de manchar el honor de esta dama gritando por los tejados, y clamorosamente:“ La señora marquesa me pegado unas ladillas!”?
El cielo sea alabado: yo vivo en buen entendimiento con el Padre Duval, el cura alegre, él, el catecúmeno, y yo, el energúmeno, él me deja decir mierda, yo lo dejo decir amén, En complot con él, ¿debo yo escribir en la prensa que un día yo lo sorprendí en las rodillas de mi amante cantando una melopea con una voz susurrante, mientras que ella le buscaba pulgas en la tonsura?
¿Con quién, ¡por Dios! es necesario que me acueste para hacer hablar a la diosa de las cien bocas? ¿Es necesario que una mujer célebre, una estrella, una famosa, venga a ocupar entre mis brazos el lugar de mi guitarra? ¡Para excitar al pueblo y los malos periodistas!, ¿quién quiere prestarme su grupa pública, quién quiere dejarme hacer, desnudo, un poco de alpinismo en su monte de Venus?
¿Sonarían ellas más fuerte, estas divinas trompetas, si, como cada hijo de vecino, yo fuese un poco marica, si me contonease como una señorita y tomase de pronto aires de gacela? Pero no creo que aproveche a estos pesados jugar el juego del amor invirtiendo los papeles, ni que eso confiera a mi gloria un poco más de valor: el crimen pederasta, hoy día ya no se cotiza.
Después de estas maquinaciones, de las mil y una recetas que os dan con seguridad los honores en las gacetas, prefiero mejor quedarme como al principio y rascarme el vientre cantando canciones. Si el público las quiere, yo se las doy volando, si ellos no las quieren las vuelvo a meter en mi guitarra. Rehusando de lograr la medalla de la gloria, sobre mi brizna de laurel yo me duermo como un lirón.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:52 PM  |
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| Georges Brassens -Jeanne- |
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Jeanne Georges Brassens (1921-1981)
Chez Jeanne, la Jeanne Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu S'il n'en existait déjà une La dernière où l'on peut entrer Sans frapper, sans montrer patte blanche
Chez Jeanne, la Jeanne On est n'importe qui, on vient n'importe quand Et, comme par miracle, par enchantement On fait partie de la famille Dans son cœur, en s'poussant un peu Reste encore une petite place
La Jeanne, la Jeanne Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie Par la façon qu'elle le donne Son pain ressemble à du gâteau Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau
La Jeanne, la Jeanne On la paie quand on peut des prix mirobolants Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs Un semblant d'accord de guitare L'adresse d'un chat échaudé Ou d'un chien tout crotté comm' pourboire
La Jeanne, la Jeanne Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé d'enfant Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents Et qu'on accroche à son corsage Et qu'on arrose avec son lait D'autres qu'elle en seraient tout's chagrines
Mais Jeanne, la Jeanne Ne s'en soucie pas plus que de colin-tampon Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon Quand elle est mère universelle Quand tous les enfants de la terre De la mer et du ciel sont à elle
Jeanne
En casa de Juana, la Juana, su albergue está abierto a las gentes sin hogar lo podríamos llamar el albergue del Buen Dios si no existiese ya uno El último donde se puede entrar sin llamar, sin enseñar la patita blanca
En casa de Juana, la Juana entra no importa quién, se llega no importa cuándo y, como por milagro, por encanto se forma parte de la familia. En su corazón, apretujándose un poco queda aún un rinconcito.
La Juana, la Juana es pobre y su mesa está a menudo mal proveída pero lo poco que allí se encuentra harta para siempre. Por la forma en que ella lo da su pan se parece a un pastel y su agua al vino como dos gotas de agua.
La Juana, la Juana Se le paga cuando se puede precios desorbitados: un beso sobre su frente o sobre sus cabellos blancos, una especie de acorde de guitarra, la dirección de un gato escaldado, o la dirección de un perro embarrado como propina.
La Juana, la Juana La cigüeña nunca le trajo un hijo al que amar y al que defender contra los cuatro vientos y que se agarrase a su pecho, al que regar con su leche; otras en su lugar estarían muy tristes
Pero Juana, la Juana le importa eso tres pimientos. Ser madre de tres rorros, para qué cuando ella es madre universal cuando todos los niños de la tierra del mar y del cielo son de ella.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:50 PM  |
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| Georges Brassens -Dans l'eau de la claire fontaine- |
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Dans l'eau de la claire fontaine Georges Brassens (1921-1981)
Dans l'eau de la claire fontaine Elle se baignait toute nue Une saute de vent soudaine Jeta ses habits dans les nues
En détresse, elle me fit signe Pour la vêtir, d'aller chercher Des monceaux de feuilles de vigne Fleurs de lis ou fleurs d'oranger
Avec des pétales de roses Un bout de corsage lui fis La belle n'était pas bien grosse Une seule rose a suffi
Avec le pampre de la vigne Un bout de cotillon lui fis Mais la belle était si petite Qu'une seule feuille a suffi
Elle me tendit ses bras, ses lèvres Comme pour me remercier Je les pris avec tant de fiebre Qu'ell' fut toute déshabillée
Le jeu dut plaire à l'ingénue Car, à la fontaine souvent Ell' s'alla baigner toute nue En priant Dieu qu'il fit du vent Qu'il fit du vent...
En el agua de la clara fuente
En el agua de la fuente clara ella se bañaba desnuda, un golpe de viento repentino se llevó sus ropas por los aires
Muy angustiada, ella me pidió que para vestirla, fuese a buscar unos montones de hojas de viña, flores de lis o flores de naranjos
Con unos pétalos de rosas un trozo de corpiño le hice la bella no estaba muy gorda una sola rosa bastó
Con el pámpano de la viña un trozo de falda le hice pero la bella era tan pequeña que una sola hoja bastó
Ella me tendió sus brazos, sus labios como para darme las gracias yo la cogí con tanto ardor que quedó toda desnuda
El juego debió de gustarle a la ingenua pues, a la fuente, a menudo, iba a bañarse desnuda rogando a Dios que hiciese viento que hiciese viento...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:48 PM  |
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| Georges Brassens -Je rejoindrai ma belle- |
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Je rejoindrai ma belle Georges Brassens (1921-1981)
A l'heure du berger Au mépris du danger J'prendrai la passerelle Pour rejoindre ma belle A l'heure du berger Au mépris du danger Et nul n'y pourra rien changer
Tombant du haut des nues La bourrasque est venue Souffler dessus la passerelle Tombant du haut des nues La bourrasque est venue Des passerell's, il y en a plus
Si les vents ont cru bon De me couper les ponts J'prendrai la balancelle Pour rejoindre ma belle Si les vents ont cru bon De me couper les ponts J'embarquerai dans l'entrepont
Tombant du haut des nues Les marins sont venus Lever l'ancre à la balancelle Tombant du haut des nues Les marins sont venus Des balancell's, il y en a plus
Si les forbans des eaux Ont volé mes vaisseaux Y me pouss'ra des ailes Pour rejoindre ma belle Si les forbans des eaux Ont volé mes vaisseaux J'prendrai le chemin des oiseaux
Les chasseurs à l'affût Te tireront dessus Adieu la plume ! adieu les ailes ! Les chasseurs à l'affût Te tireront dessus De tes amours, y en aura plus
Si c'est mon triste lot De faire un trou dans l'eau Racontez à la belle Que je suis mort fidèle Et qu'ell' daigne à son tour Attendre quelques jours Pour filer de nouvell's amours
Me reuniré con mi amada
Al anochecer Despreciando el peligro Cruzaré la pasarela Para reunirme con mi amada Al anochecer Despreciando el peligro Y nadie podrá evitarlo
Cayendo del cielo La borrasca ha llegado Para soplar encima de la pasarela Cayendo del cielo La borrasca ha llegado Y ya no hay pasarelas!.
Si los vientos han creído conveniente Cortarme los puentes Cogeré una balancela Para reunirme con mi amada Si los vientos han creído conveniente Cortarme los puentes Embarcaré en el entrepuente. Cayendo del cielo
Han llegado los marineros A levar el ancla de la balancela Cayendo del cielo Han llegado los marineros ¡Y se acabaron las balancelas!
Si los piratas de los mares Han robado mis bajeles Me crecerán alas Para reunirme con mi amada Si los piratas de los mares Han robado mis bajeles Cogeré el camino de los pájaros.
Los cazadores apostados Te dispararán encima ¡Adiós plumas! ¡Adiós alas! Los cazadores apostados Te dispararán encima Y los amores, se acabarán.
Si esa es mi triste suerte, Morir y nada más, Decidle a mi amada Que he muerto siéndole fiel Y que a su vez ella se digne Esperar algunos días Para buscarse nuevos amores.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:46 PM  |
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| Georges Brassens -La marguerite- |
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La marguerite Georges Brassens (1921-1981)
La petite Marguerite Est tombée Singulière Du bréviaire De l'abbé
Trois pétales De scandale Sur l'autel Indiscrète Pâquerette D'où vient-ell'
Dans l'enceinte Sacro-sainte Quel émoi Quelle affaire Oui, ma chère Croyez-moi
La frivole Fleur qui vole Arrive en Contrebande Des plat's-bandes Du couvent
Notre Père Qui, j'espère Etes aux cieux N'ayez cure Des murmures Malicieux
La légère Fleur, peuchère Ne vient pas De nonnettes De cornettes En sabbat
Sachez, diantre Qu'un jour, entre Deux ave Sur la pierre D'un calvaire Il l'a trouvée
Et l'a mise Chose admise Par le ciel Sans ambages Dans les pages Du missel
Que ces messes Basses cessent Je vous en prie Non, le prêtre N'est pas traître A Marie
Que personne Ne soupçonne Plus jamais La petite Marguerite Ah ! ça mais...
La margarita
La pequeña margarita cayó rara del breviario del cura.
Tres pétalos De escándalo Sobre el altar indiscreta margarita ¿De dónde ha salido?
En el recinto Sacrosanto Qué emoción Qué movida Si, cariño créame
La frívola Flor que vuela Llegó de contrabando de los arriates del convento
Padre Nuestro Que espero Que estés en los cielos No te preocupes De las murmuraciones maliciosas
La ligera flor, ¡caramba! No viene De monjas Ni hábitos En orgía.
Sabed, diantre, Que un día, entre Dos aves Sobre la piedra De un calvario La encontró.
Y la puso Cosa admitida Por el cielo Sin ambages Entre las páginas Del misal.
Que los murmullos cesenpor favor, no, el cura no es un traidor a María.
Que nadie sospeche nunca más de la pequeña margarita ¡Ah! Pero...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:44 PM  |
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| Georges Brassens -Si le bon dieu l'avait voulu- |
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Si le bon dieu l'avait voulu Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Paul Fort.
Si le Bon Dieu l'avait voulu - lanturette, lanturlu, - j'aurais connu la Cléopâtre, et je t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre, et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que fussé-je devenu ?
Si le Bon Dieu l'avait voulu, j'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette et Mélusine, et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Pompadour, Noémi, Sarah, Rebecca, la Fille du Royal Tambour, et la Mogador et Clara.
Mais le Bon Dieu n'a pas voulu que je connaisse leurs amours, je t'ai connue, tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues ! - Las ! que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Je t'ai connue, tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues !
Si el buen dios lo hubiese querido
Si el Buen Dios lo hubiese querido, lalarí, lalará, - yo hubiese conocido a Cleopatra, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a Cleopatra Y no te hubiese conocido. Sin tu amor que yo idolatro, ¡ay! ¿Qué sería de mí?
Si el Buen Dios lo hubiese querido, yo hubiese conocido a Mesalina, Agnès, Odette Y a Melusina, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a al Pompadur, Noemí, Sara, Rebeca, a la hija del regimiento, a la Mogador y Clara.
Pero el Buen Dios no ha querido que conociese sus amores, yo te he Conocido, tú me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas! ¡Ay! Que sería para mí la noche sin ti, el día sin ti? Te he conocido Tu me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:42 PM  |
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| Georges Brassens -La Guerre de 14-18- |
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La Guerre de 14-18 Georges Brassens (1921-1981)
Depuis que l'homme écrit l'Histoire Depuis qu'il bataille à cœur joie Entre mille et une guerr' notoires Si j'étais t'nu de faire un choix A l'encontre du vieil Homère Je déclarerais tout de suite: "Moi, mon colon, cell' que j'préfère, C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Est-ce à dire que je méprise Les nobles guerres de jadis Que je m'soucie comm' d'un'cerise De celle de soixante-dix? Au contrair', je la révère Et lui donne un satisfecit Mais, mon colon, celle que j'préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Je sais que les guerriers de Sparte Plantaient pas leurs epées dans l'eau Que les grognards de Bonaparte Tiraient pas leur poudre aux moineaux Leurs faits d'armes sont légendaires Au garde-à-vous, je les félicite Mais, mon colon, celle que j'préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Bien sûr, celle de l'an quarante Ne m'as pas tout à fait déçu: Elle fut longue et massacrante Et je ne crache pas dessus Mais à mon sens, elle ne vaut guère Guèr' plus qu'un premier accésit Moi, mon colon, celle que j' préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Mon but n'est pas de chercher noise Au guérillas, non, fichtre, non Guerres saintes, guerres sournoises Qui n'osent pas dire leur nom, Chacune a quelque chos' pour plaire Chacune a son petit mérite Mais, mon colon, celle que j'préfère C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"
Du fond de son sac à malices Mars va sans doute, à l'occasion, En sortir une, un vrai délice Qui me fera grosse impresión En attendant je persévère A dir' que ma guerr' favorite Cell', mon colon, que j'voudrais faire C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit
La Guerra del 14-18
Desde que el hombre escribe la Historia Desde que batalla pasándoselo en grande Entre mil y una guerras notables Si tuviese que elegir una Enfrentándome al viejo Homero Declararía al momento: “Yo, amigo, la que prefiero, es la del catorce!”
¿Quiere esto decir que desprecio las nobles guerras de antaño, que me importa un pimiento La del setenta? Al contrario, la reverencio Y doy testimonio de ello Pero, amigo, la que prefiero, es la del catorce!
Yo sé que los guerreros de Esparta No le daban palos al aire Que los veteranos de Bonaparte No disparaban a los gorriones Sus hechos de armas son legendarios Poniéndome firme, los felicito Pero, amigo, la que prefiero, es la del catorce!
Por supuesto, la del año cuarenta No me ha decepcionado del todo: Fue larga y masacrante Y no le escupo encima Pero para mí, no vale apenas Apenas más que un accésit Yo, amigo, la que prefiero, es la del catorce!
Mi objetivo no es de buscar camorra Con las guerrillas, no diablos, no Guerras santas, guerras hipócritas Que no se atreven a decir su nombre, Todas tienen algo para gustar Todas tienen su pequeño mérito Pero, amigo, la que prefiero, es la del catorce!
Del fondo de su saco de maldades Marte va sin duda, a la menor ocasión A sacar otra, una verdadera delicia Que me impresionará mucho. Mientras espero, persevero Diciendo que mi guerra favorita La que, amigo mío, yo quisiera hacer Es la del catorce!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:40 PM  |
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| Georges Brassens -Les amours d'antan- |
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Les amours d'antan Georges Brassens (1921-1981)
Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette... Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu, C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières, Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière... Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...
Car le cœur à vingt ans se pose où l'œil se pose, Le premier cotillon venu vous en impose, La plus humble bergère est un morceau de roi. Ça manquait de marquise, on connut la soubrette, Faute de fleur de lys on eut la pâquerette, Au printemps Cupidon fait flèche de tout bois...
On rencontrait la belle aux Puces, le dimanche : "Je te plais, tu me plais..." et c'était dans la manche, Et les grands sentiments n'étaient pas de rigueur. "Je te plais, tu me plais. Viens donc beau militaire" Dans un train de banlieue on partait pour Cythère, On n'était pas tenu même d'apporter son cœur...
Mimi, de prime abord, payait guère de mine, Chez son fourreur sans doute on ignorait l'hermine, Son habit sortait point de l'atelier d'un dieu... Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette, Elle jetait pour vous sa parure simplette, C'est Psyché tout entier' qui vous sautait aux yeux.
Au second rendez-vous y' avait parfois personne, Elle avait fait faux bond, la petite amazone, Mais l'on ne courait pas se pendre pour autant... La marguerite commence avec Suzette, On finissait de l'effeuiller avec Lisette Et l'amour y trouvait quand même son content.
C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières, Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière... Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du peu, Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Musette, Margot la blanche caille, et Fanchon, la cousette, Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...
Los antiguos amores
Mis amores de antes eran la modistilla, Margot, la blanca paloma, y Fanchon, la costurera... Ni la más mínima nobleza, excusadme un poco, Eran, me diréis, gracias plebeyas, ninfas de arroyo, Venus de mala fama, Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...
Pues con veinte años el corazón sigue a los ojos La primera falda que llega se os mete dentro, La más humilde pastora es un pedazo de reina, A falta de marquesa, conocimos a la doncella, A falta de flor de lis, teníamos la margarita, En primavera, Cupido hace flechas con cualquier madera...
Nos encontrábamos a la niña en el mercadillo, el domingo: “Te gusto, me gustas...” y todo estaba dicho, Los grandes sentimientos no eran necesarios. “Yo te gusto, tu me gustas. Ven pues, guapo soldado”. en un tren de cercanías se partía para Cythère, ni tan siquiera era necesario llevarse el corazón.
Mimi, de entrada, no parecía gran cosa, En casa de su peletero se desconocía el armiño Su traje no salía en absoluto del taller de un dios... Pero cuando, pasando de los convencionalismos, Se quitaba para ti su ropilla interior Era Psyché enterita la que se te ponía delante.
A la segunda cinta a veces no acudía nadie, Se las había pirado, la pequeña amazona, Pero no se corría a ahorcarse por ello... La margarita comenzaba con Suzette, Y se acababa de desjarla con Lisette Y sólo con eso el amor ya se contentaba.
Eran, me diréis, gracias plebeyas, ninfas de arroyo, Venus de mala fama, pero eran mis amores, excusadme un poco, Des Manon, des Mimi, des Suzón, des Musette, Margot la blanca paloma y Fanchon, la costurera Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:38 PM  |
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| Georges Brassens -Le temps ne fait rien à l'affaire- |
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Le temps ne fait rien à l'affaire Georges Brassens (1921-1981)
Quand ils sont tout neufs Qu'ils sortent de l'œuf Du cocon Tous les jeunes blancs-becs Prennent les vieux mecs Pour des cons Quand ils sont d'venus Des têtes chenues Des grisons Tous les vieux fourneaux Prennent les jeunots Pour des cons Moi, qui balance entre deux âges J'leur adresse à tous un message
Le temps ne fait rien à l'affaire Quand on est con, on est con Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d'la dernière averse Vieux cons des neiges d'antan
Vous, les cons naissants Les cons innocents Les jeun's cons Qui n'le niez pas Prenez les papas Pour des cons Vous, les cons âgés Les cons usagés Les vieux cons Qui, confessez-le Prenez les p'tits bleus Pour des cons Méditez l'impartial message D'un type qui balance entre deux ages
Le temps ne fait rien à l'affaire Quand on est con, on est con Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père Quand on est con, on est con Entre vous, plus de controverses Cons caducs ou cons débutants Petits cons d'la dernière averse Vieux cons des neiges d'antan
El tiempo no tiene nada que ver
Cuando son nuevecitos Cuando salen del huevo, Del capullo Todos los jóvenes mocosos Toman a los viejos Por tontos Cuando se han convertido En cabezas canas En canosos Todos los viejos tontos Toman a los jovenzuelos Por tontos Yo, que me balanceo entre las dos edades Yo les dirijo a todos un mensaje
La edad no tiene nada que ver Cuando se es tonto, se es tonto Que se tenga veinte años, que se sea abuelo Cuando se es tonto, se es tonto Que no haya más controversias entre vosotros Tontos caducos o tontos debutantes Tontitos de la última cosecha Viejos tontos con solera.
Vosotros, tontos que empezáis Tontos inocentes Tontos jóvenes Que, no lo neguéis, Tomáis a los papás Por tontos Vosotros, tontos mayores Tontos veteranos Viejos tontos Que, confesadlo, Tomáis a los jóvenes Por tontos Meditad el imparcial mensaje De un tipo que se balancea entre dos edades
La edad no tiene nada que ver Cuando se es tonto, se es tonto Que se tenga veinte años, que se sea abuelo Cuando se es tonto, se es tonto Que no haya más controversias entre vosotros Tontos caducos o tontos debutantes Tontitos de la última cosecha Viejos tontos con solera.
Versión de Jesus
Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:36 PM  |
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| Georges Brassens -Marquise- |
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Marquise Georges Brassens (1921-1981)
Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux.
Le temps aux plus belles choses Se plaîst à faire un affront Et saura faner vos roses Comme il a ridé mon front.
Le mesme cours des planètes Règle nos jours et nos nuits On m'a vu ce que vous estes; Vous serez ce que je suis.
Peut-être que je serai vieille, Répond Marquise, cependant J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille, Et je t'emmerde en attendant.
Marquise
Marquise, si mi rostro Tiene algunas arrugas Recordad que a mi edad Desearíais estar como yo.
Al tiempo, a las cosas más hermosas, Le gusta hacerle afrentas Y sabrá marchitar vuestras rosas Como ha arrugado mi frente.
El mismo girar de los planetas Rige nuestros días y nuestras noches Yo he sido como usted Usted será como yo.
Quizás yo envejeceré Respondió Marquise, sin embargo Tengo veintiséis años, mi viejo Corneille, Y me aburro esperando.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:34 PM  |
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| Georges Brassens -L'assasinat- |
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L'assassinat Georges Brassens (1921-1981)
C'est pas seulement à Paris Que le crime fleurit Nous, au village, aussi, l'on a De beaux assassinats
Il avait la tête chenue Et le cœur ingénu Il eut un retour de printemps Pour une de vingt ans
Mais la chair fraîch', la tendre chair Mon vieux, ça coûte cher Au bout de cinq à six baisers Son or fut épuisé
Quand sa menotte elle a tendue Triste, il a répondu Qu'il était pauvre comme Job Elle a remis sa rob'
Elle alla quérir son coquin Qu'avait l'appât du gain Sont revenus chez le grigou Faire un bien mauvais coup
Et pendant qu'il le lui tenait Elle l'assassinait On dit que, quand il expira La langue ell' lui montra
Mirent tout sens dessus dessous Trouvèrent pas un sou Mais des lettres de créanciers Mais des saisies d'huissiers
Alors, prise d'un vrai remords Elle eut chagrin du mort Et, sur lui, tombant à genoux, Ell' dit : " Pardonne-nous ! "
Quand les gendarm's sont arrivés En pleurs ils l'ont trouvée C'est une larme au fond des yeux Qui lui valut les cieux
Et le matin qu'on la pendit Ell' fut en paradis Certains dévots, depuis ce temps Sont un peu mécontents
C'est pas seulement à Paris Que le crime fleurit Nous, au village, aussi, l'on a De beaux assassinats
El asesinato
No es solamente en París Donde florece el crimen, Nosotros, en el pueblo, también tenemos Bonitos asesinatos.
El tenía la cabeza cana Y el corazón ingenuo Y volvió a vivir una primavera Por una de veinte años.
Pero, la carne fresca, la carne tierna Mi viejo amigo, cuesta cara. Al cabo de cinto o seis besos Su oro se había acabado.
Cuando ella tendió su manita, Triste, el respondió Que era pobre como Job, Ella se volvió a poner su vestido.
Ella fue en busca de su chulo Que tenía afán de lucro- Volvieron a casa del tacaño A cometer una fechoría.
Y mientras que él lo sujetaba Ella lo asesinó. Dicen que cuando expiraba La lengua ella le enseñaba
Buscaron por todas partes Y no encotraron una moneda Sino letras de acreedores Sino embargos de ujieres.
Entonces, sintiendo remordimientos de verdad, Tuvo pena del muerto, Y sobre él, cayendo de rodillas, Dijo: “¡Perdónanos!”
Cuando la guardia civil llegó La encontraron llorando. Fue una lágrima en el fondo de sus ojos Lo que le valió el cielo.
Y la mañana que la colgaron, Ella fue al paraíso. Algunos devotos, desde entonces Están un poco descontentos.
No es solamente en París Donde florece el crimen, Nosotros, en el pueblo, también tenemos Bonitos asesinatos.
Versión de Jesus
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:32 PM  |
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| Georges Brassens -La complainte des filles de joie- |
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La complainte des filles de joie Georges Brassens (1921-1981)
Bien que ces vaches de bourgeois Les appell'nt des filles de joie C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent Parole, parole C'est pas tous les jours qu'elles rigolent
Car, même avec des pieds de grues Fair' les cents pas le long des rues C'est fatigant pour les guibolles Parole, parole C'est fatigant pour les guibolles
Non seulement ell's ont des cors Des œils-de-perdrix, mais encor C'est fou ce qu'ell's usent de grolles Parole, parole C'est fou ce qu'ell's usent de grolles
Y a des clients, y a des salauds Qui se trempent jamais dans l'eau Faut pourtant qu'elles les cajolent Parole, parole Faut pourtant qu'elles les cajolent
Qu'ell's leur fassent la courte échelle Pour monter au septième ciel Les sous, croyez pas qu'ell's les volent Parole, parole Les sous, croyez pas qu'ell's les volent
Ell's sont méprisées du public Ell's sont bousculées par les flics Et menacées de la vérole Parole, parole
Et menacées de la vérole
Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour Qu'ell's se marient vingt fois par jour La noce est jamais pour leur fiole Parole, parole La noce est jamais pour leur fiole
Fils de pécore et de minus Ris par de la pauvre Vénus La pauvre vieille casserole Parole, parole La pauvre vieille casserole
Il s'en fallait de peu, mon cher Que cett' putain ne fût ta mère Cette putain dont tu rigoles Parole, parole Cette putain dont tu rigoles
La queja de las niñas alegres
Aunque esos asquerosos burgueses las llaman niñas alegres no ríen todos los días. palabra, palabra no ríen todos los días.
Pues incluso con piernas de grullas hacerse la acera arriba y abajo es fatigoso para los pinreles. palabra, palabra es fatigoso para los pinreles.
No sólo tienen callos y sabañones, sino que incluso es una locura lo de zapatos que gastan palabra, palabra es una locura lo de zapatos que gastan
Hay clientes, hay cerdos que no conocen el agua es necesario sin embargo que ellas los mimen palabra, palabra es necesario sin embargo que ellas los mimen.
Que los aupen para subir al séptimo cielo. el dinero, no creais que ellas lo roban, palabra, palabra el dinero, no creais que ellas lo roban
Son despreciadas por la gente golpeadas por los policías y amenazadas por la viruela palabra, palabra
y amenzadas por la viruela.
Aunque hacen el amor toda la vida, que se casan veinte veces al día nunca llegarán al altar, palabra, palabra nunca llegarán al altar.
Hijo de una pécora y de un tarado no te rías de la pobre Venus la pobre vieja ramera palabra, palabra, la pobre vieja ramera
Ha faltado muy poco, querido para que esta puta no fuese tu madre esta puta de la que te ríes palabra, palabra esta puta de la que te ríes.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:30 PM  |
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| Georges Brassens -Le bulletin de santé- |
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Le bulletin de santé Georges Brassens (1921-1981)
J'ai perdu mes bajou's, j'ai perdu ma bedaine, Et, ce, d'une façon si nette, si soudaine, Qu'on me suppose un mal qui ne pardonne pas, Qui se rit d'Esculape et le laisse baba.
Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette Durant les moments creux dans certaines gazettes, Systématiquement, les nécrologues jou'nt, À me mettre au linceul sous des feuilles de chou.
Or, lassé de servir de tête de massacre, Des contes à mourir debout qu'on me consacre, Moi qui me porte bien, qui respir' la santé, Je m'avance et je cri' toute la vérité.
Toute la vérité, messieurs, je vous la livre Si j'ai quitté les rangs des plus de deux cents livres, C'est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon, Et bien d'autres, j'ai pas la mémoire des noms.
Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, C'est que je baise, que je baise, que je baise Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut', Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !
Qu'on me comprenne bien, j'ai l'âme du satyre Et son comportement, mais ça ne veut point dire Que j'en ai' le talent, le géni', loin s'en faut ! Pas une seule encor' ne m'a crié " bravo ! "
Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste Rose, un bon nombre de femmes de journalistes Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi A m'donner du bonheur une dernière fois.
C'est beau, c'est généreux, c'est grand, c'est magnifique ! Et, dans les positions les plus pornographiques, Je leur rends les honneurs à fesses rabattu's Sur des tas de bouillons, des paquets d'invendus.
Et voilà ce qui fait que, quand vos legitimes Montrent leurs fesse' au peuple ainsi qu'à vos intimes, On peut souvent y lire, imprimés à l'envers, Les échos, les petits potins, les faits divers.
Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes Du boudoir de ces dam's, des râles et des plaintes, Ne dites pas : "C'est tonton Georges qui expire ", Ce sont tout simplement les anges qui soupirent.
Et si vous entendez crier comme en quatorze : "Debout ! Debout les morts ! " ne bombez pas le torse, C'est l'épouse exalté' d'un rédacteur en chef Qui m'incite à monter à l'assaut derechef.
Certe', il m'arrive bien, revers de la médaille, De laisser quelquefois des plum's à la bataille... Hippocrate dit : " Oui, c'est des crêtes de coq", Et Gallien répond "Non, c'est des gonocoqu's... "
Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne De méchants coups de pied qu'un bon chrétien pardonne, Car, s'ils causent du tort aux attributs virils, Ils mettent rarement l'existence en péril.
Eh bien, oui, j'ai tout ça, rançon de mes fredaines. La barque pour Cythère est mise en quarantaine. Mais je n'ai pas encor, non, non, non, trois fois non, Ce mal mystérieux dont on cache le nom.
Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, C'est que je baise, que je baise, que je baise Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut', Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !
El parte facultativo
Yo he perdido mis mofletes, yo he perdido mi barriga y, esto, de una manera tan clara, tan rápida, que me suponen un mal que no perdona que se ríe de Esculapio y lo deja embobado.
Al no venderse ya el monstruo del Lago Ness, Cuando no saben qué contar, en ciertas revistas sistemáticamente, los necrólogos juegan a amortajarme en los periodiquillos.
Ahora bien, cansado de ser el protagonista de los cuentos de nunca acabar que me consagran, yo que me siento bien, que transmito salud, yo avanzo y grito toda la verdad.
Toda la verdad, señores, os la cuento si he dejado la banda de los de más de cien kilos, es por culpa de Mimi, de Lisette, de Ninon y muchas otras, no recuerdo los nombres.
Si he traicionado a los gordos, los mofletudos, los obesos, es que jodo, que jodo, que jodo, como un macho cabrio, un carnero, una bestia, un bruto, estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo, el celo!
Que se me comprenda bien, yo tengo el alma de un sátiro y su comportamiento, pero eso no quiere decir en absoluto que yo tenga su talento, su genio, ¡nada más lejos! Ni una sola me ha gritado aún “bravo”!
Entre otras florecillas, yo cuento, en mi lista rosa, un buen número de mujeres de periodistas que, creyéndome perdido, ponen todo su empeño en hacerme feliz por una última vez.
Es hermoso, es generoso, es grande, es magnífico! y, en las posiciones más pornográficas, les rindo honores con las nalgas sentadas sobre montones de remanentes, de montones de no vendidos.
Y he aquí por lo que, cuando vuestras legítimas muestran sus nalgas a la gente así como a vuestros íntimos, se puede leer en ellas, imprimidas al revés, los ecos de sociedad, los cotilleos, los sucesos.
Y si oís surgir, a través de las maderas de los despachos de estas señoras, estertores y quejidos, no digáis: “Es el tío Georges que expira”, son simplemente las angelitas que suspiran.
Y si oís gritar como en el año catorce: “¡De pie! ¡De pie los muertos!” no respiréis satisfechos, es la esposa exaltada de un redactor jefe que me incita al asalto por segunda vez.
Ciertamente, a veces me pasa, es la otra cara de la moneda, que dejo algunas plumas en la batalla... Hipócrates dice: “Oui, son gallocrestas” y Galeno responde: “Non, son gonococos…”
Los dos tienen razon. Venus a veces os da malvadas patadas que un buen cristiano perdona, pues, si le causan daño a los atributos viriles, raramente ponen en peligro nuestra existencia.
Y bien, sí, tengo todo eso, premio de mis calaveradas. La barca de Citeres está en cuarentena. Pero no tengo aún, no, no, no, tres veces no, ese mal misterioso del cual se oculta el nombre.
Si he traicionado a los gordos, los mofletudos, los obesos, es porque jodo, jodo, jodo, como un macho cabrío, un carnero, una bestia, un bruto, estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo, el celo!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:27 PM  |
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| Georges Brassens -La non-demande en mariage- |
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La non-demande en mariage Georges Brassens (1921-1981)
Ma mie, de grâce, ne mettons Pas sous la gorge à Cupidon Sa propre flèche Tant d'amoureux l'ont essayé Qui, de leur bonheur, ont payé Ce sacrilège...
J'ai l'honneur de Ne pas te de- mander ta main Ne gravons pas Nos noms au bas D'un parchemin
Laissons le champs libre à l'oiseau Nous seront tous les deux priso- nniers sur parole Au diable les maîtresses queux Qui attachent les cœurs aux queues Des casseroles!
Vénus se fait vielle. Souvent Elle perd son latin devant La lèchefrite A aucun prix, moi je ne veux Effeuiller dans le pot-au-feu La marguerite
On leur ôte bien des attraits En dévoilant trop les secrets De Mélusine L'encre des billets doux pâlit Vite entre les feuillets des li- vres de cuisine.
Il peut sembler de tout repos De mettre à l'ombre, au fond d'un pot De confiture La jolie pomme défendue Mais elle est cuite, elle a perdu Son goût "nature"
De servante n'ai pas besoin Et du ménage et de ses soins Je te dispense Qu'en éternelle fiancéeA la dame de mes pensées Toujours je pense
La no-petición de matrimonio
Amor mío, por favor, no lanzemos a la garganta de Cupido su propia flecha muchos enamorados lo han intentado y con su felicidad han pagado ese sacrilegio...
Tengo el honor de no pe- dir tu mano no grabemos nuestros nombres debajo de un pergamino
Dejemos campo libre al pájaro estaremos los dos prisio- neros de palabra. Al diablo las amantes cocineras que atan los corazones a los mangos de las cacerolas!
Venus se hace vieja. A menudoella no sabe qué hacer delante de la sartén.A ningún precio, quiero desojar en la marmitala margarita
Pierde muchos de sus encantos, si se desvelan demasiado sus secretos, Melusina. La tinta de las cartas de amor palidece rapidamente entre las hojas de los li- bros de cocina
Puede parecer que da mucha seguridad poner a la sombra, en el fondo de un bote de mermelada, la hermosa manzana prohibida, pero una vez cocida, ella pierde su sabor “natural”.
No tendo necesidad de criada y de las tareas de la casa y de sus cuidados te dispenso Que como en una eterna novia, En la dama de mis pensamientos siempre pienso.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:14 PM  |
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| Georges Brassens -Le grand chêne- |
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Le grand chêne Georges Brassens (1921-1981)
Il vivait en dehors des chemins forestiers, Ce n'était nullement un arbre de métier, Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron, Ce grand chêne fier sur son tronc.
Il eût connu des jours filés d'or et de soie Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ; Des roseaux mal pensant, pas même des bambous, S'amusant à le mettre à bout.
Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons, Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons, Lui tournant tout autour chantaient, in extenso, L'histoire du chêne et du roseau.
Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant, La fable ne le laissait pas indifférent. Il advint que lassé d'être en but aux lazzi, Il se résolu à l'exi.
A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou Et partit sans se retourner ni peu ni prou. Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit De quitter l'ingrate patrie.
A l'orée des forêts, le chêne ténébreux A lié connaissance avec deux amoureux. " Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... " Le grand chêne n'as pas dit non. Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers, Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés, Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs, Le chêne contant ses malheurs."
Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix, Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet, Tu feras dans nos murs un aimable séjour, Arrosé quatre fois par jour.
"Cela dit, tous les trois se mettent en chemin, Chaque amoureux tenant une racine en main. Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux ! Le chêne entre ses amoureux.
Au pied de leur chaumière, ils le firent planter. Ce fut alors qu'il commença de déchanter Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie, Des chiens levant la patt' sur lui.
On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons, Avec sa belle écorce on a fait des bouchons, Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu, C'est lui qui héritait du pendu.
Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis, Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit, Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants, Il vieillit prématurément.
Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu Le passa par la hache et le mit dans le feu. Comme du bois de caisse, amère destinée ! Il périt dans la cheminée.
Le curé de chez nous, petit saint besogneux, Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu. Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit Qu'y a pas de chêne en paradis ? Qu'y a pas de chêne en paradis ?
El gran roble
Vivía fuera de los caminos forestales, No era para nada un árbol con carrera, No había visto nunca la sombra de un leñador, Este gran roble orgulloso sobre su tronco.
Hubiese conocido días dorados Sin sus vecinos de al lado, gente de la peor calaña, Cañas mal pensantes, y no precisamente de bambú, Que se burlaban hasta sacarlo de sus casillas.
Desde la mañana hasta la noche, estos retoños, Apenas cañas de pescar, apenas flautas de caña, Girando alrededor de él cantaban, por lo extenso, La historia del roble y la caña.
Y, aunque fuese de madera, en los robles, es normal, La fábula no lo dejaba indiferente. Ocurrió que cansado de estar expuesto a las bromas, Decidió exiliarse.
Con gran pena sacó sus grandes pies de su agujero Y se marchó sin volver la cabeza para nada. Pero, yo que lo conocí, yo sé que le dolía Dejar la ingrata patria.
En los límites del bosque, el roble melancólico Trabó amistad con dos enmorados. “Gran roble, déjanos grabar en ti nuestros nombres...” El gran roble no dijo que no.
Cuando hubieron agotado su gran saco de besos, Cuando, de tanto besarse, sus bocas se cansaron, Oyeron entonces, aguantando las lágrimas, A la encina contar sus desgracias.
“Gran encina, vente a nuestra casa, tu encontrarás la paz, nuestras cañas saben vivir y no tienen desfachatez, tu tendrás en nuestros muros una agradable estancia, regado cuatro veces al día.”
Dicho esto, los tres juntos se pusieron en camino, Cada enamorado llevando una raiz en la mano. ¡Qué contento parecía! ¡Qué feliz parecía! El roble entres sus enamorados.
Al pie de su cabaña, lo hicieron plantar. Y fue entonces cuando comenzó a desengañarse Pues, para regarlo, no hubo más que la lluvia, Y los perros que levantaban la pata sobre él.
Cogieron todas sus bellotas para alimentar a los cerdos, Con su bella corteza hicieron tapones, Cada vez que se firmaba una sentencia de muerte, Era a él a quien le tocaba el ahorcado.
Luego, esta mala gente, vándalos en toda regla, Lo cortaron en cuatro para hacerse una cama, Y como la horrible arpía tenía un montón de amantes, Envejeció prematuramente.
Un triste día, por fin, esta pareja sin escrúpulos Lo pasó por el hacha y lo puso en el fuego. Como madera de un caja, ¡amargo destino! Pereció en la chimenea.
El cura de nuestro pueblo, santito menesteroso, Duda que su humo se eleve hasta Dios. ¿Qué sabe él de esto, el bribón, y quién le ha dicho que no hay robles en el paraíso? ¿que no hay robles en el paraíso?
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:07 PM  |
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| Georges Brassens -Concurrence déloyale- |
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Concurrence déloyale Georges Brassens (1921-1981)
Il y a péril en la demeure, Depuis que les femmes de bonnes mœurs, Ces trouble-fête, Jalouses de Manon Lescaut, Viennent débiter leurs gigots A la sauvette.
Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus La brave horizontal' déçue, Ell's prenn'nt sa place. De la bouche au pauvre tapin Ell's retir'nt le morceau de pain, C'est dégueulasse.
En vérité, je vous le dis, Il y en a plus qu'en Normandie Il y a de pommes. Sainte-Mad'lein', protégez-nous, Le métier de femme ne nou- rrit plus son homme.
Y a ces gamines de malheur, Ces goss's qui, tout en suçant leur Pouc' de fillette, Se livrent au détournement De majeur et, vénalement, Trouss'nt leur layette.
Y a ces rombièr's de qualité, Ces punais's de salon de thé Qui se prosternent, Qui, pour redorer leur blason, Viennent accrocher leur vison A la lanterne.
Y a ces p'tit's bourgeoises faux culs Qui, d'accord avec leur cocu, Clerc de notaire, Au prix de gros vendent leur corps, Leurs charmes qui fleurent encor La pomm' de terre.
Lors, délaissant la fill' de joie, Le client peut faire son choix Tout à sa guise, Et se payer beaucoup moins cher Des collégienn's, des ménagèr's, Et des marquises.
Ajoutez à ça qu'aujourd'hui La manie de l'acte gratuit Se développe, Que des créatur's se font cul- buter à l'œil et sans calcul. Ah ! les salopes !
Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus La brave horizontal' déçue, Ell' prenn'nt sa place. De la bouche au pauvre tapin Ell's retir'nt le morceau de pain, C'est dégueulasse.
Competencia desleal
Nada se pierde por esperar, Desde que las mujeres de buenas costumbres, Esas aguafiestas, Envidiosas de Manon Lescaut, Acuden a vender sus piernas Como vendedoras ambulantes.
Ellas quitan a los buenos hombres de encima de La buena horizontal decepcionada, Ellas ocupan su lugar. A la pobre ramera Ellas le quitan el pan de la boca, Es repugnante.
En verdad, os lo digo, Hay más como esas que en el mar Hay agua. Santa Magadalena, protégenos, El oficio de la mujer no alimenta Ya a su hombre.
Están esas muchachillas desgraciadas, Esas chiquillas que, chupandose todavía el dedo Como niñitas, Se entregan a la corrupción De mayores e, interesadamente, Remangan sus pañales.
Están esas viejas señoronas, Esas chinches de salón de té Que se prosternan, Que para, reverdecer viejas glorias, Pasean sus abrigos de visón A la luz de las farolas.
Están esas burgesitas con el culo de relleno Que, de acuerdo con su cornudo, Pasante de notario, Venden al por mayor su cuerpo, Sus encantos que huelen todavía A patatas.
Entonces, abandonando a la prostituta, El cliente puede elegir Comodamente, Y pagar mucho más barato A colegialas, amas de casa, Y a marquesas.
Unid a esto, que hoy día La costumbre de hacerlo gratis Se está extendiento, Que las criaturas se dejan revolcar De balde y desinteresadamente. ¡Ah! ¡Las muy guarras!
Ellas quitan a los buenos hombres de encima de La buena horizontal decepcionada, Ellas ocupan su lugar. A la pobre ramera Ellas le quitan el pan de la boca, Es repugnante.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:00 PM  |
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| Georges Brassens -L'épave- |
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L'épave Georges Brassens (1921-1981)
J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en appelle ! Le tavernier du coin vient d'me la bailler belle. De son établiss'ment j'étais l'meilleur pilier. Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte En disant : " Les poivrots, le diable les emporte ! " Ça n'fait rien, il y a des bistrots bien singuliers...
Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de vivre (Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes souliers. Pauvre homme ! vu l'état piteux de mes godasses, Je dout' qu'il trouve avec son chemin de Damas-se. Ça n'fait rien, il y a des passants bien singuliers...
Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette Qui, à la faveur d'la nuit lui avait paru coquette, Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller. Je l'plains de tout mon cœur, pauvre enfant, s'il l'a mise, Vu que, d'un homme heureux, c'était loin d'êtr' la ch'mise. Ça n'fait rien, y a des étudiants bien singuliers...
La femm' d'un ouvrier s'en prit à ma culotte. " Pas ça, madam', pas ça, mille et un coups de bottes Ont tant usé le fond que, si vous essayiez D'la mettre à votr' mari, bientôt, je vous en fiche Mon billet, il aurait du verglas sur les miches. " Ça n'fait rien, il y a des ménages bien singuliers...
Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoir-e Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires. Une petit' vertu rentrant de travailler, Elle qui, chaque soir, en voyait un' douzaine, Courut dire aux agents : " J'ai vu que'qu' chos' d'obscène ! " Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers...
Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas débonnaire. Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : " Tonnerre ! On est en plein hiver et si vous vous geliez ! " Et de peur que j'n'attrape une fluxion d'poitrine, Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine. Ça n'fait rien, il y a des flics bien singuliers...
Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache, Moi, dont le cri de guerr' fut toujours " Mort aux vaches ! " Plus une seule fois je n'ai pu le brailler. J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse. Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier...
El desecho
¡Yo invoco a Baco! ¡A Baco yo invoco! El tabernero de la esquina acaba de pegármela bien. De su establecimiento yo era el mejor pilar. Cuando me bebí todo mi dinero, me puso en puerta Diciendo: “¡Al diablo con los borrachos!” No tiene importancia, hay mesones muy raros...
Un pobre descalzo que pasó y me encontró borracho Perdido, estando seguro que yo había dejado de vivir (vosotros habríais hecho lo mismo), me quitó los zapatos. ¡Pobre hombre! Visto el estado lamentable de mis alpargatas, dudo que encuentre con ellas su camino de Damasco. No tiene importancia, hay transeúntes muy raros...
Un estudiante zarrapastroso cogió mi camisa Que, en la oscuridad de la noche le pareció coqueta, Pero a la luz del día sus ojos han debido desengañarse. Lo compadezco de todo corazón, pobre chaval, si se la ha puesto, Ya que, de un hombre feliz, distaba mucho de ser la camisa. No tiene importancia, hay estudiantes muy raros...
La mujer de un obrero cogió mis pantlones. “No, señora, no, tantas miles de patadas han ido a parar a ellos que, si intentase ponérselos a su marido, muy pronto, se lo aseguro, tendrá hielo en los michelines”. No tiene importancia, hay formas de llevar la casa muy raras.
Y yo estaba allí, desnudo, en el borde de la acera Exhibiendo, a mi pesar, mis humildes genitales. Una chica alegre al volver de su trabajo, Ella, que cada noche ve una docena, Corrió a decirle a la policía: “¡He visto una cosa obscena!” No tiene importancia, hay zorras muy raras...
El representante de la ley vino, con un paso bonachón. Tan pronto como me vio gritó: “¡Diablos! Estamos en pleno invierno, ¡va usted a helarse!” Y temiendo que yo cogiese una pleuresía, El pobre, me tapó con su abrigo. No tiene importancia, hay policías muy raros...
Y desde entonces, yo, el orgulloso, el bravucón, Yo, cuyo grito de guerra fue siempre: “¡Muerte a la pasma!” No he podido gritarlo más ni una sola vez. Todavía lo intento, pero mi lengua avergonzada Cae pesadamente en mi boca pastosa. No tiene importancia, vivimos en un tiempo muy raro...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:53 PM  |
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| Georges Brassens -Le moyenâgeux- |
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Le moyenâgeux Georges Brassens (1921-1981)
Le seul reproche, au demeurant, Qu'aient pu mériter mes parents, C'est d'avoir pas joué plus tôt Le jeu de la bête à deux dos. Je suis né, même pas bâtard, Avec cinq siècles de retard. Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux.
Ah ! que n'ai-je vécu, bon sang ! Entre quatorze et quinze cent. J'aurais retrouvé mes copains Au Trou de la pomme de pin, Tous les beaux parleurs de jargon, Tous les promis de Montfaucon, Les plus illustres seigneuries Du royaum' de truanderie.
Après une franche repue, J'eusse aimé, toute honte bue, Aller courir le cotillon Sur les pas de François Villon, Troussant la gueuse et la forçant Au cimetièr' des Innocents, Mes amours de ce siècle-ci N'en aient aucune jalousie...
J'eusse aimé le corps féminin Des nonnettes et des nonnains Qui, dans ces jolis tamps bénis, Ne disaient pas toujours " nenni ", Qui faisaient le mur du couvent, Qui, Dieu leur pardonne ! souvent, Comptaient les baisers, s'il vous plaît, Avec des grains de chapelet.
Ces p'tit's sœurs, trouvant qu'à leur goût Quatre Evangil's c'est pas beaucoup, Sacrifiaient à un de plus : L'évangile selon Vénus. Témoin : l'abbesse de Pourras, Qui fut, qui reste et restera La plus glorieuse putain De moines du quartier Latin.
A la fin, les anges du guet M'auraient conduit sur le gibet. Je serais mort, jambes en l'air, Sur la veuve patibulaire, En arrosant la mandragore, L'herbe aux pendus qui revigore, En bénissant avec les pieds Les ribaudes apitoyées.
Hélas ! tout ça, c'est des chansons. Il faut se faire une raison. Les choux-fleurs poussent à présent Sur le charnier des Innocents. Le Trou de la pomme de pin N'est plus qu'un bar américain. Y a quelque chose de pourri Au royaum' de truanderie.
Je mourrai pas à Montfaucon, Mais dans un lit, comme un vrai con, Je mourrai, pas même pendard, Avec cinq siècles de retard. Ma dernière parole soit Quelques vers de Maître François, Et que j'emporte entre les dents Un flocon des neiges d'antan...
Ma dernière parole soit Quelques vers de Maître François... Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux.
El medieval
El único reproche, después de todo, Que hayan podido merecer mis padres, Es el de no haber jugado antes El juego del animal de las dos espaldas. Yo nací, incluso sin ser bastardo, Con cinco siglos de retraso. Perdóneme, Principe, si Soy demasiado medieval.
¡Ah! Que no haya yo nacido, ¡por Dios! Entre mil cuatrocientos y mil quinientos. Me hubiese encontrado con mis amigos En el Trou de la pomme de pin, Con todos los que hablaban en jerga Con todos los predestinados a Montfaucon, Las más ilustres señorías Del reino de la truhanería.
Después de una buena comilona, Me hubiese gustado, sin vergüenza de ninguna clase, Irme de picos pardos Tras los pasos de François Villon, Remangando las faldas y acorralándolas En el cementerio de los Inocentes, Mis amores de este siglo No tengan celos ningunos...
Yo hubiese amado el cuerpo femenino De las monjitas y las monjas Que, en aquellos buenos tiempos benditos, No decían nunca “no”, Que hacían el muro del convento, Que, ¡Dios se lo perdone!, a menudo, Contaban los besos, ¡por favor! Con las cuentas del rosario.
Estas hermanitas, viendo que a su parecer Los Cuatro Evangelios, no eran suficientes, Se entregaban a uno más: El evangelio según Venus. Testigo: la abadesa de Pourras, Que fue, que es y será La puta más gloriosa De las monjas del Barrio Latino.
Al fin, los angelitos de la ronda Me hubiesen conducido al cadalso. Hubiese muerto, con las piernas colgando, En la horca del patíbulo, Regando la mandrágora, La hierba de los ahorcados que vigoriza, Bendiciendo con los pies A lo libertinos apiadados.
¡Ay! Todo esto, son canciones. Hay que tenerlo en cuenta. Las coliflores crecen ahora Sobre el osario de los Inocentes. El Trou de la pomme de pin Ya no es más que una barra americana. Algo huele a podrido En el reino de la truhanería.
No moriré en Montfaucon Sino en una cama, como un verdadero tonto, Moriré, incluso sin ser un granuja, Con cinco siglos de retraso. Que mis últimas palabras sean Algunos versos del Maestro François, Y que yo me lleve entre los dientes Un copo de las nieves de antaño...
Mis últimas palabras sean Algunos versos del Maestro François Perdóneme, Principe, si Soy demasiado medieval.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:46 PM  |
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| Georges Brassens -Misogynie à part- |
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Misogynie à part Georges Brassens (1921-1981)
Misogynie à part, le sage avait raison: Il y a les emmerdant's, on en trouve à foison En foule elles se pressent Il y a les emmerdeus's, un peu plus raffinées Et puis, très nettement au-dessus du panier Y a les emmerderesses
La mienne, à elle seul', sur tout's surenchérit Ell' relève à la fois des trois catégories. Véritable prodige Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou Elle passe, ell' dépasse, elle surpasse tout Ell' m'emmerde, vous dis-je.
Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmer- de, elle abuse, elle attige Ell' m'emmerde et j'regrett' mes bell's amours avec La p'tite enfant d'Marie que m'a soufflée l'évêque Ell' m'emmerde, vous dis-je
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, et m'oblige à me cu- rer les ongles avant de confirmer son cul Or, c'est pas callipyge Et la charité seul' pouss' ma main résignée Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné Ell' m'emmerde, vous dis-je
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, je le répète et quand Ell' me tape sur le ventre, elle garde ses gants Et ça me désoblige Outre que ça dénote un grand manque de tact Ça n'favorise pas tellement le contact Ell' m'emmerde, vous dis-je
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous Et qui donn'nt le vertige Croyant l'heure venue de chanter le credo Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos Ell' m'emmerde, vous dis-je
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, à la fornication Ell' s'emmerde, ell' s'emmerde avec ostentation Ell' s'emmerde, vous dis-je Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi ! " Ell' déclam' du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit Alors ça, ça me fige
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, j'admets que ce Claudel Soit un homm' de génie, un poète immortel J'reconnais son prestige Mais qu'on aille chercher dedans son œuvre pie Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie Ell' m'emmerde, vous dis-je
Misoginia aparte
Misoginia aparte, el sabio tenía razón: Están las pesadas, las hay a millares, En masa se apiñan. Están las coñazos, un poco más refinadas, Y luego, muy por encima del resto, Están las insoportables.
La mía, ella sola, las sobrepasa a todas, Y supera a la vez las tres categorías. Verdadero prodigio, Pesada, coñazo e insoportable también, Ella pasa, supera, lo sobrepasa todo. Me aburre, os lo digo.
Dios mío, perdóname estas palabras tan amargas, Ella me aburre, me aburre, me aburre, me aburre, Abusa y exagera, Me aburre y echo de menos mis amores con La monjita que me ha robado el obispo, Me aburre, os lo digo
Me aburre, me aburre, y me obliga a limpiarme Las uñas antes de constatar su culo, Ahora bien, no es Callipyge, Y sólo la caridad empuja a mi mano resignada Hacia ese culo aguafiestas, cónico, arrugado, Me aburre, os lo digo.
Me aburre, me aburre, lo repito y cuando Me toca en el vientre, se deja puestos sus guantes Y eso me disgusta. Aparte de denotar una gran falta de tacto, Eso no favorece mucho el contacto. Me aburre, os lo digo.
Me aburre, me aburre, cuando caigo de rodillas Para ciertos placeres que son muy nuestros Y que provocan vértigo Cree que ha llegado el momento de cantar el credo Y me abre a todo lo ancho, el misal sobre mi espalda. Me aburre, os lo digo.
Me aburre, me aburre, en la fornicación Ella se aburre, se aburre con ostentación Se aburre, os lo digo. En vez de gritar: “¡Más! ¡Duro! ¡Duro!” Ella recita cosas de Claudel, de Claudel, he dicho bien Y entonces eso, eso me paraliza.
Me aburre, me aburre, admito que ese Claudel Sea un hombre genial, un poeta inmortal, Yo reconozco su prestigio, Pero querer buscar en su obra piadosa Un afrodisíaco, no, eso es una utopía. Me aburre, os lo digo.
Versión de Jesus
Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:37 PM  |
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| Georges Brassens -Bécassine- |
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Bécassine Georges Brassens (1921-1981)
Un champ de blé prenait racine Sous la coiffe de Bécassine, Ceux qui cherchaient la toison d'or Ailleurs avaient bigrement tort. Tous les seigneurs du voisinage, Les gros bonnets, grands personnages, Rêvaient de joindre à leur blason Une boucle de sa toison. Un champ de blé prenait racine Sous la coiffe de Bécassine.
C'est une espèce de robin, N'ayant pas l'ombre d'un lopin, Qu'elle laissa pendre, vainqueur, Au bout de ses accroche-cœurs. C'est une sorte de manant, Un amoureux du tout-venant Qui pourra chanter la chanson Des blés d'or en toute saison Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
Au fond des yeux de Bécassine Deux pervenches prenaient racine, Si belles que Sémiramis Ne s'en est jamais bien remis'. Et les grands noms à majuscules, Les Cupidons à particules Auraient cédé tous leurs acquêts En échange de ce bouquet. Au fond des yeux de Bécassine Deux pervenches prenaient racine.
C'est une espèce de gredin, N'ayant pas l'ombre d'un jardin, Un soupirant de rien du tout Qui lui fit faire les yeux doux. C'est une sorte de manant, Un amoureux du tout-venant Qui pourra chanter la chanson Des fleurs bleu's en toute saison Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
A sa bouche, deux belles guignes, Deux cerises tout à fait dignes, Tout à fait dignes du panier De madame de Sévigné. Les hobereaux, les gentillâtres, Tombés tous fous d'elle, idolâtres, Auraient bien mis leur bourse à plat Pour s'offrir ces deux guignes-là, Tout à fait dignes du panier De madame de Sévigné.
C'est une espèce d'étranger, N'ayant pas l'ombre d'un verger, Qui fit s'ouvrir, qui étrenna Ses joli's lèvres incarnat. C'est une sorte de manant, Un amoureux du tout-venant Qui pourra chanter la chanson Du temps des ceris's en tout' saison Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
C'est une sorte de manant, Un amoureux du tout-venant Qui pourra chanter la chanson Du temps des ceris's en tout' saison Et jusqu'à l'heure du trépas, Si le diable s'en mêle pas.
Bécassine
Un campo de trigo echaba raíces Bajo la cofia de Bécassine, Los que buscaban el toison de oro En otra parte estaban muy extraviados. Todos los señores del vecindario, Los peces gordos, grandes personajes, Soñaban con unir a su blasón Un rizo de su cabellera. Un campo de trigo echaba raíces Bajo al cofia de Bécassine.
Es a una especie de pretencioso Que no es dueño de un palmo de tierra, Al que ella deja coger, vencedor, Un mechón de sus rizos. Es una especie de patán, Uno que se conforma con cualquier cosa El que podrá cantar la canción De los trigos de oro en cualquier estación Y hasta la hora de su muerte, Si el diablo no se entromete.
En el fondo de los ojos de Bécassine Dos hierbas doncellas echaban raíces, Tan hermosas que Seémíiramis No se ha repuesto nunca. Y los grandes, con nombres en mayúsculas, Los Cupidos con nombres elegantes Hubiesen cedido todos sus bienes A cambio de ese ramo de flores. En el fondo de los ojos de Bécassine Dos hierbas doncellas echaban raíces.
Es una especie de bribón, Que no es dueño ni de una maceta, Un don nadie que la pretendía, El que consigue enamorarla. Es una especie de patán, Uno que se conforma con cualquier cosa, El que podrá cantar la canción De las flores azules en cualquier estación Y hasta la hora de su muerte, Si el diablo no se entromete.
En su boca, dos bellas cerezas, Dos cerezas enteramente dignas, Enteramente dignas del cesto De Madame de Sevigné. Los hidalguillos, los caballeretes, Locamente enamorados de ella, idólatras, Hubiesen gastado todo su dienero Para conseguir esas dos cerezas Enteramente dignas del cesto De Madame de Sevigné.
Es una especie de forastero, Que no tiene ni un palmo de huerta, El que hizo abrirse, el que estrenó Sus bonitos labios encarnados. Es una especie de patán, Uno que se conforma con cualquier cosa, El que podrá cantar la canción Del tiempo de las cerezas en cualquier estación Y hasta la hora de su muerte, Si el diablo no se entromete.
Es una especie de patán, Uno que se conforma con cualquier cosa, El que podrá cantar la canción Del tiempo de las cerezas en cualquier estación Y hasta la hora de su muerte, Si el diablo no se entromete.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:31 PM  |
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| Georges Brassens -L'ancêtre- |
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L'ancêtre Georges Brassens (1921-1981)
Notre voisin l'ancêtre était un fier galant Qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche, Et quand le bruit courut qu' ses jours étaient comptés, On s'en fut à l'hospice afin de l'assister.
On avait apporté les guitar's avec nous Car, devant la musique, il tombait à genoux, Excepté toutefois les marches militaires Qu'il écoutait en se tapant le cul par terre.
Émules de Django, disciples de Crolla, Toute la fine fleur des cordes était là Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection, En guis' de viatique, une ultime audition.
Hélas! les carabins ne les ont pas reçus, Les guitar's sont resté's à la porte cochère, Et le dernier concert de l'ancêtre déçu Ce fut un pot-pourri de cantiques, peuchère!
Quand nous serons ancêtres, Du côté de Bicêtre, Pas de musique d'orgue, oh! non, Pas de chants liturgiques Pour qui aval' sa chique, Mais des guitar's, cré nom de nom!
On avait apporté quelques litres aussi, Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy Et les soirs de nouba, parol' de tavernier, A rouler sous la table il était le dernier.
Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala, Toute la fine fleur de la vigne était là Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection, En guis' de viatique, une ultime libation.
Hélas! les carabins ne les ont pas reçus, Les litres sont restés à la porte cochère, Et l' coup de l'étrier de l'ancêtre déçu Ce fut un grand verre d'eau bénite, peuchère !
Quand nous serons ancêtres, Du côté de Bicêtre, Ne nous faites pas boire, oh ! non, De ces eaux minéral's, bénites ou lustrales, Mais du bon vin, cré nom de nom !
On avait emmené les belles du quartier, Car l'ancêtre courait la gueuse volontiers. De sa main toujours leste et digne cependant Il troussait les jupons par n'importe quel temps.
Depuis Manon Lescaut jusques à Dalila Toute la fine fleur du beau sexe était là Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection, En guis' de viatique, une ultime érection.
Hélas! les carabins ne les ont pas reçu's, Les belles sont restées à la porte cochère, Et le dernier froufrou de l'ancêtre déçu Ce fut celui d'une robe de sœur, peuchère !
Quand nous serons ancêtres, Du côté de Bicêtre, Pas d'enfants de Marie, oh ! non, Remplacez-nous les nonnes Par des belles mignonnes Et qui fument, cré nom de nom !
El vejete
Nuestro vecino el vejete era un orgulloso galán Que no molestaba a nadie con su barba blanca, Y cuando se corrió la voz de que sus días estaban contados, Acudimos al asilo con el fin de ayudarle.
Habíamos llevado las guitarras con nosotros Pues, ante la música, caía de rodillas, Exceptuando siempre las marchas militares Que escuchaba siempre dándoles el culo.
Émulos de Django, discípulos de Crolla, Toda la flor y nata de las cuerdas estaba allí, Para ofrecer al vejete, en señal de afecto, Como un viático, una última audición.
¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron, las guitarras se quedaron en la puerta de la calle, y el último concierto del vejete decepcionado fue un popurrí de cánticos, ¡caramba!.
Cuando seamos vejetes, Que andemos por Bicêtre, Nada de música de órganos, ¡oh!, no, Nada de cantos litúrgicos Para el que va a palmarla, Sino de guitarras, ¡por lo que más queráis!
Habíamos llevados algunos litros también, Pues el buen hombre tenía la fiebre de Bercy
Y en las noches de parranda, palabra de tabernero, Él era el último en rodar por el suelo.
Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala, Toda la flor y nata de las viñas estaba allí Para ofrecer al vejete, en señal de afecto, Como un viático, una última libación.
¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron, los litros se quedaron en la puerta de la calle, y el último lingotazo del vejete decepcionado fue un gran vaso de agua bendita ¡caramba!
Cuando seamos vejetes, Que andemos por Bicêtre, No nos hagáis beber, ¡oh!, no Esas aguas minerales, benditas o lustrales, Sino buen vino, ¡por lo que más queráis!
Habíamos llevado a las guapas del barrio, Pues el vejete cortejaba a las picaronas de buena gana. Con su mano siempre ligera y digna sin embargo Remangaba las faldas sin importar el momento.
Desde Manon Lescaut hasta Dalila Toda la flor y nata del sexo débil estaba allí Para ofrecer al vejete, en señal de afecto, Como un viático, una última erección.
¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron, las chavalas se quedaron en la puerta de la calle, y el último frufrú del vejete decepcionado fue el de un traje de monja, ¡caramba!.
Cuando seamos vejetes, Que andemos por Bicêtre, Nada de hijas de María,¡oh!, no, Cambiadnos a las monjas Por bellas jovencitas Y que fumen, ¡por lo que más queráis!
Versión de Jesus
Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:26 PM  |
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| Georges Brassens -Rien à jeter- |
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Rien à jeter Georges Brassens (1921-1981)
Sans ses cheveux qui volent J'aurais, dorénavant, Des difficultés folles A voir d'où vient le vent.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Je me demande comme Subsister sans ses joues M'offrant de belles pommes Nouvelles chaque jour.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Sans sa gorge, ma tète, Dépourvu' de coussin, Reposerais par terre Et rien n'est plus malsain.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Sans ses hanches solides Comment faire, demain, Si je perds l'équilibre, Pour accrocher mes mains ?
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Elle a mile autres choses Précieuses encore Mais, en spectacle, j'ose Pas donner tout son corps.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Des charmes de ma mie J'en passe et des meilleurs. Vos cours d'anatomie Allez les prendre ailleurs.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
D'ailleurs, c'est sa faiblesse, Elle tient ses os Et jamais ne se laisse- rait couper en morceaux.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Elle est quelque peu fière Et chatouilleuse assez, Et l'on doit tout entière La prendre ou la laisser.
Tout est bon chez elle, y a rien jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Nada que tirar
Sin sus cabellos al viento Tendré, en adelante, Grandes dificultades Para ver de donde viene el viento.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Me pregunto cómo Subsistir sin sus mejillas, Que me ofrecen bellas manzanas Nuevas cada día.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Sin su cuello, mi cabeza, Desprovista de cojín, Reposaría en la tierra Y nada es más dañiño.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Sin sus sólidas caderas ¿Cómo hacer, mañana, Si pierdo el equilibrio, Para agarrarme con las manos?
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Ella tiene otras mil cosas También preciosas, Pero, no me atrevo a ofrecer todo su cuerpo, como en un espectáculo.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Los encantos de mi amiga, Los callo y los mejores. Vuestros cursos de anatomía Id a darlos en otra parte.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Por otra parte, su debilidad es Querer a sus huesos, Y nunca se dejaría Cortar en trocitos.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Es un poco orgullosa Y melindrosa también, Y tal como es hay que tomarla o dejarla.
Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar, A una isla desierta hay que llevárselo todo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:22 PM  |
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| Georges Brassens -Les oiseaux de passage- |
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Les oiseaux de passage Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Jean Richepin
Ô vie heureuse des bourgeois Qu'avril bourgeonne Ou que decembre gèle, Ils sont fiers et contents
Ce pigeon est aimé, Trois jours par sa pigeonne Ça lui suffit il sait Que l'amour n'a qu'un temps
Ce dindon a toujours Béni sa destinée Et quand vient le moment De mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs: ”C'est la que je suis née Je meurs presd de ma mère Et je fais mon devoir”
Elle a fait son devoir! C'est a dire que onques Elle n'eut de souhait Impossible elle n'eut
Aucun rêve de lune Aucun désir de jonque L'emportant sans rameurs Sur un fleuve inconnu
Et tous sont ainsi faits! Vivre la même vie Toujours, pour ces gens là Cela n'est point hideux.
Ce canard n'a qu'un bec, Et n'eut jamais envie Ou de n'en plus avoir Ou bien d'en avoir deux
Ils n'ont aucun besoin De baiser sur les lèvres Et, loin des songes vains, Loin des soucis cuisants
Possèdent pour tout cœur Un vicere sans fièvre Un coucou régulier Et garanti dix ans
Ô les gens bien heureux Tout à coup dans l'espace Si haut qu'ils semblent aller Lentement, en grand vol
En forme de triangle Arrivent planent, et passent Où vont ils? ... qui sont-ils ? Comme ils sont loins du sol!
Regardez les passer!, eux Ce sont les sauvages Ils vont où leur desir Le veut par dessus monts
Et bois, et mers, et vents Et loin des esclavages L'air qu'ils boivent Ferait éclater vos poumons
Regardez les! avant D'atteindre sa chimère Plus d'un l'aile rompue Et du sang plein les yeux
Mourra. Ces pauvres gens Ont aussi femme et mère Et savent les aimer Aussi bien que vous, mieux
Pour choyer cette femme Et nourrir cette mère Ils pouvaient devenir Volailles comme vous
Mais ils sont avant tout Des fils de la chimère Des asoiffés d'azur Des poètes des fous
Regardez les vieux coqs Jeune Oie édifiante! Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux
Et le peu qui viendra d'eux à vous C'est leur fiante Les bourgeois sont troublés De voir passer les gueux
Pájaros errantes
¡Oh, vida feliz de los burgueses! Con que abril florezca O con que diciembre se hiele, Ya están contentos y felices.
Este palomo es amado Tres días por su paloma Eso le basta, él sabe Que el amor sólo dura un rato.
Este pavo siempre Ha bendecido su destino Y cuando llega la hora De morir hay que ver
A esta joven oca llorando: “Es aquí donde nací muero cerca de mi madre y he cumplido con mi deber”.
¡Ella ha hecho su deber! Es decir que nunca Tuvo un deseo Imposible, ella nunca
Deseó la luna, Nunca deseó un junco Que la llevase sin remeros Sobre un río desconocido.
¡Y todos son iguales! Vivir la misma vida Siempre, para esta gente No es nada horrible.
Este pato no tiene más que un pico, Y nunca tuvo ganas O de no tenerlo más O bien de tener dos.
No tienen ninguna necesidad De besar en los labios, Y, lejos de sueños vanos, Lejos de necesidades apremiantes,
Tienen por todo corazón Una viscera sin fiebre Un reloj de cuco regular Y garantizado por diez años.
¡Oh, gente feliz! De pronto en el espacio Tan alto que parecen ir Lentamente, una gran bandada
En forma de triángulo Llega, planea y se marcha. ¿Dónde van?... ¿Quiénes son? ¡Qué lejos están del suelo!
¡Miradlos pasar! Ellos, Ellos son los salvajes. Van donde sus deseos Los llevan, por encima de montes,
Y bosques, y mares, y vientos, Y lejos de las esclavitudes. El aire que respiran Haría estallar vuestros pulmones.
¡Miradlos! Antes de alcanzar su quimera más de uno, con el ala rota, y llenos de sangre los ojos
morirá. Esta pobre gente tienen también mujer y madre y saben amarlas tan bien como vosotros, mejor.
Para mimar a esta mujer Y alimentar a esta madre Podrían convertirse en Aves de corral como vosotros.
Pero son ante todo Hijos de la quimera, Sedientos de cielo azul, Poetas, locos.
Miradlos, viejos gallos, Joven oca edificante! Nada de vosotros podrá Subir tan alto como ellos.
Y lo poco que llegará De ellos a vosotros Es su estiércol. Los burgueses están turbados De ver pasar los mendigos.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:09 PM  |
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| Georges Brassens -La religieuse- |
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La religieuse Georges Brassens (1921-1981)
Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette, Si le chrétien succombe à son charme insidieux, Le païen le plus sûr, l'athé' le plus honnête Se laisseraient aller parfois à croire en Dieu. Et les enfants de chœur font tinter leur sonnette...
Il paraît que, dessous sa cornette fatale Qu'elle arbore à la messe avec tant de rigueur, Cette petite sœur cache, c'est un scandale! Une queu' de cheval et des accroche-cœurs. Et les enfants de chœur s'agitent dans les stalles.. . Il paraît que, dessous son gros habit de bure, Elle porte coquettement des bas de soi', Festons, frivolités, fanfreluches, guipures, Enfin tout ce qu'il faut pour que le diable y soit. Et les enfants de chœur ont des pensées impures...
Il paraît que le soir, en voici bien d'une autre! A l'heure où ses consœurs sont sagement couché's Ou débitent pieusement des patenôtres, Elle se déshabille devant sa psyché. Et les enfants de chœur ont la fièvre, les pauvres...
Il paraît qu'à loisir elle se mire nue, De face, de profil, et même, hélas! de dos, Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue Aux branches de la croix comme au portemanteau. Chez les enfants de chœur le malin s'insinue...
Il paraît que, levant au ciel un œil complice, Ell' dit : "Bravo, Seigneur, c'est du joli travail! " Puis qu'elle ajoute avec encor plus de malice : "La cambrure des reins, ça, c'est une trouvaille! "Et les enfants de chœur souffrent un vrai supplice...
Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire : On entend se mêler, dans d'étranges accords, La voix énamouré' des anges qui soupirent Et celle de la sœur criant " Encor! Encor! " Et les enfants de chœur, les malheureux, transpirent...
Et monsieur le curé, que ces bruits turlupinent, Se dit avec raison que le brave Jésus Avec sa tête, hélas! déjà chargé' d'épines, N'a certes pas besoin d'autre chose dessus. Et les enfants de chœur, branlant du chef, opinent...
Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots, des sornettes, De basses calomni's par Satan répandu's. Pas plus d'accroche-cœurs sous la blanche cornette Que de queu' de cheval, mais un crâne tondu. Et les enfants de chœur en font, une binette...
Pas de troubles penchants dans ce cœur rigoriste, Sous cet austère habit pas de rubans suspects. On ne verra jamais la corne au front du Christ, Le veinard sur sa croix peut s'endormir en paix, Et les enfants de chœur se masturber, tout tristes...
La religiosa
Todos los corazones se adhieren a su cofia, Si el cristiano sucombe a su encanto insidioso, El pagano más convencido, el ateo más honesto Llegarían a veces hasta a creen en Dios. Y los monaguillos hacen sonar su campanilla...
Parece que, bajo su cofia fatal, Que enarbola en la misa con tanto rigor, Esta monjita oculta, ¡qué escándalo! Una cola de caballo y rizos. Y los monaguillos se agitan en las sillas del coro...
Parece que, bajo su grueso vestido de sayal, Lleva coquetamente medias de seda, Festones, encajes, bordados, blondas, En fin, todo lo que hace falta para que acuda el diablo. Y los monaguillos tienen pensamientos impuros...
Parece que por la noche ¡no faltaba más! A la hora en sus compañeras están sabiamente acostadas O rezan piadosamente algunos padrenuestros, Ella se desnuda delante de su espejo. Y los monaguillos tienen fiebre, los pobres...
Parece que se mira desnuda lentamente, De frente, de perfil, e incluso ¡ay! de espalda, Después de haber colgado sus hábitos, sin problemas, En los maderos de la cruz como un perchero. Entre los monaguillos el maligno se insinúa...
Parece que, echando una mirada cómplice al cielo, Ella dice: “¡Bravo, Señor, has hecho un bonito trabajo!” Y luego añade aún con más malicia: “La curva de los riñones, eso, eso es un hallazgo”. Y los monaguillos sufren un verdadero suplicio...
Parece que a medianoche, madre, es peor; Se oyen mezclarse con extraños acordes, La voz enamorad de los ángeles que suspiran Y la de la hermana gritando”¡Más! ¡Más!” Y los monaguillos, los pobrecillos, sudan...
Y el señor cura, al que fastidian esos comentarios, Dice, con razón, que el buen Jesús Con su cabeza, ¡ay! ya cargada de espinas No tiene necesidad de cargar además otras cosas. Y los monaguillos, rajando del jefe, opinan...
Todo eso son habladurías, chismes, pamplinas, Bajas calumnias difundidas por Satán. No hay rizos bajo su blanca cofia Ni cola de caballo, sino un cráneo rapado. Y a los monaguillos se les pone una carita...
Nada de débiles inclinaciones en ese corazón fuerte, Nada de lacitos sospechos bajo ese hábito austero. No se verán nunca, cuernos en la frente de Cristo. El afortunado puede dormirse en paz en su cruz, Y los monaguillos masturbarse, tristes...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:03 PM  |
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| Georges Brassens -Pensée des morts- |
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Pensée des morts Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Alphonse De Lamartine.
Voilà les feuilles sans sève qui tombent sur le gazon voilà le vent qui s'élève et gémit dans le vallon voilà l'errante hirondelle qui rase du bout de l'aile l'eau dormante des marais voilà l'enfant des chaumières qui glane sur les bruyères le bois tombé des forêts
C'est la saison où tout tombe aux coups redoublés des vents un vent qui vient de la tombe moissonne aussi les vivants ils tombent alors par mille comme la plume inutile que l'aigle abandonne aux airs lorsque des plumes nouvelles viennent réchauffer ses ailes à l'approche des hivers
C'est alors que ma paupière vous vit palir et mourir tendres fruits qu'à la lumière dieu n'a pas laissé murir quoique jeune sur la terre je suis dejà solitaire parmi ceux de ma saison et quand je dis en moi-même "où sont ceux que ton cœur aime?" je regarde le gazon
C'est un ami de l'enfance qu'aux jours sombres du malheur nous preta la providence pour appuyer notre cœur il n'est plus : notre âme est veuve il nous suit dans notre épreuve et nous dit avec pitié: "Ami si ton âme est pleine de ta joie ou de ta peine qui portera la moitié?"
C'est une jeune fiancé equi, le front ceint du bandeau n'emporta qu'une pensée de sa jeunesse au tombeau Triste, hélas ! dans le ciel même pour revoir celui qu'elle aime elle revient sur ses pas et lui dit : "ma tombe est verte! sur cette terre déserte qu'attends-tu? je n'y suis pas!
"C'est l'ombre pâle d'un père qui mourut en nous nommant c'est une sœur, c'est un frère qui nous devance un moment tous ceux enfin dont la vie un jour ou l'autre ravie, emporte une part de nous murmurent sous la pierre "vous qui voyez la lumière de nous vous souvenez vous?"
Voilà les feuilles sans sève qui tombent sur le gazon voilà le vent qui s'élève et gémit dans le vallon voilà l'errante hirondelle qui rase du bout de l'aile l'eau dormante des marais voilà l'enfant des chaumières qui glane sur les bruyères le bois tombé des forêts
Pensamientos de muertos
He aquí las hojas sin sabia Que caen sobre la hierba, He aquí le viento que se levanta Y gime en el valle, Y he aquí la errante golondrina Que roza con la punta del ala El agua adormecida de los pantanos, He aquí el muchacho de las chozas Que rebusca en el brezal La leña caída de los bosques.
Es la estación en que todo cae Bajo los golpes redoblados de los vientos, Un viento que viene de la tumba Siega también a los vivos: Caen entonces por miles Como la pluma inútil Que el águila abandona por los aires Cuando plumas nuevas Vienen a calentar sus alas En la proximidad de los inviernos.
Fue entonces cuando mis párpados Os vieron palidecer y morir Tiernos frutos que, a la luz, ¡Dios no ha dejado madurar! Aunque joven en la tierra Ya soy un solitario Entre los de mi edad Y cuando me digo a mí mismo: “¿Dónde están los que ama tu corazón?” miro la hierba.
Fue a un amigo de la infancia El que en los días sombrios de la desgracia Nos prestó la providencia Para que nuestro corazón se apoyase. Ya no está: nuestra alma esta viuda, Él nos sigue en el sufrimiento Y nos dice compadecido: “¿Amigo si tu alma está llena, de tu alegría o de tu pena quién te ayudará a compartir la mitad?”
Es una joven novia Que, ceñida la frente con una diadema, No tuvo más que un pensamiento Desde su juventud hasta su tumba. Triste, ¡ay! en el mismo cielo, Para volver a ver al que ama Volvió sobre sus pasos Y le dijo: “¡Mi tumba es verde! En esta tierra desierta ¿qué esperas? ¿ya no estoy ahí!.
Es la sombra pálida de un padre Que murión nombrámdonos, Es una hermana, un hermano Que se nos adelantó por poco, Todos esos, en fin, que la vida Nos quita un día u otro, Arrancando un pedazo de nosotros, Murmuran bajo la piedra: “Vosotros que veis la luz ¿os acordáis de nosotros?
He aquí las hojas sin sabia Que caen sobre la hierba, He aquí le viento que se levanta Y gime en el valle, Y he aquí la errante golondrina Que roza con la punta del ala El agua adormecida de los pantanos, He aquí el muchacho de las chozas Que rebusca en el brezal La leña caída de los bosques.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:52 PM  |
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| Georges Brassens -La rose, la bouteille et la poignée de main- |
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La rose, la bouteille et la poignée de main Georges Brassens (1921-1981)
Cette rose avait glissé de La gerbe qu'un héros gâteux Portait au monument aux Morts. Comme tous les gens levaient leurs Yeux pour voir hisser les couleurs, Je la recueillis sans remords. Et je repris ma route et m'en allai quérir, Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir. Car c'est une des pir's perversions qui soient Que de garder une rose par-devers soi. La première à qui je l'offris Tourna la tête avec mépris, La deuxième s'enfuit et court Encore en criant "Au secours! " Si la troisième m'a donné Un coup d'ombrelle sur le nez, La quatrième, c'est plus méchant, Se mit en quête d'un agent. Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Sans être louche, on ne peut pas Fleurir de belles inconnu's. On est tombé bien bas, bien bas... Et ce pauvre petit bouton De rose a fleuri le veston D'un vague chien de commissaire, Quelle misère! Cette bouteille était tombé' De la soutane d'un abbé Sortant de la messe ivre mort. Une bouteille de vin fin Millésimé, béni, divin, Je la recueillis sans remords. Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir, Un brave gosier sec pour m'aider à la boire. Car c'est une des pir's perversions qui soient Que de garder du vin béni par-devers soi. Le premier refusa mon verre En me lorgnant d'un œil sévère, Le deuxième m'a dit, railleur, De m'en aller cuver ailleurs. Si le troisième, sans retard, Au nez m'a jeté le nectar, Le quatrième, c'est plus méchant, Se mit en quête, d'un agent. Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Sans être louche, on ne peut pas Trinquer avec des inconnus. On est tombé bien bas, bien bas... Avec la bouteille de vin fin Millésimé, béni, divin, Les flics se sont rincé la dalle, Un vrai scandale!
Cette pauvre poigné' de main Gisait, oubliée, en chemin, Par deux amis fâchés à mort. Quelque peu décontenancé', Elle était là, dans le fossé. Je la recueillis sans remords. Et je repris ma route avec l'intention De faire circuler la virile effusion, Car c'est une des pir's perversions qui soient Qu' de garder une poigné' de main par-devers soi. Le premier m'a dit: "Fous le camp ! J'aurais peur de salir mes gants." Le deuxième, d'un air dévot, Me donna cent sous, d'ailleurs faux. Si le troisième, ours mal léché, Dans ma main tendue a craché, Le quatrième, c'est plus méchant, Se mit en quête d'un agent. Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Sans être louche, on ne peut pas Serrer la main des inconnus. On est tombé bien bas, bien bas...
Et la pauvre poigné' de main, Victime d'un sort inhumain, Alla terminer sa carrière A la fourrière!
La rosa, la botella y el apretón de manos Esta rosa se había deslizado del ramo que un héroe marchito ofrecía al monumento a los Muertos. Como todos levantaban la vista para ver izar los colores, yo la recogí sin remordimientos.
Y seguí mi camino y me fui a buscar a la buena de dios, un corpiño en flor. pués una de las peores perversiones que puede haber es guardar una rosa para sí mismo.
La primera a quien se la ofrecí giró la cabeza con desprecio, la segunda escapó y corre aún gritando “¡Socorro!” Si la tercera me dió un golpe con la sombrilla en la nariz, la cuarta, fue la más malvada, se puso a buscar un policía.
Pues, hoy en día, es descabellado, sin ser un sospechoso, no se puede ofrecer flores a bellas desconocidas. Hemos caído muy bajo, muy bajo...
Y ese pobre pequeño capullo de rosa ha adornado la chaqueta de un estúpido y perro comisario. ¡Qué miseria!
Esta botella se había caído de la sotana de un cura que salía de la misa borracho perdido. Una botella de vino fino con denominación de origen, bendecido, divino. Yo la recogí sin remordimientos.
Y yo seguí mi camino buscando, lleno de esperanza, el gaznate seco de un amigo para ayudarme a beberla, pues una de la peores perversiones que puede haber es guardar un vino bendecido para sí mismo.
El primero rehusó mi vaso clavándome una mirada severa, el segundo me dijo, burlón, que fuese a dormir la mona a otra parte. Si el tercero, sin contemplaciones, a la nariz me tiró el néctar, el cuarto, fue mucho más malvado, se puso a bucar un policía.
Pues, hoy en día, es descabellado, sin ser un sospechoso, no se puede brindar con desconocidos. Hemos caído muy bajo, muy bajo...
Con la botella de vino fino con denominación de origen, bendecido, divino los maderos se han remojado el gaznate ¡Un verdadero escándalo!
Este pobre apretón de manos yacía, olvidado en el camino, por dos amigos enfadados a muerte. Un poco desconcertado, estaba allí, en la cuneta. Yo lo recogí sin remordimientos.
Y seguí mi camino con la intención de hacer circular la viril efusión, pues una de las peores perversiones que puede haber es guardar un apretón de manos para sí mismo.
El primero me dijo: “¡Lárgo de aquí! que me podría ensuciar los guantes.” el segundo, con un gesto devoto, mi dio algunas monedas, por otra parte falsas. Si el tercero, tío maleducado, me escupió en mi mano tendida, el cuarto, fue el más malvado, se pudo a buscar un agente.
Pues, hoy en día, es descabellado, sin ser un sopechoso, no se puede estrechar la mano de los desconocidos. Hemos caído muy bajo, muy bajo...
Y el pobre apretón de manos, víctima de una suerte inhumana, fue a terminar su carrera ¡en el calabozo!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:45 PM  |
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| Georges Brassens -Fernande- |
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Fernande Georges Brassens (1921-1981)
Une manie de vieux garçon Moi j'ai pris l'habitude D'agrémenter ma sollitude Aux accents de cette chanson.
Quand je pense à Fernande Je bande, je bande Quand j' pense à Felicie Je bande aussiquand j' pense à Léonor Mon dieu je bande encore Mais quand j' pense à Lulu Là je ne bande plus La bandaison papa Ça n' se commande pas.
C'est cette mâle ritournelle Cette antienne virile Qui retentit dans la guérite De la vaillante sentinelle.
Afin de tromper son cafard De voir la vie moins terne Tout en veillant sur sa lanterne Chante ainsi le gardien de phare.
Après la prière du soir Comme il est un peu triste Chante ainsi le séminariste A genoux sur son reposoire.
A l'Etoile où j'était venu Pour ranimer la flamme J'entendis émus jusqu'au larmes La voix du soldat inconnu.
Et je vais mettre un point final A ce chant salutaire En suggérant au solitaire D'en faire un hymme national.
Fernanda
Como una manía de mozo viejo, Tengo la costumbre De amenizar mi soledad Con los aires de esta canción.
Cuando pienso en Fernanda Me empalmo, me empalmo Cuando pienso en Felicie Me empalmo también Cuando pienso en Leonor Dios mío, me empalmo aún Pero cuando pienso en Lulu Ya, ya no me empalmo. La erección, papá, no viene por encargo.
Es esta varonil canción Esta antífona viril La que resuena en la garita Del valiente centinela.
A fin de engañar su tristeza De ver la vida menos fría Siempre vigilante en su linterna Canta así el guarda del faro.
Después de la plegaria de la noche Como se siente un poco triste Canta así el seminarista De rodillas en su reclinatorio.
En la Estrella, adonde fui Para reavivar la llama Escuché conmovido hasta llorar La voz del soldado desconocido.
Y voy a poner punto final A este canto saludable Sugiriendo al solitario Que haya de él su himmo nacional.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:21 PM  |
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| Georges Brassens -Stances à un cambrioleur- |
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Stances à un cambrioleur Georges Brassens (1921-1981)
Prince des monte-en-l'air et de la cambriole Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison Cependant que je colportais mes gaudrioles En ton honneur j'ai composé cette chansonS
ache que j'apprécie à sa valeur le geste Qui te fit bien fermer la porte en repartant De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps
Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait Que l'on m'avait offert à mon anniversaire Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais
Autre signe indiquant toute absence de tare Respectueux du brave travailleur tu n'as Pas cru décent de me priver de ma guitare Solidarité sainte de l'artisanat
Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne Sans arrière-pensée après mûr examen Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains
D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes Si je n'avais pas dû rencontrer le succès J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête Je serais devenu ton complice, qui sait
En vendant ton butin, prends garde au marchandage Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs
Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes Ne te crois pas du tout tenu de revenir Ta moindre récidive abolirait le charme Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir
Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite Que Mercure te préserve de la prison Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes Apres tout ne te dois-je pas une chanson
Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu préfères Ta seule vocation, ton unique talent Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires Et tu auras les flics même comme chalands
Estancias a un ladrón
Principe de los rateros y desvalijadores, Tú que tuviste el buen gusto de elegir mi casa, Mientras vendía por las calles mis pícaras canciones, En tu honor he compuesto esta canción.
Has de saber que le doy su valor al detalle Que tuviste al cerrar la puerta al marcharte Temiendo que los merodeadores no se llevasen el resto, Ladrones como dios manda, hay pocos hoy día.
No me has robado más que lo estrictamente necesario Dejando desdeñoso el horroros retrato Que me habían regalado en mi cumpleaños ¡Qué buen crítico de arte serías, bribón!
Otro signo que indica ausencia de maldad, Respetuoso con el buen trabajador tu no has Creído decente de privarme de mi guitarra, Solidaridad santa del artesanado.
Por todas estas razones, ves, te perdono Sin segundas, después de un detenido examen. Lo que me has robado, amigo, te lo doy, No podía caer en mejores manos.
Por otra parte, yo, con mis cancioncillas Si no hubiese encontrado el éxito Hubiese podido, como tú, tomar el mal camino, Hubiese llegado a ser tu cómplice, ¡quién sabe!
Al vender tu botín, ten cuidado con el regateo, No se lo vayas a dar tirado a los peristas, Hazles pagar caro evocando el dicho Que dice que esas gentes son peores que los ladrones
Confiado en que no he llamado a los gendarmes, No te creas obligado a volver, Tu menor reincidencia aboliría el encanto, Déjame, te lo ruego, un buen recuerdo.
Ladronzuelo, amigo, que mis bienes te aprovechen, Que Mercurio te preserve de la prisión, Y no tengas remordimientos, estamos empatados, Después de todo ¿no te debo y una canción?
Postdata: Si el robo es el arte que prefieres Tu única vocación, tu único talento, Sé tu propio jefe, metete en los negocios Y tendrás incluso a los policías, como peristas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:15 PM  |
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| Georges Brassens -La ballade des gens qui sont nés quelque part- |
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La ballade des gens qui sont nés quelque part Georges Brassens (1921-1981)
C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités Et c'est être habités par des gens qui regardent Le reste avec mépris du haut de leurs remparts La race des chauvins, des porteurs de cocardes Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Maudits soient ces enfants de leur mère patrie Empalés une fois pour toutes sur leur clocher Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Le sable dans lequel douillettes leurs autruches Enfouissent la tête on trouve pas plus fin Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches Leurs bulles de savon c'est du souffle divin Et petit à petit les voilà qui se montent Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde Les imbéciles heureux qui sont nés quelque par tLes imbéciles heureux qui sont nés quelque part
C'est pas un lieu commun celui de leur naissance Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence La présence d'esprit de voir le jour chez eux Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire Contre les étrangers tous plus ou moins barbares Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue Cette race importune et qui partout foisonne La race des gens du terroir des gens du cru Que la vie serait belle en toutes circonstances Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards Preuve peut-être bien de votre inexistence Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
La balada de la gente que ha nacido en algún sitio
Es verdad que son bonitas todos esos pueblecitos, Todos esas villas, esas aldeas, esos lugares, esas ciudades, Con sus castillos, sus iglesias, sus playas, Sólo tienen un punto débil y es estar habitadas Y es estar habitadas por gentes que miran El resto con desprecio desde lo alto de sus murallas. La raza de los patriotas, de portadores de estandartes, Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.
Malditos sean estos hijos de su madre patria Y empalaos de una vez por todas en sus campanarios Pues os enseñan sus torres, sus museos, su ayuntamiento, Os enseñan su país natal hasta haceros bizquear. Que sean de París o de Roma o de Sète, O del quinto pino o bien de Zanzíbar O incluso de Moncuq, se jactan ¡caramba! Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.
La arena en la que sus sensibles avestruces Hunden la cabeza, no la hay mas fina, En cuanto al aire que emplean para llenar sus tripas, Sus pompas de jabón, es un soplo divino. Y poco a poco he aquí que se convencen De que hasta el estiércol hecho por Sus caballos, aunque sean de madera, le da envidia A todo el mundo, Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.
No es un lugar común el de su nacimiento, compadecen de todo corazón a los pobres desgraciados, a los pequeños desafortunados que no tuvieron la presencia, la presencia de espíritu de ver la luz entre ellos. Cuando suena la alarma sobre su felicidad precaria Contra los extranjeros, todos más o menos bárbaros, Salen de su agujero para morir en la guerra. Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.
Dios mío qué feliz sería la tierra Si sobre ella no se encontrase esta raza incongruente Esta raza inoportuna y que abunda por todas partes La raza de la gente del terruño de la gente de lugar. Qué hermosa sería la vida siempre Si no hubieses sacado de la nada a estos tontos Prueba, quizas definitiva, de tu inexistencia: Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:07 PM  |
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| Georges Brassens -La princesse et le croque-notes- |
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La princesse et le croque-notes Georges Brassens (1921-1981)
Jadis, au lieu du jardin que voici, C'etait la zone et tout ce qui s'ensuit, Des masures des taudis insolites, Des ruines pas romaines pour un sou. Quant à la faune habitant la dessous C'etait la fine fleur c'etait l'élite.
La fine fleur, l'élite du pavé. Des besogneux des gueux des réprouvés, Des mendiants rivalisant de tares, Des chevaux de retour des propres à rien, Ainsi qu'un croque-note, un musicien, Une épave accrochée à sa guitare.
Adoptée par ce beau monde attendri, Une petite fée avait fleuri Au milieu de toute cette bassesse. Comme on l'avait trouvée pres du ruisseau, Abandonnée en un somptueux berceau, A tout hasard on l'appelait "princesse".
Or, un soir, Dieu du ciel, protégez nous! La voila qui monte sur les genoux Du croque-note et doucement soupire, En rougissant quand meme un petit peu: "C'est toi que j'aime et si tu veux tu peux M'embrasser sur la bouche et même pire ..."
"- Tout beau, princesse arrete un peu ton tir, J'ai pas tellement l'étoffe du satyr', Tu a treize ans,j'en ai trente qui sonnent, Grosse différence et je ne suis pas chaud Pour tater d'la paille humide du cachot ...- Mais croque-not',j'dirais rien à personne ..."
- N'insiste pas fit-il d'un ton railleur, D'abord tu n'es pas mon genre et d'ailleurs Mon cœur est dejà pris par une grande ..." Alors princesse est partie en courant, Alors princesse est partie en pleurant, Chagrine qu'on ait boudé son offrande.
Y a pas eu détournement de mineure, Le croque-note au matin, de bonne heure, A l'anglaise a filé dans la charette Des chiffonniers en grattant sa guitare. Passant par là quelques vingt ans plus tard, Il a le sentiment qu'il le regrette.
La princesa y el músico callejero
Antaño, en lugar del jardín que hay ahora, En toda esta zona y los alrededores había casuchas y cuchitriles insólitos, ruínas que no tenían nada de romanas. En cuanto a la fauna que vivía dentro de ellas Era la flor y nata, era la élite.
La flor y nata, la élite de la calle. Necesitados, indigentes, marginados, Mendigos a cual de ellos más tarado. Reincidentes buenos para nada, Entre ellos un rasca-notas, un músico, Un desecho agarrado a su guitarra.
Adoptada por esta buena gente enternecida, Una pequeña hada había florecido, En medio de toda esta bajeza. Como la habían encotrado certa del arroyo, Abandonada en una suntuosa cuna, Sin pensarlo la llamaron “princesa”.
Y una noche, ¡Dios del cielo, protégenos1 He aquí que se sube a las rodillas Del rasca-notas y dulcemente suspira, Ruborizándose al menos un poquito: “Yo te quiero y si quieres, puedes besarme en la boca en incluso más...”
“- Bueno, bueno, princesa, detente un poco, no tengo madera de sátiro, tienes trece años y yo treinta contantes y sonantes, mucha diferencia y no estoy dispuesto a dormir en la paja húmeda de un calabozo... - Pero, musiquillo, yo no se contaré a nadie...”
“- No insistas, dijo él, con un tono burlón, de entrada, no ers mi tipo y por otro lado mi corazón ya está ocupado por una adulta...” Entonces princesa se fue corriendo, Entonces princesa se fue llorando, Dolida porque se había rechazado su ofrenda.
No hubo corrupción de menor, El musiquillo por la mañana, temprano, Sin despedirse, se montó en la carreta De los traperos, rascando su guitarra. Pasando por allí, unos veinte años después, Tuvo la sensación de que lo lamenta.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:50 AM  |
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| Georges Brassens -Sauf le respect que je vous dois- |
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Sauf le respect que je vous dois Georges Brassens (1921-1981)
Si vous y tenez tant parlez-moi des affaires publiques Encor que ce sujet me rende un peu mélancolique Parlez-m'en toujours je n'vous en tiendrai pas rigueur Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Fi des chantres bêlant qui taquine la muse érotique Des poètes galants qui lèchent le cul d'Aphrodite Des auteurs courtois qui vont en se frappant le cœur Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Naguère mes idées reposaient sur la non-violence Mon agressivité je l'avait réduite au silence Mais tout tourne court ma compagne était une gueuse Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Ancienne enfant trouvée n'ayant connu père ni mère Coiffée d'un chap'ron rouge ell' s'en fut ironie amère Porter soi-disant une galette à son aïeule Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Je l'attendis un soir je l'attendis jusqu'à l'aurore Je l'attendis un an pour peu je l'attendrais encore Un loup de rencontré aura séduite cette gueuse Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Cupidon ce salaud geste chez lui qui n'est pas rare Avais trempé sa flèche un petit peu dans le curare Le philtre magique avait tout du bouillon d'onze heures Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Ainsi qu'il est fréquent sous la blancheur de ses pétales La marguerite cachait une tarentule un crotale Une vraie vipère à la fois lubrique et visqueuse Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Que le septième ciel sur ma pauvre tête retombe Lorsque le désespoir m'aura mis au bord de la tombe Cet ultime discours s'exhalera de mon linceul Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Sauf le respect que je vous dois
Con el debido respeto
Si tenéis tanto empeño, habladme de asuntos públicos Aunque ese tema me pone un poco melancólico, Habladme siempre de lo mismo que os perdonaré... Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Fuera todos los cantores berreantes que molestan a la musa erótica Todos los poetas galantes que lamen el culo de Afrodita Todos los poetas corteses que se golpean el pecho Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Hace poco mis ideas se basaban en la no-violencia, Mi agresividad la había reducido hasta callarla, Pero todo ha dado la vuelta, mi compañera es una bribona Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Vieja niña abandonada, que no conoció padre ni madre Vestida con una caperuza roja, ella se marchó, amarga ironía A llevar, según dicen, una galleta a su abuela, Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
La esperé una noche, la esperé hasta la aurora, La esperé todo un año, y por poco no la espero todavía Un lobo encontradizo habrá seducido a la bribona. Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Cupido, ese cerdo, cosao que en él no es rara, Había mojado su flecha un poco en curare, El filtro mágico era un veneno, Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Así como es frecuente, bajo la blancura de sus pétalos, La margarita ocultaba una tarántula, un crótalo, Una verdadera víbora a la vez lúbrica y viscosa. Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
¡Que el séptimo cielo caiga sobre mi cabeza! Cuando la deseperación me ponga al borde de la tumba Este último discurso saldrá de mi mortaja: Habladme de amor y os hundo el puño en la cara, Con el debido respeto.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:45 AM  |
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| Georges Brassens -Le blason- |
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Le blason Georges Brassens (1921-1981)
Ayant avecques lui toujours fait bon ménage J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant Tendre corps féminin ton plus bel apanage Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne Mon dernier billet doux mon message d'adieu Or malheureusement les mots qui le désignent Le disputent à l'exécrable à l'odieux.
C'est la grande pitié de la langue française C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur De n'offrir que des mots entachés de bassesse A cette incomparable instrument de bonheur.
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux Que la fleur la plus douce la plus érotique Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable De trois lettres pas plus familier coutumier Il est inexplicable il est irrévocable Honte à celui-là qui l'employa le premier
Honte à celui-là qui par dépit par gageure Dota de même terme en son fiel venimeux Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure Celui-là c'est probable en était un fameux.
Misogyne à coup sûr asexué sans doute Au charmes de Vénus absolument rétif Etait ce bougre qui toute honte bue toute Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.
La malpeste soit de cette homonymie C'est injuste madame et c'est désobligeant Que ce morceau de roi de votre anatomie Porte le même nom qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie Un poète inspiré que Pégase soutient Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie A cette vraie merveille un joli nom chrétien
En attendant madame il semblerait dommage Et vos adorateurs en seraient tous peinés D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage Il est d'autre moyen et que je les connais Et que je les connais.
El blasón
Habiendo tenido con él siempre una buena relación, Me hubiese gustado celebrar, sin ser impertinente, Tierno cuerpo femenino, tu más hermosa dote, Que todos los que la han visto consideran alucinante.
Hubiese sido mi último canto, mi canto de cisne, Mi última cartita de amor, mi mensaje de adiós. Pero desgraciadamente las palabras que lo designan Lo enfrentan con lo execrable, con lo odioso.
Es la gran lástima de la lengua francesa, Es su talón de Aquiles y es su deshonor No tener más que palabras cargadas de bajeza para este incomparable instrumento de felicidad.
Mientras que tantas flores tienen nombres poéticos, Tierno cuerpo femenino, es una gran desgracia Que la flor más dulce, la más erótica Y la más embriagadora, los tenga de los más escabrosos.
Pero el peor de todos es un pequeño vocablo De tres letras nada más, familiar, habitual, Es inexplicable, es irrevocable, La vergüenza sea para el que lo usó la primera vez.
La vergüenza para el que por despecho, por juego, Dio el mismo nombre, en su hil venenosa, A este gran amigo del hombre y a la mordaz injuria. Al cual, seguro que la expresión le venía perfecta.
Misógeno seguro, asexuado sin duda, A los encantos de Venus totalmente reticente Era este palurdo que con toda la desvergüenza Hizo esta comparación por otro lado intempestiva.
Mala peste para esta homonimia, Es injusta, señora, y es insultante Que ese trozo de su anatomía Lleve el mismo nombre que una multitud de gente.
Quiera el cielo que un día, en un arrebato de genio Un poeta inspirado, sostenido por Pegaso, Le dé, borrando de un golpe siglos de afrenta, A esta verdadera maravilla un bonito nombre cristiano.
Mientras tanto, señora, sería una lástima, Y vuestros adoradores estarían muy penados, Perder de vista que para rendirle homenaje, Hay otra forma y yo la conozco Y yo la conozco.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:42 AM  |
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| Georges Brassens -Mourir pour des idées- |
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Mourir pour des idées Georges Brassens (1921-1981)
Mourir pour des idées, l'idée est excellente Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante En hurlant à la mort me sont tombés dessus Ils ont su me convaincre et ma muse insolente Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi Avec un soupçon de réserve toutefois: Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente, D'accord, mais de mort lente Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure Allons vers l'autre monde en flânant en chemin Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain Or, s'il est une chose amère, désolante En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente D'accord, mais de mort lente
Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent Bientôt Mathusalem dans la longévité J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté "Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente D'accord, mais de mort lente" Des idées réclamant le fameux sacrifice Les sectes de tout poil en offrent des séquelles Et la question se pose aux victimes novices Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ? Et comme toutes sont entre elles ressemblantes Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente D'accord, mais de mort lente Encor s'il suffisait de quelques hecatombes Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent Au paradis sur terre on y serait deja Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez Et c'est la mort, la mort toujours recommencée… Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente D'accord, mais de mort lente
O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres, Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres! La vie est à peu près leur seul luxe ici bas Car, enfin, la Camarde est assez vigilante Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux Plus de danse macabre autour des échafauds! Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente D'accord, mais de mort lente
Morir por las ideas
Morir por las ideas, la idea es excelente yo he estado a punto de morir por no haberla tenido, pues todos los que la tenían, multitud agobiante, ahuyando a la muerte, me han caído encima. Ellos han sabido convencerme y mi musa insolente, abjurando de sus errores, se ha unido a su fe con un poco de reserva en todo caso: Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta, de acuerdo, pero de muerte lenta.
Juzgando que no hay peligro en la tardanza, vayamos hacia el otro mundo ganduleando por el camino, pues, si forzamos la marcha, sucede que se muere por unas ideas que no tienen futuro el día de mañana. Y si hay una cosa amarga, desoladora al entregar el alma a Dios, es darse cuenta que hemos equivocado el camino, que nos hemos equivocado de idea: Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de una muerte lenta de acuerdo, pero de una muerte lenta.
Los charlatanes que predican el martirio normalmente, por otra parte, se rezagan aquí abajo. Morir por las ideas, todo hay que decirlo, es su razón de vivir, y no se privan de ello. En casi todas partes se ve que superan fácilmente a Matusalén en la longevidad, y yo concluyo que ellos deben decirse, bajito: “Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta de acuerdo, pero de muerte lenta”.
A las ideas que reclaman el cacareado sacrificio las sectas de toda índole les ofrecen retahílas enteras y la cuestión se plantea a la victimas novatas morir por las ideas, esta bien, pero por cuál? Y como todas se parecen entre sí cuando las ve venir, con su gran bandera, el sabio titubea y duda delante de la tumba. Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta de acuerdo, pero de muerte lenta.
¡Y si aún bastasen algunas hecatombes para que finalmente todo cambiase, finalmente todo se arreglase! Después de tantas “grandes noches”, de tantas cabezas cortadas, ya tendríamos el paraíso sobre la tierra. Pero la edad de oro sin cesar se pospone, los dioses tienen siempre sed, nunca tienen suficiente y he aquí la muerte, la muerte que siempre vuelve a empezar... Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta de acuerdo pero de muerte lenta.
Oh vosotros, los agitadores, oh vosotros los buenos apóstoles morid, pues, los primeros, os cedemos el sitio. Pero por favor, joder! dejad vivir a los demás! La vida es casi el único lujo aquí abajo pues, finalmente, la Muerte está siempre vigilante y no es necesario ayudarle con la guadaña. ¡Basta de danzas macabras alrededor de los patíbulos! Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta, de acuerdo pero de muerte lenta.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:12 AM  |
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| Georges Brassens -Quatre-vingt-quinze pour cent- |
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Quatre-vingt-quinze pour cent Georges Brassens (1921-1981)
La femme qui possède tout en elle Pour donner le goût des fêtes charnelle sLa femme qui suscite en nous tant de passion brutale La femme est avant tout sentimentale Main dans la main les longues promenades Les fleurs, les billets doux, les sérénades Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet La transporte, mais...
Quatre-vingt-quinze fois sur cent La femme s'emmerde en baisant Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses Les pauvres bougres convaincus Du contraire sont des cocus A l'heure de l'œuvre de chair Elle est souvent triste, peuchère! S'il n'entend le cœur qui bat Le corps non plus ne bronche pas
Sauf quand elle aime un homme avec tendresse Toujours sensible alors à ses caresses Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir Ou quand elle a des besoins tyranniques Qu'elle souffre de nymphomanie chronique C'est ell' qui fait alors passer à ses adorateurs De fichus quarts d'heure
Les "encore", les "c'est bon", les "continue" Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont En général que de pieux menson(ges) C'est à seule fin que son partenaire Se croie un amant extraordinaire Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus Ne soit pas déçu
J'entends aller de bon train les commentaires De ceux qui font des châteaux à Cythère "C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit Qu'elle conserve toujours son sang-froid" Peut-être, mais si les assauts vous pèsent De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise Mesdam's, en vous laissant manger le plaisir sur le dos Chantez in petto...
El noventa y cinco por ciento
La mujer que posee todo lo necesario Para dar el gusto de las fiestas carnales, La mujer que suscita en nosotros tanta pasión brutal, La mujer es ante todo sentimental. Cogidos de la mano los largos paseos, Las flores, las esquelas amorosas, las serenatas, Los crímenes, las locuras que por sus bellos ojos Se cometen La arrebatan, pero...
El noventa y cinco por ciento de las veces La mujer se aburre jodiendo. Que lo calle o que lo confiese No todos los días les alegran las nalgas. Los pobres tontos convencidos De lo contrario son unos cornudos. A la hora del trabajo carnal Ella está a menudo triste, ¡caramba! Si el cuerpo no siente al corazón de latir El cuerpo tampoco se mueve.
Excepto cuando ama a un hombre con ternura, Siempre sensible a sus caricias Siempre bien dispuesta, siempre inclinada a conmoverse, Ella se aburre sin darse cuenta. O cuando ella tiene necesidades tiránicas, Cuando sufre de ninfomanía crónica, Es entonces cuando ella hace pasar a sus adoradores Un mal rato.
Los “más”, los “qué bueno”, los “sigue”, Que grita para simular que sube a las nubes Es pura caridad, los suspiros de los angelitos, En general, no son más que mentiras piadosas. Sólo son para que su compañero Se crea un amante extraordinario Para que el gallito imbécil y presuntuoso echado encima No salga decepcionado.
Yo oigo correr los comentarios De los que hacen castillos a Citeres: “Es porque tú no eres más que un torpe, poco hábil, por lo que ella conserva siempre su sangre fría”. Quizás, pero si os cargan los asaltos De estos pequeños me-has-visto-cuando-jodo, Señoras, al dejar que busquen el placer en vuestras espaldas, Cantad, para vuestros adentros...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:04 AM  |
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| Georges Brassens -Les passantes- |
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Les passantes Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Antoine Pol
Je veux dédier ce poème A toutes les femmes qu'on aime Pendant quelques instants secrets A celles qu'on connait à peine Qu'un destin différent entraîne Et qu'on ne retrouve jamais
A celle qu'on voit apparaître Une seconde à sa fenêtre Et qui, preste, s'évanouit Mais dont la svelte silhouette Est si gracieuse et fluette Qu'on en demeure épanoui
A la compagne de voyage Dont les yeux, charmant paysage Font paraître court le chemin Qu'on est seul, peut-être, à comprendre Et qu'on laisse pourtant descendre Sans avoir effleuré sa main
A celles qui sont déjà prises Et qui, vivant des heures grises Près d'un être trop différent Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie D'un avenir désespérant
Chères images aperçues Espérances d'un jour déçues Vous serez dans l'oubli demain Pour peu que le bonheur survienne Il est rare qu'on se souvienne Des épisodes du chemin
Mais si l'on a manqué sa vie On songe avec un peu d'envie A tous ces bonheurs entrevus Aux baisers qu'on n'osa pas prendre Aux cœurs qui doivent vous attendre Aux yeux qu'on n'a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude Tout en peuplant sa solitude Des fantômes du souvenir On pleure les lêvres absentes De toutes ces belles passantes Que l'on n'a pas su retenir
Las fugaces
Yo quiero dedicar este poema A todas las mujeres que amamos Durante algunos instantes secretos, A las que conocemos apenas, A las que un arrastra un destino distinto, Y que no se vuelven a ver más.
A la que vemos aparecer Un segundo en su ventana Y que, rápidamente, se desvanece, Pero cuya esbelta silueta, Es tan graciosa y delicada Que nos quedamos maravillados.
A la compañera de viaje Cuyos ojos, encantador paisaje, Hacen parecer corto el camino. Que somos los únicos en comprenderla Y que dejamos sin embargo bajar Sin haber rozado su mano.
A las que ya están comprometidas, Y que, viviendo horas grises, Cerca de un ser demasiado diferente, Nos han dejado, inútil locura, Ver la melancolía De un futuro desesperante.
Queridas imágenes vistas, Esperanzas frustradas de un día, Mañana estaréis en el olvido. Con solo un poco de felicidad que tengamos Es raro que nos acordemos De los episodios del camino.
Pero si hemos fracasado en la vida, Pensamos con un poco de ganas En todas esas felicidades entrevistas, En los besos que no osamos tomar, En los corazones que debían esperarnos, En los ojos que no hemos vuelto a ver.
Entonces, en las noches de hastío, Poblando nuestra soledad Con los fantasmas del recuerdo, Lloramos los labios ausentes De todas las bellas fugaces Que no supimos retener.
Versión de Jesus
Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:49 AM  |
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| Georges Brassens -Le Roi- |
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Le Roi Georges Brassens (1921-1981)
Non certe',elle n'est pas bâtie, Non certe',elle n'est pas bâtie Sur du sable,sa dynastie, Sur du sable,sa dynastie.
Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Il peut dormir,ce souverain, Il peut dormir,ce souverain, Sur ses deux oreilles,serein, Sur ses deux oreilles,serein.
Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Je,tu,il,elle,nous,vous,ils, Je,tu,il,elle,nous,vous,ils, Tout le monde le suit,docil', Tout le monde le suit,docil'.
Il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Il est possible,au demeurant, Il est possible,au demeurant, Qu'on déloge le shah d'Iran, Qu'on déloge le shah d'Iran,
Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Qu'un jour on dise:"C'est fini", Qu'un jour on dise:"C'est fini" Au petit roi de Jordani', Au petit roi de Jordani',
Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Qu'en Abyssinie on récus', Qu'en Abyssinie on récus', Le roi des rois,le bon Négus, Le roi des rois,le bon Négus,
Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Que,sur un air de fandango, Que,sur un air de fandango, On congédi' le vieux Franco, On congédi' le vieux Franco,
Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons
Que la couronne d'Angleterre, Que la couronne d'Angleterre, Ce soir,demain,roule par terre, Ce soir,demain,roule par terre,
Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
Que, ça c'est vu dans le passé, Que,ça c'est vu dans le passé, Marianne soit renversé' Marianne soit renversé
'Mais il y a peu de chances qu'on Détrône le roi des cons.
El rey
No, en verdad, no está construída, No, en verdad, no está construída, Sobre la arena, su dinastía Sobre la arena, su dinastía
Hay pocas posibilidades de Destronar al rey de los tontos.
Puede dormir, ese soberano, Puede dormir, ese soberano, Sobre sus almohadas, tranquilo, Sobre sus almohadas, tranquilo.
Hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos, Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos, Todo el mundo le sigue, dócil, Todo el mundo le sigue, dócil.
Hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Es posible, por otra parte, Es posible, por otra parte, Que se expulse al Sha de Irán, Que se expulse al Sha de Irán,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Que un día le digan: “Se acabó”, Que un dái le digan: “Se acabó”. Al rey de Jordania, Al rey de Jordania,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Que en Abisinia rechacen, Que en Abisinia rechacen, Al rey de reyes, al buen Négus, Al rey de reyes, al buen Négus,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Que, con un aire de fandango, Que, con un aire de fandango, Licencien al viejo Franco, Licencien al viejo Franco,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Que la corona de Inglaterra, Que la corona de Inglaterra, Esta noche, mañana, ruede por tierra, Esta noche, mañana, ruede por tierra,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.
Que, eso se vio en el pasado, Que, eso se vio en el pasado, Mariana sea derribada, Mariana sea derribada,
Pero hay pocas posibilidades de Derrocar al rey de los tontos.Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:41 AM  |
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| Georges Brassens -Les copains d'abord- |
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Les copains d'abord Georges Brassens (1921-1981)
Non, ce n'était pas le radeau De la Méduse, ce bateau Qu'on se le dise au fond des ports Dise au fond des ports Il naviguait en pèr' peinard Sur la grand-mare des canards Et s'app'lait les Copains d'abord Les Copains d'abord
Ses fluctuat nec mergitur C'était pas d'la litterature N'en déplaise aux jeteurs de sort Aux jeteurs de sort Son capitaine et ses mat'lots N'étaient pas des enfants d'salauds Mais des amis franco de port Des copains d'abord
C'étaient pas des amis de luxe Des petits Castor et Pollux Des gens de Sodome et Gomorrhe Sodome et Gomorrhe C'étaient pas des amis choisis Par Montaigne et La Boetie Sur le ventre ils se tapaient fort Les copains d'abord
C'étaient pas des anges non plus L'Évangile, ils l'avaient pas lu Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors Tout's voil's dehors Jean, Pierre, Paul et compagnie C'était leur seule litanie Leur Credo, leur Confiteor, Aux copains d'abord
Au moindre coup de Trafalgar C'est l'amitié qui prenait l'quart C'est elle qui leur montrait le nord Leur montrait le nord Et quand ils étaient en détresse Qu'leurs bras lancaient des S.O.S. On aurait dit les sémaphores Les copains d'abord
Au rendez-vous des bons copains Y avait pas souvent de lapins Quand l'un d'entre eux manquait a bord C'est qu'il était mort Oui, mais jamais, au grand jamais Son trou dans l'eau n'se refermait Cent ans après, coquin de sort Il manquait encore
Des bateaux j'en ai pris beaucoup Mais le seul qu'ait tenu le coup Qui n'ai jamais viré de bord Mais viré de bord Naviguait en père peinard Sur la grand-mare des canards Et s'app'lait les Copains d'abord Les Copains d'abord
Los amigos primero
No, no es el esqueleto De la Medusa, este barco Que se sepan en el fondo del puerto Sepan en el fondo del puerto Él navegaba tranquilamente Por encima del qué dirán Y se llamaba los Amigos Primero Los Amigos Primero
Sus fluctuat nec mergitur No eran literatura No disgustaba a los hechiceros A los hechiceros Su capitán y sus marineros No eran hijos de putas Sino buenos amigos desinteresados Antes que nada amigos
No eran amigos de lujo Pequeños Castor y Pollux Gentes de Sodoma y Gomorra Sodoma y Gomorra No eran amigos elegidos Por Montaigne y la Boetie En la barriga se daban buenas palmadas Los amigos primero.
Tampoco eran ángeles El evangelio no lo habían leído Pero se querían a toda máquina A toda máquina Jean, Pierre, Paul y compañía Era su unica letanía Su Credo, su Confiteor Para los amigos primero.
Al menor aviso de un Trafalgar Era la amistad quien se ponía en guardia Era ella quien les mostraba el norte Les mostraba el norte Y cuando estaban en apuros y sus brazos lanzaban S.O.S., Parecían faros Los amigos primero.
En las citas de los buenos amigos No solía haber ausentes Cuando uno de ellos no subía a bordo Era porque había muerto. Sí, pero nunca, nunca jamás, Se cerraba su agujero en el agua Cien años después, pillo con suerte, Todavía faltaba.
Yo he tomado muchos barcos Pero el único que ha aguantado Que no ha cambiado de rumbo Cambiado de rumbo Navegaba tranquilamente Por encima de qué dirán Y se llamaba los Amigos Primero Los amigos PrimeroLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:22 AM  |
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| Georges Brassens -Les quat’z’arts- |
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Les quat’z’arts Georges Brassens (1921-1981)
Les copains affligés, les copines en pleurs La boîte à dominos enfouie sous les fleurs Tout le monde équipé de sa tenue de deuil La farce était bien bonne et valait le coup d'œil
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut L'enterrement paraissait officiel. Bravo!
Le mort ne chantait pas : "Ah ! c'qu'on s'emmerde ici !" Il prenait son trépas à cœur, cette fois-ci Et les bonshomm's chargés de la levée du corps Ne chantaient pas non plus "Saint-Eloi bande encor !"
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Le macchabée semblait tout à fait mort. Bravo !
Ce n'étaient pas du tout des filles en tutu Avec des fess's à claque et des chapeaux pointus Les commères choisies pour les cordons du poêle Et nul ne leur criait: "A poil ! A poil ! A poil !"
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Les pleureuses sanglotaient pour de bon. Bravo !
Le curé n'avait pas un goupillon factice Un de ces goupillons en forme de phallus Et quand il y alla de ses de profondis L'enfant de chœur répliqua pas morpionibus
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Le curé venait pas de Camaret. Bravo !
On descendit la bière et je fus bien déçu La blague maintenant frisait le mauvais goût Car le mort se laissa jeter la terr' dessus Sans lever le couvercle en s'écriant "Coucou !"
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Le cercueil n'était pas à double fond. Bravo !
Quand tout fut consommé, je leur ai dit : "Messieurs Allons faire à présent la tournée des boxons !" Mais ils m'ont regardé avec de pauvres yeux Puis ils m'ont embrassé d'une étrange façon
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Leur compassion semblait venir du cœur. Bravo !
Quand je suis ressorti de ce champ de navets L'ombre de l'ici-gît pas à pas me suivait Une petite croix de trois fois rien du tout Faisant, à elle seul', de l'ombre un peu partout
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut Les revenants s'en mêlaient à leur tour. Bravo !
J'ai compris ma méprise un petit peu plus tard Quand, allumant ma pipe avec le faire-part J'm'aperçus que mon nom, comm' celui d'un bourgeois Occupait sur la liste une place de choix
Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut J'étais le plus proch' parent du défunt. Bravo !
Adieu ! les faux tibias, les crânes de carton Plus de marche funèbre au son des mirlitons Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons plus danser Les vrais enterrements viennent de commencer
Nous n'irons plus danser au grand bal des quat'z'arts Viens, pépère, on va se ranger des corbillards.
Los estudiantes de Bellas Artes
Los amigos afligidos, las amigas llorando El ataúd hundido bajo las flores Todo el mundo con su ropa de duelo La farsa era bastante buena y merecía la pena un vistazo.
Los estudiantes habían hecho bien las cosas El entierro parecía oficial. ¡Bravo!
El muerto no cantaba “¡Ah, como me aburro aquí!” Se tomaba su muerte en serio, esta vez. Y la buena gente encargada de llevar el cuerpo No cantaban tampoco: “¡San Eloy está empalmado aún!”
Los estudiantes habían hecho bien las cosas El fiambre parecía un muerto de verdad ¡Bravo!
No había ninguna chica con tutú Con unos buenos culos o con sombreros puntiagudos Entre las comadres elegidas para las cintas del féretro Y nadie les gritaba: “¡En pelotas, en pelotas!”
Los estudiantes habían hecho bien las cosas Las plañideras lloraban de lo lindo. ¡Bravo!
El cura no llevaba un hisopo falso Uno de esos hisopos en forma de falo Y cuando lanzaba sus de profundis El monaguillo no replicó morpionibus.
Los estudiantes habían hecho bien las cosas El cura no venía del teatro. ¡Bravo!
Bajaron el ataúd y me decepcione bastante El chiste ya rozaba el mal gusto, Pues el muerto se dejo echar la tierra encima Sin levantar la tapa gritando “¡Cu-cu!”
Los estudiantes habían hecho bien las cosas El ataúd no tenía un doble fondo. ¡Bravo!
Cuando todo acabó, les dije: “Señores ¡Vámonos ahora a dar una vuelta por los puticlubs!” Pero me miraron con lástima en los ojos Y luego me besaron de una manera rara,
Los estudiantes habían hecho bien las cosas Su compasión parecía salirles del corazón. ¡Bravo!
Cuando salí del cementerio La sombra del aquí yace me seguía los pasos Una crucecilla de nada daba, ella sola, sombra por todas partes
Los estudiantes habían hecho bien las cosas Los espectros se mezclaban según su turno ¡Bravo!
Comprendí mi error un poco más tarde Cuando, encendiendo mi pipa con la lista de invitados Me dí cuenta que mi nombre, como el de un burgués, Ocupaba en la lista un lugar preferente.
Los estudiantes habían hecho bien las cosas Yo era el pariente más próximo del difunto. ¡Bravo!
Adiós, las falsas tibias, los cráneos de cartón Se acabaron las marchas fúnebres al son del mirlitón Ya no iremos a bailar más al baile de los estudiantes Los verdaderos entierros acaban de empezar
Ya no iremos a bailar más al baile de los estudiantes Ven, abuelo, vamos a buscarnos unos ataúdes.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:20 AM  |
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| Georges Brassens -Le petit joueur de flûteau- |
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Le petit joueur de flûteau Georges Brassens (1921-1981)
Le petit joueur de flûteau Menait la musique au château Pour la grâce de ses chansons Le roi lui offrit un blason Je ne veux pas être noble Répondit le croque-note Avec un blason à la clé Mon la se mettrait à gonfler On dirait par tout le pays Le joueur de flûte a trahi
Et mon pauvre petit clocher Me semblerait trop bas perché Je ne plierais plus les genoux Devant le bon Dieu de chez nous Il faudrait à ma grande âme Tous les saints de Notre-Dame Avec un évêque à la clé Mon la se mettrait à gonfler On dirait par tout le pays Le joueur de flûte a trahi
Et la chambre où j'ai vu la jour Me serait un triste séjour Je quitterai mon lit mesquin Pour une couche à baldaquin Je changerais ma chaumière Pour une gentilhommière Avec un manoir à la clé Mon la se mettrait à gonfler On dirait par tout le pays Le joueur de flûte a trahi
Je serai honteux de mon sang Des aïeux de qui je descends On me verrait bouder dessus La branche dont je suis issu Je voudrais un magnifique Arbre généalogique Avec du sang bleu a la clé Mon la se mettrait à gonfler On dirait par tout le pays Le joueur de flûte a trahi
Je ne voudrais plus épouser Ma promise, ma fiancée Je ne donnerais pas mon nom A une quelconque Ninon Il me faudrait pour compagne La fille d'un grand d'Espagne Avec un' princesse à la clé Mon la se mettrait à gonfler On dirait par tout le pays Le joueur de flûte a trahi
Le petit joueur de flûteau Fit la révérence au château Sans armoiries, sans parchemin Sans gloire il se mit en chemin Vers son clocher, sa chaumine Ses parents et sa promise Nul ne dise dans le pays Le joueur de flûte a trahi Et Dieu reconnaisse pour sien Le brave petit musicien
El pequeño flautista
El pequeño flautista Llevaba la música al castillo Por la gracia de sus canciones El rey le ofreció un blasón. Yo no quiero ser noble Respondió el músico Con un blasón en mi partitura Mi “La” se inflaría de vanidad Y dirían por todo el país El flautista nos ha traicionado
Y mi pobre y pequeño campanario No me parecería los suficientemente alto No me arrodillaría más Delante de nuestro Dios Mi gran alma necesitaría Todos los santos de Nôtre-Dame Con un obispo en mi partitura Mi “La” se inflaría de vanidad Y dirían por todo el país El flautista nos ha traicionado.
Y la habitación donde nací Me parecería una triste morada Y dejaría mi cama mezquina Por una cama con baldquino Cambiaría mi choza Por una casa solariega Con un mayorazago en mi partitura Mi “La” se inflaría de vanidad Y dirían por todo el país El flautista nos ha traicionado
Me avergonzaría de mi sangre De los abuelos de los que desciendo Me verían hacerle ascos A la rama de donde he salido. Yo querría un magnífico Árbol genealógico Con sangre azul en mi partitura Mi “La” se inflaría de vanidad Y dirían por todo el país El flautista nos ha traicionado
Ya no me querría casar con Mi prometida, mi novia, No le daría mi nombre A cualquier Niñita Necesitaría como compañía La hija de un Grande de España Con una princesa en mi partitura Mi “La” se inflaría de vanidad Y dirían por todo el país El flautista nos ha traicionado
El pequeño flautista Hico una reverencia al castillo Sin escudo de armas, sin pergamino Sin gloria, el se puso en camino Hacia su campanario, su chabola Sus padres, su prometida Nadie dice en el país El flautista nos ha traicionado Y Dios reconoce para sí Al pequeño y valiente músico.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:18 AM  |
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| Georges Brassens -La tondue- |
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La tondue Georges Brassens (1921-1981)
La belle qui couchait avec le roi de Prusse Avec le roi de Prusse A qui l'on a tondu le crâne rasibus Le crâne rasibus
Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich ", Pour les " ich liebe dich " Lui valut de porter quelques cheveux postich's Quelques cheveux postich's
Les braves sans-culott's et les bonnets phrygiens Et les bonnets phrygiens Ont livre sa crinière à un tondeur de chiens A un tondeur de chiens
J'aurais dû prendre un peu parti pour sa toison Parti pour sa toison J'aurais dû dire un mot pour sauver son chignon Pour sauver son chignon
Mais je n'ai pas bougé du fond de ma torpeur Du fond de ma torpeur Les coupeurs de cheveux en quatre m'ont fait peur En quatre m'ont fait peur
Quand, pire qu'une brosse, elle eut été tondue Elle eut été tondue J'ai dit : " C'est malheureux, ces accroch'-cœur perdus Ces accroch'-cœur perdus "
Et, ramassant l'un d'eux qui traînait dans l'ornière Qui traînait dans l'ornière Je l'ai, comme une fleur, mis à ma boutonnière Mis à ma boutonnière
En me voyant partir arborant mon toupet Arborant mon toupet Tous ces coupeurs de natt's m'ont pris pour un suspect M'ont pris pour un suspect
Comme de la patrie je ne mérite guère Je ne mérite guère J'ai pas la Croix d'honneur, j'ai pas la croix de guerre J'ai pas la croix de guerre
Et je n'en souffre pas avec trop de rigueur Avec trop de rigueur J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cœur C'est un accroche-cœur
La rapada
La guapa que se acostaba con el rey de Prusia Con el rey de Prusia A la cual le han rapado la cabeza al cero La cabeza al cero
Su pronunciada inclinación por los “ich liebe dich” Por los “ich liebe dich” Le valió tener que llevar cabellos postizos Cabellos postizos
Los bravos sans-cullotes y los gorros frígios Y los gorros frígios Entregaron sus cabellos a un esquilador de burros A un esquilador de burros
Yo debería haber tomado parte por sus cabellos Por sus cabellos Yo debería haber dicho algo para salvar su moño Por salvar su moño
Pero no me moví del fondo de mi torpeza Del fondo de mi torpeza Los cortadores de cabello en formación de a cuatro me dan miedo En formación de a cuatro me dan miedo
Cuando, peor que una brocha, ella fue rasurada Ella fue rasurada Dije: “Es una pena que se pierdan estos rizos, Que se pierdan estos rizos”.
Y recogiendo uno de los que rodaban por el suelo Rodaba por el suelo Lo puse, como una flor, en mi ojal En mi ojal
Al verme alejarme arbolando mi mechón Arbolando mi mechón Todos esos cortadores de trenzas me tomaron por un sospechoso Me tomaron por un sospechoso.
Como de la patria yo no merezco nada Yo no merezco nada No tengo la Cruz de Honor, no tengo la Cruz de guerra No tengo la Cruz de guerra.
Y eso no me duele demasiado, No me duele demasiado, Tengo mi propia condecoración: es un rizo Es un rizo.
Versión de Jesus
Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:16 AM  |
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| Georges Brassens -Le vingt deux septembre- |
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Le vingt deux septembre Georges Brassens (1921-1981)
Un vingt et deux septembre au diable vous partites, Et, depuis, chaque année, à la date susdite, Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, Plus une seule larme à me mettre aux paupières : Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes, Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Que le brave Prévert et ses escargots veuillent Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles : Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes, Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle Et me rompais les os en souvenir de vous... Le complexe d'Icare à présent m'abandonne, L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne : Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Pieusement nous d'un bout de vos dentelles, J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous... Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe, Les regrets éternels à présent me dépassent : Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste Ne traversera plus l'équinoxe funeste En battant la breloque en souvenir de vous... Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent, A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes : Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.
Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.
El veintidós de septiembre
Un veintidós de septiembre al diablo te fuiste Y desde entonces, cada año, en la fecha susodicha, Yo mojaba mi pañuelo al acordarme de ti... Y ahora, aquí estamos, pero me mantengo de piedra, Ni una sola lágrima más acudirá a mis párpados: El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.
Ya no se verá más, en el tiempo de las hojas muertas, A esta alma en pena que se me parece y que lleva Duelo por cada hoja muerta en recuerdo tuyo... Que el bravo Prévert y sus caracoles tengan a bien De pasar de mi para enterrar las hojas:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti. Antes, abriendo mis brazos como un par de alas, Yo subía hasta el cielo para seguir a la golondrina Y me rompía los huesos en recuerdo tuyo... El complejo de Ícaro, ahora me abandona, La golondrina al partir no significará ya el otoño: El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.
Devotamente anudado con un trozo de tus encajes, Yo tenía, en mi ventana, un ramo de siemprevivas Que regaba con lágrimas en recuerto tuyo... Voy a ofrecérselas al primer muerto que pase, Las penas eternas hoy día me resbalan: El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.
En adelante, el trozito de corazón que me queda No atravesará más el equinoccio funesto Divagando en recuerdo tuyo... Le ha escupido a la llama y las cenizas se apagan Apenas se podrían asar en ellas cuatro castañas: El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.
Y es triste no estar ya triste sin ti.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:14 AM  |
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| Georges Brassens -Les deus oncles- |
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Les deux oncles Georges Brassens (1921-1981)
C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston L'un aimait les Tommies, l'autre aimait les Teutons Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts Moi, qui n'aimais personne, eh bien ! je vis encor.
Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé Que vos veuves de guerre ont enfin convolé Que l'on a requinqué, dans le ciel de Verdun Les étoiles ternies du maréchal Pétain
Maintenant que vos controverses se sont tues Qu'on s'est bien partagé les cordes des pendus Maintenant que John Bull nous boude, maintenant Que c'en est fini des querelles d'Allemand
Que vos fill's et vos fils vont, la main dans la main Faire l'amour ensemble et l'Europ' de demain Qu'ils se soucient de vos batailles presque autant Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans
On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons Vous l'ami les Tommies, vous l'ami des Teutons Que, de vos vérités, vos contrevérités Tout le monde s'en fiche à l'unanimité
De vos épurations, vos collaborations Vos abominations et vos désolations De vos plats de choucroute et vos tasses de thé Tout le monde s'en fiche à l'unanimité
En dépit de ces souvenirs qu'on commémor' Des flammes qu'on ranime aux monuments aux Morts Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous Révérence parler, tout le monde s'en fout
La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix Et, petit à petit, vous voilà devenus L'Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus
Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons Vous, l'ami des Tommies, vous, l'ami des Teutons Si vous aviez vécu, si vous étiez ici C'est vous qui chanteriez la chanson que voici
Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées Des idées comme ça, qui viennent et qui font Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont
Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi comme il vient C'est de la bouillie pour les chats et pour les chiens
Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main Mieux vaut toujours remettre une salve à demain
Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants
O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas"
Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin Un p'tit forget me not pour mon oncle Martin Un p'tit vergiss mein nicht pour mon oncle Gaston Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons...
Los dos tíos
Erase una vez el tío Martín y el tío Gastón A uno le gustaban los Tommies y al otro los Teutones, Los dos murieron, cada uno por sus amigos, Y yo, que no quería a nadie, ¡bien! Yo vivo aún.
Ahora, queridos tíos, que el tiempo ha pasado Que vuestra viudas de guerra se han vuelto a casar Que se le ha sacado brillo, en el cielo de Verdún A las estrellas empañadas del mariscal Pétain
Ahora que vuestras controversias se han callado Que hemos compartido las cuerdas de los ahorcados Ahora que John Bull nos pone mala cara, ahora Que se acabaron las querellas absurdas.
Que vuestras hijas y vuestros hijos van, de la mano A hacer el amor juntos y la Europa del mañana Que ellos se preocupan de vuestra batallas casi tanto Como nos preocupábamos de la guerra de los Cien Años
Podemos confesároslo, ahora, queridos tíos A usted amigo de los Tommies, a usted amigo de los Teutones Que de vuestras verdades, vuestras contraverdades Todo el mundo pasa unánimemente
De vuestras depuraciones, vuestras colaboraciones Vuestras abominaciones y vuestras desolaciones De vuestros platos de chucrut y de vuestros tés Todo el mundo pasa unánimemente
A pesar de estos recuerdos que se conmemoran De las llamas que se reavivan en los monumentos a los Muertos De los vencedores, de los vencidos, de los otros y de vosotros, Con perdón, todo el mundo pasa unánimemente
La vida, como dice el otro, a retomado todos sus derechos Ya no dan mucha sombra, vuestras dos cruces Y, poco a poco, os convertís Sin el Arco del Triunfo, en soldados desconocidos.
Ahora, estoy seguro, queridos tíos desgraciados, Usted, el amigo de los Tommies, usted el amigo de los Teutones Si hubieseis vivido, si estuvieseis aquí Seríais vosotros los que cantaseis esta canción.
Cantaríais, brindando juntos a vuestra salud Que es una locura perder la vida por las ideas Ideas como esas, que vienen y que tras dar Tres vueltecitas, y hacer tres muertos, luego se van
Que ninguna idea en la tierra es digna de una muerte Que hay que dejar ese cometido a los que no las tienen Que tomar, sobre la marcha, al enemigo tal como viene Es un trabajo inútil, perder el tiempo.
Que en lugar de apuntar hacia un enemigo difuso Es mejor esperar que se torne en amigo Es mejor contar hasta diez con el palo en la mano Es mejor dejar una salva para mañana
Que los únicos generales que se deben seguir a ciegas Son los generales de los soldaditos de plomo Así, cantaríais los dos siguiendo A Mambrú que se fue a la guerra en la infancia
¡Oh vosotros! Que entráis hoy en el cielo vosotros, los felices bribones que, esta noche, veréis a Dios cuando encontréis a mis dos tíos allí arriba dadle de mi parte estos “No me olvidéis”.
Estos dos myosotis florecidos en mi jardín Un pequeño “forget me” para mi tío Martín Un pequeño “vergiss mein nicht” para mi tío Gastón Pobre amigo de los Tommies, pobre amigo de los Teutones
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:12 AM  |
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| Georges Brassens -Venus callipyge- |
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Venus callipyge Georges Brassens (1921-1981)
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant N'enlève à vos attraits ce volume étonnant Au temps où les faux culs sont la majorité Gloire à celui qui dit toute la vérité
Votre dos perd son nom avec si bonne grâce Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison Que ne suis-je, madame, un poète de race Pour dire à sa louange un immortel blason
En le voyant passer, j'en eus la chair de poule Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue Un culte véritable et, quand je perds aux boules En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous
Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre Vous devez torturer les gens de votre entour Donner aux couturiers bien du fil à retordre Et vous devez crever votre dame d'atour
C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe " C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! "
Ne faites aucun cas des jaloux qui professent Que vous avez placé votre orgueil un peu bas Que vous présumez trop, en somme de vos fesses Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas
Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche La brise a fait voler votre robe et qu'on vit Ecrite dans un cœur transpercé d'une flèche Cette expression triviale : " A Julot pour la vie "
Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre Faisant la révérence aux souverains anglois Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi
Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables: Voir votre académie, madame, et puis mourir
Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant N'enlève à vos attraits ce volume étonnant Au temps où les faux culs sont la majorité Gloire à celui qui dit toute la vérité
Venus callipyge
Que nunca el arte abstracto, que nos tiraniza hoy día Arranque a sus encantos este volumen asombroso. En el tiempo donde los culos postizos son mayoría Gloria a este que dice toda la verdad.
Su espalda pierde su nombre con tanta gracia Que no puede uno más que darle la razón Ojalá fuera yo, señora, un poeta de raza Para decir en su honor una oda inmortal
Al verlo pasar, se me pone la carne de gallina En fin, desde que vine al mundo le profeso Un culto verdadero y, cuando pierdo a las bolas, Al besar a Fanny, no pienso más que en usted.
Para obtener, señora, unas curvas de ese calibre Debe usted torturar a la gente de su alrededor dar mucha guerra a las costureras Y debe usted de agotar a su dama de compañía
Es el Duque de Bordeaux el que va, la cabeza baja, Pues se parece al mío como dos gotas de agua Si se pareciese al vuestro, se diría, cuando pasa “¡Qué bonito muchacho es el duque de Bordeaux!”
No le haga ningún caso a los envidiosos que pregonan Que ha colocado usted su orgullo un poco abajo Que presume usted demasiado de sus nalgas Y sobre todo, por favor, no se siente usted.
Déjelos contar que al salir de la calesa La brisa levantó su vestido y que se vió Escrito en un corazón atravesado por una flecha Esta expresión trivial: “A Julito para siempre”.
Déjelos decir también que en la corte de Inglaterra Haciendo la reverencia a los soberanos ingleses ¡Catacrás! Se cayó usted de culo. La ley de la gravedad es dura, pero es la ley.
Nadie puede hoy día morir sin ver Nápoles Al asalto de las obras maestras quieren todos correr Mis ambiciones son mucho más razonables Ver vuestro cuerpo desnudo, señora, y luego morir.
Que nunca el arte abstracto, que nos tiraniza hoy día Arranque de sus encantos este volumen asombroso En el tiempo donde los culos postizos son mayoría Gloria a éste que dice toda la verdad.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:08 AM  |
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| Georges Brassens -Le mouton de Panurge- |
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Le mouton de Panurge Georges Brassens (1921-1981)
Elle n'a pas encor de plumes La flèch' qui doit percer son flanc Et dans son cœur rien ne s'allume Quand elle cède à ses galants Elle se rit bien des gondoles Des fleurs bleues, des galants discours Des Vénus de la vieille école Cell's qui font l'amour par amour
N'allez pas croire davantage Que le démon brûle son corps Il s'arrête au premier étage Son septième ciel, et encor Elle n'est jamais langoureuse Passée par le pont des soupirs Et voit comm' des bêtes curieuses Cell's qui font l'amour par plaisir
Croyez pas qu'elle soit à vendre Quand on l'a mise sur le dos On n'est pas tenu de se fendre D'un somptueux petit cadeau Avant d'aller en bacchanale Ell' présente pas un devis Ell' n'a rien de ces bell's vénales Cell's qui font l'amour par profit
Mais alors, pourquoi cède-t-elle Sans cœur, sans lucre, sans plaisir Si l'amour vaut pas la chandelle Pourquoi le joue-t-elle à loisir Si quiconque peut, sans ambages L'aider à dégrafer sa rob' C'est parc' qu'ell' veut être à la page Que c'est la mode et qu'elle est snob
Mais changent coutumes et filles. Un jour, peut-être, en son sein nu Va se planter pour tout' la vie Une petite flèch' perdue On n'verra plus qu'elle en gondole Elle ira jouer, à son tour Les Vénus de la vieille école Cell's qui font l'amour par amour
El cordero de Panurgo
Todavía no tiene plumas La flecha que debe herir su costado Y en su corazón nada se enciende Cuando ella cede a sus galantes Ella se ríe mucho de las góndolas De las flores azules, de los discursos galantes, De las Venus de la vieja escuela, Las que hacen el amor por amor
Pero no vayan a creer Que el demonio quema su cuerpo. Se detiene en el primer piso Su séptimo cielo, y mucho es, Ella nunca ha pasado, lánguida, Por el puente de los suspiros, Y ve como bestias curiosas A las que hacen el amor por placer
No creáis que ella se vende Cuando se echa de espaldas, No está uno obligado a hacer Ningun regalo suntuoso, Antes de ir a la bacanal Ella no presenta un presupuesto, Ella no tiene nada de esas bellas interesadas Esas que hacen el amor por dinero.
Pero entonces, porqué cede ella Sin corazón, sin lucro, sin placer Si el amor no vale la pena Porqué lo practica ella tan a gusto, Si cualquiera puede, sin problemas, Ayudarle a desabrocharse el vestido Es porque ella quiere estar al día, Que esa es la moda y que ella es una moderna.
Pero cambian las costumbres y las niñas. Un día, quizás, en su pecho desnudo Se plantará para siempre Una flechita perdida. Y no se la verá ya más que en góndola, Ella hará, a su vez, como Las Venus de la vieja escuela Las que hacen el amor por amor
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:06 AM  |
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| Georges Brassens -La route aux quatre chansons- |
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La route aux quatre chansons Georges Brassens (1921-1981)
J'ai pris la route de Dijon Pour voir un peu la Marjolaine La belle, digue digue don Qui pleurait près de la fontaine Mais elle avait changé de ton Il lui fallait des ducatons Dedans son bas de laine Pour n'avoir plus de peine Elle m'a dit : " Tu viens, chéri ? Et si tu me payes un bon prix Aux anges je t'emmène Digue digue don daine " La Marjolain' pleurait surtout Quand elle n'avait pas de sous La Marjolain' de la chanson Avait de plus nobles façons
J'ai passé le pont d'Avignon Pour voir un peu les belles dames Et les beaux messieurs tous en rond Qui dansaient, dansaient, corps et âmes Mais ils avaient changé de ton Ils faisaient fi des rigodons Menuets et pavanes Tarentelles, sardanes Et les bell's dam's m'ont dit ceci " Etranger, sauve-toi d'ici Ou l'on donne l'alarme Aux chiens et aux gendarmes " Quelle mouch' les a donc piquées Ces belles dam's si distinguées Les belles dam's de la chanson Avaient de plus nobles façons
Je me suis fait fair' prisonnier Dans les vieilles prisons de Nantes Pour voir la fille du geôlier Qui, paraît-il, est avenante Mais elle avait changé de ton Quand j'ai demandé: " Que dit-on Des affaires courantes Dans la ville de Nantes ? " La mignonne m'a répondu" On dit que vous serez pendu Aux matines sonnantes Et j'en suis bien contente " Les geôlières n'ont plus de cœur Aux prisons de Nante' et d'ailleurs La geôlière de la chanson Avait de plus nobles façons
Voulant mener à bonne fin Ma folle course vagabon deVers mes pénates je revins Pour dormir auprès de ma blonde Mais elle avait changé de ton Avec elle, sous l'édredon Il y avait du monde Dormant près de ma blonde J'ai pris le coup d'un air blagueur Mais, en cachette, dans mon cœur La peine était profonde L'chagrin lâchait la bonde Hélas ! du jardin de mon père La colombe s'est fait la paire Par bonheur, par consolation Me sont restées les quatr' chansons
El camino de las cuatro canciones
He tomado el camino de Dijon Para ver un poco a la Marjolaine La hermosa, digue digue don Que lloraba cerca de la fuente. Pero había cambiado de tono, Y le hacían falta unos cuantos euros Dentro de su media de lana Para no tener ya más pena. Ella me dijo: “¿Vienes querido? Si pagas un buen precio Al cielo yo te llevo Digue digue don daine”. La Marjolaine lloraba sobre todo Cuando no tenía un duro. La Marjolaine de la canción Tenía más nobles maneras.
Yo pasé el puente de Avignon Para ver un poco las señoras Y los señores en círculo, Que bailaban, bailaban, con el cuerpo y el alma. Pero había cambiado de tono Pasaban de los rigodones Minuetos y pavanas, Tarantelas, sardanas, Y las señoras me dijeron: “Extranjero, lárgate de aquí, o damos la alarma a los perros y a los guardias”. Qué mosca les ha picado A estas señoras tan distinguidas. Las señoras de la canción Tenían más nobles maneras.
Me dejé hacer prisionero En las viejas prisiones de Nantes Para ver a la hija del carcelero Que, según parece, es muy amable. Pero había cambiado de tono, Cuando pregunté :”¿Qué se cuenta De lo que pasa En la villa de Nantes?” La guapetona me respondió: “Dicen que te colgarán con las campanadas del alba y me alegro de ello.” Las carceleras ya no tienen corazón En las prisiones de Nantes y además La carcelera de la canción Tenía más nobles maneras.
Queriendo llegar a buen puerto En mi loca carrera aventurera Me volví a mi terruño Para dormir cerca de mi rubia. Pero ella había cambiado de tono, Con ella, bajo el edredón Había bastante gente Durmiento con mi rubia. Recibí el golpe con una sonrisa Pero, en mi interior, en mi corazón La pena era profunda El dolor soltaba amarras. ¡Ay! Del jardín de mi padre mi paloma se había largado. Por suerte, para consolarme, Me quedan las cuatro canciones.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:04 AM  |
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| Georges Brassens -Saturne- |
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Saturne Georges Brassens (1921-1981)
Il est morne, il est taciturne Il préside aux choses du temps Il porte un joli nom, Saturne Mais c'est Dieu fort inquiétant Il porte un joli nom, Saturne Mais c'est Dieu fort inquiétant
En allant son chemin, morose Pour se désennuyer un peu Il joue à bousculer les roses Le temps tue le temps comme il peut Il joue à bousculer les roses Le temps tue le temps comme il peut
Cette saison, c'est toi, ma belle Qui a fait les frais de son jeu Toi qui a dû payer la gabelle Un grain de sel dans tes cheveux Toi qui a dû payer la gabelle Un grain de sel dans tes cheveux
C'est pas vilain, les fleurs d'automne Et tous les poètes l'ont dit Je regarde et je donne Mon billet qu'ils n'ont pas menti Je regarde et je donne Mon billet qu'ils n'ont pas menti
Viens encore, viens ma favorite Descendons ensemble au jardin Viens effeuiller la marguerite De l'été de la Saint-Martin Viens effeuiller la marguerite De l'été de la Saint-Martin
Je sais par cœur toutes tes grâces Et pour me les faire oublier Il faudra que Saturne en fasse Des tours d'horloge de sablier Et la petite pisseuse d'en face Peut bien aller se rhabiller...
Saturno
Es triste y taciturno Y preside las cosas del tiempo Tiene un bonito nombre, Saturno Pero es un Dios muy inquietante Tiene un bonito nombre, Saturno Pero es un Dios muy inquietante
Haciendo su camino, despacio Para entretenerse un poco Juega a empujar las rosas El tiempo mata el tiempo como puede Juega a empujar las rosas El tiempo mata el tiempo como puede
Este vez, eres tú, amada mía Quien ha sido objeto de sus juegos y quien ha tenido que pagar el pato: Un grano de sal en tus cabellos. Y quien ha tenido que pagar el pato: Un grano de sal en tus cabellos.
No son feas, las flores del otoño Y todos los poetas lo han dicho Yo también lo veo y puedo asegurar Que no han mentido. Yo también lo veo y puedo asegurar Que no han mentido.
Ven otra vez, eres mi favorita, Bajemos juntos al jardín, Ven a deshojar la margarita Del verano de San Martín. Ven a deshojar la margarita Del verano de San Martín.
Conozco de memoria todos tus dones Y para hacérmelos olvidar Hará falta que Saturno le dé Muchas vueltas al reloj de arena. Y la jovenzuela de ahí enfrente Puede volver a vestirse...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:02 AM  |
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| Georges Brassens -Le Grand Pan- |
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Georges Brassens (1921-1981) Du temps que régnait le Grand Pan,
Les dieux protégaient les ivrognes: Des tas de génies titubants Au nez rouge, à la rouge trogne. Dès qu'un homme vidait les cruchons, Qu'un sac à vin faisait carousse Ils venaient en bande à ses trousses Compter les bouchons. La plus humble piquette était alors bénie, Distillée par Noé, Silène, et compagnie. Le vin donnait un lustre au pire des minus, Et le moindre pochard avait tout de Bacchus. Mais en se touchant le crâne, en criant " J'ai trouvé " La bande au professeur Nimbus est arrivée Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement, Chasser les Dieux du Firmament. Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore, Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes. Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes. Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort. Quand deux imbéciles heureux S'amusaient à des bagatelles, Un tas de génies amoureux Venaient leur tenir la chandelle. Du fin fond du champs élysées Dès qu'ils entendaient un " Je t'aime ", Ils accouraient à l'instant même Compter les baisers. La plus humble amourette Etait alors bénie Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie. L'amour donnait un lustre au pire des minus, Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus. Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore, Et la règle du jeu de l'amour est la même. Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment. Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est mort. Et quand fatale sonnait l'heure
De prendre un linceul pour costume Un tas de génies l'œil en pleurs Vous offraient des honneurs posthumes. Et pour aller au céleste empire, Dans leur barque ils venaient vous prendre. C'était presque un plaisir de rendre Le dernier soupir. La plus humble dépouille était alors bénie, Embarquée par Caron, Pluton et compagnie. Au pire des minus, l'âme était accordée, Et le moindre mortel avait l'éternité. Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore, Mais la tombe est hélas la dernière demeure Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent. La mort est naturelle, et le grand Pan est mort. Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes, Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même Un beau jour on va voir le Christ Descendre du calvaire en disant dans sa lippe " Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types. J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste. " El Gran Pan
En el tiempo en que reinaba el Gran Pan, Los dioses protegían a los borrachos: Un montón de genios titubeantes Con la nariz roja, con los mofletes colorados. En cuanto que un hombre vacía los cantarillos, Que un borracho se ponía a beber Venían en bandadas, pisándole los talones A contar los tapones. El más humilde vino peleón era entonces bendecido, Destilado por Noé, Silene y compañía. El vino daba un lustre al peor de los tontos, Y el último de los borrachos tenía algo de Baco.
Pero tocándose el cráneo, gritando: “¡Lo encontré!” La banda del profesor Nimbus llegó Y se pusieron a destruir los cielos, A expulsar a los dioses del firmamento. Hoy día, por doquier, la gente bebe aún, Y el fuego del nectar hace aún lucir los mofletes. Pero los dioses no responden ya por los borrachos: Baco es un alcohólico y el gran Pan ha muerto.
Cuando dos atontados felices Se entretenían con tonterías, Un montón de genios amorosos Acudían a avivarles la pasión. Desde el fondo de los Campos Elíseos, En cuanto oían un “Te quiero”, Acudían al instante A contar los besos. El más humilde amorcillo Era entonces bendecido Santificado por Afrodita, Eros y compañía. El amor daba un lustre al peor de los tontos Y la última de las amantes era toda una Venus.
Hoy día, por doquier, los corazones laten aún, Y las reglas del juego del amor son las mismas, Pero los dioses no responden ya por los que se aman: Venus se ha hecho mujer y el gran Pan ha muerto.
Y cuando sonaba la hora fatal De ponerse una mortaja como traje Un montón de genios con los ojos llenos de lágrimas Nos ofrecían honores póstumos. Para ir hasta el celeste imperio, En su barca venían a recogerte. Era casi un placer dar El último suspiro. El más humilde despojo era entonces bendecido, Embarcado por Caronte, Plutón y compañía. Al peor de los tontos, le era dada un alma, Y hasta el último mortal tenía la eternidad.
Hoy día, por doquier, la gente muere aún, Pero la tumba es, ¡ay! la última morada Los dioses no responden ya por los que mueren: La muerte es algo natural y el gran Pan ha muerto. Y uno de los últimos dioses, uno de los últimos supremos, No debe de sentirse muy bien ni él mismo, Un buen día vamos a ver a Cristo Descender del Calvario, diciendo entre dientes: “¡Mierda! ¡Ya no trabajo más para toda esta pobre gente! Me temo que el fin del mundo sea muy triste”.
Versión de Jesus Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:00 AM  |
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| Georges Brassens -À l'ombre des maris- |
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À l'ombre des maris Georges Brassens (1921-1981)
Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage, Si j'avais eu l'honneur de commander aù bord, A bord du Titanic quand il a fait naufrage, J'aurais crié:"Les femm's adultères d'abord!"
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Car, pour combler les vœux, calmer la fievre ardente Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois, Nulle n'est comparable à l'epouse inconstante. Femmes de chefs de gar', c'est vous la fleur des pois.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...Q
uant à vous, messeigneurs, aimez à votre guise, En ce qui me concerne, ayant un jour compris Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise, Je cherche mon bonheur à l'ombre des maris.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
A l'ombre des maris mais, cela va sans dire, Pas n'importe lesquels, je les tri', les choisis. Si madame Dupont, d'aventure, m'attire, Il faut que, par surcroit, Dupont me plaise aussi!
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Il convient que le bougre ait une bonne poire Sinon, me ravisant, je détale à grands pas, Car je suis difficile et me refuse à boire Dans le verr; d'un monsieur qui ne me revient pas.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Ils sont loins mes débuts ou, manquant de pratique, Sur des femmes de flics je mis mon dévolu. Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique. Cette faute de gout je ne la commets plus.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime Que le mari doit être un gentleman complet, Car on finit tous deux par devenir intimes A force, à force de se passer le relais
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris infames, Certains sont si courtois, si bons si chaleureux, Que, même apres avoir cessé d'aimer leur femme, On fait encore semblant uniquement pour eux.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade, Quand je dois faire honneur à certaine pecore. Mais, son mari et moi, c'est Oreste et Pylade, Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Non contente de me déplaire, elle me trompe, Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre à bas Je cri:"La coupe est pleine, il est temps que je rompe!" Le mari me suppli':"Non ne me quittez pas!"
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Et je reste, et, tous deux, ensemble on se flagorne. Moi, je lui dis:"C'est vous mon cocu préféré." Il me réplique alors:"Entre toutes mes cornes, Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacrées."
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère, Je suis derrière...
Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbeche S'attarde en compagni' de son nouvel amant, Que la nurse est sorti', le mari à la peche, C'est moi, pauvre de moi! qui garde les enfants.
Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.
A la sombra de los maridos
Que las mujeres castas no se sientan celosas, Si yo hubiese tenido el honor de mandar a bordo, A bordo del Titanic cuando naufragó, Yo hubiése gritado: “¡Las mujeres adúlteras primero!”
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Pues, para colmar los deseos, calmar la fiebre ardiente Del pobre solitario que no es de piedra, Ninguna es comparable a la esposa inconstante. Mujeres de jefes de estación, sois la flor de la canela.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
En cuanto a vosotros, señores, amad como queráis, En lo que a mí respecta, habiendo comprendido un día Que una mujer adúltera es más exquisita que ninguna, Busco mi felicidad a la sombra de los maridos.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
A la sombra de los maridos pero, y, sobra decirlo, Entre todos ellos, los escojo, los elijo. Si la señora Dupont, por casualidad, me atrae, Hace falta, además, que Dupont me guste también.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Es conveniente que el tonto tenga una buena cara, Si no, cambiando de opinión, me largo rápidamente, Pues soy meticuloso y me niego a beber En el vaso de un señor que no me cae bien.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Están lejos mis comienzos, cuando, falto de práctica, Me liaba con mujeres de policías. Aún no estaba abierto a la estética. Esta falta de gusto ya no la cometo.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Sí, soy minucioso, puntilloso, pero creo Que el marido debe ser un completo gentleman, Pues se acaba intimando el uno con el otro, A fuerza, a fuerza de pasarse el relevo.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Pero si se cae, ¡ay!, sobre maridos infames, Otros son tan corteses, tan buenos, tan afectuosos, Que, incluso después de dejar de querer a su mujer, Sigue uno haciendo el papel sólo por ellos.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Es lo que me pasa ahora, que estoy triste, enfermo, Cuando tengo que hacerle los honores a cierta pécora. Pero su marido y yo, somos Oreste y Pylade, Y por guardar un amigo, sigo mimándola a ella.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
No contenta con no gustarme, ella me engaña, Y los días en los que, furioso, queriendo acabar con todo, Grito: “¡Esta es la gota que colma el vaso, se acabó!” El marido me suplica: “¡No, no me deje!”.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Y me quedo, y los dos juntos nos adulamos. Yo le digo: “Usted es mi cornudo preferido”. Y él me replica entonces: “Entre todos mis cuernos, Los que usted me pone, amigo, son sagrados”.
No tiréis piedras a la mujer adultera, Yo estoy detrás...
Y me quedo, y a veces, cuando esa cursilona Se entretiene en compañía de su nuevo amante, Cuando la niñera ha salido, el marido está pescando, Soy yo, ¡pobre de mí! el que cuida de los niños.
No tiréis piedras a la mujer adultera.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:56 AM  |
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| Georges Brassens -Trompe la mort- |
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Trompe la mort Georges Brassens (1921-1981)
Avec cette neige à foison Qui coiffe, coiffe ma toison On peut me croire à vue de nez Blanchi sous le harnais Eh bien, Mesdames et Messieurs C'est rien que de la poudre aux yeux C'est rien que de la comédie Que de la parodie C'est pour tenter de couper court A l'avance du temps qui court De persuader ce vieux goujat Que tout le mal est fait deja. Mais dessous la perruque j'ai Mes vrais cheveux couleur de jais C'est pas demain la veille, bon Dieu De mes adieux
Et si j'ai l'air moins guilleret Moins solide sur mes jarrets Si je chemine avec lenteur D'un train de sénateur N'allez pas dire "Il est perclus" N'allez pas dire "Il n'en peut plus" C'est rien que de la comédie Que de la parodie Histoire d'endormir le temps Calculateur impénitent De tout brouiller, tout embrouiller Dans le fatidique sablier. En fait, à l'envers du décor Comme à vingt ans, je trotte encore C'est pas demain la veille, bon Dieu De mes adieux
Et si mon cœur bat moins souvent Et moins vite qu'auparavant Si je chasse avec moins de zèle Les gentes demoiselles Pensez pas que je sois blasé De leurs caresses, leurs baisers C'est rien que de la comédie Que de la parodie Pour convaincre le temps berné Qu'mes fêtes galantes sont terminées Que je me retire en coulisse Que je n'entrerai plus en lice Mais je reste un sacré gaillard Toujours actif, toujours paillard C'est pas demain la veille, bon Dieu De mes adieux
Et si jamais au cimetière Un de ces quatre, on porte en terre Me ressemblant à s'y tromper Un genre de macchabée N'allez pas noyer le souffleur En lâchant la bonde à vos pleurs Ce sera rien que comédie Rien que fausse sortie Et puis, coup de théâtre, quand Le temps aura levé le camp Estimant que la farce est jouée Moi tout heureux, tout enjoué J'm'exhumerai du caveau Pour saluer sous les bravos C'est pas demain la veille, bon Dieu De mes adieux
Salud de hierro
Con este montón de nieve Que cubre, cubre mi pelo, Podrían pensar a simple vista Que me hago viejo en el oficio, Y bien, Señora y Señores No es más que una falsa apariencia No es más que una comedia Que una parodia. Es para intentar parar en seco, El avance del tiempo que corre, Para persuadir a ese viejo sinvergüenza, Que todo el mal está ya hecho. Pero bajo la peluca, tengo Mis verdaderos cabellos, color de azabache. No estamos en la víspera, ¡buen Dios! De mi adiós.
Y si tengo un aspecto meno vivaracho, Menos sólido sobre mis corvejones, Si camino con lentitud, Con un paso de senador, No digáis: “Está tullido”. No digáis: “No puede más”. No es más que una comedia Que una parodia. Un intento de dormir el tiempo, Calculador impenitente, De revolverlo todo, de enredarlo todo, En el fatídico reloj de arena. De hecho, por detrás del decorado, Como con veinte años, yo corro aún. No estamos en la víspera, ¡buen Dios! De mi adiós.
Y si el corazón se lanza a conquistar menos a menudo Y más lentamente que antes, Si cazo con menos celo A las gentiles señoritas, No penséis que estoy harto De sus caricias, sus besos. No es más que una comedia, Una parodia, Para convencer al tiempo burlado, Que mis fiestas galantes han terminado, Que dejo la escena, Que no entraré más en liza, Pero sigo siendo un galán redomado, Siempre activo, siempre mujeriego. No estamos en la víspera, ¡buen Dios! De mi adiós.
Y si alguna vez, al cementerio, Un día de estos, llevan a enterrar, A un tipo muerto que se me parece hasta confundir, no vayáis a ahogar al apuntador, dejando correr vuestras lágrimas. No es más que una comedia, Una parodia. Y luego, con un efecto teatral, cuando Haya pasado algún tiempo, Creyendo que se ha consumado la farsa, Yo, muy feliz, muy jovial, Me exhumaré del hoyo Para saludar bajo los bravos. No estamos en la víspera, ¡buen Dios! De mi adiós.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:26 AM  |
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| Georges Brassens -Les ricochets- |
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Les ricochets Georges Brassens (1921-1981)
J'avais dix-huit ans Tout juste et quittant Ma ville natale Un beau jour, ô gué! Je vins debarquer dans la capitale J'entrai pas aux cris D'"A nous deux Paris" En Ile-de-France Que ton Rastignac N'ait cure, ô Balzac ! De ma concurrence
Gens en place, dormez Sans vous alarmer, Rien ne vous menace Ce n'est qu'un jeune sot qui monte a l'assaut du p'tit Montparnasse On n's'etonnera pas Si mes premiers pas tout droit me menerent Au pont Mirabeau pour un coup de chapeau A l'Apolinaire.
Bec enfariné Pouvais-je deviner Le remue-menage Que dans mon destin Causerait soudain Ce plerinage ? Que circonvenu Mon coeur ingenu Allait faire des siennes Tomber amoureux De sa toute pre- miere Parisienne.
N'anticipons pas, Sur la berge en bas Tout contre une pile, La belle tachait D' fair' des ricochets D'un' main malhabile. Moi, dans ce temps-la Je n' dis pas cela En bombant le torse, L'air avantageux J'tais a ce jeu De premire force.
Tu m' donn's un baiser, Ai-je proposé A la demoiselle; Et moi, sans retard J' t'apprends de cet art Toutes les ficelles. Affaire conclue, En une heure elle eut, L'adresse requise. En change, moi J' cueillis plein d'émoi Ses lèvres exquises.
Et durant un temps Les journaux d'antan D'ailleurs le relatent Fallait se lever Matin pour trouver Une pierre plate. On redessina Du pont d'Iena Au pont Alexandre Jusqu' Saint-Michel, Mais notre echelle, La carte du tendre.
Mais c'tait trop beau: Au pont Mirabeau La belle volage Un jour se perchait Sur un ricochet Et gagnait le large. Ell' me fit faux-bond Pour un vieux barbon, La petite ingrate, Un Crsus vivant Detail aggravant Sur la rive droite.
J'en pleurai pas mal, Le flux lacrymal Me fit la quinzaine. Au viaduc d'Auteuil Parait qu'a vue d'œil Grossissait la Seine. Et si, pont d' l'Alma, J'ai pas noy ma Detresse ineffable, C'est qu' l'eau coulant sous Les pieds du zouzou etait imbuvable.
Et qu' j'avais acquis Cett' conviction qui Du reste me navre Que mort ou vivant Ce n'est pas souvent Qu'on arrive au havre. Nous attristons pas, Allons de ce pas Donner, debonnaires, Au pont Mirabeau Un coup de chapeau A l'Apollinaire.
Los rebotes
Yo tenía diecisiete años Justos y dejando Mi pueblo natal, Un buen día, ¡alehop! Desembarqué En la capital. No entré gritando “¡Prepárate París!” en la Isla de Francia. Que tu Rastignac No se preocupe ¡Oh Balzac! De mi competencia.
Gente laboriosa, dormid Sin alarmaros, Nada os amenaza. No es más que joven tonto Que viene al asalto Del pequeño Montparnasse. Nadie se asombrará Si mis primeros pasos Me llevaron derechito Al puente Mirabeau Para dar un sombrerazo A Apolinaire.
Tan tranquilo como iba, ¿Podía yo adivinar El revuelo Que en mi destino Causaría repentinamente Este peregrinaje? ¿Que engañado, mi corazón ingenuo iba a hacer de las suyas, a enamorarse de la primera parisina que llegase?
No nos anticipemos. En la orilla, allá abajo, Contra un pilar, La bella trataba De hacer rebotes Torpemente. Yo, por aquella época, No lo digo Sacando pecho, Como un presuntuoso, Yo tenía en ese juego Una gran habilidad.
Si me das un beso, Le propuse A la muchachita, Y yo, ahora mismo, Te enseño todos los secretos De este juego. Asunto concluido, En una hora ella tuvo, La destreza necesaria. A cambio, yo Recogí, lleno de emoción, Sus labios exquisitos.
Y durante un tiempo, Los diarios de entonces, Por cierto, lo cuentan, Hacía falta levantarse Temprano para encontrar Una piedra plana. Redibujamos Desde el puente de Iena Hasta el puente Alexandre, Hasta Saint-Michel, Pero a nuestra escala, El mapa de la ternura.
Pero era demasiado bello: En el Puente Mirabeau La bella infiel Un dia se posó Sobre un rebote Y se marchó. Me abandonó Por un viejo carcamal, La pequeña ingrata. Un Creso que vivía, Para más INRI En la orilla derecha.
Lloré mucho, El flujo lagrimal Duró quince días. En el viaducto d’Auteuil Parecía que a simple vista Crecía el Sena. Y si, desde el Puente d’Alma, No he ahogado Mi pena infinita, Es porque el agua que corría bajo Los pies del zuavo Era imbebible.
Y que yo había adquirido Esta convicción, que Por otra parte me duele, De que muerto o vivo No se llega muy a menudo A buen puerto. No nos pongamos tristes, Vayamos andando, A dar, de buena gana, Al puente Mirabeau Un sombrerazo A Apolinaire.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:12 AM  |
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| Georges Brassens -Tempête dans un bénitier- |
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Tempête dans un bénitier Georges Brassens (1921-1981)
Tempête dans un bénitier, Le souverain pontife avecque Les évêques, les archevêques, Nous font un satané chantier.
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, Tous ces fichus calotins, Sans le latin, sans le latin, La messe nous emmerde. A la fête liturgique, Plus de grand's pompes, soudain, Sans le latin, sans le latin, Plus de mystère magique. Le rite qui nous envoûte S'avère alors anodin. Sans le latin, sans le latin Et les fidèl's s'en foutent O très Sainte Marie mèr' de Dieu, dites à ces putains De moines qu'ils nous emmerdent Sans le latin
Je ne suis pas le seul, morbleu Depuis que ces règles sévissent A ne plus me rendre à l'office Dominical que quand il pleut
Il ne savent pas ce qu'ils perdent Tous ces fichus calotins Sans le latin, sans le latin La messe nous emmerde. En renonçant à l'occulte, Faudra qu'ils fassent tintin Sans le latin, sans le latin, Pour le denier du culte. A la saison printanière Suisse, bedeau, sacristain, Sans le latin, sans le latin F'ront l'églis' buissonnière. O très Sainte Marie mèr' de Dieu, dites à ces putains De moines qu'ils nous emmerdent Sans le latin.
Ces oiseaux sont des enragés, Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent La saine et bonne vieille branche De la croix où ils sont perchés.
Ils ne savent pas ce qu'ils perdent, Tous ces fichus calotins, Sans le latin, sans le latin, La messe nous emmerde. Le vin du sacré calice, Se change en eau de boudin, Sans le latin, sans le latin, Et ses vertus faiblissent. A Lourdes, Sète ou bien Parme Comme à Quimper Corentin Le presbytère sans le latin A perdu de son charme. O très Sainte Marie mèr' de Dieu, dites à ces putains De moines qu'ils nous emmerdent Sans le latin.
Tempestad en una pila de agua bendita
Tempestad en una pila de agua bendita, El sumo pontífice con Los obispos, los arzobispos, Nos ha n montado un buen tinglado.
No saben lo que pierden, Todos esos dichosos beatones, Sin el latín, sin el latín, La misa nos aburre. En la fiesta litúrgica, De repente, se acabaron las grandes pompas, Sin el latín, sin el latín, Ya no hay misterio mágico. El rito que nos echiza, Se revela entonces anodino. Sin el latín, sin el latín, Y los fieles se largan. ¡Oh santa María madre de Dios!, dile a esos jodidos Monjes que nos aburren Sin el latín.
No soy el único, ¡caramba!, Desde que estas reglas nos tiranizan, En ir al oficio Dominical sólo cuando llueve.
No saben lo que pierden, Todos esos dichosos beatones, Sin el latín, sin el latín, La misa nos aburre. Renunciando a lo oculto, Tendrán que decir adiós, Sin el latín, sin el latín, Al dinero de la colecta. En la estación primaveral, El pertiguero, el macero, el sacristán, Sin el latín, sin el latín, Harán rabona en la misas. ¡Oh santa María madre de Dios!, dile a esos jodidos Monjes que nos aburren Sin el latín.
Estos pájaros son fanáticos, Estos cuervos que sierran, cortan, parten La sana y buena vieja rama De la cruz en la que están encaramados.
No saben lo que pierden, Todos esos dichosos beatones, Sin el latín, sin el latín, La misa nos aburre. El vino del sagrado cáliz, Se transforma en agua de borrajas, Sin el latín, sin el latín, Y sus virtudes se debilitan. En Lourdes, Sete o bien en Parma, como en Quimper Corentin, el presbítero sin el latín ha perdido todo su encanto. No saben lo que pierden, Todos esos dichosos beatones, Sin el latín, sin el latín, La misa nos aburre.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:04 AM  |
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| Georges Brassens -Bolulevard du temps qui passe- |
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Boulevard du temps qui passe Georges Brassens (1921-1981)
A peine sortis du berceau, Nous sommes allés faire un saut Au boulevard du temps qui passe, En scandant notre " Ça ira " Contre les vieux, les mous, les gras, Confinés dans leurs idées basses.
On nous a vus, c'était hier, Qui descendions, jeunes et fiers, Dans une folle sarabande, En allumant des feux de joie, En alarmant les gros bourgeois, En piétinant leurs plates-bandes.
Jurant de tout remettre à neuf, De refaire quatre-vingt-neuf, De reprendre un peu la Bastille, Nous avons embrassé, goulus, Leurs femmes qu'ils ne touchaient plus, Nous avons fécondé leurs filles.
Dans la mare de leurs canards Nous avons lancé, goguenards, Force pavés, quelle tempête! Nous n'avons rien laissé debout, Flanquant leurs credos, leurs tabous Et leurs dieux, cul par-dessus tête.
Quand sonna le " cessez-le-feu " L'un de nous perdait ses cheveux Et l'autre avait les tempes grises. Nous avons constaté soudain Que l'été de la Saint-Martin N'est pas loin du temps des cerises.
Alors, ralentissant le pas, On fit la route à la papa, Car, braillant contre les ancêtres, La troupe fraîche des cadets Au carrefour nous attendait Pour nous envoyer à Bicêtre.
Tous ces gâteux, ces avachis, Ces pauvres sépulcres blanchis Chancelant dans leur carapace, On les a vus, c'était hier, Qui descendaient jeunes et fiers, Le boulevard du temps qui passe.
Bulevard del tiempo que pasa
Apenas salidos de la cuna, Nos vamos a dar una vuelta Por el bulevard del tiempo que pasa Cantando los compases de nuestro “Ça ira” Contra los viejos, los acomodados, los gordos, Confinados en sus bajas ideas.
Nos han visto, parece que fue ayer, Bajar, jóvenes y orgullosos, En una loca zarabanda, Encendiendo fogatas, Alarmando a los gordos burgueses, Pisoteando sus arriates.
Jurando hacer tabla rasa de todo, Volver a provocar un año 89 De volver a tomar la Bastilla, Nosotros hemos besado, glotones, A sus mujeres a las que ellos ya no tocaban, Hemos fecundado a sus hijas.
En el mar de su tonta tranquilidad, Hemos lanzado, guasones, Muchos adoquines, ¡qué tempestad! No hemos dejado nada de pie, Poniendo sus credos, sus tabúes, Y sus dioses, patas arriba.
Cuando sonó el alto el fuego, Una parte de nosotros nos quedabamos calvos Y la otra tenía el pelo de la sien gris. Nos dimos cuenta de pronto Que el veranillo de San Martín No estaba lejos del tiempo de las cerezas.
Entonces, yendo más despacio, Caminamos tranquilamente, Pues, gritando contra los carcas, La joven tropa de los jóvenes, Nos esperaba en el cruce para Enviarnos a Bicêtre.
A todos esos viejos que chochean, a esos vejestorios, A esos pobres que sólo son fachada, Tambaleándose bajo su caparazón, Fueron vistos, parece que fue ayer, Bajando jóvenes y orgullosos Por el bulevard del tiempo que pasa.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:55 AM  |
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| Georges Brassens -Le modeste- |
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Le modeste Georges Brassens (1921-1981)
Les pays, c'est pas ça qui manque, On vient au monde à Salamanque A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e). Lui, la nativité le prit Du côté des Saintes-Maries, C'est un modeste.
Comme jadis a fait un roi, Il serait bien fichu, je crois, De donner le trône et le reste Contre un seul cheval camarguais Bancal, vieux, borgne, fatigué, C'est un modeste.
Suivi de son pin parasol, S'il fuit sans mêm' toucher le sol Le moindre effort comme la peste, C'est qu'au chantier ses bras d'Hercule Rendraient les autres ridicules, C'est un modeste.
A la pétanque, quand il perd Te fais pas de souci, pépère, Si d'aventure il te conteste. S'il te boude, s'il te rudoie, Au fond, il est content pour toi, C'est un modeste.
Si, quand un emmerdeur le met En rogne, on ne le voit jamais Lever sur l'homme une main leste. C'est qu'il juge pas nécessaire D'humilier un adversaire, C'est un modeste.
Et quand il tombe amoureux fou Y a pas de danger qu'il l'avoue: Les effusions, dame, il déteste. Selon lui, mettre en plein soleil Son cœur ou son cul c'est pareil, C'est un modeste.
Quand on enterre un imbécile De ses amis, s'il raille, s'il A l'œil sec et ne manifeste Aucun chagrin, t'y fie pas trop: Sur la patate, il en a gros, C'est un modeste.
Et s'il te traite d'étranger Que tu sois de Naples, d'Angers Ou d'ailleurs, remets pas la veste. Lui, quand il t'adopte, pardi! Il veut pas que ce soit le dit, C'est un modeste.
Si tu n'as pas tout du grimaud, Si tu sais lire entre les mots, Entre les faits, entre les gestesc Lors, tu verras clair dans son jeu, Et que ce bel avantageux, C'est un modeste.
El modesto
El sitio nunca falta, Se viene al mundo en Salamanca, En París, Bordeaux, Lille, Brest. Él, el fue a nacer Allá por Saintes-Maries, Es un modesto.
Como antaño hizo un rey, Hubiera sido muy capaz, creo, De dar su trono y el resto, A cambio de un caballo camargués, Cojo, viejo, tuerto, fatigado, Es un modesto.
Seguido de su pino piñonero, Si huye, corriendo que vuela, Del más mínimo esfuerzo como de la peste, Es porque en el trabajo, sus brazos de Hércules Harían parecer ridículos a los demás. Es un modesto.
Cuando pierde jugando a la petanca, No te preocupes, amigo, Si por casualidad te discute. Si te pone mala cara, si te trata duramente, En el fondo, está contento por ti. Es un modesto.
Si cuando un pesado lo hace Rabiar, no lo veremos nunca Levantar su mano contra él. Es porque no cree necesario Humillar a un adversario. Es un modesto.
Y cuando se enamora locamente No hay peligro de que lo confiese: Destesta, caramba, las efusiones. Según él, enseñar a todo el mundo su corazón o su culo es lo mismo. Es un modesto.
Cuando se entierra a algún imbécil Amigo suyo, si bromea, si No llora y no manifiesta Pena ninguna, no te fíes demasiado: Bajo esta máscara, está sufriendo, Es un modesto.
Y si te trata de extranjero Porque eres de Nápoles, de Angers, O de otra parte, no recojas tus cosas. Cuando él te adopta, ¡pardiez! No quiere que sea sólo de palabra. Es un modesto.
Si no eres mal estudiante, Si sabes leer entre líneas, En los hechos, en los detalles, Entonces, verás claramente su juego, Y que este buen tramposo Es un modesto.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:38 AM  |
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| Georges Brassens -Don Juan- |
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Don Juan Georges Brassens (1921-1981)
Gloire à qui freine à mort, de peur d'ecrabouiller Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé! Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri A celle à qui les autres n'attachaient aucun prix! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire au flic qui barrait le passage aux autos Pour laisser traverser les chats de Léautaud! Et gloire à don Juan d'avoir pris rendez-vous Avec la délaissée, que l'amour désavoue! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire au premier venu qui passe et qui se tait Quand la canaille crie “haro sur le baudet”! Et gloire à don Juan pour ses galants discours A celle à qui les autres faisaient jamais la cour! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Et gloire à ce curé sauvant son ennemi Lors du massacre de la Saint-Barthélémy! Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers La fille que les autres refusaient d'embrasser! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil Plutôt que d'achever l'otage à sa merci! Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser Celle dont le jupon restait toujours baissé! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire à la bonne sœur qui, par temps pas très chaud Dégela dans sa main le pénis du manchot! Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins! Et gloire à don Juan qui rendit femme celle Qui, sans lui, quelle horreur, serait morte pucelle! Cette fille est trop vilaine, il me la faut.
Don Juan
¡Gloria al que frena en seco, para no aplastar Al erizo perdido, al sapo extraviado! ¡Y gloria a don Juan, por haber sonreído un día A la que los demás no concedían ninguna importancia!. Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Gloria al policía que frena el paso a los coches para dejar pasar a los gatos de Léataud! ¡Y Gloria a don Juan por haberse citado con la abandonada, a la que se le niega el amor! Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Gloria al ese que pasa y que se calla cuando la canalla grita “¡aplastemos al débil!” ¡Y Gloria a don Juan por sus galantes discursos a la que los otros nunca hacen la corte! Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Y gloria a ese cura que salva a su enemigo en la masacre de San Bartolomé! ¡Y gloria a don Juan que cubrió de besos a la chicas que los otros no querían besar! Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Y gloria a ese soldado que tiró su fusil antes que matar al rehén a su voluntad! ¡Y gloria a don Juan por haber remangado la falda a la que siempre la tenía bajada! Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Gloria a la monja que, cuando hace mucho frío, descongela en su mano el pene del manco! ¡Y gloria a don Juan que hizo relucir una noche el culo desheredado que no sabía más que sentarse! Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
¡Gloria al que no teniendo un ideal sacrosanto se limita a no molestar demasiado a sus vecinos! ¡Y gloria a don Juan que hizo mujer a la que, sin él, ¡qué horror!, hubiese muerto virgen!. Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:25 AM  |
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| Georges Brassens -Les casseuses- |
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Les casseuses Georges Brassens (1921-1981)
Tant qu'elle a besoin du matou, Ma chatte est tendre comme tout, Quand elle est comblée, aussitôt Ell' griffe, ell' mord, ell' fait l'gros dos.
Quand vous ne nous les caressez Pas, chéries, vous nous les cassez. Oubliez-les, si fair' se peut, Qu'ell's se reposent. Quand vous nous les dorlotez pas, Vous nous les passez à tabac. Oubliez-les, si fair' se peut, Qu'ell's se reposent un peu, Qu'ell's se reposent.
Enamourée, ma femme est douce, Mes amis vous le diront tous. Après l'étreinte, en moins de deux Ell' r'devient un bâton merdeux.
Dans l'alcôve, on est bien reçus Par la voisine du dessus. Un' fois son désir assouvi, Ingrate, ell' nous les crucifie.
Quand ell' passe en revue les zouaves Ma sœur est câline et suave. Dès que s'achève l'examen, Gare à qui tombe sous sa main.
Si tout le monde en ma maison Reste au lit plus que de raison, C'est pas qu'on soit lubriqu's, c'est qu'il Y a guère que là qu'on est tranquilles.
Las maltratadoras
Mientras que necesita a un macho, Mi gata es muy tierna, Cuando está satisfecha, rapidamente Araña, muerde y arquea la espalda.
Cuando no nos lo acariciáis, Queridas, nos lo rompéis. Olvidadlos, si podéis, Para que descansen. Cuando no nos lo mimáis, Nos lo golpeáis. Olvidadlos, si podéis, Para que descansen un poco, Para que descansen.
Enamorada, mi mujer es dulce, Todos mis amigos os lo dirán. Después de los abrazos, en menos que canta un gallo, Se convierte en un cardo borriquero.
En la alcoba, somos bien recibidos Por la vecina de arriba. Una vez que su deseo está satisfecho, Ingrata, ella nos lo crucifica.
Cuando pasa revista a las tropas, Mi hermana es cariñosa y suave. En cuanto acaba el examen Cuidado con el que caiga en sus manos.
Si todo el mundo en mi casa Pasa en cama más tiempo del razonable, No es porque seamos unos lúbricos, sino porque Es únicamente allí donde se está tranquilo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:15 AM  |
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| Georges Brassens -Cupidon s'en fout- |
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Cupidon s'en fout Georges Brassens (1921-1981)
Pour changer en amour notre amourette Il s'en serait pas fallu de beaucoup Mais, ce jour-là, Vénus était distraite Il est des jours où Cupidon s'en fout
Des jours où il joue les mouches du coche. Où elles sont émoussées dans le bout Les flèches courtoises qu'il nous décoche Il est des jours où Cupidon s'en fout
Se consacrant à d'autres imbéciles Il n'eu pas l'heur de s'occuper de nous Avec son arc et tous ses ustensiles Il est des jours où Cupidon s'en fout
On a tenté sans lui d'ouvrir la fête Sur l'herbe tendre, on s'est roulés, mais vous Avez perdu la vertu, pas la tête Il est des jours où Cupidon s'en fout
Si vous m'avez donné toute licence Le cœur, hélas, n'était pas dans le coup Le feu sacré brillait par son absence Il est des jours où Cupidon s'en fout
On effeuilla vingt fois la marguerite Elle tomba vingt fois sur "pas du tout" Et notre pauvre idylle a fait faillite Il est des jours où Cupidon s'en fout
Quand vous irez au bois conter fleurette Jeunes galants, le ciel soit avec vous Je n'eus pas cette chance et le regrette Il est des jours où Cupidon s'en fout
Cupido se hace el loco
Para convertir en amor nuestro amorcillo No hubiese hecho falta mucho, Pero ese día, Venus estaba distraída., Hay días en que Cupido se hace el loco.
Días en que juega a fingirse atareado. En que tienen las puntas embotadas Las flechas corteses que nos lanza, Hay días en que Cupido se hace el loco.
Consagrándose a otros imbéciles, No tuvo el gusto de ocuparse de nosotros, Con su arco y sus utensilios, Hay días en que Cupido se hace el loco.
Hemos intentado de hacer una fiesta sin él, Sobre la tierna hierba, hemos rodado, pero Perdiste la virtud y no la cabeza. Hay días en que Cupido se hace el loco.
Si me has dado permiso para todo, El corazón, ¡ay! no estaba en lo que estábamos, El fuego sagrdo brillaba por su ausencia, Hay días en que Cupido se hace el loco.
Desojamos veinte veces la margarita Y veinte veces cayo en “nada de nada”, Y nuestro pobre idilio se ha venido abajo, Hay días en que Cupido se hace el loco.
Cuando vayáis al bosque, a hacer requiebros, Jóvenes galantes, que el cielo os proteja, Yo no tuve esa suerte y lo siento, Hay días en que Cupido se hace el loco.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:10 AM  |
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| Georges Brassens -Montélimar- |
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Montélimar Georges Brassens (1921-1981)
Avec leurs gniards Mignons mignards, Leur beau matou, Leur gros toutou, Les pharisiens, Les béotiens, Les aoûtiens, Dans leur auto, Roulent presto, Tombeau ouvert, Descendant vers La grande mare, En passant parMontélimar.
Dites d'urgence A ces engeances De malheur Et à leurs Gniards Que chiens, chats N'aiment Pas l' nougat Même Même celui D'Montélimar.
Hélas bientôt Le mal d'auto Va déranger Les passagers. Le beau matou, Le gros toutou, Pas fiers du tout - Ça fait frémir - S'en vont vomir Et même pis Sur les tapis Et les coussins A beaux dessins, C'est très malsain.
C'est très fâcheux, C'est plus du jeu, Et coetera. Et alors à Montélimar, On en a marre Du cauchemar. Boutant presto Hors de l'auto Le beau matou, Le gros toutou, Ces handicaps Sur Digne, Gap, On met le cap.
Alors tous ces Petits poucets, Ces beaux matous, Ces gros toutous, En ribambelle Ont sans appel Droit au scalpel. Les aoûtiens Les béotiens Qui font ça n'ont Pas d'âme, non, Que leur auto Bute presto Contre un poteau!
Montelimar
Con sus niños ricos remilgados, con su gato macho, con su gran perro, los fariseos, los beocios, los agosteños, en su coche, corren deprisa, a tumba abierta, bajando hacia la gran charca pasando por Montélimar.
Decidles urgentemente A esa raza De desgraciados Y a sus Niños Que a los perros, a los gatos No les gusta El turrón aunque aunque sea el De Montelimar.
¡Ah! Pronto, el mareo afectará a los pasajeros. El bello gato, El gran perro, Nada orgullosos - es algo que hace temblar - van a vomitar, o incluso algo peor, sobre la tapicería, y los cojines, de bellos dibujos, y eso no es sano.
Es muy molesto, Se acabó el juego, Y etcétera. Y entonces en Montelimar, Se está hasta los pelos De esa pesadilla. Empujando rápidamente Fuera del coche, Al bello gato, Al gran perro, Esos tarados, Hacia Digne y Cap Ponen rumbo.
Entonces todos esos Pulgarcitos, Esos bellos gatos, Esos grandes perros, En fila Tiene, sin apelación, Derecho a estar enfadados. Los veraneantes, Los imbéciles, Que hacen eso, No tienen alma, no. ¡Que su coche choque pronto contra un poste!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:03 AM  |
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| Georges Brassens -Histoire de faussaire- |
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Histoire de faussaire Georges Brassens (1921-1981)
Se découpant sur champ d'azur La ferme était fausse bien sûr, Et le chaume servant de toit Synthétique comme il se doit.
Au bout d'une allée de faux buis, On apercevait un faux puits Du fond duquel la vérité N'avait jamais dû remonter.
Et la maîtresse de céans Dans un habit, ma foi, seyant De fermière de comédie A ma rencontre descendit, Et mon petit bouquet, soudain, Parut terne dans ce jardin Près des massifs de fausses fleurs Offrant les plus vives couleurs.
Ayant foulé le faux gazon, Je la suivis dans la maison Où brillait sans se consumer Un genre de feu sans fumée.
Face au faux buffet Henri deux, Alignés sur les rayons de La bibliothèque en faux bois, Faux bouquins achetés au poids.
Faux Aubusson, fausses armures, Faux tableaux de maîtres au mur, Fausses perles et faux bijoux Faux grains de beauté sur les joues, Faux ongles au bout des menottes, Piano jouant des fausses notes Avec des touches ne devant Pas leur ivoire aux éléphants.
Aux lueurs des fausses chandelles Enlevant ses fausses dentelles, Elle a dit, mais ce n'était pas Sûr, tu es mon premier faux pas.
Fausse vierge, fausse pudeur, Fausse fièvre, simulateurs, Ces anges artificiels Venus d'un faux septième ciel.
La seule chose un peu sincère Dans cette histoire de faussaire Et contre laquelle il ne faut Peut-être pas s'inscrire en faux, C'est mon penchant pour elle et mon Gros point du côté du poumon Quand amoureuse elle tomba D'un vrai marquis de Carabas.
En l'occurrence Cupidon Se conduisit en faux-jeton, En véritable faux témoin, Et Vénus aussi, néanmoins Ce serait sans doute mentir Par omission de ne pas dire Que je leur dois quand même une heure Authentique de vrai bonheur.
Historia de falsedad
Recortándose sobre el azul del horizonte, La granja era falsa, por supuesto, Y el rastrojo que servía de techo, Sintético, como debe ser. Al final de una alameda de falsos bojes, Se veía un falso pozo, De cuyo fondo, la verdad, No debía de salir nunca.
Y la señora del lugar, Con un traje, a fe mía, que parecía Una granjera de una obra de teatro, Acudió a mi encuentro. Y de pronto, mi pequeño ramo, Pareció poca cosa en ese jardín, Cerca de los macizos de falsas flores, Que ofrecían sus más vivos colores.
Pisando el falso césped, La seguí hasta la casa Donde brillaba sin consumirse Un especie de fuego sin humo. Frente a un falso aparador Enrique II, Colocados sobre las estanterías de La biblioteca en madera falsa, Había falsos libros comprados al peso.
Falso Aubusson, falsas armaduras, Falsas pinturas de maestros en el muro, Falsas perlas y falsas joyas Falsos lunares sobre las mejillas, Falsas uñas al final de sus pequeñas manos, Piano que tocaba falsas notas Con teclas que no debían Su marfil a los elefantes.
A la luz de las falsas velas Levantando sus falsos encajes, Ella me dijo, pero no es seguro, Tu eres mi primer mal paso. Falsa virgen, falso pudor, Falsa fiebre, simuladores, Esos ángeles artificiales Venidos de un falso séptimo cielo.
La única cosa un poco sincera En esta historia de falsedades Y contra la cual no hay Quizás, que hablar en falso, Es mi afecto por ella y Mi gran dolor del lado del pulmón Cuando ella se enamoró De un verdadero marqués de Carabas.
En esa ocasión Cupido Se condujo como un hipócrita, Como un verdadero falso testigo, Y Venus también, sin embargo, Sería sin duda mentir Por omisión no decir Que le debo al menos una hora Auténtica de verdadera felicidad.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:59 AM  |
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| Georges Brassens -La messe au pendu- |
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La messe au pendu Georges Brassens (1921-1981)
Anticlérical fanatique Gros mangeur d'écclésiastiques, Cet aveu me coûte beaucoup, Mais ces hommes d'Eglise, hélas ! Ne sont pas tous des dégueulasses, Témoin le curé de chez nous.
Quand la foule qui se déchaîne Pendit un homme au bout d'un chêne Sans forme aucune de remords, Ce ratichon fit scandale Et rugit à travers les stalles, "Mort à toute peine de mort!"
Puis, on le vit, étrange rite, Qui baptisait les marguerites Avec l'eau de son bénitier Et qui prodiguait les hosties, Le pain bénit, l'Eucharistie, Aux petits oiseaux du moutier.
Ensuite, il retroussa ses manches, Prit son goupillon des dimanches Et, plein d'une sainte colère, Il partit comme à l'offensive Dire une grand' messe exclusive A celui qui dansait en l'air.
C'est à du gibier de potence Qu'en cette triste circonstance L'Hommage sacré fut rendu. Ce jour là, le rôle du Christ(e), Bonne aubaine pour le touriste, Eté joué par un pendu.
Et maintenant quand on croasse, Nous, les païens de sa paroisse, C'est pas lui qu'on veut dépriser. Quand on crie "A bas la calotte" A s'en faire péter la glotte, La sienne n'est jamais visée.
Anticléricaux fanatiques Gros mangeur d'écclésiastiques, Quand vous vous goinfrerez un plat De cureton, je vous exhorte, Camarades, à faire en sorte Que ce ne soit pas celui-là.
La misa del ahorcado
Anticlerical fanático, Gran devorador de eclesiásticos, Esta confesión me cuesta mucho, Pero estos hombres de la Iglesia ¡ay!, No son todos unos asquerosos, Y la prueba es el cura de nuestra parroquia.
Cuando la muchedumbre en avalancha Colgó a un hombre en el tronco de una encina Sin ningún tipo de remordimientos, Este curita formó un escandalo Y rugió a través del coro: “¡Muerte a toda pena de muerte!”
Después, lo vimos, extraño rito, Que bautizaba las margaritas Con el agua de su pila de agua bendita Y que prodigaba sus hostias, El pan bendito, la Eucaristía, A los pajarillos del monasterio.
Luego, remangó sus mangas, Cogió su hisopo de los domingos Y, lleno de una cólera santa, Partió como en una ofensiva A decir una gran misa exclusiva Al que bailaba en el aire.
Fue a la carne de horca A quien en esa triste circunstancia Se le rindió el sagrado homenaje. Aquel día, el papel de Cristo, Buen atractivo para el turista, Fue representado por un ahorcado.
Y ahora cuando graznamos, Nosotros, los paganos de su parroquia, No es a él a quien queremos despreciar. Cuando gritamos “¡Abajo el solideo!”, Hasta rompernos la garganta, Nunca apuntamos al suyo.
Anticlericales fanáticos, Grandes devoradores de eclesiásticos, Cuando os comáis un plato De curas, os exhorto, Camaradas, para que lo hagáis de manera, Que no esté en él, éste de aquí.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:13 AM  |
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| Georges Brassens -Lèche-cocu- |
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Lèche-cocu Georges Brassens (1921-1981)
Comme il chouchoutait les maris, Qu'il les couvrait de flatteries, Quand il en pinçait pour leurs femmes, Qu'il avait des cornes au cul, On l'appelait lèche-cocu. Oyez tous son histoire infâme.
Si l'mari faisait du bateau, Il lui parlait de tirant d'eau, De voiles, de mâts de misaine, De yacht, de brick et de steamer, Lui, qui souffrait du mal de mer En passant les ponts de la Seine.
Si l'homme était un peu bigot, Lui qui sentait fort le fagot, Criblait le ciel de patenôtres, Communiait à grand fracas, Retirant même en certains cas L'pain bénit d'la bouche d'un autre.
Si l'homme était sergent de ville, En sautoir - mon Dieu, que c'est vil - Il portait un flic en peluche, Lui qui, sans ménager sa voix, Criait : "Mort aux vaches" autrefois, Même atteint de la coqueluche.
Si l'homme était un militant, Il prenait sa carte à l'instant Pour bien se mettre dans sa manche, Biffant ses propres graffiti Du vendredi, le samedi Ceux du samedi, le dimanche.
Et si l'homme était dans l'armée, Il entonnait pour le charmer : "Sambre-et-Meuse" et tout le folklore, Lui, le pacifiste bêlant Qui fabriquait des cerfs-volants Avec le drapeau tricolore.
Eh bien, ce malheureux tocard Faisait tout ça vainement car Étant comme cul et chemise Avec les maris, il ne put Jamais parvenir à son but Toucher à la fesse promise.
Ravis, ces messieurs talonnaient Ce bougre qui les flagornait À la ville, comme à la campagne Ne lui laissant pas l'occasion De se trouver, quelle dérision, Seul à seul avec leurs compagnes.
Et nous, copains, cousins, voisins Profitant, on n'est pas des saints De ce que ces deux imbéciles Se passaient rhubarbe et séné On s'partageait leur dulcinée Qui se laissait faire, docile.
Et, tandis que Lèche-Cocu Se prosternait cornes au cul Devant ses éventuelles victimes Par surcroît, l'on couchait aussi La morale était sauve ainsi Avec sa femme légitime.
Chupa-cuernos
Como el cuchicheaba de los maridos, Como los cubría de adulaciones, Cuando quería localmente a sus mujeres, Como tenía los cuernos en el culo, Lo llamábamos chupa-cuernos. Oíd todos su historia infame.
Si el marido era marinero, Le hablaba de calas, De velas, de palos de mesana, De yacht, de brick y de steames,. Él, que sufría mareos Al pasar por los puentes del Sena.
Si el hombre era un poco santurrón, Él, que olía bastante a herejía, Acribillaba el cielo de padrenuestros, Comulgaba con gran estruendo, Quitándole incluso en algunos casos A otros, el pan bendito de la boca.
Si el hombre era agente de policía, Como una insignia, -Dios mío, qué vil – Llevaba un policía de peluche. Él, que sin cuidar su voz, Antaño gritaba: “¡Muerte a los fachas!, Aunque estuviese enfermo de tos ferina.
Si el hombre era un militante, Tomaba su partido al instante Para congraciarse bien con él. Tachando sus propios grafittis Del viernes, el sábado; Los del sábado, el domingo.
Si el hombre era un militar, Entonaba para encantarlo; “Sambre-et-Meuse” y todo el folclore, Él, el pacifista gritón, Que fabricaba cometas Con la bandera tricolor.
Y bien, el pobre tonto, Todo lo que hacía era para nada, pues, Siendo uña y carne Con los maridos, nunca pudo Conseguir lo que quería: Tocar las nalgas prometidas.
Encantados, estos caballeros perseguían Al tonto que los adulaba constantemente Tanto en la ciudad como en el campo, Sin dejarle ocasión De encontrarse, qué ironía, A solas con sus mujeres.
Y nosotros, amigos, primos, vecinos, Aprovechando, uno no es de piedra, Que esos dos imbéciles Estaban todo el día juntos, Compartiamos su Dulcinea, Que se dejaba hacer, dócil.
Y mientras que Chupa-Cuernos Hacía reverencias, con los cuernos en el culo, Ante sus eventuales víctimas, Nosotros, demás, nos acostábamos, La moral estaba así a salvo, Con su propia mujer.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:10 AM  |
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| Georges Brassens -Les patriotes- |
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Les patriotes Georges Brassens (1921-1981)
Les invalid's chez nous, l'revers de leur médaille C'est pas d'être hors d'état de suivr' les fill's, cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir retourner au champ de bataille. Le rameau d'olivier n'est pas notre symbole, non!
Ce que, par-dessus tout, nos aveugles déplorent, C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'œil, cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau tricolore. La ligne bleue des Vosges sera toujours notre horizon.
Et les sourds de chez nous, s'ils sont mélancoliques, C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les sirènes, cré de nom de nom, Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé d'la clique, Les échos du tambour, de la trompette et du clairon.
Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal à l'aise C'est pas d'être hors d'état d'conter fleurette, cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir reprendre en chœur la Marseillaise. Les chansons martiales sont les seules que nous entonnons.
Ce qui de nos manchots aigrit le caractère, C'est pas d'être hors d'état d'pincer les fess's, cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire. jamais un bras d'honneur ne sera notre geste, non!
Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend patraques, C'est pas d'être hors d'état d'courir la gueus', cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque. On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de Ninon.
C'qui manque aux amputés de leurs bijoux d'famille, C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur femm', cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles ennemies. La colomb' de la paix, on l'apprête aux petits oignons.
Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine, C'est pas d'être hors d'état d'mourir d'amour, cré nom de nom, Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine. Au monument aux morts, chacun rêve d'avoir son nom.
Los patriotas
Para nuestros inválidos, el reverso de su medalla, No es estar incapacitado para seguir a la chicas, ¡hay que ver! Sino no poder volver ya al campo de batalla. El ramo de olivo no es nuestro símbolo, ¡no!
Lo que por encima de todo, deploran nuestros ciegos, No es no poder alegrarse la vista, ¡hay que ver! Sino no poder mirar más la bandera tricolor. La linea azul de los Vosgos será siempre nuestro horizonte.
Y nuestros sordos, si están melancólicos, No es por no poder oir las sirenas, ¡hay que ver! Sino por no poder oir, mientras desfila la tropa, Los ecos del tambor, de la trompeta y del clarín.
Y nuestros mudos, lo que los incomoda, No es no poder hacer requiebros, ¡hay que ver! Sino no poder cantar en coro la Marsellesa. Las canciones marciales son las únicas que entonamos.
Lo que agria el carácter de nuestros mancos, No es no poder pellizcar las nalgas, ¡hay que ver! Sino no poder hacer el saludo militar. Nunca levantaremos el brazo para saludar, ¡no!
Lo que hace unos carcamales de nuestros lisiados, No es no poder correr tras las chicas alegres, ¡hay que ver! Sino no poder participar ya en un ataque. Soñamos con Rosalía, la bayoneta, no con Ninon.
Lo que echan de menos los amputados de su joya familiar, No es no poder amar a sus mujeres, ¡hay que ver! Sino no poder violar a las bellas enemigas. La paloma de la paz, la cocinamos con cebolletas.
En cuanto a nuestros muertos, si tienen todos el alma en pena, No es por no poder morir de amor, ¡hay que ver! Sino por no poder ya, morir en la próxima ocasión. Todos sueñan con ver su nombre en el monumento a los muertos.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:00 AM  |
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| Georges Brassens -Mélanie- |
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Mélanie Georges Brassens (1921-1981)
Les chansons de salle de garde Ont toujours été de mon goût, Et je suis bien malheureux, car de Nos jours on n'en crée plus beaucoup. Pour ajouter au patrimoine Folklorique des carabins, J'en ai fait une, putain de moine, Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.
Ancienne enfant d'Marie-salope Mélanie, la bonne au curé, Dedans ses trompes de Fallope, S'introduit des cierges sacrés. Des cierges de cire d'abeille Plus onéreux, mais bien meilleurs, Dame! la qualité se paye A Saint-Sulpice, comme ailleurs.
Quand son bon maître lui dit : "Est-ce Trop vous demander Mélanie, De n'user, par délicatesse, Que de cierges non encore bénits ?" Du tac au tac, elle réplique Moi, je préfère qu'ils le soient, Car je suis bonne catholique Elle a raison, ça va de soi.
Elle vous emprunte un cierge à Pâques Vous le rend à la Trinité. Non, non, non, ne me dites pas que C'est normal de tant le garder. Aux obsèques d'un con célèbre, Sur la bière, ayant aperçu, Un merveilleux cierge funèbre, Elle partit à cheval dessus.
Son mari, pris dans la tempête La Paimpolaise était en train De vouer, c'était pas si bête, Un cierge au patron des marins. Ce pieux flambeau qui vacille Mélanie se l'est octroyé, Alors le saint, cet imbécile, Laissa le marin se noyer.
Les bons fidèles qui désirent Garder pour eux, sur le chemin Des processions, leur bout de cire Doiv'nt le tenir à quatre mains, Car quand elle s'en mêl', sainte vierge, Elle cause un désastre, un malheur. La Saint-Barthélemy des cierges, C'est le jour de la Chandeleur.
Souvent quand elle les abandonne, Les cierges sont périmés; La saint' famill' nous le pardonne Plus moyen de les rallumer. Comme ell' remue, comme elle se cabre, Comme elle fait des soubresauts, En retournant au candélabre, Ils sont souvent en p'tits morceaux.
Et comme elle n'est pas de glace, Parfois quand elle les restitue Et qu'on veut les remettre en place, Ils sont complètement fondus. Et comme en outre elle n'est pas franche, Il arrive neuf fois sur dix Qu'sur un chandelier à sept branches Elle n'en rapporte que six.
Mélanie à l'heure dernière A peu de chances d'être élue; Aux culs bénits de cett' manière Aucune espèce de salut. Aussi, chrétiens, mes très chers frères, C'est notre devoir, il est temps, De nous employer à soustraire Cette âme aux griffes de Satan.
Et je propose qu'on achète Un cierge abondamment béni Qu'on fera brûler en cachette En cachette de Mélanie. En cachette car cette salope Serait fichue d'se l'enfoncer Dedans ses trompes de Fallope, Et tout s'rait à recommencer.
Melanie
Las canciones picantes Me han gustado siempre, Y estoy muy triste, pues Hoy día ya no se componen. Para unirla al patrimonio Folclórico de los estudiantes, He hecho una, Quiera Dios que le guste a los compañeros.
Antigua chica dedicada a la prostitución, Melanie, la criada del cura, Dentro de sus trompas de Falopio, Se metía los cirios sagrados. Cirios de cera de abeja Más caros, pero mucho mejores, ¡caramba!, la calidad se paga en San Sulpicio, como en cualquier parte.
Cuando su buen maestro le dijo: “¿Es mucho Pedirte, Melanie, Que no uses, por delicadeza, Más que cirios que no estén aún bendecidos? Feamente, ella replica: “Yo prefiero que lo estén, pues soy buena católica”. Tiene razón, la cosa tiene su lógica.
Ella coge un cirio prestado en Pascua Y lo devuelve en la Trinidad. No, no, no, no me diga que Es normal guardarlo tanto tiempo. En el funeral de un conocido tonto, Habiendo visto sobre el ataúd Un maravilloso cirio fúnebre, Se marchó a caballo sobre él.
Habiendo quedado su marido cogido en una tempestad, La Paimpolesa fue a ponerle Como petición, pues no era tan tonta, Un cirio al patrón de los marineros. La piadosa llama que oscilaba Melanie se quedó con ella. Entonces el santo, ese imbécil, Dejó que el marinero se ahogara.
Los buenos fieles que deseen quedarse, en las procesiones, Con sus cirios Deben de agarrarlos con cuatro manos, Pues cuando ella se pone en medio, santa virgen, Causa un desastre, una desgracia, La San Bartolomé de los cirios Es el día de Presentación de Jesús.
A menudo cuando los abandona, Los cirios están inutilizados, La santa familia nos lo perdone Pero no hay forma de volverlos a encender. Como ella se remueve, como se encabrita, Como hace movimientos bruscos, Al devolverlos al candelabro Están a veces partidos en trocitos.
Y como no es de hielo, A veces cuando los restituye Y se los quiere poner en su lugar, Están completamente fundidos. Y como además, no es muy honrada, Nueve de cada diez veces, En un candelabro de siete brazos Ella no vuelve a poner más que seis.
Melanie en su última hora Tiene pocas posibilidades de ser elegida, Pues para los culos bendecidos de esa manera, No hay ninguna ocasión de salvación. Pero también, mis muy queridos hermanos, Es nuestro deber, estamos a tiempo, De ocuparnos en alejar Esta alma de las garras de Satanás.
Y propongo que se compre Un cirio profusamente bendecido Que encenderemos a escondidas A escondidas de Melanie. A escondidas pues esta perdida Estaría encantada de metérselo En sus trompas de Falopio Y todo volvería a empezar.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:40 AM  |
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| Georges Brassens -Sale petit bonhomme- |
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Sale petit bonhomme Georges Brassens (1921-1981)
Sale petit bonhomme, il ne portait plus d'ailes, Plus de bandeau sur l'œil et d'un huissier modèle, Arborait les sombres habits Dès qu'il avait connu le krach, la banqueroute De nos affaires de cœur, il s'était mis en route Pour recouvrer tout son fourbi.
Pas plus tôt descendu de sa noire calèche, Il nous a dit : "je viens récupérer mes flèches Maintenant pour vous superflu's. "Sans une ombre de peine ou de mélancolie, On l'a vu remballer la vaine panoplie Des amoureux qui ne jouent plus.
Avisant, oublié', la pauvre marguerite Qu'on avait effeuillé', jadis, selon le rite, Quand on s'aimait un peu, beaucoup, L'un après l'autre, en place, il remit les pétales; La veille encore, on aurait crié au scandale, On lui aurait tordu le cou.
Il brûla nos trophé's, il brûla nos reliques, Nos gages, nos portraits, nos lettres idylliques, Bien belle fut la part du feu. Et je n'ai pas bronché, pas eu la mort dans l'âme, Quand, avec tout le reste, il passa par les flammes Une boucle de vos cheveux.
Enfin, pour bien montrer qu'il faisait table rase, Il effaça du mur l'indélébile phrase : "Paul est épris de Virginie. " De Virgini', d'Hortense ou bien de Caroline, J'oubli' presque toujours le nom de l'héroïne Quand la comédie est finie.
"Faut voir à pas confondre amour et bagatelle, A pas trop mélanger la rose et l'immortelle, Qu'il nous a dit en se sauvant, A pas traiter comme une affaire capitale Une petite fantaisie sentimentale Plus de crédit dorénavant. "
Ma mi', ne prenez pas ma complainte au tragique. Les raisons qui, ce soir, m'ont rendu nostalgique, Sont les moins nobles des raisons, Et j'aurais sans nul doute enterré cette histoire Si, pour renouveler un peu mon répertoire Je n'avais besoin de chansons.
Sucio hombrecillo
El pequeño y sucio hombrecillo no llevaba alas, Ni pañuelo en los ojos y de un ujier modelo, Lucía las sombrías ropas. Desde que se enteró del crac, de la bancarrota De nuestros asuntos sentimentales, se puso en camino Para recuperar todas sus posesiones.
Nada más bajar de su negra calesa, Nos dijo: “vengo a recuperar mis flechas Ahora ya superfluas para vosotros.” Sin una sombra de pena o de melancolía, Se le vio embalar la inútil panoplia De los enamorados que ya no juegan.
Viendo, olvidada, la pobre margarita Que habíamos desojado, antes, según el rito, Cuando nos queríamos un poco, mucho, Uno tras otro, puso en su lugar, los pétalos; El día antes todavía, hubiésemos formado un escándalo, Le hubiésemos retorcido el cuello.
Quemó nuestros trofeos, nuestros recuerdos, Nuestras prendas, retratos, nuestras cartas idílicas, Un buen lote fue a parar al fuego. Y no rechisté ni me dolió el alma Cuando, junto con el resto, echó a las llamas Un rizo de tus cabellos.
Finalmente, para mostrar que hacía tabla rasa, Borró del muro la indeleble frase: “Pablo quiere a Virginia”. A Virginia, a Hortensia o bien a Carolina, Casi siempre olvido el nombre de la heroína Cuando la comedia ha terminado.
“No hay que confundir amor y aventurilla, ni mezclar la rosa y la siempreviva, nos dijo excusándose, no hay que tratar como un asunto capital una pequeña fantasía sentimental, en adelante no habrá más crédito”.
Amiga, no tomes mi llanto por lo trágico. Las razones que, esta noche, me han puesto un poco nostálgico, Son las menos nobles de las razones, Y yo hubiese enterrado, sin duda, esta historia Si, para renovar un poco mi repertorio No hubiese tenido necesidad de canciones.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:39 AM  |
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