Poemas en Francés





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Poemas en Francés es un blog que pretende acercar poemas de lengua francesa al castellano
Frases
"Por principio, toda traducción es buena. En cualquier caso, pasa con ellas lo que con las mujeres: de alguna manera son necesarias, aunque no todas son perfectas"

Augusto Monterroso

-La palabra mágica-

"Es imposible traducir la poesía. ¿Acaso se puede traducir la música?"

Voltaire

"La traducción destroza el espíritu del idioma"

Federico Garcí­a Lorca
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Georges Brassens (II)
mardi, décembre 12, 2000
Este material ha sido extraído de la página sobre Brassens en español.
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Georges Brassens -Supplique pour être enterré sur la plage de Sète-
Supplique pour être enterré sur la plage de Sète
Georges Brassens (1921-1981)

La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
Me poursuit d'un zèle imbécile.
Alors cerné de près par les enterrements,
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
De me payer un codicille.

Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
Et de ta plus belle écriture,
Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
Que sur un seul point : la rupture.

Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
Celles des titis, des grisettes.
Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
Terminus en gare de Sète.

Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf,
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
Il risque de se faire tard et je ne peux,
Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
Place aux jeunes en quelque sorte.

Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche.
Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin,
Sur la plage de la Corniche.

C'est une plage où même à ses moments furieux,
Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
Où quand un bateau fait naufrage,
Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
Chacun sa bonbonne et courage".

Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette.
Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon,
Avalai la première: “arête!”.

Déférence gardée envers Paul Valéry,
Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne.
Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien,
Et n'en déplaise aux autochtones.

Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable.
Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants,
Diront : chouette, un château de sable !

Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence.
Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession,
D'affectueuses révérences.

Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane,
Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango,
De tarentelle, de sardane.

Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec rien que moins de costume,
J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
Pour un petit bonheur posthume.

Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence,
Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.

Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
Qui passe sa mort en vacances.


Súplica para ser enterrado en la playa de Séte

La muerte que no me ha perdonado nunca
de haberme burlado de ella
me persigue con un celo imbécil.
Entonces, acosado de cerca por los enterradores,
he creído oportuno de poner al día mi testamento,
de pagarme un codicilo.

Moja en la tinta azul del Golfo de León
,moja, moja tu pluma, oh mi viejo escribano
y con tu letra más bonita,
anota lo que tenga que pasar con mi cuerpo,
cuando mi alma y él no estén de acuerdo más
que sobre un solo punto: la ruptura.

Cuando mi alma tome su vuelo hacia el horizonte,
hacia la de Gavroche y de Mimi Pinson,
las de los golfillos de París, de las modistillas.
Que hacia mi tierra natal mi cuerpo sea llevado,
en un coche-cama de Paris-Mediterraneo,
con llegada en la estación de Sète.

Mi panteón familiar, ¡ay! no es muy nuevo,
vulgarmente hablando, está lleno a rebosar,
y de aquí a que alguien salga de allí,
puede pasar mucho tiempo y yo no puedo,
decir a esa buena gente: apretaos un poco
y dejad un poco de sitio a los jóvenes.

Justo al borde del mar a dos pasos de las olas azules,
cavad si es posible un pequeño agujero blandito,
un buen nicho pequeñito.
Cerca de mis amigos de la infancia, los delfines,
a lo largo de esta playa donde la arena es tan fina,
sobre la playa de la Corniche.

Es un playa donde incluso en sus momentos más furiosos,
Neptuno no es tomado jamás demasiado en serio,
donde cuando un barco naufraga,
el capitán grita: “Yo soy el jefe a bordo!
sálvese el que pueda, el vino y el pastis lo primero,
cada uno su botella y coraje.”

Y es aquí, donde a mis quince años ya perdidos,
en la edad donde divertirse solo ya no era suficiente,
conocí el primer amorcito.
Cerca de una sirena, una mujer-pez,
yo recibí del amor la primera lección,
tragué mi primer: “¡Quieto!”

Con el debido respeto hacia Paul Valery,
yo, el humilde trovador, sobre él yo sobresalga,
el buen maestro me lo perdone.
Y que, al menos, si sus versos valen más que los mios,
mi cementerio sea más marino que el suyo,
y no disguste a los autóctonos.

Esta tumba como un sándwich entre el cielo y el agua,
no dará una sombra triste al paisaje,
sino un encanto indefinible.
Las bañistas se servirán de ella como biombo,
para cambiar de ropa y los niños
dirán: ¡qué bonito, un castillo de arena!

Y si no es demasiado pedir: sobre mi parcelita,
plantad, os lo ruego, alguna especie de pino,
pino parasol preferentemente,
que sabrá proteger contra la insolación,
a los buenos amigos que vengan a mi sepultura para hacer,
afectuosas reverencias.

Que vengan de España, o que vengan de Italia
todos cargados de perfumes de músicas bonitas,
el Mistral y la Tramontana.
Sobre mi último sueño verterán los ecos,
de villanelles un día y otro de fandangos,
de tarantelas y de sardanas.

Y cuando tomando mi colina por una especie de almohada,
una ondina venga a dormitar gentilmente,
con menos que nada de vestidos,
yo pido perdon por adelantado a Jesús,
si la sombra de su cruz se echa un poco encima de ella,
para una pequeña felicidad póstuma.

Pobres reyes faraones, pobre Napoleón.
pobres grandes desaparecidos que yacen en el Panteón,
pobres cenizas de gente importante,
vosotros envidiaréis un poco al eterno veraneante,
que se pasea en hidropedales sobre la playa, soñando,
y que pasa su muerte como si fuesen unas vacaciones.

vosotros envidiaréis un poco al eterno veraneante,
que se pasea en hidropedales sobre la playa, soñando,
que pasa su muerte como si fuesen unas vacaciones.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 10:18 PM   0 comments
Georges Brassens -Le fantôme-
Le fantôme
Georges Brassens (1921-1981)

C'était tremblant, c'était troublant,
C'était vêtu d'un drap tout blanc,
Ça présentait tous les symptômes,
Tous les dehors de la vision,
Les faux airs de l'apparition,
En un mot, c'était un fantôme !

A sa manière d'avancer,
A sa façon de balancer
Les hanches quelque peu convexes,
Je compris que j'avais affaire
A quelqu'un du genr' que j'prefère :
A un fantôme du beau sexe.

" Je suis un p'tit poucet perdu,
Me dit-ell', d'un' voix morfondue,
Un pauvre fantôme en déroute.
Plus de trace des feux follets,
Plus de trace des osselets
Dont j'avais jalonné ma route ! "

" Des poèt's sans inspiration
Auront pris -- quelle aberration ! --
Mes feux follets pour des étoiles.
De pauvres chiens de commissaire
Auront croqué -- quelle misère ! --
Mes oss'lets bien garnis de moelle. "

" A l'heure où le coq chantera,
J'aurai bonn' mine avec mon drap
Plein de faux plis et de coutures !
Et dans ce siècle profane où
Les gens ne croient plus guère à nous,
On va crier à l'imposture. "

Moi, qu'un chat perdu fait pleurer,
Pensez si j'eus le cœur serré
Devant l'embarras du fantôme."
Venez, dis-je en prenant sa main,
Que je vous montre le chemin,
Que je vous reconduise at home "

L'histoire finirait ici,
Mais la brise, et je l'en r'mercie,
Troussa le drap d'ma cavalière...
Dame, il manquait quelques oss'lets,
Mais le reste, loin d'être laid,
Etait d'un' grâce singulière.

Mon Cupidon, qui avait la
Flèche facile en ce temps-là,
Fit mouche et, le feu sur les tempes,
Je conviai, sournoisement,
La belle à venir un moment
Voir mes icônes, mes estampes..."

Mon cher, dit-ell', vous êtes fou !
J'ai deux mille ans de plus que vous... "-
- Le temps, madam', que nous importe ! --
Mettant le fantôm' sous mon bras,
Bien enveloppé dans son drap,
Vers mes pénates je l'emporte !

Eh bien, messieurs, qu'on se le dis':
Ces belles dames de jadis
Sont de satanées polissonnes,
Plus expertes dans le déduit
Que certain's dames d'aujourd'hui,
Et je ne veux nommer personne !

Au p'tit jour on m'a réveillé,
On secouait mon oreiller
Avec un' fougu' plein' de promesses.
Mais, foin des délic's de Capoue !
C'était mon père criant : " Debout !
Vains dieux, tu vas manquer la messe ! "


El fantasma

Estaba tembloroso, era inquietante,
Estaba vestido con un sábana blanca,
Presentaba todos los síntomas,
Todas las señales de una visión,
El aspecto espectral de una aparición,
En una palabara, ¡era un fantasma!

Por su forma de andar,
Por su forma de menear
Las caderas un poquito convexas,
Comprendí que me las tenía que ver
Con alguien del género que me gusta:
Con un fantasma del bello sexo.

“Soy una Pulgarcita perdida,
me dijo ella, con una voz asustada,
un pobre fantasma extraviado.
¡No hay restos de los fuegos fatuos,
No hay restos de los huesecillos
Con los que había señalado mi camino!

“Algunos poetas sin inspiración
habrán tomado ¡qué aberración!
Mis fuegos fatuos por estrellas.
Los pobres perros del comisario
Habrán roído ¡que lástima!
Mis huesecillos bien rellenos de tuétano.”

“Cuando el gallo cante por la mañana
¡vaya aspecto tendré con mi sábana
llena de arrugas y de costuras!
Y en este siglo profano en el que
La gente ya apenas cree en nosotros,
Van a gritar al impostor.

A mí, al que un gato perdido hace llorar,
Pensad cómo se me puso el corazón
Ante el problema del fantasma.
“Ven, dije cogiendo su mano,
que te muestre el camino,
que te conduzca a casa”.

La historia acabaría aquí,
Pero la brisa, y le doy por ello las gracias,
Levantó la sabana de mi acompañante...
¡Dios! Faltaban algunos huesos,
pero el resto, lejos de ser feo,
era de una gracia singular.

Mi Cupido, que en ese tiempo
Tenía la flecha fácil,
Dio en el blanco, y con fuego en el alma,
Invité, astutamente,
A la hermosa a venir un momento
A ver mis iconos, mis estampas...

“Querido, dijo ella, ¡está usted loco!
Tengo dos mil años más que usted...”
El tiempo, señora, ¡qué nos importa!
Echando mi brazo sobre el fantasma,
Bien envuelto en su sábana,
¡Me lo llevé para casa!

Y bien, señores, que se diga:
Estas bellas damas de antaño
Son unas endiabladas granujillas,
Más expertas en el juego amoroso
Que ciertas damas de hoy día,
¡y no quiero nombrar a nadie!

Por la mañana me han despertado,
Sacudían mi almohada
Con un ardon lleno de promesas.
Pero, ¡mal hayan las delicias de Capua!
Era mi padre gritando: “¡Arriba!
Por Dios, que vas a perderte la misa!”

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La fessée-
La fessée
Georges Brassens (1921-1981)


La veuve et l'orphelin, quoi de plus émouvant ?
Un vieux copain d'école étant mort sans enfants,
Abandonnant au monde une épouse épatante,
J'allai rendre visite à la désespérée.
Et puis, ne sachant plus où finir ma soirée,
Je lui tins compagnie dans la chapelle ardente.

Pour endiguer ses pleurs, pour apaiser ses maux,
Je me mis à blaguer, à sortir des bons mots,
Tous les moyens sont bons au médecin de l'âme...
Bientôt, par la vertu de quelques facéties,
La veuve se tenait les côtes, Dieu merci !
Ainsi que des bossus, tous deux nous rigolâmes.

Ma pipe dépassait un peu de mon veston.
Aimable, elle m'encouragea : " Bourrez-la donc,
Qu'aucun impératif moral ne vous arrête,
Si mon pauvre mari détestait le tabac,
Maintenant la fumée ne le dérange pas !
Mais où diantre ai-je mis mon porte-cigarettes ? "

A minuit, d'une voix douce de séraphin,
Elle me demanda si je n'avais pas faim.
" Ça le ferait-il revenir, ajouta-t-elle,
De pousser la piété jusqu'à l'inanition :
Que diriez-vous d'une frugale collation ? "
Et nous fîmes un petit souper aux chandelles.

" Regardez s'il est beau ! Dirait-on point qu'il dort.
Ce n'est certes pas lui qui me donnerait tort
De noyer mon chagrin dans un flot de champagne. "
Quand nous eûmes vidé le deuxième magnum,
La veuve était émue, nom d'un petit bonhomm' !
Et son esprit se mit à battre la campagne...

" Mon Dieu, ce que c'est tout de même que de nous ! "
Soupira-t-elle, en s'asseyant sur mes genoux.
Et puis, ayant collé sa lèvre sur ma lèvre,
" Me voilà rassurée, fit-elle, j'avais peur
Que, sous votre moustache en tablier d'sapeur,
Vous ne cachiez coquettement un bec-de-lièvre... "

Un tablier d'sapeur, ma moustache, pensez !
Cette comparaison méritait la fessée.
Retroussant l'insolente avec nulle tendresse,
Conscient d'accomplir, somme toute, un devoir,
Mais en fermant les yeux pour ne pas trop en voir,
Paf ! j'abattis sur elle une main vengeresse !

" Aïe ! vous m'avez fêlé le postérieur en deux ! "
Se plaignit-elle, et je baissai le front, piteux,
Craignant avoir frappé de façon trop brutale.
Mais j'appris, par la suite, et j'en fus bien content,
Que cet état de chos's durait depuis longtemps :
Menteuse ! la fêlure était congénitale.

Quand je levai la main pour la deuxième fois,
Le cœur n'y était plus, j'avais perdu la foi,
Surtout qu'elle s'était enquise, la bougresse :
" Avez-vous remarqué que j'avais un beau cul ?
Et ma main vengeresse est retombée, vaincue!
Et le troisième coup ne fut qu'une caresse...


La azotaina

La viuda y el huérfano ¿Hay algo más conmovedor?
Cuando un antiguo compañero del cole murió sin hijos,
Abandonó en la tierra una esposa estupenda,
yo fui a hacerle una visita a la afligida.
Y luego, sin saber donde acabar la noche,
Le hice compañía en la capilla ardiente.

Para contener sus lágrimas, para apaciguar sus males,
Me puse a bromear, a decir buenas palabras,
Todos los medios son buenos para el médico del alma...
Muy pronto, gracias a algunas chistes,
La viuda se desternillaba de risa, ¡gracias a Dios!
Como dos enanos, nos lo pasamos bomba.

Mi pipa sobresalía de mi chaqueta.
Amablemente, ella me anima: “Llénela.
Que ningún imperativo moral lo detenga,
Si mi pobre marido detestaba el tabaco,
¡Ahora el humo no lo molesta ya!
Pero ¿dónde demonios he puesto mi pitillera?

A medianoche, con una voz dulce de serafín,
Ella me preguntó si no tenía hambre.
“Es que lo haría volver, añadió,
llevar la pena hasta la inanición:
¿Qué diría usted de un frugal tentempié?”
E hicimos una pequeña cena a la luz de las velas.

“¡Mire qué guapo está! Se diría que duerme.
No es él, por cierto, el que no me daría la razón
De ahogar mi pena en un trago de champán.”
Cuando hubimos vaciado la segunda botella,
La viuda estaba conmovida, ¡santo Dios!
Y su cabeza se puso a divagar...

“Dios mío, ¡aquí estamos los dos!
Suspiró ella, sentandose en mis rodillas.
Y luego, al pegar su labio a mi labio,
“Ya estoy segura, dijo, tenía miedo
de que, bajo su bigote que parece un delantal de zapador,
no escondiese coquetamente un labio leporino...”

Un delantal de zapador, mi bigote, ¡os dais cuenta!
Esta comparación merecía una azotaina.
Remangando a la insolente sin ningún miramiento,
Consciente de cumplir, ante todo, un deber,
Pero cerrando los ojos para no ver demasiado,
¡Paf! ¡Dejé caer sobre ella una mano vengadora!

“¡Ay! “¡Me ha roto usted el trasero en dos!”
se quejó ella, y yo bajé la frente, dolido,
temiendo haber golpeado de manera demasiado brutal.
Pero me di cuenta, enseguida, y me alegré de ello,
Que ese estado de cosas duraba desde hacía mucho:
¡Mentirosa! La hendidura era congénita.

Cuando levanté la mano por segunda vez,
Había perdido la concentración, había perdido la fe,
Sobre todo porque ella se preguntó, la picarona:
“¿Se ha dado cuenta usted que tengo un bonito culo?”
Y mi mano vengadora volvió a caer, ¡vencida!
Y el tercer golpe no fue más que una caricia...

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 10:09 PM   0 comments
Georges Brassens -Le pluriel-
Le pluriel
Georges Brassens (1921-1981)


" Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre ",
Lorsque je refusai de monter dans leur train.
Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre,
Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être un.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les noms des partants on n'verra pas le mien.

Dieu ! que de processions, de monomes, de groupes,
Que de rassemblements, de cortèges divers, -
Que de ligu's, que de cliqu's, que de meut's, que de troupes !
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Parmi les cris des loups on n'entend pas le mien.

Oui, la cause était noble, était bonne, était belle !
Nous étions amoureux, nous l'avons épousée.
Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle,
Nous étions trop nombreux, nous l'avons défrisée.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Parmi les noms d'élus on n'verra pas le mien.

Je suis celui qui passe à côté des fanfares
Et qui chante en sourdine un petit air frondeur.
Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent :
" Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs ! "

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Dans les rangs des pupitr's on n'verra pas le mien.

Pour embrasser la dam', s'il faut se mettre à douze,
J'aime mieux m'amuser tout seul, cré nom de nom !
Je suis celui qui reste à l'écart des partouzes.
L'obélisque est-il monolithe, oui ou non ?

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Au faisceau des phallus on n'verra pas le mien.

Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes,
J'espère être assez grand pour m'en aller tout seul.
Je ne veux pas qu'on m'aide à descendre à la tombe,
Je partage n'importe quoi, pas mon linceul.

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on
Est plus de quatre on est une bande de cons.
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens.
Au faisceau des tibias on n'verra pas les miens.


El plural

“Querido señor, me dijeron, usted es un caso aparte”,
cuando rehusé subir en su tren.
Sí, sin duda, pero yo, yo no me hago el santo,
Yo, yo no tengo necesidad de nadie para ser alguien.

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
En la lista de los que viajeros no se verá el mío.

¡Dios! ¡Qué de procesiones, manifestaciones, grupos,
qué de reuniones, cortejos cambiantes,
qué de ligas, pandillas, jaurías, qué de tropas!
Para un inventario así haría falta un Prévert.

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
Entre los gritos de los lobos no se oirá el mío.

¡Sí! ¡La causa era noble, era buena, era hermosa!
Estábamos enamorados, y nos casamos con ella.
Deseábamos ser felices todos juntos con ella,
Éramos demasiado numerosos y la hemos fastidiado.

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
Entre los nombres de los elegidos no se verá el mío.

Yo soy el que pasa al lado de las fanfarrias
Y que canta con sordina una cancioncilla subversiva.
Y le digo a esos señores que se asustan de mis notas:
“¡Soy tan músico como vosotros, atajo de ruidosos!”.

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
En la fila de los pupitres no se verá el mío.

Si para besar a la dama, hay que ir en docenas,
Prefiero divertirme solo, ¡por todos los diablos!
Soy de los que se quedan fuera de las orgías.
El obelisco es un monolito ¿sí o no?

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
En los manojos de falos no se verá el mío.

No tengo envidia en absoluto de los muertos en hecatombes,
Espero ser lo bastante importante para irme solo.
No quiero que me ayuden a descender a la tumba,
Comparto lo que haga falta, pero no mi mortaja.

El plural no vale de nada al hombre y tan pronto como hay
más de cuatro, lo que hay es una banda de tontos.
Banda aparte, ¡caramba! Es mi norma y la cumplo.
En los manojos de tibias no se verán las mías.

Versión de Jesus

Libellés :

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Georges Brassens -Les quatre bacheliers-
Les quatre bacheliers
Georges Brassens (1921-1981)

Nous étions quatre bacheliers
Sans vergogne,
La vraie crème des écoliers,
Des ecoliers.

Pour offrir aux filles des fleurs,
Sans vergogne,
Nous nous fîmes un peu voleurs,
Un peu voleurs.

Les sycophantes du pays,
Sans vergogne,
Aux gendarmes nous ont trahis,
Nous ont trahis.

Et l'on vit quatre bacheliers
Sans vergogne,
Qu'on emmène, les mains liées,
Les mains liées.

On fit venir à la prison,
Sans vergogne,
Les parents des mauvais garçons,
Mauvais garçons.

Les trois premiers pères, les trois,
Sans vergogne,
En perdirent tout leur sang-froid,
Tout leur sang-froid.

Comme un seul ils ont déclaré,
Sans vergogne,
Qu'on les avait déshonorée,
Déshonorés.

Comme un seul ont dit " C'est fini,
Sans vergogne,
Fils indigne, je te renie,
Je te renie. "

Le quatrième des parents,
Sans vergogne,
C'était le plus gros, le plus grand,
Le plus grand.

Quand il vint chercher son voleur
Sans vergogne,
On s'attendait à un malheur,
A un malheur.

Mais il n'a pas déclaré, non,
Sans vergogne,
Que l'on avait sali son nom,
Sali son nom.

Dans le silence on l'entendit,
Sans vergogne,
Qui lui disait : " Bonjour, petit,
Bonjour petit. "

On le vit, on le croirait pas,
Sans vergogne,
Lui tendre sa blague à tabac,
Blague à tabac.

Je ne sais pas s'il eut raison,
Sans vergogne,
D'agir d'une telle façon,
Telle façon.

Mais je sais qu'un enfant perdu,
Sans vergogne,
A de la corde de pendu,
De pendu,

A de la chance quand il a,
Sans vergogne,
Un père de ce tonneau-là,
Ce tonneau-là.

Et si les chrétiens du pays,
Sans vergogne,
Jugent que cet homme a failli,
Homme a failli.

Ça laisse à penser que, pour eux,
Sans vergogne,
L'Evangile, c'est de l'hébreu,
C'est de l'hébreu.


Los cuatro bachilleres

Eramos cuatro bachilleres
Sin vergüenza,
La verdadera crema de los escolares,
De los escolares.

Para ofrecer flores a las chicas,
Sin vergüenza,
Nos hicimos un poco ladrones,
Un poco ladrones.

Los chivatos del lugar,
Sin vergüenza,
A la policía nos denunciaron,
Nos denunciaron.

Y se vió a cuatro bachilleres,
Sin vergüenza,
Que son llevados, con las manos atadas,
Con las manos atadas.

Hicieron venir a la prisión,
Sin vergüenza,
A los padres de los chicos malos,
Chicos malos.

Los tres primeros padres, los tres,
Sin vergüenza,
Perdieron toda su sangre fría,
Toda su sangre fría.

Como uno solo han declarado
Sin vergüenza,
Que habían sido deshonrados,
Deshonrados.

Como uno solo han dicho “Se acabó,
Sin vergüenza,
Hijo indigno, reniego de ti,
Reniego de ti.”

El cuarto de los padres,
Sin vergüenza,
Era el más gordo, el más grande,
El más grande.

Cuando vino a buscar a su ladrón,
Sin vergüenza,
Se esperaba una desgracia,
Una desgracia.

Pero no declaró, no,
Sin vergüenza,
Que se hubiese ensuciado su nombre,
Ensuciado su nombre.

En el silencio se oyó,
Sin vergüenza,
Que le decía: “Buenos días, pequeño,
Buenos días, pequeño.”

Y se vió, nadie se lo creía,
Sin vergüenza,
Que le ofrecía su pitillera,
Pitillera.

No sé si tenía razón,
Sin vergüenza,
Al actuar de esa manera,
De esa manera.

Pero sé que un hijo descarriado,
Sin vergüenza,
Es afortunado,
Afortunado,

Tiene suerte cuando tiene,
Sin vergüenza,
Un padre de ese carácter,
De ese carácter.

Y los cristianos del lugar,
Sin vergüenza,
Juzgaron que ese hombre se había equivocado,
Ese hombre se había equivocado.

Y eso hace pensar que, para ellos,
Sin vergüenza,
El Evangelio, les suena a chino,
Les suena a chino.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les Trompettes de la Renommée-
Les Trompettes de la Renommée
Georges Brassens (1921-1981)

Je vivais à l'écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées !

Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell' position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé's salopes,
Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver !

A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?

Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
Des parasit's du plus bas étage qui soit...
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?

Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?

Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
¡Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?

Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.

Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.


Las Trompetas de la Fama

Yo vivía alejado de la plaza publica,
sereno, contemplativo, tenebroso, bucólico...
rehusando conquistar la gloria,
sobre mi brizna de laurel yo dormía como un lirón.
La gente de buen juicio supieron hacerme comprender
que yo tenía que rendirles cuentas al hombre de la calle
y que, so pena de caer en un olvido completo,
yo debía de pregonar todos mis secretillos.

Trompetas
de la Fama
estáis
muy mal educadas!

Faltando al pudor más elemental,
¿debo yo, por motivos publicitarios,
divulgar con quién, y en qué posición
me hundo en el estupro y la fornicación?
Si yo publico nombres, cuántas Penélopes
pasarían de inmediato por putas empedernidas.
¡Cuántos buenos amigos me mirarían de reojo,
cuántos tiros me darían!

A toda exhibición, mi naturaleza es reacia
sufriendo de una modestia casi enfermiza,
yo no enseño mis organos procreadores
a nadie, excepto mis mujeres y mis doctores.
¿Debo yo, para ser la comidilla de la prensa amarilla,
tocar el tambor con mis partes genitales,
debo yo ostentarlos más ostensiblemente
que un monaguillo llevando al santo sacramento?

Una mujer de mundo, y que a menudo me deja
hacer mis cuatro voluptuosidades en sus partes nobles,
me ha pegado disimuladamente, en su divan de seda,
unos parásitos de la más baja condición...
Bajo pretexto de ruido, bajo la bandera del reclamo,
¿tengo yo el derecho de manchar el honor de esta dama
gritando por los tejados, y clamorosamente:“
La señora marquesa me pegado unas ladillas!”?

El cielo sea alabado: yo vivo en buen entendimiento
con el Padre Duval, el cura alegre,
él, el catecúmeno, y yo, el energúmeno,
él me deja decir mierda, yo lo dejo decir amén,
En complot con él, ¿debo yo escribir en la prensa
que un día yo lo sorprendí en las rodillas de mi amante
cantando una melopea con una voz susurrante,
mientras que ella le buscaba pulgas en la tonsura?

¿Con quién, ¡por Dios! es necesario que me acueste
para hacer hablar a la diosa de las cien bocas?
¿Es necesario que una mujer célebre, una estrella, una famosa,
venga a ocupar entre mis brazos el lugar de mi guitarra?
¡Para excitar al pueblo y los malos periodistas!,
¿quién quiere prestarme su grupa pública,
quién quiere dejarme hacer, desnudo,
un poco de alpinismo en su monte de Venus?

¿Sonarían ellas más fuerte, estas divinas trompetas,
si, como cada hijo de vecino, yo fuese un poco marica,
si me contonease como una señorita
y tomase de pronto aires de gacela?
Pero no creo que aproveche a estos pesados
jugar el juego del amor invirtiendo los papeles,
ni que eso confiera a mi gloria un poco más de valor:
el crimen pederasta, hoy día ya no se cotiza.

Después de estas maquinaciones, de las mil y una recetas
que os dan con seguridad los honores en las gacetas,
prefiero mejor quedarme como al principio
y rascarme el vientre cantando canciones.
Si el público las quiere, yo se las doy volando,
si ellos no las quieren las vuelvo a meter en mi guitarra.
Rehusando de lograr la medalla de la gloria,
sobre mi brizna de laurel yo me duermo como un lirón.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:52 PM   0 comments
Georges Brassens -Jeanne-
Jeanne
Georges Brassens (1921-1981)

Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu
S'il n'en existait déjà une
La dernière où l'on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche

Chez Jeanne, la Jeanne
On est n'importe qui, on vient n'importe quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son cœur, en s'poussant un peu
Reste encore une petite place

La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu'elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau

La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix mirobolants
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs
Un semblant d'accord de guitare
L'adresse d'un chat échaudé
Ou d'un chien tout crotté comm' pourboire

La Jeanne, la Jeanne
Dans ses ros's et ses choux n'a pas trouvé d'enfant
Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents
Et qu'on accroche à son corsage
Et qu'on arrose avec son lait
D'autres qu'elle en seraient tout's chagrines

Mais Jeanne, la Jeanne
Ne s'en soucie pas plus que de colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle


Jeanne

En casa de Juana, la Juana,
su albergue está abierto a las gentes sin hogar
lo podríamos llamar el albergue del Buen Dios
si no existiese ya uno
El último donde se puede entrar
sin llamar, sin enseñar la patita blanca

En casa de Juana, la Juana
entra no importa quién, se llega no importa cuándo
y, como por milagro, por encanto
se forma parte de la familia.
En su corazón, apretujándose un poco
queda aún un rinconcito.

La Juana, la Juana
es pobre y su mesa está a menudo mal proveída
pero lo poco que allí se encuentra harta para siempre.
Por la forma en que ella lo da
su pan se parece a un pastel
y su agua al vino como dos gotas de agua.

La Juana, la Juana
Se le paga cuando se puede precios desorbitados:
un beso sobre su frente o sobre sus cabellos blancos,
una especie de acorde de guitarra,
la dirección de un gato escaldado,
o la dirección de un perro embarrado como propina.

La Juana, la Juana
La cigüeña nunca le trajo un hijo
al que amar y al que defender contra los cuatro vientos
y que se agarrase a su pecho,
al que regar con su leche;
otras en su lugar estarían muy tristes

Pero Juana, la Juana
le importa eso tres pimientos.
Ser madre de tres rorros, para qué
cuando ella es madre universal
cuando todos los niños de la tierra
del mar y del cielo son de ella.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:50 PM   0 comments
Georges Brassens -Dans l'eau de la claire fontaine-
Dans l'eau de la claire fontaine
Georges Brassens (1921-1981)

Dans l'eau de la claire fontaine
Elle se baignait toute nue
Une saute de vent soudaine
Jeta ses habits dans les nues

En détresse, elle me fit signe
Pour la vêtir, d'aller chercher
Des monceaux de feuilles de vigne
Fleurs de lis ou fleurs d'oranger

Avec des pétales de roses
Un bout de corsage lui fis
La belle n'était pas bien grosse
Une seule rose a suffi

Avec le pampre de la vigne
Un bout de cotillon lui fis
Mais la belle était si petite
Qu'une seule feuille a suffi

Elle me tendit ses bras, ses lèvres
Comme pour me remercier
Je les pris avec tant de fiebre
Qu'ell' fut toute déshabillée

Le jeu dut plaire à l'ingénue
Car, à la fontaine souvent
Ell' s'alla baigner toute nue
En priant Dieu qu'il fit du vent
Qu'il fit du vent...

En el agua de la clara fuente

En el agua de la fuente clara
ella se bañaba desnuda,
un golpe de viento repentino
se llevó sus ropas por los aires

Muy angustiada, ella me pidió que
para vestirla, fuese a buscar
unos montones de hojas de viña,
flores de lis o flores de naranjos

Con unos pétalos de rosas
un trozo de corpiño le hice
la bella no estaba muy gorda
una sola rosa bastó

Con el pámpano de la viña
un trozo de falda le hice
pero la bella era tan pequeña
que una sola hoja bastó

Ella me tendió sus brazos, sus labios
como para darme las gracias
yo la cogí con tanto ardor
que quedó toda desnuda

El juego debió de gustarle a la ingenua
pues, a la fuente, a menudo,
iba a bañarse desnuda
rogando a Dios que hiciese viento
que hiciese viento...

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:48 PM   0 comments
Georges Brassens -Je rejoindrai ma belle-
Je rejoindrai ma belle
Georges Brassens (1921-1981)

A l'heure du berger
Au mépris du danger
J'prendrai la passerelle
Pour rejoindre ma belle
A l'heure du berger
Au mépris du danger
Et nul n'y pourra rien changer

Tombant du haut des nues
La bourrasque est venue
Souffler dessus la passerelle
Tombant du haut des nues
La bourrasque est venue
Des passerell's, il y en a plus

Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts
J'prendrai la balancelle
Pour rejoindre ma belle
Si les vents ont cru bon
De me couper les ponts
J'embarquerai dans l'entrepont

Tombant du haut des nues
Les marins sont venus
Lever l'ancre à la balancelle
Tombant du haut des nues
Les marins sont venus
Des balancell's, il y en a plus

Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux
Y me pouss'ra des ailes
Pour rejoindre ma belle
Si les forbans des eaux
Ont volé mes vaisseaux
J'prendrai le chemin des oiseaux

Les chasseurs à l'affût
Te tireront dessus
Adieu la plume ! adieu les ailes !
Les chasseurs à l'affût
Te tireront dessus
De tes amours, y en aura plus

Si c'est mon triste lot
De faire un trou dans l'eau
Racontez à la belle
Que je suis mort fidèle
Et qu'ell' daigne à son tour
Attendre quelques jours
Pour filer de nouvell's amours


Me reuniré con mi amada

Al anochecer
Despreciando el peligro
Cruzaré la pasarela
Para reunirme con mi amada
Al anochecer
Despreciando el peligro
Y nadie podrá evitarlo

Cayendo del cielo
La borrasca ha llegado
Para soplar encima de la pasarela
Cayendo del cielo
La borrasca ha llegado
Y ya no hay pasarelas!.

Si los vientos han creído conveniente
Cortarme los puentes
Cogeré una balancela
Para reunirme con mi amada
Si los vientos han creído conveniente
Cortarme los puentes
Embarcaré en el entrepuente.
Cayendo del cielo

Han llegado los marineros
A levar el ancla de la balancela
Cayendo del cielo
Han llegado los marineros
¡Y se acabaron las balancelas!

Si los piratas de los mares
Han robado mis bajeles
Me crecerán alas
Para reunirme con mi amada
Si los piratas de los mares
Han robado mis bajeles
Cogeré el camino de los pájaros.

Los cazadores apostados
Te dispararán encima
¡Adiós plumas! ¡Adiós alas!
Los cazadores apostados
Te dispararán encima
Y los amores, se acabarán.

Si esa es mi triste suerte,
Morir y nada más,
Decidle a mi amada
Que he muerto siéndole fiel
Y que a su vez ella se digne
Esperar algunos días
Para buscarse nuevos amores.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:46 PM   0 comments
Georges Brassens -La marguerite-
La marguerite
Georges Brassens (1921-1981)

La petite
Marguerite
Est tombée
Singulière
Du bréviaire
De l'abbé

Trois pétales
De scandale
Sur l'autel
Indiscrète
Pâquerette
D'où vient-ell'

Dans l'enceinte
Sacro-sainte
Quel émoi
Quelle affaire
Oui, ma chère
Croyez-moi

La frivole
Fleur qui vole
Arrive en
Contrebande
Des plat's-bandes
Du couvent

Notre Père
Qui, j'espère
Etes aux cieux
N'ayez cure
Des murmures
Malicieux

La légère
Fleur, peuchère
Ne vient pas
De nonnettes
De cornettes
En sabbat

Sachez, diantre
Qu'un jour, entre
Deux ave
Sur la pierre
D'un calvaire
Il l'a trouvée

Et l'a mise
Chose admise
Par le ciel
Sans ambages
Dans les pages
Du missel

Que ces messes
Basses cessent
Je vous en prie
Non, le prêtre
N'est pas traître
A Marie

Que personne
Ne soupçonne
Plus jamais
La petite
Marguerite
Ah ! ça mais...


La margarita

La pequeña
margarita
cayó
rara
del breviario
del cura.

Tres pétalos
De escándalo
Sobre el altar
indiscreta
margarita
¿De dónde ha salido?

En el recinto
Sacrosanto
Qué emoción
Qué movida
Si, cariño
créame

La frívola
Flor que vuela
Llegó de
contrabando
de los arriates
del convento

Padre Nuestro
Que espero
Que estés en los cielos
No te preocupes
De las murmuraciones
maliciosas

La ligera
flor, ¡caramba!
No viene
De monjas
Ni hábitos
En orgía.

Sabed, diantre,
Que un día, entre
Dos aves
Sobre la piedra
De un calvario
La encontró.

Y la puso
Cosa admitida
Por el cielo
Sin ambages
Entre las páginas
Del misal.

Que los murmullos
cesenpor favor,
no, el cura
no es un traidor
a María.

Que nadie
sospeche
nunca más
de la pequeña
margarita
¡Ah! Pero...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Si le bon dieu l'avait voulu-
Si le bon dieu l'avait voulu
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Paul Fort.

Si le Bon Dieu l'avait voulu - lanturette, lanturlu, - j'aurais connu la
Cléopâtre, et je t'aurais pas connue. J'aurais connu la Cléopâtre,
et je ne t'aurais pas connue. Sans ton amour que j'idolâtre, las ! que fussé-je devenu ?

Si le Bon Dieu l'avait voulu, j'aurais connu la Messaline, Agnès, Odette
et Mélusine, et je ne t'aurais pas connue. J'aurais connu la Pompadour,
Noémi, Sarah, Rebecca, la Fille du Royal Tambour, et la Mogador et Clara.

Mais le Bon Dieu n'a pas voulu que je connaisse leurs amours, je t'ai
connue, tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues ! - Las !
que fussé-je devenu sans toi la nuit, sans toi le jour ? Je t'ai connue,
tu m'as connu - gloire à Dieu au plus haut des nues !


Si el buen dios lo hubiese querido

Si el Buen Dios lo hubiese querido, lalarí, lalará, - yo hubiese conocido a
Cleopatra, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a Cleopatra
Y no te hubiese conocido. Sin tu amor que yo idolatro, ¡ay! ¿Qué sería de mí?

Si el Buen Dios lo hubiese querido, yo hubiese conocido a Mesalina, Agnès, Odette
Y a Melusina, y no te hubiese conocido. Hubiese conocido a al Pompadur,
Noemí, Sara, Rebeca, a la hija del regimiento, a la Mogador y Clara.

Pero el Buen Dios no ha querido que conociese sus amores, yo te he
Conocido, tú me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas! ¡Ay!
Que sería para mí la noche sin ti, el día sin ti? Te he conocido
Tu me has conocido- ¡gloria a Dios en las alturas!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La Guerre de 14-18-
La Guerre de 14-18
Georges Brassens (1921-1981)

Depuis que l'homme écrit l'Histoire
Depuis qu'il bataille à cœur joie
Entre mille et une guerr' notoires
Si j'étais t'nu de faire un choix
A l'encontre du vieil Homère
Je déclarerais tout de suite:
"Moi, mon colon, cell' que j'préfère,
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Est-ce à dire que je méprise
Les nobles guerres de jadis
Que je m'soucie comm' d'un'cerise
De celle de soixante-dix?
Au contrair', je la révère
Et lui donne un satisfecit
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Je sais que les guerriers de Sparte
Plantaient pas leurs epées dans l'eau
Que les grognards de Bonaparte
Tiraient pas leur poudre aux moineaux
Leurs faits d'armes sont légendaires
Au garde-à-vous, je les félicite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Bien sûr, celle de l'an quarante
Ne m'as pas tout à fait déçu:
Elle fut longue et massacrante
Et je ne crache pas dessus
Mais à mon sens, elle ne vaut guère
Guèr' plus qu'un premier accésit
Moi, mon colon, celle que j' préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Mon but n'est pas de chercher noise
Au guérillas, non, fichtre, non
Guerres saintes, guerres sournoises
Qui n'osent pas dire leur nom,
Chacune a quelque chos' pour plaire
Chacune a son petit mérite
Mais, mon colon, celle que j'préfère
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit!"

Du fond de son sac à malices
Mars va sans doute, à l'occasion,
En sortir une, un vrai délice
Qui me fera grosse impresión
En attendant je persévère
A dir' que ma guerr' favorite
Cell', mon colon, que j'voudrais faire
C'est la guerr' de quatorz'-dix-huit


La Guerra del 14-18

Desde que el hombre escribe la Historia
Desde que batalla pasándoselo en grande
Entre mil y una guerras notables
Si tuviese que elegir una
Enfrentándome al viejo Homero
Declararía al momento:
“Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!”

¿Quiere esto decir que desprecio
las nobles guerras de antaño,
que me importa un pimiento
La del setenta?
Al contrario, la reverencio
Y doy testimonio de ello
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Yo sé que los guerreros de Esparta
No le daban palos al aire
Que los veteranos de Bonaparte
No disparaban a los gorriones
Sus hechos de armas son legendarios
Poniéndome firme, los felicito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Por supuesto, la del año cuarenta
No me ha decepcionado del todo:
Fue larga y masacrante
Y no le escupo encima
Pero para mí, no vale apenas
Apenas más que un accésit
Yo, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Mi objetivo no es de buscar camorra
Con las guerrillas, no diablos, no
Guerras santas, guerras hipócritas
Que no se atreven a decir su nombre,
Todas tienen algo para gustar
Todas tienen su pequeño mérito
Pero, amigo, la que prefiero,
es la del catorce!

Del fondo de su saco de maldades
Marte va sin duda, a la menor ocasión
A sacar otra, una verdadera delicia
Que me impresionará mucho.
Mientras espero, persevero
Diciendo que mi guerra favorita
La que, amigo mío, yo quisiera hacer
Es la del catorce!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les amours d'antan-
Les amours d'antan
Georges Brassens (1921-1981)

Moi, mes amours d'antan c'était de la grisette
Margot, la blanche caille, et Fanchon, la cousette...
Pas la moindre noblesse, excusez-moi du peu,
C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...
Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...

Car le cœur à vingt ans se pose où l'œil se pose,
Le premier cotillon venu vous en impose,
La plus humble bergère est un morceau de roi.
Ça manquait de marquise, on connut la soubrette,
Faute de fleur de lys on eut la pâquerette,
Au printemps Cupidon fait flèche de tout bois...

On rencontrait la belle aux Puces, le dimanche :
"Je te plais, tu me plais..." et c'était dans la manche,
Et les grands sentiments n'étaient pas de rigueur.
"Je te plais, tu me plais. Viens donc beau militaire"
Dans un train de banlieue on partait pour Cythère,
On n'était pas tenu même d'apporter son cœur...

Mimi, de prime abord, payait guère de mine,
Chez son fourreur sans doute on ignorait l'hermine,
Son habit sortait point de l'atelier d'un dieu...
Mais quand, par-dessus le moulin de la Galette,
Elle jetait pour vous sa parure simplette,
C'est Psyché tout entier' qui vous sautait aux yeux.

Au second rendez-vous y' avait parfois personne,
Elle avait fait faux bond, la petite amazone,
Mais l'on ne courait pas se pendre pour autant...
La marguerite commence avec Suzette,
On finissait de l'effeuiller avec Lisette
Et l'amour y trouvait quand même son content.

C'étaient, me direz-vous, des grâces roturières,
Des nymphes de ruisseau, des Vénus de barrière...
Mais c'étaient mes amours, excusez-moi du peu,
Des Manon, des Mimi, des Suzon, des Musette,
Margot la blanche caille, et Fanchon, la cousette,
Mon prince, on a les dam's du temps jadis - qu'on peut...


Los antiguos amores

Mis amores de antes eran la modistilla,
Margot, la blanca paloma, y Fanchon, la costurera...
Ni la más mínima nobleza, excusadme un poco,
Eran, me diréis, gracias plebeyas,
ninfas de arroyo, Venus de mala fama,
Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...

Pues con veinte años el corazón sigue a los ojos
La primera falda que llega se os mete dentro,
La más humilde pastora es un pedazo de reina,
A falta de marquesa, conocimos a la doncella,
A falta de flor de lis, teníamos la margarita,
En primavera, Cupido hace flechas con cualquier madera...

Nos encontrábamos a la niña en el mercadillo, el domingo:
“Te gusto, me gustas...” y todo estaba dicho,
Los grandes sentimientos no eran necesarios.
“Yo te gusto, tu me gustas. Ven pues, guapo soldado”.
en un tren de cercanías se partía para Cythère,
ni tan siquiera era necesario llevarse el corazón.

Mimi, de entrada, no parecía gran cosa,
En casa de su peletero se desconocía el armiño
Su traje no salía en absoluto del taller de un dios...
Pero cuando, pasando de los convencionalismos,
Se quitaba para ti su ropilla interior
Era Psyché enterita la que se te ponía delante.

A la segunda cinta a veces no acudía nadie,
Se las había pirado, la pequeña amazona,
Pero no se corría a ahorcarse por ello...
La margarita comenzaba con Suzette,
Y se acababa de desjarla con Lisette
Y sólo con eso el amor ya se contentaba.

Eran, me diréis, gracias plebeyas,
ninfas de arroyo, Venus de mala fama,
pero eran mis amores, excusadme un poco,
Des Manon, des Mimi, des Suzón, des Musette,
Margot la blanca paloma y Fanchon, la costurera
Señor, en aquel tiempo teníamos a las damas que podíamos...

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:38 PM   0 comments
Georges Brassens -Le temps ne fait rien à l'affaire-
Le temps ne fait rien à l'affaire
Georges Brassens (1921-1981)

Quand ils sont tout neufs
Qu'ils sortent de l'œuf
Du cocon
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons
Quand ils sont d'venus
Des têtes chenues
Des grisons
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons
Moi, qui balance entre deux âges
J'leur adresse à tous un message

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan

Vous, les cons naissants
Les cons innocents
Les jeun's cons
Qui n'le niez pas
Prenez les papas
Pour des cons
Vous, les cons âgés
Les cons usagés
Les vieux cons
Qui, confessez-le
Prenez les p'tits bleus
Pour des cons
Méditez l'impartial message
D'un type qui balance entre deux ages

Le temps ne fait rien à l'affaire
Quand on est con, on est con
Qu'on ait vingt ans, qu'on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d'la dernière averse
Vieux cons des neiges d'antan


El tiempo no tiene nada que ver

Cuando son nuevecitos
Cuando salen del huevo,
Del capullo
Todos los jóvenes mocosos
Toman a los viejos
Por tontos
Cuando se han convertido
En cabezas canas
En canosos
Todos los viejos tontos
Toman a los jovenzuelos
Por tontos
Yo, que me balanceo entre las dos edades
Yo les dirijo a todos un mensaje

La edad no tiene nada que ver
Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

Vosotros, tontos que empezáis
Tontos inocentes
Tontos jóvenes
Que, no lo neguéis,
Tomáis a los papás
Por tontos
Vosotros, tontos mayores
Tontos veteranos
Viejos tontos
Que, confesadlo,
Tomáis a los jóvenes
Por tontos
Meditad el imparcial mensaje
De un tipo que se balancea entre dos edades

La edad no tiene nada que ver
Cuando se es tonto, se es tonto
Que se tenga veinte años, que se sea abuelo
Cuando se es tonto, se es tonto
Que no haya más controversias entre vosotros
Tontos caducos o tontos debutantes
Tontitos de la última cosecha
Viejos tontos con solera.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Marquise-
Marquise
Georges Brassens (1921-1981)

Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaîst à faire un affront
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le mesme cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m'a vu ce que vous estes;
Vous serez ce que je suis.

Peut-être que je serai vieille,
Répond Marquise, cependant
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,
Et je t'emmerde en attendant.


Marquise

Marquise, si mi rostro
Tiene algunas arrugas
Recordad que a mi edad
Desearíais estar como yo.

Al tiempo, a las cosas más hermosas,
Le gusta hacerle afrentas
Y sabrá marchitar vuestras rosas
Como ha arrugado mi frente.

El mismo girar de los planetas
Rige nuestros días y nuestras noches
Yo he sido como usted
Usted será como yo.

Quizás yo envejeceré
Respondió Marquise, sin embargo
Tengo veintiséis años, mi viejo Corneille,
Y me aburro esperando.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -L'assasinat-
L'assassinat
Georges Brassens (1921-1981)

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Il avait la tête chenue
Et le cœur ingénu
Il eut un retour de printemps
Pour une de vingt ans

Mais la chair fraîch', la tendre chair
Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers
Son or fut épuisé

Quand sa menotte elle a tendue
Triste, il a répondu
Qu'il était pauvre comme Job
Elle a remis sa rob'

Elle alla quérir son coquin
Qu'avait l'appât du gain
Sont revenus chez le grigou
Faire un bien mauvais coup

Et pendant qu'il le lui tenait
Elle l'assassinait
On dit que, quand il expira
La langue ell' lui montra

Mirent tout sens dessus dessous
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers
Mais des saisies d'huissiers

Alors, prise d'un vrai remords
Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Ell' dit : " Pardonne-nous ! "

Quand les gendarm's sont arrivés
En pleurs ils l'ont trouvée
C'est une larme au fond des yeux
Qui lui valut les cieux

Et le matin qu'on la pendit
Ell' fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps
Sont un peu mécontents

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats


El asesinato

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.

El tenía la cabeza cana
Y el corazón ingenuo
Y volvió a vivir una primavera
Por una de veinte años.

Pero, la carne fresca, la carne tierna
Mi viejo amigo, cuesta cara.
Al cabo de cinto o seis besos
Su oro se había acabado.

Cuando ella tendió su manita,
Triste, el respondió
Que era pobre como Job,
Ella se volvió a poner su vestido.

Ella fue en busca de su chulo
Que tenía afán de lucro-
Volvieron a casa del tacaño
A cometer una fechoría.

Y mientras que él lo sujetaba
Ella lo asesinó.
Dicen que cuando expiraba
La lengua ella le enseñaba

Buscaron por todas partes
Y no encotraron una moneda
Sino letras de acreedores
Sino embargos de ujieres.

Entonces, sintiendo remordimientos de verdad,
Tuvo pena del muerto,
Y sobre él, cayendo de rodillas,
Dijo: “¡Perdónanos!”

Cuando la guardia civil llegó
La encontraron llorando.
Fue una lágrima en el fondo de sus ojos
Lo que le valió el cielo.

Y la mañana que la colgaron,
Ella fue al paraíso.
Algunos devotos, desde entonces
Están un poco descontentos.

No es solamente en París
Donde florece el crimen,
Nosotros, en el pueblo, también tenemos
Bonitos asesinatos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La complainte des filles de joie-
La complainte des filles de joie
Georges Brassens (1921-1981)

Bien que ces vaches de bourgeois
Les appell'nt des filles de joie
C'est pas tous les jours qu'ell's rigolent
Parole, parole
C'est pas tous les jours qu'elles rigolent

Car, même avec des pieds de grues
Fair' les cents pas le long des rues
C'est fatigant pour les guibolles
Parole, parole
C'est fatigant pour les guibolles

Non seulement ell's ont des cors
Des œils-de-perdrix, mais encor
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles
Parole, parole
C'est fou ce qu'ell's usent de grolles

Y a des clients, y a des salauds
Qui se trempent jamais dans l'eau
Faut pourtant qu'elles les cajolent
Parole, parole
Faut pourtant qu'elles les cajolent

Qu'ell's leur fassent la courte échelle
Pour monter au septième ciel
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent
Parole, parole
Les sous, croyez pas qu'ell's les volent

Ell's sont méprisées du public
Ell's sont bousculées par les flics
Et menacées de la vérole
Parole, parole

Et menacées de la vérole

Bien qu'tout' la vie ell's fass'nt l'amour
Qu'ell's se marient vingt fois par jour
La noce est jamais pour leur fiole
Parole, parole
La noce est jamais pour leur fiole

Fils de pécore et de minus
Ris par de la pauvre Vénus
La pauvre vieille casserole
Parole, parole
La pauvre vieille casserole

Il s'en fallait de peu, mon cher
Que cett' putain ne fût ta mère
Cette putain dont tu rigoles
Parole, parole
Cette putain dont tu rigoles


La queja de las niñas alegres

Aunque esos asquerosos burgueses
las llaman niñas alegres
no ríen todos los días.
palabra, palabra
no ríen todos los días.

Pues incluso con piernas de grullas
hacerse la acera arriba y abajo
es fatigoso para los pinreles.
palabra, palabra
es fatigoso para los pinreles.

No sólo tienen callos
y sabañones, sino que incluso
es una locura lo de zapatos que gastan
palabra, palabra
es una locura lo de zapatos que gastan

Hay clientes, hay cerdos
que no conocen el agua
es necesario sin embargo que ellas los mimen
palabra, palabra
es necesario sin embargo que ellas los mimen.

Que los aupen
para subir al séptimo cielo.
el dinero, no creais que ellas lo roban,
palabra, palabra
el dinero, no creais que ellas lo roban

Son despreciadas por la gente
golpeadas por los policías
y amenazadas por la viruela
palabra, palabra

y amenzadas por la viruela.

Aunque hacen el amor toda la vida,
que se casan veinte veces al día
nunca llegarán al altar,
palabra, palabra
nunca llegarán al altar.

Hijo de una pécora y de un tarado
no te rías de la pobre Venus
la pobre vieja ramera
palabra, palabra,
la pobre vieja ramera

Ha faltado muy poco, querido
para que esta puta no fuese tu madre
esta puta de la que te ríes
palabra, palabra
esta puta de la que te ríes.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:30 PM   0 comments
Georges Brassens -Le bulletin de santé-
Le bulletin de santé
Georges Brassens (1921-1981)


J'ai perdu mes bajou's, j'ai perdu ma bedaine,
Et, ce, d'une façon si nette, si soudaine,
Qu'on me suppose un mal qui ne pardonne pas,
Qui se rit d'Esculape et le laisse baba.

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette
Durant les moments creux dans certaines gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jou'nt,
À me mettre au linceul sous des feuilles de chou.

Or, lassé de servir de tête de massacre,
Des contes à mourir debout qu'on me consacre,
Moi qui me porte bien, qui respir' la santé,
Je m'avance et je cri' toute la vérité.

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre
Si j'ai quitté les rangs des plus de deux cents livres,
C'est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon,
Et bien d'autres, j'ai pas la mémoire des noms.

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C'est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut',
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !

Qu'on me comprenne bien, j'ai l'âme du satyre
Et son comportement, mais ça ne veut point dire
Que j'en ai' le talent, le géni', loin s'en faut !
Pas une seule encor' ne m'a crié " bravo ! "

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste
Rose, un bon nombre de femmes de journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi
A m'donner du bonheur une dernière fois.

C'est beau, c'est généreux, c'est grand, c'est magnifique !
Et, dans les positions les plus pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattu's
Sur des tas de bouillons, des paquets d'invendus.

Et voilà ce qui fait que, quand vos legitimes
Montrent leurs fesse' au peuple ainsi qu'à vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l'envers,
Les échos, les petits potins, les faits divers.

Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes
Du boudoir de ces dam's, des râles et des plaintes,
Ne dites pas : "C'est tonton Georges qui expire ",
Ce sont tout simplement les anges qui soupirent.

Et si vous entendez crier comme en quatorze :
"Debout ! Debout les morts ! " ne bombez pas le torse,
C'est l'épouse exalté' d'un rédacteur en chef
Qui m'incite à monter à l'assaut derechef.

Certe', il m'arrive bien, revers de la médaille,
De laisser quelquefois des plum's à la bataille...
Hippocrate dit : " Oui, c'est des crêtes de coq",
Et Gallien répond "Non, c'est des gonocoqu's... "

Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne
De méchants coups de pied qu'un bon chrétien pardonne,
Car, s'ils causent du tort aux attributs virils,
Ils mettent rarement l'existence en péril.

Eh bien, oui, j'ai tout ça, rançon de mes fredaines.
La barque pour Cythère est mise en quarantaine.
Mais je n'ai pas encor, non, non, non, trois fois non,
Ce mal mystérieux dont on cache le nom.

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses,
C'est que je baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut',
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !


El parte facultativo

Yo he perdido mis mofletes, yo he perdido mi barriga
y, esto, de una manera tan clara, tan rápida,
que me suponen un mal que no perdona
que se ríe de Esculapio y lo deja embobado.

Al no venderse ya el monstruo del Lago Ness,
Cuando no saben qué contar, en ciertas revistas
sistemáticamente, los necrólogos juegan
a amortajarme en los periodiquillos.

Ahora bien, cansado de ser el protagonista
de los cuentos de nunca acabar que me consagran,
yo que me siento bien, que transmito salud,
yo avanzo y grito toda la verdad.

Toda la verdad, señores, os la cuento
si he dejado la banda de los de más de cien kilos,
es por culpa de Mimi, de Lisette, de Ninon
y muchas otras, no recuerdo los nombres.

Si he traicionado a los gordos, los mofletudos, los obesos,
es que jodo, que jodo, que jodo,
como un macho cabrio, un carnero, una bestia, un bruto,
estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo, el celo!

Que se me comprenda bien, yo tengo el alma de un sátiro
y su comportamiento, pero eso no quiere decir en absoluto
que yo tenga su talento, su genio, ¡nada más lejos!
Ni una sola me ha gritado aún “bravo”!

Entre otras florecillas, yo cuento, en mi lista
rosa, un buen número de mujeres de periodistas
que, creyéndome perdido, ponen todo su empeño
en hacerme feliz por una última vez.

Es hermoso, es generoso, es grande, es magnífico!
y, en las posiciones más pornográficas,
les rindo honores con las nalgas sentadas
sobre montones de remanentes, de montones de no vendidos.

Y he aquí por lo que, cuando vuestras legítimas
muestran sus nalgas a la gente así como a vuestros íntimos,
se puede leer en ellas, imprimidas al revés,
los ecos de sociedad, los cotilleos, los sucesos.

Y si oís surgir, a través de las maderas
de los despachos de estas señoras, estertores y quejidos,
no digáis: “Es el tío Georges que expira”,
son simplemente las angelitas que suspiran.

Y si oís gritar como en el año catorce:
“¡De pie! ¡De pie los muertos!” no respiréis satisfechos,
es la esposa exaltada de un redactor jefe
que me incita al asalto por segunda vez.

Ciertamente, a veces me pasa, es la otra cara de la moneda,
que dejo algunas plumas en la batalla...
Hipócrates dice: “Oui, son gallocrestas”
y Galeno responde: “Non, son gonococos…”

Los dos tienen razon. Venus a veces os da
malvadas patadas que un buen cristiano perdona,
pues, si le causan daño a los atributos viriles,
raramente ponen en peligro nuestra existencia.

Y bien, sí, tengo todo eso, premio de mis calaveradas.
La barca de Citeres está en cuarentena.
Pero no tengo aún, no, no, no, tres veces no,
ese mal misterioso del cual se oculta el nombre.

Si he traicionado a los gordos, los mofletudos, los obesos,
es porque jodo, jodo, jodo,
como un macho cabrío, un carnero, una bestia, un bruto,
estoy obsesionado: el celo, el celo, el celo, el celo!

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posted by Alfil @ 7:27 PM   0 comments
Georges Brassens -La non-demande en mariage-
La non-demande en mariage
Georges Brassens (1921-1981)


Ma mie, de grâce, ne mettons
Pas sous la gorge à Cupidon
Sa propre flèche
Tant d'amoureux l'ont essayé
Qui, de leur bonheur, ont payé
Ce sacrilège...

J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin

Laissons le champs libre à l'oiseau
Nous seront tous les deux priso-
nniers sur parole
Au diable les maîtresses queux
Qui attachent les cœurs aux queues
Des casseroles!

Vénus se fait vielle. Souvent
Elle perd son latin devant
La lèchefrite
A aucun prix, moi je ne veux
Effeuiller dans le pot-au-feu
La marguerite

On leur ôte bien des attraits
En dévoilant trop les secrets
De Mélusine
L'encre des billets doux pâlit
Vite entre les feuillets des li-
vres de cuisine.

Il peut sembler de tout repos
De mettre à l'ombre, au fond d'un pot
De confiture
La jolie pomme défendue
Mais elle est cuite, elle a perdu
Son goût "nature"

De servante n'ai pas besoin
Et du ménage et de ses soins
Je te dispense
Qu'en éternelle fiancéeA la dame de mes pensées
Toujours je pense


La no-petición de matrimonio

Amor mío, por favor, no lanzemos
a la garganta de Cupido
su propia flecha
muchos enamorados lo han intentado
y con su felicidad han pagado
ese sacrilegio...

Tengo el honor de
no pe-
dir tu mano
no grabemos
nuestros nombres debajo
de un pergamino

Dejemos campo libre al pájaro
estaremos los dos prisio-
neros de palabra.
Al diablo las amantes cocineras
que atan los corazones a los mangos
de las cacerolas!

Venus se hace vieja.
A menudoella no sabe qué hacer delante de
la sartén.A ningún precio, quiero
desojar en la marmitala margarita

Pierde muchos de sus encantos,
si se desvelan demasiado sus secretos,
Melusina.
La tinta de las cartas de amor palidece
rapidamente entre las hojas de los li-
bros de cocina

Puede parecer que da mucha seguridad
poner a la sombra, en el fondo de un bote
de mermelada,
la hermosa manzana prohibida,
pero una vez cocida, ella pierde
su sabor “natural”.

No tendo necesidad de criada
y de las tareas de la casa y de sus cuidados
te dispenso
Que como en una eterna novia,
En la dama de mis pensamientos
siempre pienso.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:14 PM   0 comments
Georges Brassens -Le grand chêne-
Le grand chêne
Georges Brassens (1921-1981)

Il vivait en dehors des chemins forestiers,
Ce n'était nullement un arbre de métier,
Il n'avait jamais vu l'ombre d'un bûcheron,
Ce grand chêne fier sur son tronc.

Il eût connu des jours filés d'or et de soie
Sans ses proches voisins, les pires gens qui soient ;
Des roseaux mal pensant, pas même des bambous,
S'amusant à le mettre à bout.

Du matin jusqu'au soir ces petit rejetons,
Tout juste cann' à pêch', à peine mirlitons,
Lui tournant tout autour chantaient, in extenso,
L'histoire du chêne et du roseau.

Et, bien qu'il fût en bois, les chênes, c'est courant,
La fable ne le laissait pas indifférent.
Il advint que lassé d'être en but aux lazzi,
Il se résolu à l'exi.

A grand-peine il sortit ses grands pieds de son trou
Et partit sans se retourner ni peu ni prou.
Mais, moi qui l'ai connu, je sais qu'il en souffrit
De quitter l'ingrate patrie.

A l'orée des forêts, le chêne ténébreux
A lié connaissance avec deux amoureux.
" Grand chêne laisse-nous sur toi graver nos noms... "
Le grand chêne n'as pas dit non.
Quand ils eur'nt épuisé leur grand sac de baisers,
Quand, de tant s'embrasser, leurs becs furent usés,
Ils ouïrent alors, en retenant des pleurs,
Le chêne contant ses malheurs."

Grand chên', viens chez nous, tu trouveras la paix,
Nos roseaux savent vivre et n'ont aucun toupet,
Tu feras dans nos murs un aimable séjour,
Arrosé quatre fois par jour.

"Cela dit, tous les trois se mettent en chemin,
Chaque amoureux tenant une racine en main.
Comme il semblait content ! Comme il semblait heureux !
Le chêne entre ses amoureux.

Au pied de leur chaumière, ils le firent planter.
Ce fut alors qu'il commença de déchanter
Car, en fait d'arrosage, il n'eut rien que la pluie,
Des chiens levant la patt' sur lui.

On a pris tous ses glands pour nourrir les cochons,
Avec sa belle écorce on a fait des bouchons,
Chaque fois qu'un arrêt de mort était rendu,
C'est lui qui héritait du pendu.

Puis ces mauvaises gens, vandales accomplis,
Le coupèrent en quatre et s'en firent un lit,
Et l'horrible mégère ayant des tas d'amants,
Il vieillit prématurément.

Un triste jour, enfin, ce couple sans aveu
Le passa par la hache et le mit dans le feu.
Comme du bois de caisse, amère destinée !
Il périt dans la cheminée.

Le curé de chez nous, petit saint besogneux,
Doute que sa fumée s'élève jusqu'à Dieu.
Qu'est-c'qu'il en sait, le bougre, et qui donc lui a dit
Qu'y a pas de chêne en paradis ?
Qu'y a pas de chêne en paradis ?


El gran roble

Vivía fuera de los caminos forestales,
No era para nada un árbol con carrera,
No había visto nunca la sombra de un leñador,
Este gran roble orgulloso sobre su tronco.

Hubiese conocido días dorados
Sin sus vecinos de al lado, gente de la peor calaña,
Cañas mal pensantes, y no precisamente de bambú,
Que se burlaban hasta sacarlo de sus casillas.

Desde la mañana hasta la noche, estos retoños,
Apenas cañas de pescar, apenas flautas de caña,
Girando alrededor de él cantaban, por lo extenso,
La historia del roble y la caña.

Y, aunque fuese de madera, en los robles, es normal,
La fábula no lo dejaba indiferente.
Ocurrió que cansado de estar expuesto a las bromas,
Decidió exiliarse.

Con gran pena sacó sus grandes pies de su agujero
Y se marchó sin volver la cabeza para nada.
Pero, yo que lo conocí, yo sé que le dolía
Dejar la ingrata patria.

En los límites del bosque, el roble melancólico
Trabó amistad con dos enmorados.
“Gran roble, déjanos grabar en ti nuestros nombres...”
El gran roble no dijo que no.

Cuando hubieron agotado su gran saco de besos,
Cuando, de tanto besarse, sus bocas se cansaron,
Oyeron entonces, aguantando las lágrimas,
A la encina contar sus desgracias.

“Gran encina, vente a nuestra casa, tu encontrarás la paz,
nuestras cañas saben vivir y no tienen desfachatez,
tu tendrás en nuestros muros una agradable estancia,
regado cuatro veces al día.”

Dicho esto, los tres juntos se pusieron en camino,
Cada enamorado llevando una raiz en la mano.
¡Qué contento parecía! ¡Qué feliz parecía!
El roble entres sus enamorados.

Al pie de su cabaña, lo hicieron plantar.
Y fue entonces cuando comenzó a desengañarse
Pues, para regarlo, no hubo más que la lluvia,
Y los perros que levantaban la pata sobre él.

Cogieron todas sus bellotas para alimentar a los cerdos,
Con su bella corteza hicieron tapones,
Cada vez que se firmaba una sentencia de muerte,
Era a él a quien le tocaba el ahorcado.

Luego, esta mala gente, vándalos en toda regla,
Lo cortaron en cuatro para hacerse una cama,
Y como la horrible arpía tenía un montón de amantes,
Envejeció prematuramente.

Un triste día, por fin, esta pareja sin escrúpulos
Lo pasó por el hacha y lo puso en el fuego.
Como madera de un caja, ¡amargo destino!
Pereció en la chimenea.

El cura de nuestro pueblo, santito menesteroso,
Duda que su humo se eleve hasta Dios.
¿Qué sabe él de esto, el bribón, y quién le ha dicho
que no hay robles en el paraíso?
¿que no hay robles en el paraíso?

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:07 PM   0 comments
Georges Brassens -Concurrence déloyale-
Concurrence déloyale
Georges Brassens (1921-1981)

Il y a péril en la demeure,
Depuis que les femmes de bonnes mœurs,
Ces trouble-fête,
Jalouses de Manon Lescaut,
Viennent débiter leurs gigots
A la sauvette.

Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus
La brave horizontal' déçue,
Ell's prenn'nt sa place.
De la bouche au pauvre tapin
Ell's retir'nt le morceau de pain,
C'est dégueulasse.

En vérité, je vous le dis,
Il y en a plus qu'en Normandie
Il y a de pommes.
Sainte-Mad'lein', protégez-nous,
Le métier de femme ne nou-
rrit plus son homme.

Y a ces gamines de malheur,
Ces goss's qui, tout en suçant leur
Pouc' de fillette,
Se livrent au détournement
De majeur et, vénalement,
Trouss'nt leur layette.

Y a ces rombièr's de qualité,
Ces punais's de salon de thé
Qui se prosternent,
Qui, pour redorer leur blason,
Viennent accrocher leur vison
A la lanterne.

Y a ces p'tit's bourgeoises faux culs
Qui, d'accord avec leur cocu,
Clerc de notaire,
Au prix de gros vendent leur corps,
Leurs charmes qui fleurent encor
La pomm' de terre.

Lors, délaissant la fill' de joie,
Le client peut faire son choix
Tout à sa guise,
Et se payer beaucoup moins cher
Des collégienn's, des ménagèr's,
Et des marquises.

Ajoutez à ça qu'aujourd'hui
La manie de l'acte gratuit
Se développe,
Que des créatur's se font cul-
buter à l'œil et sans calcul.
Ah ! les salopes !

Ell's ôt'nt le bonhomm' de dessus
La brave horizontal' déçue,
Ell' prenn'nt sa place.
De la bouche au pauvre tapin
Ell's retir'nt le morceau de pain,
C'est dégueulasse.


Competencia desleal

Nada se pierde por esperar,
Desde que las mujeres de buenas costumbres,
Esas aguafiestas,
Envidiosas de Manon Lescaut,
Acuden a vender sus piernas
Como vendedoras ambulantes.

Ellas quitan a los buenos hombres de encima de
La buena horizontal decepcionada,
Ellas ocupan su lugar.
A la pobre ramera
Ellas le quitan el pan de la boca,
Es repugnante.

En verdad, os lo digo,
Hay más como esas que en el mar
Hay agua.
Santa Magadalena, protégenos,
El oficio de la mujer no alimenta
Ya a su hombre.

Están esas muchachillas desgraciadas,
Esas chiquillas que, chupandose todavía el dedo
Como niñitas,
Se entregan a la corrupción
De mayores e, interesadamente,
Remangan sus pañales.

Están esas viejas señoronas,
Esas chinches de salón de té
Que se prosternan,
Que para, reverdecer viejas glorias,
Pasean sus abrigos de visón
A la luz de las farolas.

Están esas burgesitas con el culo de relleno
Que, de acuerdo con su cornudo,
Pasante de notario,
Venden al por mayor su cuerpo,
Sus encantos que huelen todavía
A patatas.

Entonces, abandonando a la prostituta,
El cliente puede elegir
Comodamente,
Y pagar mucho más barato
A colegialas, amas de casa,
Y a marquesas.

Unid a esto, que hoy día
La costumbre de hacerlo gratis
Se está extendiento,
Que las criaturas se dejan revolcar
De balde y desinteresadamente.
¡Ah! ¡Las muy guarras!

Ellas quitan a los buenos hombres de encima de
La buena horizontal decepcionada,
Ellas ocupan su lugar.
A la pobre ramera
Ellas le quitan el pan de la boca,
Es repugnante.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -L'épave-
L'épave
Georges Brassens (1921-1981)

J'en appelle à Bacchus ! A Bacchus j'en appelle !
Le tavernier du coin vient d'me la bailler belle.
De son établiss'ment j'étais l'meilleur pilier.
Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte
En disant : " Les poivrots, le diable les emporte ! "
Ça n'fait rien, il y a des bistrots bien singuliers...

Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre
Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de vivre
(Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes souliers.
Pauvre homme ! vu l'état piteux de mes godasses,
Je dout' qu'il trouve avec son chemin de Damas-se.
Ça n'fait rien, il y a des passants bien singuliers...

Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette
Qui, à la faveur d'la nuit lui avait paru coquette,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller.
Je l'plains de tout mon cœur, pauvre enfant, s'il l'a mise,
Vu que, d'un homme heureux, c'était loin d'êtr' la ch'mise.
Ça n'fait rien, y a des étudiants bien singuliers...

La femm' d'un ouvrier s'en prit à ma culotte.
" Pas ça, madam', pas ça, mille et un coups de bottes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez
D'la mettre à votr' mari, bientôt, je vous en fiche
Mon billet, il aurait du verglas sur les miches. "
Ça n'fait rien, il y a des ménages bien singuliers...

Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoir-e
Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires.
Une petit' vertu rentrant de travailler,
Elle qui, chaque soir, en voyait un' douzaine,
Courut dire aux agents : " J'ai vu que'qu' chos' d'obscène ! "
Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers...

Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas débonnaire.
Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : " Tonnerre !
On est en plein hiver et si vous vous geliez ! "
Et de peur que j'n'attrape une fluxion d'poitrine,
Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.
Ça n'fait rien, il y a des flics bien singuliers...

Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,
Moi, dont le cri de guerr' fut toujours " Mort aux vaches ! "
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier...


El desecho

¡Yo invoco a Baco! ¡A Baco yo invoco!
El tabernero de la esquina acaba de pegármela bien.
De su establecimiento yo era el mejor pilar.
Cuando me bebí todo mi dinero, me puso en puerta
Diciendo: “¡Al diablo con los borrachos!”
No tiene importancia, hay mesones muy raros...

Un pobre descalzo que pasó y me encontró borracho
Perdido, estando seguro que yo había dejado de vivir
(vosotros habríais hecho lo mismo), me quitó los zapatos.
¡Pobre hombre! Visto el estado lamentable de mis alpargatas,
dudo que encuentre con ellas su camino de Damasco.
No tiene importancia, hay transeúntes muy raros...

Un estudiante zarrapastroso cogió mi camisa
Que, en la oscuridad de la noche le pareció coqueta,
Pero a la luz del día sus ojos han debido desengañarse.
Lo compadezco de todo corazón, pobre chaval, si se la ha puesto,
Ya que, de un hombre feliz, distaba mucho de ser la camisa.
No tiene importancia, hay estudiantes muy raros...

La mujer de un obrero cogió mis pantlones.
“No, señora, no, tantas miles de patadas
han ido a parar a ellos que, si intentase
ponérselos a su marido, muy pronto, se lo aseguro,
tendrá hielo en los michelines”.
No tiene importancia, hay formas de llevar la casa muy raras.

Y yo estaba allí, desnudo, en el borde de la acera
Exhibiendo, a mi pesar, mis humildes genitales.
Una chica alegre al volver de su trabajo,
Ella, que cada noche ve una docena,
Corrió a decirle a la policía: “¡He visto una cosa obscena!”
No tiene importancia, hay zorras muy raras...

El representante de la ley vino, con un paso bonachón.
Tan pronto como me vio gritó: “¡Diablos!
Estamos en pleno invierno, ¡va usted a helarse!”
Y temiendo que yo cogiese una pleuresía,
El pobre, me tapó con su abrigo.
No tiene importancia, hay policías muy raros...

Y desde entonces, yo, el orgulloso, el bravucón,
Yo, cuyo grito de guerra fue siempre: “¡Muerte a la pasma!”
No he podido gritarlo más ni una sola vez.
Todavía lo intento, pero mi lengua avergonzada
Cae pesadamente en mi boca pastosa.
No tiene importancia, vivimos en un tiempo muy raro...

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Georges Brassens -Le moyenâgeux-
Le moyenâgeux
Georges Brassens (1921-1981)

Le seul reproche, au demeurant,
Qu'aient pu mériter mes parents,
C'est d'avoir pas joué plus tôt
Le jeu de la bête à deux dos.
Je suis né, même pas bâtard,
Avec cinq siècles de retard.
Pardonnez-moi, Prince, si je
Suis foutrement moyenâgeux.

Ah ! que n'ai-je vécu, bon sang !
Entre quatorze et quinze cent.
J'aurais retrouvé mes copains
Au Trou de la pomme de pin,
Tous les beaux parleurs de jargon,
Tous les promis de Montfaucon,
Les plus illustres seigneuries
Du royaum' de truanderie.

Après une franche repue,
J'eusse aimé, toute honte bue,
Aller courir le cotillon
Sur les pas de François Villon,
Troussant la gueuse et la forçant
Au cimetièr' des Innocents,
Mes amours de ce siècle-ci
N'en aient aucune jalousie...

J'eusse aimé le corps féminin
Des nonnettes et des nonnains
Qui, dans ces jolis tamps bénis,
Ne disaient pas toujours " nenni ",
Qui faisaient le mur du couvent,
Qui, Dieu leur pardonne ! souvent,
Comptaient les baisers, s'il vous plaît,
Avec des grains de chapelet.

Ces p'tit's sœurs, trouvant qu'à leur goût
Quatre Evangil's c'est pas beaucoup,
Sacrifiaient à un de plus :
L'évangile selon Vénus.
Témoin : l'abbesse de Pourras,
Qui fut, qui reste et restera
La plus glorieuse putain
De moines du quartier Latin.

A la fin, les anges du guet
M'auraient conduit sur le gibet.
Je serais mort, jambes en l'air,
Sur la veuve patibulaire,
En arrosant la mandragore,
L'herbe aux pendus qui revigore,
En bénissant avec les pieds
Les ribaudes apitoyées.

Hélas ! tout ça, c'est des chansons.
Il faut se faire une raison.
Les choux-fleurs poussent à présent
Sur le charnier des Innocents.
Le Trou de la pomme de pin
N'est plus qu'un bar américain.
Y a quelque chose de pourri
Au royaum' de truanderie.

Je mourrai pas à Montfaucon,
Mais dans un lit, comme un vrai con,
Je mourrai, pas même pendard,
Avec cinq siècles de retard.
Ma dernière parole soit
Quelques vers de Maître François,
Et que j'emporte entre les dents
Un flocon des neiges d'antan...

Ma dernière parole soit
Quelques vers de Maître François...
Pardonnez-moi, Prince, si je
Suis foutrement moyenâgeux.


El medieval

El único reproche, después de todo,
Que hayan podido merecer mis padres,
Es el de no haber jugado antes
El juego del animal de las dos espaldas.
Yo nací, incluso sin ser bastardo,
Con cinco siglos de retraso.
Perdóneme, Principe, si
Soy demasiado medieval.

¡Ah! Que no haya yo nacido, ¡por Dios!
Entre mil cuatrocientos y mil quinientos.
Me hubiese encontrado con mis amigos
En el Trou de la pomme de pin,
Con todos los que hablaban en jerga
Con todos los predestinados a Montfaucon,
Las más ilustres señorías
Del reino de la truhanería.

Después de una buena comilona,
Me hubiese gustado, sin vergüenza de ninguna clase,
Irme de picos pardos
Tras los pasos de François Villon,
Remangando las faldas y acorralándolas
En el cementerio de los Inocentes,
Mis amores de este siglo
No tengan celos ningunos...

Yo hubiese amado el cuerpo femenino
De las monjitas y las monjas
Que, en aquellos buenos tiempos benditos,
No decían nunca “no”,
Que hacían el muro del convento,
Que, ¡Dios se lo perdone!, a menudo,
Contaban los besos, ¡por favor!
Con las cuentas del rosario.

Estas hermanitas, viendo que a su parecer
Los Cuatro Evangelios, no eran suficientes,
Se entregaban a uno más:
El evangelio según Venus.
Testigo: la abadesa de Pourras,
Que fue, que es y será
La puta más gloriosa
De las monjas del Barrio Latino.

Al fin, los angelitos de la ronda
Me hubiesen conducido al cadalso.
Hubiese muerto, con las piernas colgando,
En la horca del patíbulo,
Regando la mandrágora,
La hierba de los ahorcados que vigoriza,
Bendiciendo con los pies
A lo libertinos apiadados.

¡Ay! Todo esto, son canciones.
Hay que tenerlo en cuenta.
Las coliflores crecen ahora
Sobre el osario de los Inocentes.
El Trou de la pomme de pin
Ya no es más que una barra americana.
Algo huele a podrido
En el reino de la truhanería.

No moriré en Montfaucon
Sino en una cama, como un verdadero tonto,
Moriré, incluso sin ser un granuja,
Con cinco siglos de retraso.
Que mis últimas palabras sean
Algunos versos del Maestro François,
Y que yo me lleve entre los dientes
Un copo de las nieves de antaño...

Mis últimas palabras sean
Algunos versos del Maestro François
Perdóneme, Principe, si
Soy demasiado medieval.

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Georges Brassens -Misogynie à part-
Misogynie à part
Georges Brassens (1921-1981)

Misogynie à part, le sage avait raison:
Il y a les emmerdant's, on en trouve à foison
En foule elles se pressent
Il y a les emmerdeus's, un peu plus raffinées
Et puis, très nettement au-dessus du panier
Y a les emmerderesses

La mienne, à elle seul', sur tout's surenchérit
Ell' relève à la fois des trois catégories.
Véritable prodige
Emmerdante, emmerdeuse, emmerderesse itou
Elle passe, ell' dépasse, elle surpasse tout
Ell' m'emmerde, vous dis-je.

Mon Dieu, pardonnez-moi ces propos bien amers
Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, ell' m'emmer-
de, elle abuse, elle attige
Ell' m'emmerde et j'regrett' mes bell's amours avec
La p'tite enfant d'Marie que m'a soufflée l'évêque
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, et m'oblige à me cu-
rer les ongles avant de confirmer son cul
Or, c'est pas callipyge
Et la charité seul' pouss' ma main résignée
Vers ce cul rabat-joie, conique, renfrogné
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, je le répète et quand
Ell' me tape sur le ventre, elle garde ses gants
Et ça me désoblige
Outre que ça dénote un grand manque de tact
Ça n'favorise pas tellement le contact
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde , quand je tombe à genoux
Pour cetain's dévotions qui sont bien de chez nous
Et qui donn'nt le vertige
Croyant l'heure venue de chanter le credo
Elle m'ouvre tout grand son missel sur le dos
Ell' m'emmerde, vous dis-je

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, à la fornication
Ell' s'emmerde, ell' s'emmerde avec ostentation
Ell' s'emmerde, vous dis-je
Au lieu de s'écrier: " Encor ! Hardi ! Hardi ! "
Ell' déclam' du Claudel, du Claudel, j'ai bien dit
Alors ça, ça me fige

Ell' m'emmerde, ell' m'emmerde, j'admets que ce Claudel
Soit un homm' de génie, un poète immortel
J'reconnais son prestige
Mais qu'on aille chercher dedans son œuvre pie
Un aphrodisiaque, non, ça, c'est d'l'utopie
Ell' m'emmerde, vous dis-je


Misoginia aparte

Misoginia aparte, el sabio tenía razón:
Están las pesadas, las hay a millares,
En masa se apiñan.
Están las coñazos, un poco más refinadas,
Y luego, muy por encima del resto,
Están las insoportables.

La mía, ella sola, las sobrepasa a todas,
Y supera a la vez las tres categorías.
Verdadero prodigio,
Pesada, coñazo e insoportable también,
Ella pasa, supera, lo sobrepasa todo.
Me aburre, os lo digo.

Dios mío, perdóname estas palabras tan amargas,
Ella me aburre, me aburre, me aburre, me aburre,
Abusa y exagera,
Me aburre y echo de menos mis amores con
La monjita que me ha robado el obispo,
Me aburre, os lo digo

Me aburre, me aburre, y me obliga a limpiarme
Las uñas antes de constatar su culo,
Ahora bien, no es Callipyge,
Y sólo la caridad empuja a mi mano resignada
Hacia ese culo aguafiestas, cónico, arrugado,
Me aburre, os lo digo.

Me aburre, me aburre, lo repito y cuando
Me toca en el vientre, se deja puestos sus guantes
Y eso me disgusta.
Aparte de denotar una gran falta de tacto,
Eso no favorece mucho el contacto.
Me aburre, os lo digo.

Me aburre, me aburre, cuando caigo de rodillas
Para ciertos placeres que son muy nuestros
Y que provocan vértigo
Cree que ha llegado el momento de cantar el credo
Y me abre a todo lo ancho, el misal sobre mi espalda.
Me aburre, os lo digo.

Me aburre, me aburre, en la fornicación
Ella se aburre, se aburre con ostentación
Se aburre, os lo digo.
En vez de gritar: “¡Más! ¡Duro! ¡Duro!”
Ella recita cosas de Claudel,
de Claudel, he dicho bien
Y entonces eso, eso me paraliza.

Me aburre, me aburre, admito que ese Claudel
Sea un hombre genial, un poeta inmortal,
Yo reconozco su prestigio,
Pero querer buscar en su obra piadosa
Un afrodisíaco, no, eso es una utopía.
Me aburre, os lo digo.

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Georges Brassens -Bécassine-
Bécassine
Georges Brassens (1921-1981)

Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine,
Ceux qui cherchaient la toison d'or
Ailleurs avaient bigrement tort.
Tous les seigneurs du voisinage,
Les gros bonnets, grands personnages,
Rêvaient de joindre à leur blason
Une boucle de sa toison.
Un champ de blé prenait racine
Sous la coiffe de Bécassine.

C'est une espèce de robin,
N'ayant pas l'ombre d'un lopin,
Qu'elle laissa pendre, vainqueur,
Au bout de ses accroche-cœurs.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des blés d'or en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine,
Si belles que Sémiramis
Ne s'en est jamais bien remis'.
Et les grands noms à majuscules,
Les Cupidons à particules
Auraient cédé tous leurs acquêts
En échange de ce bouquet.
Au fond des yeux de Bécassine
Deux pervenches prenaient racine.

C'est une espèce de gredin,
N'ayant pas l'ombre d'un jardin,
Un soupirant de rien du tout
Qui lui fit faire les yeux doux.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Des fleurs bleu's en toute saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

A sa bouche, deux belles guignes,
Deux cerises tout à fait dignes,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.
Les hobereaux, les gentillâtres,
Tombés tous fous d'elle, idolâtres,
Auraient bien mis leur bourse à plat
Pour s'offrir ces deux guignes-là,
Tout à fait dignes du panier
De madame de Sévigné.

C'est une espèce d'étranger,
N'ayant pas l'ombre d'un verger,
Qui fit s'ouvrir, qui étrenna
Ses joli's lèvres incarnat.
C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.

C'est une sorte de manant,
Un amoureux du tout-venant
Qui pourra chanter la chanson
Du temps des ceris's en tout' saison
Et jusqu'à l'heure du trépas,
Si le diable s'en mêle pas.


Bécassine

Un campo de trigo echaba raíces
Bajo la cofia de Bécassine,
Los que buscaban el toison de oro
En otra parte estaban muy extraviados.
Todos los señores del vecindario,
Los peces gordos, grandes personajes,
Soñaban con unir a su blasón
Un rizo de su cabellera.
Un campo de trigo echaba raíces
Bajo al cofia de Bécassine.

Es a una especie de pretencioso
Que no es dueño de un palmo de tierra,
Al que ella deja coger, vencedor,
Un mechón de sus rizos.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa
El que podrá cantar la canción
De los trigos de oro en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

En el fondo de los ojos de Bécassine
Dos hierbas doncellas echaban raíces,
Tan hermosas que Seémíiramis
No se ha repuesto nunca.
Y los grandes, con nombres en mayúsculas,
Los Cupidos con nombres elegantes
Hubiesen cedido todos sus bienes
A cambio de ese ramo de flores.
En el fondo de los ojos de Bécassine
Dos hierbas doncellas echaban raíces.

Es una especie de bribón,
Que no es dueño ni de una maceta,
Un don nadie que la pretendía,
El que consigue enamorarla.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
De las flores azules en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

En su boca, dos bellas cerezas,
Dos cerezas enteramente dignas,
Enteramente dignas del cesto
De Madame de Sevigné.
Los hidalguillos, los caballeretes,
Locamente enamorados de ella, idólatras,
Hubiesen gastado todo su dienero
Para conseguir esas dos cerezas
Enteramente dignas del cesto
De Madame de Sevigné.

Es una especie de forastero,
Que no tiene ni un palmo de huerta,
El que hizo abrirse, el que estrenó
Sus bonitos labios encarnados.
Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
Del tiempo de las cerezas en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

Es una especie de patán,
Uno que se conforma con cualquier cosa,
El que podrá cantar la canción
Del tiempo de las cerezas en cualquier estación
Y hasta la hora de su muerte,
Si el diablo no se entromete.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -L'ancêtre-
L'ancêtre
Georges Brassens (1921-1981)


Notre voisin l'ancêtre était un fier galant
Qui n'emmerdait personne avec sa barbe blanche,
Et quand le bruit courut qu' ses jours étaient comptés,
On s'en fut à l'hospice afin de l'assister.

On avait apporté les guitar's avec nous
Car, devant la musique, il tombait à genoux,
Excepté toutefois les marches militaires
Qu'il écoutait en se tapant le cul par terre.

Émules de Django, disciples de Crolla,
Toute la fine fleur des cordes était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime audition.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus,
Les guitar's sont resté's à la porte cochère,
Et le dernier concert de l'ancêtre déçu
Ce fut un pot-pourri de cantiques, peuchère!

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Pas de musique d'orgue, oh! non,
Pas de chants liturgiques
Pour qui aval' sa chique,
Mais des guitar's, cré nom de nom!

On avait apporté quelques litres aussi,
Car le bonhomme avait la fièvre de Bercy
Et les soirs de nouba, parol' de tavernier,
A rouler sous la table il était le dernier.

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toute la fine fleur de la vigne était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime libation.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçus,
Les litres sont restés à la porte cochère,
Et l' coup de l'étrier de l'ancêtre déçu
Ce fut un grand verre d'eau bénite, peuchère !

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Ne nous faites pas boire, oh ! non,
De ces eaux minéral's, bénites ou lustrales,
Mais du bon vin, cré nom de nom !

On avait emmené les belles du quartier,
Car l'ancêtre courait la gueuse volontiers.
De sa main toujours leste et digne cependant
Il troussait les jupons par n'importe quel temps.

Depuis Manon Lescaut jusques à Dalila
Toute la fine fleur du beau sexe était là
Pour offrir à l'ancêtre, en signe d'affection,
En guis' de viatique, une ultime érection.

Hélas! les carabins ne les ont pas reçu's,
Les belles sont restées à la porte cochère,
Et le dernier froufrou de l'ancêtre déçu
Ce fut celui d'une robe de sœur, peuchère !

Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Pas d'enfants de Marie, oh ! non,
Remplacez-nous les nonnes
Par des belles mignonnes
Et qui fument, cré nom de nom !


El vejete

Nuestro vecino el vejete era un orgulloso galán
Que no molestaba a nadie con su barba blanca,
Y cuando se corrió la voz de que sus días estaban contados,
Acudimos al asilo con el fin de ayudarle.

Habíamos llevado las guitarras con nosotros
Pues, ante la música, caía de rodillas,
Exceptuando siempre las marchas militares
Que escuchaba siempre dándoles el culo.

Émulos de Django, discípulos de Crolla,
Toda la flor y nata de las cuerdas estaba allí,
Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,
Como un viático, una última audición.

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,
las guitarras se quedaron en la puerta de la calle,
y el último concierto del vejete decepcionado
fue un popurrí de cánticos, ¡caramba!.

Cuando seamos vejetes,
Que andemos por Bicêtre,
Nada de música de órganos, ¡oh!, no,
Nada de cantos litúrgicos
Para el que va a palmarla,
Sino de guitarras, ¡por lo que más queráis!

Habíamos llevados algunos litros también,
Pues el buen hombre tenía la fiebre de Bercy

Y en las noches de parranda, palabra de tabernero,
Él era el último en rodar por el suelo.

Saumur, Entre-deux-mers, Beaujolais, Marsala,
Toda la flor y nata de las viñas estaba allí
Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,
Como un viático, una última libación.

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,
los litros se quedaron en la puerta de la calle,
y el último lingotazo del vejete decepcionado
fue un gran vaso de agua bendita ¡caramba!

Cuando seamos vejetes,
Que andemos por Bicêtre,
No nos hagáis beber, ¡oh!, no
Esas aguas minerales, benditas o lustrales,
Sino buen vino, ¡por lo que más queráis!

Habíamos llevado a las guapas del barrio,
Pues el vejete cortejaba a las picaronas de buena gana.
Con su mano siempre ligera y digna sin embargo
Remangaba las faldas sin importar el momento.

Desde Manon Lescaut hasta Dalila
Toda la flor y nata del sexo débil estaba allí
Para ofrecer al vejete, en señal de afecto,
Como un viático, una última erección.

¡Ay! Los medicuchos no nos recibieron,
las chavalas se quedaron en la puerta de la calle,
y el último frufrú del vejete decepcionado
fue el de un traje de monja, ¡caramba!.

Cuando seamos vejetes,
Que andemos por Bicêtre,
Nada de hijas de María,¡oh!, no,
Cambiadnos a las monjas
Por bellas jovencitas
Y que fumen, ¡por lo que más queráis!

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 6:26 PM   0 comments
Georges Brassens -Rien à jeter-
Rien à jeter
Georges Brassens (1921-1981)


Sans ses cheveux qui volent
J'aurais, dorénavant,
Des difficultés folles
A voir d'où vient le vent.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Je me demande comme
Subsister sans ses joues
M'offrant de belles pommes
Nouvelles chaque jour.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans sa gorge, ma tète,
Dépourvu' de coussin,
Reposerais par terre
Et rien n'est plus malsain.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Sans ses hanches solides
Comment faire, demain,
Si je perds l'équilibre,
Pour accrocher mes mains ?

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle a mile autres choses
Précieuses encore
Mais, en spectacle, j'ose
Pas donner tout son corps.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Des charmes de ma mie
J'en passe et des meilleurs.
Vos cours d'anatomie
Allez les prendre ailleurs.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

D'ailleurs, c'est sa faiblesse,
Elle tient ses os
Et jamais ne se laisse-
rait couper en morceaux.

Tout est bon chez elle, y a rien à jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.

Elle est quelque peu fière
Et chatouilleuse assez,
Et l'on doit tout entière
La prendre ou la laisser.

Tout est bon chez elle, y a rien jeter,
Sur l'île déserte il faut tout emporter.


Nada que tirar

Sin sus cabellos al viento
Tendré, en adelante,
Grandes dificultades
Para ver de donde viene el viento.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Me pregunto cómo
Subsistir sin sus mejillas,
Que me ofrecen bellas manzanas
Nuevas cada día.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Sin su cuello, mi cabeza,
Desprovista de cojín,
Reposaría en la tierra
Y nada es más dañiño.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Sin sus sólidas caderas
¿Cómo hacer, mañana,
Si pierdo el equilibrio,
Para agarrarme con las manos?

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Ella tiene otras mil cosas
También preciosas,
Pero, no me atrevo a ofrecer
todo su cuerpo, como en un espectáculo.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Los encantos de mi amiga,
Los callo y los mejores.
Vuestros cursos de anatomía
Id a darlos en otra parte.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Por otra parte, su debilidad es
Querer a sus huesos,
Y nunca se dejaría
Cortar en trocitos.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Es un poco orgullosa
Y melindrosa también,
Y tal como es
hay que tomarla o dejarla.

Todo es bueno en ella, no hay nada que tirar,
A una isla desierta hay que llevárselo todo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les oiseaux de passage-
Les oiseaux de passage
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Jean Richepin

Ô vie heureuse des bourgeois
Qu'avril bourgeonne
Ou que decembre gèle,
Ils sont fiers et contents

Ce pigeon est aimé,
Trois jours par sa pigeonne
Ça lui suffit il sait
Que l'amour n'a qu'un temps

Ce dindon a toujours
Béni sa destinée
Et quand vient le moment
De mourir il faut voir

Cette jeune oie en pleurs:
”C'est la que je suis née
Je meurs presd de ma mère
Et je fais mon devoir”

Elle a fait son devoir!
C'est a dire que onques
Elle n'eut de souhait
Impossible elle n'eut

Aucun rêve de lune
Aucun désir de jonque
L'emportant sans rameurs
Sur un fleuve inconnu

Et tous sont ainsi faits!
Vivre la même vie
Toujours, pour ces gens là
Cela n'est point hideux.

Ce canard n'a qu'un bec,
Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir
Ou bien d'en avoir deux

Ils n'ont aucun besoin
De baiser sur les lèvres
Et, loin des songes vains,
Loin des soucis cuisants

Possèdent pour tout cœur
Un vicere sans fièvre
Un coucou régulier
Et garanti dix ans

Ô les gens bien heureux
Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller
Lentement, en grand vol

En forme de triangle
Arrivent planent, et passent
Où vont ils? ... qui sont-ils ?
Comme ils sont loins du sol!

Regardez les passer!, eux
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur desir
Le veut par dessus monts

Et bois, et mers, et vents
Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent
Ferait éclater vos poumons

Regardez les! avant
D'atteindre sa chimère
Plus d'un l'aile rompue
Et du sang plein les yeux

Mourra. Ces pauvres gens
Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer
Aussi bien que vous, mieux

Pour choyer cette femme
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir
Volailles comme vous

Mais ils sont avant tout
Des fils de la chimère
Des asoiffés d'azur
Des poètes des fous

Regardez les vieux coqs
Jeune Oie édifiante!
Rien de vous ne pourra
monter aussi haut qu'eux

Et le peu qui viendra
d'eux à vous
C'est leur fiante
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux


Pájaros errantes

¡Oh, vida feliz de los burgueses!
Con que abril florezca
O con que diciembre se hiele,
Ya están contentos y felices.

Este palomo es amado
Tres días por su paloma
Eso le basta, él sabe
Que el amor sólo dura un rato.

Este pavo siempre
Ha bendecido su destino
Y cuando llega la hora
De morir hay que ver

A esta joven oca llorando:
“Es aquí donde nací
muero cerca de mi madre
y he cumplido con mi deber”.

¡Ella ha hecho su deber!
Es decir que nunca
Tuvo un deseo
Imposible, ella nunca

Deseó la luna,
Nunca deseó un junco
Que la llevase sin remeros
Sobre un río desconocido.

¡Y todos son iguales!
Vivir la misma vida
Siempre, para esta gente
No es nada horrible.

Este pato no tiene más que un pico,
Y nunca tuvo ganas
O de no tenerlo más
O bien de tener dos.

No tienen ninguna necesidad
De besar en los labios,
Y, lejos de sueños vanos,
Lejos de necesidades apremiantes,

Tienen por todo corazón
Una viscera sin fiebre
Un reloj de cuco regular
Y garantizado por diez años.

¡Oh, gente feliz!
De pronto en el espacio
Tan alto que parecen ir
Lentamente, una gran bandada

En forma de triángulo
Llega, planea y se marcha.
¿Dónde van?... ¿Quiénes son?
¡Qué lejos están del suelo!

¡Miradlos pasar! Ellos,
Ellos son los salvajes.
Van donde sus deseos
Los llevan, por encima de montes,

Y bosques, y mares, y vientos,
Y lejos de las esclavitudes.
El aire que respiran
Haría estallar vuestros pulmones.

¡Miradlos! Antes
de alcanzar su quimera
más de uno, con el ala rota,
y llenos de sangre los ojos

morirá. Esta pobre gente
tienen también mujer y madre
y saben amarlas
tan bien como vosotros, mejor.

Para mimar a esta mujer
Y alimentar a esta madre
Podrían convertirse en
Aves de corral como vosotros.

Pero son ante todo
Hijos de la quimera,
Sedientos de cielo azul,
Poetas, locos.

Miradlos, viejos gallos,
Joven oca edificante!
Nada de vosotros podrá
Subir tan alto como ellos.

Y lo poco que llegará
De ellos a vosotros
Es su estiércol.
Los burgueses están turbados
De ver pasar los mendigos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La religieuse-
La religieuse
Georges Brassens (1921-1981)

Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette,
Si le chrétien succombe à son charme insidieux,
Le païen le plus sûr, l'athé' le plus honnête
Se laisseraient aller parfois à croire en Dieu.
Et les enfants de chœur font tinter leur sonnette...

Il paraît que, dessous sa cornette fatale
Qu'elle arbore à la messe avec tant de rigueur,
Cette petite sœur cache, c'est un scandale!
Une queu' de cheval et des accroche-cœurs.
Et les enfants de chœur s'agitent dans les stalles..
.
Il paraît que, dessous son gros habit de bure,
Elle porte coquettement des bas de soi',
Festons, frivolités, fanfreluches, guipures,
Enfin tout ce qu'il faut pour que le diable y soit.
Et les enfants de chœur ont des pensées impures...

Il paraît que le soir, en voici bien d'une autre!
A l'heure où ses consœurs sont sagement couché's
Ou débitent pieusement des patenôtres,
Elle se déshabille devant sa psyché.
Et les enfants de chœur ont la fièvre, les pauvres...

Il paraît qu'à loisir elle se mire nue,
De face, de profil, et même, hélas! de dos,
Après avoir, sans gêne, accroché sa tenue
Aux branches de la croix comme au portemanteau.
Chez les enfants de chœur le malin s'insinue...

Il paraît que, levant au ciel un œil complice,
Ell' dit : "Bravo, Seigneur, c'est du joli travail! "
Puis qu'elle ajoute avec encor plus de malice :
"La cambrure des reins, ça, c'est une trouvaille!
"Et les enfants de chœur souffrent un vrai supplice...

Il paraît qu'à minuit, bonne mère, c'est pire :
On entend se mêler, dans d'étranges accords,
La voix énamouré' des anges qui soupirent
Et celle de la sœur criant " Encor! Encor! "
Et les enfants de chœur, les malheureux, transpirent...

Et monsieur le curé, que ces bruits turlupinent,
Se dit avec raison que le brave Jésus
Avec sa tête, hélas! déjà chargé' d'épines,
N'a certes pas besoin d'autre chose dessus.
Et les enfants de chœur, branlant du chef, opinent...

Tout ça, c'est des faux bruits, des ragots, des sornettes,
De basses calomni's par Satan répandu's.
Pas plus d'accroche-cœurs sous la blanche cornette
Que de queu' de cheval, mais un crâne tondu.
Et les enfants de chœur en font, une binette...

Pas de troubles penchants dans ce cœur rigoriste,
Sous cet austère habit pas de rubans suspects.
On ne verra jamais la corne au front du Christ,
Le veinard sur sa croix peut s'endormir en paix,
Et les enfants de chœur se masturber, tout tristes...


La religiosa

Todos los corazones se adhieren a su cofia,
Si el cristiano sucombe a su encanto insidioso,
El pagano más convencido, el ateo más honesto
Llegarían a veces hasta a creen en Dios.
Y los monaguillos hacen sonar su campanilla...

Parece que, bajo su cofia fatal,
Que enarbola en la misa con tanto rigor,
Esta monjita oculta, ¡qué escándalo!
Una cola de caballo y rizos.
Y los monaguillos se agitan en las sillas del coro...

Parece que, bajo su grueso vestido de sayal,
Lleva coquetamente medias de seda,
Festones, encajes, bordados, blondas,
En fin, todo lo que hace falta para que acuda el diablo.
Y los monaguillos tienen pensamientos impuros...

Parece que por la noche ¡no faltaba más!
A la hora en sus compañeras están sabiamente acostadas
O rezan piadosamente algunos padrenuestros,
Ella se desnuda delante de su espejo.
Y los monaguillos tienen fiebre, los pobres...

Parece que se mira desnuda lentamente,
De frente, de perfil, e incluso ¡ay! de espalda,
Después de haber colgado sus hábitos, sin problemas,
En los maderos de la cruz como un perchero.
Entre los monaguillos el maligno se insinúa...

Parece que, echando una mirada cómplice al cielo,
Ella dice: “¡Bravo, Señor, has hecho un bonito trabajo!”
Y luego añade aún con más malicia:
“La curva de los riñones, eso, eso es un hallazgo”.
Y los monaguillos sufren un verdadero suplicio...

Parece que a medianoche, madre, es peor;
Se oyen mezclarse con extraños acordes,
La voz enamorad de los ángeles que suspiran
Y la de la hermana gritando”¡Más! ¡Más!”
Y los monaguillos, los pobrecillos, sudan...

Y el señor cura, al que fastidian esos comentarios,
Dice, con razón, que el buen Jesús
Con su cabeza, ¡ay! ya cargada de espinas
No tiene necesidad de cargar además otras cosas.
Y los monaguillos, rajando del jefe, opinan...

Todo eso son habladurías, chismes, pamplinas,
Bajas calumnias difundidas por Satán.
No hay rizos bajo su blanca cofia
Ni cola de caballo, sino un cráneo rapado.
Y a los monaguillos se les pone una carita...

Nada de débiles inclinaciones en ese corazón fuerte,
Nada de lacitos sospechos bajo ese hábito austero.
No se verán nunca, cuernos en la frente de Cristo.
El afortunado puede dormirse en paz en su cruz,
Y los monaguillos masturbarse, tristes...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Pensée des morts-
Pensée des morts
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Alphonse De Lamartine.

Voilà les feuilles sans sève
qui tombent sur le gazon
voilà le vent qui s'élève
et gémit dans le vallon
voilà l'errante hirondelle
qui rase du bout de l'aile
l'eau dormante des marais
voilà l'enfant des chaumières
qui glane sur les bruyères
le bois tombé des forêts

C'est la saison où tout tombe
aux coups redoublés des vents
un vent qui vient de la tombe
moissonne aussi les vivants
ils tombent alors par mille
comme la plume inutile
que l'aigle abandonne aux airs
lorsque des plumes nouvelles
viennent réchauffer ses ailes
à l'approche des hivers

C'est alors que ma paupière
vous vit palir et mourir
tendres fruits qu'à la lumière
dieu n'a pas laissé murir
quoique jeune sur la terre
je suis dejà solitaire
parmi ceux de ma saison
et quand je dis en moi-même
"où sont ceux que ton cœur aime?"
je regarde le gazon

C'est un ami de l'enfance
qu'aux jours sombres du malheur
nous preta la providence
pour appuyer notre cœur
il n'est plus : notre âme est veuve
il nous suit dans notre épreuve
et nous dit avec pitié:
"Ami si ton âme est pleine
de ta joie ou de ta peine
qui portera la moitié?"

C'est une jeune fiancé
equi, le front ceint du bandeau
n'emporta qu'une pensée
de sa jeunesse au tombeau
Triste, hélas ! dans le ciel même
pour revoir celui qu'elle aime
elle revient sur ses pas
et lui dit : "ma tombe est verte!
sur cette terre déserte
qu'attends-tu? je n'y suis pas!

"C'est l'ombre pâle d'un père
qui mourut en nous nommant
c'est une sœur, c'est un frère
qui nous devance un moment
tous ceux enfin dont la vie
un jour ou l'autre ravie,
emporte une part de nous
murmurent sous la pierre
"vous qui voyez la lumière
de nous vous souvenez vous?"

Voilà les feuilles sans sève
qui tombent sur le gazon
voilà le vent qui s'élève
et gémit dans le vallon
voilà l'errante hirondelle
qui rase du bout de l'aile
l'eau dormante des marais
voilà l'enfant des chaumières
qui glane sur les bruyères
le bois tombé des forêts


Pensamientos de muertos

He aquí las hojas sin sabia
Que caen sobre la hierba,
He aquí le viento que se levanta
Y gime en el valle,
Y he aquí la errante golondrina
Que roza con la punta del ala
El agua adormecida de los pantanos,
He aquí el muchacho de las chozas
Que rebusca en el brezal
La leña caída de los bosques.

Es la estación en que todo cae
Bajo los golpes redoblados de los vientos,
Un viento que viene de la tumba
Siega también a los vivos:
Caen entonces por miles
Como la pluma inútil
Que el águila abandona por los aires
Cuando plumas nuevas
Vienen a calentar sus alas
En la proximidad de los inviernos.

Fue entonces cuando mis párpados
Os vieron palidecer y morir
Tiernos frutos que, a la luz,
¡Dios no ha dejado madurar!
Aunque joven en la tierra
Ya soy un solitario
Entre los de mi edad
Y cuando me digo a mí mismo:
“¿Dónde están los que ama tu corazón?”
miro la hierba.

Fue a un amigo de la infancia
El que en los días sombrios de la desgracia
Nos prestó la providencia
Para que nuestro corazón se apoyase.
Ya no está: nuestra alma esta viuda,
Él nos sigue en el sufrimiento
Y nos dice compadecido:
“¿Amigo si tu alma está llena,
de tu alegría o de tu pena
quién te ayudará a compartir la mitad?”

Es una joven novia
Que, ceñida la frente con una diadema,
No tuvo más que un pensamiento
Desde su juventud hasta su tumba.
Triste, ¡ay! en el mismo cielo,
Para volver a ver al que ama
Volvió sobre sus pasos
Y le dijo: “¡Mi tumba es verde!
En esta tierra desierta
¿qué esperas? ¿ya no estoy ahí!.

Es la sombra pálida de un padre
Que murión nombrámdonos,
Es una hermana, un hermano
Que se nos adelantó por poco,
Todos esos, en fin, que la vida
Nos quita un día u otro,
Arrancando un pedazo de nosotros,
Murmuran bajo la piedra:
“Vosotros que veis la luz
¿os acordáis de nosotros?

He aquí las hojas sin sabia
Que caen sobre la hierba,
He aquí le viento que se levanta
Y gime en el valle,
Y he aquí la errante golondrina
Que roza con la punta del ala
El agua adormecida de los pantanos,
He aquí el muchacho de las chozas
Que rebusca en el brezal
La leña caída de los bosques.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La rose, la bouteille et la poignée de main-
La rose, la bouteille et la poignée de main
Georges Brassens (1921-1981)

Cette rose avait glissé de
La gerbe qu'un héros gâteux
Portait au monument aux Morts.
Comme tous les gens levaient leurs
Yeux pour voir hisser les couleurs,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route et m'en allai quérir,
Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir.
Car c'est une des pir's perversions qui soient
Que de garder une rose par-devers soi.
La première à qui je l'offris
Tourna la tête avec mépris,
La deuxième s'enfuit et court
Encore en criant "Au secours! "
Si la troisième m'a donné
Un coup d'ombrelle sur le nez,
La quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnu's.
On est tombé bien bas, bien bas...
Et ce pauvre petit bouton
De rose a fleuri le veston
D'un vague chien de commissaire,
Quelle misère!
Cette bouteille était tombé'
De la soutane d'un abbé
Sortant de la messe ivre mort.
Une bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir,
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire.
Car c'est une des pir's perversions qui soient
Que de garder du vin béni par-devers soi.
Le premier refusa mon verre
En me lorgnant d'un œil sévère,
Le deuxième m'a dit, railleur,
De m'en aller cuver ailleurs.
Si le troisième, sans retard,
Au nez m'a jeté le nectar,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête, d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...
Avec la bouteille de vin fin
Millésimé, béni, divin,
Les flics se sont rincé la dalle,
Un vrai scandale!

Cette pauvre poigné' de main
Gisait, oubliée, en chemin,
Par deux amis fâchés à mort.
Quelque peu décontenancé',
Elle était là, dans le fossé.
Je la recueillis sans remords.
Et je repris ma route avec l'intention
De faire circuler la virile effusion,
Car c'est une des pir's perversions qui soient
Qu' de garder une poigné' de main par-devers soi.
Le premier m'a dit: "Fous le camp !
J'aurais peur de salir mes gants."
Le deuxième, d'un air dévot,
Me donna cent sous, d'ailleurs faux.
Si le troisième, ours mal léché,
Dans ma main tendue a craché,
Le quatrième, c'est plus méchant,
Se mit en quête d'un agent.
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu,
Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus.
On est tombé bien bas, bien bas...

Et la pauvre poigné' de main,
Victime d'un sort inhumain,
Alla terminer sa carrière
A la fourrière!


La rosa, la botella y el apretón de manos

Esta rosa se había deslizado del
ramo que un héroe marchito
ofrecía al monumento a los Muertos.
Como todos levantaban la vista
para ver izar los colores,
yo la recogí sin remordimientos.

Y seguí mi camino y me fui a buscar
a la buena de dios, un corpiño en flor.
pués una de las peores perversiones que puede haber
es guardar una rosa para sí mismo.

La primera a quien se la ofrecí
giró la cabeza con desprecio,
la segunda escapó y corre
aún gritando “¡Socorro!”
Si la tercera me dió
un golpe con la sombrilla en la nariz,
la cuarta, fue la más malvada,
se puso a buscar un policía.

Pues, hoy en día, es descabellado,
sin ser un sospechoso, no se puede
ofrecer flores a bellas desconocidas.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Y ese pobre pequeño capullo
de rosa ha adornado la chaqueta
de un estúpido y perro comisario.
¡Qué miseria!

Esta botella se había caído
de la sotana de un cura
que salía de la misa borracho perdido.
Una botella de vino fino
con denominación de origen, bendecido, divino.
Yo la recogí sin remordimientos.

Y yo seguí mi camino buscando, lleno de esperanza,
el gaznate seco de un amigo para ayudarme a beberla,
pues una de la peores perversiones que puede haber
es guardar un vino bendecido para sí mismo.

El primero rehusó mi vaso
clavándome una mirada severa,
el segundo me dijo, burlón,
que fuese a dormir la mona a otra parte.
Si el tercero, sin contemplaciones,
a la nariz me tiró el néctar,
el cuarto, fue mucho más malvado,
se puso a bucar un policía.

Pues, hoy en día, es descabellado,
sin ser un sospechoso, no se puede
brindar con desconocidos.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Con la botella de vino fino
con denominación de origen, bendecido, divino
los maderos se han remojado el gaznate
¡Un verdadero escándalo!

Este pobre apretón de manos
yacía, olvidado en el camino,
por dos amigos enfadados a muerte.
Un poco desconcertado,
estaba allí, en la cuneta.
Yo lo recogí sin remordimientos.

Y seguí mi camino con la intención
de hacer circular la viril efusión,
pues una de las peores perversiones que puede haber
es guardar un apretón de manos para sí mismo.

El primero me dijo: “¡Lárgo de aquí!
que me podría ensuciar los guantes.”
el segundo, con un gesto devoto,
mi dio algunas monedas, por otra parte falsas.
Si el tercero, tío maleducado,
me escupió en mi mano tendida,
el cuarto, fue el más malvado,
se pudo a buscar un agente.

Pues, hoy en día, es descabellado,
sin ser un sopechoso, no se puede
estrechar la mano de los desconocidos.
Hemos caído muy bajo, muy bajo...

Y el pobre apretón de manos,
víctima de una suerte inhumana,
fue a terminar su carrera
¡en el calabozo!

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 5:45 PM   0 comments
Georges Brassens -Fernande-
Fernande
Georges Brassens (1921-1981)

Une manie de vieux garçon
Moi j'ai pris l'habitude
D'agrémenter ma sollitude
Aux accents de cette chanson.

Quand je pense à Fernande
Je bande, je bande
Quand j' pense à Felicie
Je bande aussiquand j' pense à Léonor
Mon dieu je bande encore
Mais quand j' pense à Lulu
Là je ne bande plus
La bandaison papa
Ça n' se commande pas.

C'est cette mâle ritournelle
Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite
De la vaillante sentinelle.

Afin de tromper son cafard
De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne
Chante ainsi le gardien de phare.

Après la prière du soir
Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste
A genoux sur son reposoire.

A l'Etoile où j'était venu
Pour ranimer la flamme
J'entendis émus jusqu'au larmes
La voix du soldat inconnu.

Et je vais mettre un point final
A ce chant salutaire
En suggérant au solitaire
D'en faire un hymme national.


Fernanda

Como una manía de mozo viejo,
Tengo la costumbre
De amenizar mi soledad
Con los aires de esta canción.

Cuando pienso en Fernanda
Me empalmo, me empalmo
Cuando pienso en Felicie
Me empalmo también
Cuando pienso en Leonor
Dios mío, me empalmo aún
Pero cuando pienso en Lulu
Ya, ya no me empalmo.
La erección, papá,
no viene por encargo.

Es esta varonil canción
Esta antífona viril
La que resuena en la garita
Del valiente centinela.

A fin de engañar su tristeza
De ver la vida menos fría
Siempre vigilante en su linterna
Canta así el guarda del faro.

Después de la plegaria de la noche
Como se siente un poco triste
Canta así el seminarista
De rodillas en su reclinatorio.

En la Estrella, adonde fui
Para reavivar la llama
Escuché conmovido hasta llorar
La voz del soldado desconocido.

Y voy a poner punto final
A este canto saludable
Sugiriendo al solitario
Que haya de él su himmo nacional.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 12:21 PM   1 comments
Georges Brassens -Stances à un cambrioleur-
Stances à un cambrioleur
Georges Brassens (1921-1981)

Prince des monte-en-l'air et de la cambriole
Toi qui eus le bon goût de choisir ma maison
Cependant que je colportais mes gaudrioles
En ton honneur j'ai composé cette chansonS

ache que j'apprécie à sa valeur le geste
Qui te fit bien fermer la porte en repartant
De peur que des rôdeurs n'emportassent le reste
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps

Tu ne m'as dérobé que le stricte nécessaire
Délaissant dédaigneux l'exécrable portrait
Que l'on m'avait offert à mon anniversaire
Quel bon critique d'art mon salaud tu ferais

Autre signe indiquant toute absence de tare
Respectueux du brave travailleur tu n'as
Pas cru décent de me priver de ma guitare
Solidarité sainte de l'artisanat

Pour toutes ces raisons vois-tu, je te pardonne
Sans arrière-pensée après mûr examen
Ce que tu m'as volé, mon vieux, je te le donne
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes chansonnettes
Si je n'avais pas dû rencontrer le succès
J'aurais tout comme toi, pu virer malhonnête
Je serais devenu ton complice, qui sait

En vendant ton butin, prends garde au marchandage
Ne vas pas tout lâcher en solde au receleurs
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage
Qui dit que ces gens-là sont pis que les voleurs

Fort de ce que je n'ai pas sonné les gendarmes
Ne te crois pas du tout tenu de revenir
Ta moindre récidive abolirait le charme
Laisse-moi je t'en prie, sur un bon souvenir

Monte-en-l'air, mon ami, que mon bien te profite
Que Mercure te préserve de la prison
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes
Apres tout ne te dois-je pas une chanson

Post-Scriptum, si le vol est l'art que tu préfères
Ta seule vocation, ton unique talent
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires
Et tu auras les flics même comme chalands


Estancias a un ladrón

Principe de los rateros y desvalijadores,
Tú que tuviste el buen gusto de elegir mi casa,
Mientras vendía por las calles mis pícaras canciones,
En tu honor he compuesto esta canción.

Has de saber que le doy su valor al detalle
Que tuviste al cerrar la puerta al marcharte
Temiendo que los merodeadores no se llevasen el resto,
Ladrones como dios manda, hay pocos hoy día.

No me has robado más que lo estrictamente necesario
Dejando desdeñoso el horroros retrato
Que me habían regalado en mi cumpleaños
¡Qué buen crítico de arte serías, bribón!

Otro signo que indica ausencia de maldad,
Respetuoso con el buen trabajador tu no has
Creído decente de privarme de mi guitarra,
Solidaridad santa del artesanado.

Por todas estas razones, ves, te perdono
Sin segundas, después de un detenido examen.
Lo que me has robado, amigo, te lo doy,
No podía caer en mejores manos.

Por otra parte, yo, con mis cancioncillas
Si no hubiese encontrado el éxito
Hubiese podido, como tú, tomar el mal camino,
Hubiese llegado a ser tu cómplice, ¡quién sabe!

Al vender tu botín, ten cuidado con el regateo,
No se lo vayas a dar tirado a los peristas,
Hazles pagar caro evocando el dicho
Que dice que esas gentes son peores que los ladrones

Confiado en que no he llamado a los gendarmes,
No te creas obligado a volver,
Tu menor reincidencia aboliría el encanto,
Déjame, te lo ruego, un buen recuerdo.

Ladronzuelo, amigo, que mis bienes te aprovechen,
Que Mercurio te preserve de la prisión,
Y no tengas remordimientos, estamos empatados,
Después de todo ¿no te debo y una canción?

Postdata: Si el robo es el arte que prefieres
Tu única vocación, tu único talento,
Sé tu propio jefe, metete en los negocios
Y tendrás incluso a los policías, como peristas.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 12:15 PM   0 comments
Georges Brassens -La ballade des gens qui sont nés quelque part-
La ballade des gens qui sont nés quelque part
Georges Brassens (1921-1981)

C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages
Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est être habités
Et c'est être habités par des gens qui regardent
Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
La race des chauvins, des porteurs de cocardes
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher
Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
Ou même de Montcuq il s'en flattent mazette
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches
Leurs bulles de savon c'est du souffle divin
Et petit à petit les voilà qui se montent
Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par
Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque par
tLes imbéciles heureux qui sont nés quelque part

C'est pas un lieu commun celui de leur naissance
Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence
La présence d'esprit de voir le jour chez eux
Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes
Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue
Cette race importune et qui partout foisonne
La race des gens du terroir des gens du cru
Que la vie serait belle en toutes circonstances
Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards
Preuve peut-être bien de votre inexistence
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part


La balada de la gente que ha nacido en algún sitio

Es verdad que son bonitas todos esos pueblecitos,
Todos esas villas, esas aldeas, esos lugares, esas ciudades,
Con sus castillos, sus iglesias, sus playas,
Sólo tienen un punto débil y es estar habitadas
Y es estar habitadas por gentes que miran
El resto con desprecio desde lo alto de sus murallas.
La raza de los patriotas, de portadores de estandartes,
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.

Malditos sean estos hijos de su madre patria
Y empalaos de una vez por todas en sus campanarios
Pues os enseñan sus torres, sus museos, su ayuntamiento,
Os enseñan su país natal hasta haceros bizquear.
Que sean de París o de Roma o de Sète,
O del quinto pino o bien de Zanzíbar
O incluso de Moncuq, se jactan ¡caramba!
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.

La arena en la que sus sensibles avestruces
Hunden la cabeza, no la hay mas fina,
En cuanto al aire que emplean para llenar sus tripas,
Sus pompas de jabón, es un soplo divino.
Y poco a poco he aquí que se convencen
De que hasta el estiércol hecho por
Sus caballos, aunque sean de madera, le da envidia
A todo el mundo,
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.

No es un lugar común el de su nacimiento,
compadecen de todo corazón a los pobres desgraciados,
a los pequeños desafortunados que no tuvieron la presencia,
la presencia de espíritu de ver la luz entre ellos.
Cuando suena la alarma sobre su felicidad precaria
Contra los extranjeros, todos más o menos bárbaros,
Salen de su agujero para morir en la guerra.
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.

Dios mío qué feliz sería la tierra
Si sobre ella no se encontrase esta raza incongruente
Esta raza inoportuna y que abunda por todas partes
La raza de la gente del terruño de la gente de lugar.
Qué hermosa sería la vida siempre
Si no hubieses sacado de la nada a estos tontos
Prueba, quizas definitiva, de tu inexistencia:
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte
Los felices imbéciles que han nacido en alguna parte.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La princesse et le croque-notes-
La princesse et le croque-notes
Georges Brassens (1921-1981)

Jadis, au lieu du jardin que voici,
C'etait la zone et tout ce qui s'ensuit,
Des masures des taudis insolites,
Des ruines pas romaines pour un sou.
Quant à la faune habitant la dessous
C'etait la fine fleur c'etait l'élite.

La fine fleur, l'élite du pavé.
Des besogneux des gueux des réprouvés,
Des mendiants rivalisant de tares,
Des chevaux de retour des propres à rien,
Ainsi qu'un croque-note, un musicien,
Une épave accrochée à sa guitare.

Adoptée par ce beau monde attendri,
Une petite fée avait fleuri
Au milieu de toute cette bassesse.
Comme on l'avait trouvée pres du ruisseau,
Abandonnée en un somptueux berceau,
A tout hasard on l'appelait "princesse".

Or, un soir, Dieu du ciel, protégez nous!
La voila qui monte sur les genoux
Du croque-note et doucement soupire,
En rougissant quand meme un petit peu:
"C'est toi que j'aime et si tu veux tu peux
M'embrasser sur la bouche et même pire ..."

"- Tout beau, princesse arrete un peu ton tir,
J'ai pas tellement l'étoffe du satyr',
Tu a treize ans,j'en ai trente qui sonnent,
Grosse différence et je ne suis pas chaud
Pour tater d'la paille humide du cachot ...-
Mais croque-not',j'dirais rien à personne ..."

- N'insiste pas fit-il d'un ton railleur,
D'abord tu n'es pas mon genre et d'ailleurs
Mon cœur est dejà pris par une grande ..."
Alors princesse est partie en courant,
Alors princesse est partie en pleurant,
Chagrine qu'on ait boudé son offrande.

Y a pas eu détournement de mineure,
Le croque-note au matin, de bonne heure,
A l'anglaise a filé dans la charette
Des chiffonniers en grattant sa guitare.
Passant par là quelques vingt ans plus tard,
Il a le sentiment qu'il le regrette.


La princesa y el músico callejero

Antaño, en lugar del jardín que hay ahora,
En toda esta zona y los alrededores había
casuchas y cuchitriles insólitos,
ruínas que no tenían nada de romanas.
En cuanto a la fauna que vivía dentro de ellas
Era la flor y nata, era la élite.

La flor y nata, la élite de la calle.
Necesitados, indigentes, marginados,
Mendigos a cual de ellos más tarado.
Reincidentes buenos para nada,
Entre ellos un rasca-notas, un músico,
Un desecho agarrado a su guitarra.

Adoptada por esta buena gente enternecida,
Una pequeña hada había florecido,
En medio de toda esta bajeza.
Como la habían encotrado certa del arroyo,
Abandonada en una suntuosa cuna,
Sin pensarlo la llamaron “princesa”.

Y una noche, ¡Dios del cielo, protégenos1
He aquí que se sube a las rodillas
Del rasca-notas y dulcemente suspira,
Ruborizándose al menos un poquito:
“Yo te quiero y si quieres, puedes
besarme en la boca en incluso más...”

“- Bueno, bueno, princesa, detente un poco,
no tengo madera de sátiro,
tienes trece años y yo treinta contantes y sonantes,
mucha diferencia y no estoy dispuesto
a dormir en la paja húmeda de un calabozo...
- Pero, musiquillo, yo no se contaré a nadie...”

“- No insistas, dijo él, con un tono burlón,
de entrada, no ers mi tipo y por otro lado
mi corazón ya está ocupado por una adulta...”
Entonces princesa se fue corriendo,
Entonces princesa se fue llorando,
Dolida porque se había rechazado su ofrenda.

No hubo corrupción de menor,
El musiquillo por la mañana, temprano,
Sin despedirse, se montó en la carreta
De los traperos, rascando su guitarra.
Pasando por allí, unos veinte años después,
Tuvo la sensación de que lo lamenta.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Sauf le respect que je vous dois-
Sauf le respect que je vous dois
Georges Brassens (1921-1981)

Si vous y tenez tant parlez-moi des affaires publiques
Encor que ce sujet me rende un peu mélancolique
Parlez-m'en toujours je n'vous en tiendrai pas rigueur
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Fi des chantres bêlant qui taquine la muse érotique
Des poètes galants qui lèchent le cul d'Aphrodite
Des auteurs courtois qui vont en se frappant le cœur
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Naguère mes idées reposaient sur la non-violence
Mon agressivité je l'avait réduite au silence
Mais tout tourne court ma compagne était une gueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Ancienne enfant trouvée n'ayant connu père ni mère
Coiffée d'un chap'ron rouge ell' s'en fut ironie amère
Porter soi-disant une galette à son aïeule
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Je l'attendis un soir je l'attendis jusqu'à l'aurore
Je l'attendis un an pour peu je l'attendrais encore
Un loup de rencontré aura séduite cette gueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Cupidon ce salaud geste chez lui qui n'est pas rare
Avais trempé sa flèche un petit peu dans le curare
Le philtre magique avait tout du bouillon d'onze heures
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Ainsi qu'il est fréquent sous la blancheur de ses pétales
La marguerite cachait une tarentule un crotale
Une vraie vipère à la fois lubrique et visqueuse
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois

Que le septième ciel sur ma pauvre tête retombe
Lorsque le désespoir m'aura mis au bord de la tombe
Cet ultime discours s'exhalera de mon linceul
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois


Con el debido respeto

Si tenéis tanto empeño, habladme de asuntos públicos
Aunque ese tema me pone un poco melancólico,
Habladme siempre de lo mismo que os perdonaré...
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Fuera todos los cantores berreantes que molestan a la musa erótica
Todos los poetas galantes que lamen el culo de Afrodita
Todos los poetas corteses que se golpean el pecho
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Hace poco mis ideas se basaban en la no-violencia,
Mi agresividad la había reducido hasta callarla,
Pero todo ha dado la vuelta, mi compañera es una bribona
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Vieja niña abandonada, que no conoció padre ni madre
Vestida con una caperuza roja, ella se marchó, amarga ironía
A llevar, según dicen, una galleta a su abuela,
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

La esperé una noche, la esperé hasta la aurora,
La esperé todo un año, y por poco no la espero todavía
Un lobo encontradizo habrá seducido a la bribona.
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Cupido, ese cerdo, cosao que en él no es rara,
Había mojado su flecha un poco en curare,
El filtro mágico era un veneno,
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Así como es frecuente, bajo la blancura de sus pétalos,
La margarita ocultaba una tarántula, un crótalo,
Una verdadera víbora a la vez lúbrica y viscosa.
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

¡Que el séptimo cielo caiga sobre mi cabeza!
Cuando la deseperación me ponga al borde de la tumba
Este último discurso saldrá de mi mortaja:
Habladme de amor y os hundo el puño en la cara,
Con el debido respeto.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le blason-
Le blason
Georges Brassens (1921-1981)

Ayant avecques lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.


El blasón

Habiendo tenido con él siempre una buena relación,
Me hubiese gustado celebrar, sin ser impertinente,
Tierno cuerpo femenino, tu más hermosa dote,
Que todos los que la han visto consideran alucinante.

Hubiese sido mi último canto, mi canto de cisne,
Mi última cartita de amor, mi mensaje de adiós.
Pero desgraciadamente las palabras que lo designan
Lo enfrentan con lo execrable, con lo odioso.

Es la gran lástima de la lengua francesa,
Es su talón de Aquiles y es su deshonor
No tener más que palabras cargadas de bajeza
para este incomparable instrumento de felicidad.

Mientras que tantas flores tienen nombres poéticos,
Tierno cuerpo femenino, es una gran desgracia
Que la flor más dulce, la más erótica
Y la más embriagadora, los tenga de los más escabrosos.

Pero el peor de todos es un pequeño vocablo
De tres letras nada más, familiar, habitual,
Es inexplicable, es irrevocable,
La vergüenza sea para el que lo usó la primera vez.

La vergüenza para el que por despecho, por juego,
Dio el mismo nombre, en su hil venenosa,
A este gran amigo del hombre y a la mordaz injuria.
Al cual, seguro que la expresión le venía perfecta.

Misógeno seguro, asexuado sin duda,
A los encantos de Venus totalmente reticente
Era este palurdo que con toda la desvergüenza
Hizo esta comparación por otro lado intempestiva.

Mala peste para esta homonimia,
Es injusta, señora, y es insultante
Que ese trozo de su anatomía
Lleve el mismo nombre que una multitud de gente.

Quiera el cielo que un día, en un arrebato de genio
Un poeta inspirado, sostenido por Pegaso,
Le dé, borrando de un golpe siglos de afrenta,
A esta verdadera maravilla un bonito nombre cristiano.

Mientras tanto, señora, sería una lástima,
Y vuestros adoradores estarían muy penados,
Perder de vista que para rendirle homenaje,
Hay otra forma y yo la conozco
Y yo la conozco.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 11:42 AM   0 comments
Georges Brassens -Mourir pour des idées-
Mourir pour des idées
Georges Brassens (1921-1981)

Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois:
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente
Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure
Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure
Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante
En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente"
Des idées réclamant le fameux sacrifice
Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices
Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes
Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Encor s'il suffisait de quelques hecatombes
Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât
Depuis tant de "grands soirs" que tant de têtes tombent
Au paradis sur terre on y serait deja
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes
Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée…
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente

O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres,
Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu! laissez vivre les autres!
La vie est à peu près leur seul luxe ici bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds!
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente


Morir por las ideas

Morir por las ideas, la idea es excelente
yo he estado a punto de morir por no haberla tenido,
pues todos los que la tenían, multitud agobiante,
ahuyando a la muerte, me han caído encima.
Ellos han sabido convencerme y mi musa insolente,
abjurando de sus errores, se ha unido a su fe
con un poco de reserva en todo caso:
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta,
de acuerdo, pero de muerte lenta.

Juzgando que no hay peligro en la tardanza,
vayamos hacia el otro mundo ganduleando por el camino,
pues, si forzamos la marcha, sucede que se muere
por unas ideas que no tienen futuro el día de mañana.
Y si hay una cosa amarga, desoladora
al entregar el alma a Dios, es darse cuenta
que hemos equivocado el camino, que nos hemos equivocado de idea:
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de una muerte lenta
de acuerdo, pero de una muerte lenta.

Los charlatanes que predican el martirio
normalmente, por otra parte, se rezagan aquí abajo.
Morir por las ideas, todo hay que decirlo,
es su razón de vivir, y no se privan de ello.
En casi todas partes se ve que superan
fácilmente a Matusalén en la longevidad,
y yo concluyo que ellos deben decirse, bajito:
“Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta
de acuerdo, pero de muerte lenta”.

A las ideas que reclaman el cacareado sacrificio
las sectas de toda índole les ofrecen retahílas enteras
y la cuestión se plantea a la victimas novatas
morir por las ideas, esta bien, pero por cuál?
Y como todas se parecen entre sí
cuando las ve venir, con su gran bandera,
el sabio titubea y duda delante de la tumba.
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta
de acuerdo, pero de muerte lenta.

¡Y si aún bastasen algunas hecatombes
para que finalmente todo cambiase, finalmente todo se arreglase!
Después de tantas “grandes noches”, de tantas cabezas cortadas,
ya tendríamos el paraíso sobre la tierra.
Pero la edad de oro sin cesar se pospone,
los dioses tienen siempre sed, nunca tienen suficiente
y he aquí la muerte, la muerte que siempre vuelve a empezar...
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta
de acuerdo pero de muerte lenta.

Oh vosotros, los agitadores, oh vosotros los buenos apóstoles
morid, pues, los primeros, os cedemos el sitio.
Pero por favor, joder! dejad vivir a los demás!
La vida es casi el único lujo aquí abajo
pues, finalmente, la Muerte está siempre vigilante
y no es necesario ayudarle con la guadaña.
¡Basta de danzas macabras alrededor de los patíbulos!
Muramos por las ideas, de acuerdo, pero de muerte lenta,
de acuerdo pero de muerte lenta.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 11:12 AM   0 comments
Georges Brassens -Quatre-vingt-quinze pour cent-
Quatre-vingt-quinze pour cent
Georges Brassens (1921-1981)

La femme qui possède tout en elle
Pour donner le goût des fêtes charnelle
sLa femme qui suscite en nous tant de passion brutale
La femme est avant tout sentimentale
Main dans la main les longues promenades
Les fleurs, les billets doux, les sérénades
Les crimes, les folies que pour ses beaux yeux l'on commet
La transporte, mais...

Quatre-vingt-quinze fois sur cent
La femme s'emmerde en baisant
Qu'elle le taise ou qu'elle le confesse
C'est pas tous les jours qu'on lui déride les fesses
Les pauvres bougres convaincus
Du contraire sont des cocus
A l'heure de l'œuvre de chair
Elle est souvent triste, peuchère!
S'il n'entend le cœur qui bat
Le corps non plus ne bronche pas

Sauf quand elle aime un homme avec tendresse
Toujours sensible alors à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir
Ell' s'emmerd' sans s'en apercevoir
Ou quand elle a des besoins tyranniques
Qu'elle souffre de nymphomanie chronique
C'est ell' qui fait alors passer à ses adorateurs
De fichus quarts d'heure

Les "encore", les "c'est bon", les "continue"
Qu'ell' crie pour simuler qu'ell' monte aux nues
C'est pure charité, les soupirs des anges ne sont
En général que de pieux menson(ges)
C'est à seule fin que son partenaire
Se croie un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus
Ne soit pas déçu

J'entends aller de bon train les commentaires
De ceux qui font des châteaux à Cythère
"C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit
Qu'elle conserve toujours son sang-froid"
Peut-être, mais si les assauts vous pèsent
De ces petits m'as-tu-vu-quand-je-baise
Mesdam's, en vous laissant manger le plaisir sur le dos
Chantez in petto...


El noventa y cinco por ciento

La mujer que posee todo lo necesario
Para dar el gusto de las fiestas carnales,
La mujer que suscita en nosotros tanta pasión brutal,
La mujer es ante todo sentimental.
Cogidos de la mano los largos paseos,
Las flores, las esquelas amorosas, las serenatas,
Los crímenes, las locuras que por sus bellos ojos
Se cometen
La arrebatan, pero...

El noventa y cinco por ciento de las veces
La mujer se aburre jodiendo.
Que lo calle o que lo confiese
No todos los días les alegran las nalgas.
Los pobres tontos convencidos
De lo contrario son unos cornudos.
A la hora del trabajo carnal
Ella está a menudo triste, ¡caramba!
Si el cuerpo no siente al corazón de latir
El cuerpo tampoco se mueve.

Excepto cuando ama a un hombre con ternura,
Siempre sensible a sus caricias
Siempre bien dispuesta, siempre inclinada a conmoverse,
Ella se aburre sin darse cuenta.
O cuando ella tiene necesidades tiránicas,
Cuando sufre de ninfomanía crónica,
Es entonces cuando ella hace pasar a sus adoradores
Un mal rato.

Los “más”, los “qué bueno”, los “sigue”,
Que grita para simular que sube a las nubes
Es pura caridad, los suspiros de los angelitos,
En general, no son más que mentiras piadosas.
Sólo son para que su compañero
Se crea un amante extraordinario
Para que el gallito imbécil y presuntuoso echado encima
No salga decepcionado.

Yo oigo correr los comentarios
De los que hacen castillos a Citeres:
“Es porque tú no eres más que un torpe, poco hábil,
por lo que ella conserva siempre su sangre fría”.
Quizás, pero si os cargan los asaltos
De estos pequeños me-has-visto-cuando-jodo,
Señoras, al dejar que busquen el placer en vuestras espaldas,
Cantad, para vuestros adentros...

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 11:04 AM   0 comments
Georges Brassens -Les passantes-
Les passantes
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Antoine Pol

Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir


Las fugaces

Yo quiero dedicar este poema
A todas las mujeres que amamos
Durante algunos instantes secretos,
A las que conocemos apenas,
A las que un arrastra un destino distinto,
Y que no se vuelven a ver más.

A la que vemos aparecer
Un segundo en su ventana
Y que, rápidamente, se desvanece,
Pero cuya esbelta silueta,
Es tan graciosa y delicada
Que nos quedamos maravillados.

A la compañera de viaje
Cuyos ojos, encantador paisaje,
Hacen parecer corto el camino.
Que somos los únicos en comprenderla
Y que dejamos sin embargo bajar
Sin haber rozado su mano.

A las que ya están comprometidas,
Y que, viviendo horas grises,
Cerca de un ser demasiado diferente,
Nos han dejado, inútil locura,
Ver la melancolía
De un futuro desesperante.

Queridas imágenes vistas,
Esperanzas frustradas de un día,
Mañana estaréis en el olvido.
Con solo un poco de felicidad que tengamos
Es raro que nos acordemos
De los episodios del camino.

Pero si hemos fracasado en la vida,
Pensamos con un poco de ganas
En todas esas felicidades entrevistas,
En los besos que no osamos tomar,
En los corazones que debían esperarnos,
En los ojos que no hemos vuelto a ver.

Entonces, en las noches de hastío,
Poblando nuestra soledad
Con los fantasmas del recuerdo,
Lloramos los labios ausentes
De todas las bellas fugaces
Que no supimos retener.

Versión de Jesus

Libellés :

posted by Alfil @ 10:49 AM   0 comments
Georges Brassens -Le Roi-
Le Roi
Georges Brassens (1921-1981)

Non certe',elle n'est pas bâtie,
Non certe',elle n'est pas bâtie
Sur du sable,sa dynastie,
Sur du sable,sa dynastie.

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Il peut dormir,ce souverain,
Il peut dormir,ce souverain,
Sur ses deux oreilles,serein,
Sur ses deux oreilles,serein.

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Je,tu,il,elle,nous,vous,ils,
Je,tu,il,elle,nous,vous,ils,
Tout le monde le suit,docil',
Tout le monde le suit,docil'.

Il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Il est possible,au demeurant,
Il est possible,au demeurant,
Qu'on déloge le shah d'Iran,
Qu'on déloge le shah d'Iran,

Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Qu'un jour on dise:"C'est fini",
Qu'un jour on dise:"C'est fini"
Au petit roi de Jordani',
Au petit roi de Jordani',

Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Qu'en Abyssinie on récus',
Qu'en Abyssinie on récus',
Le roi des rois,le bon Négus,
Le roi des rois,le bon Négus,

Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Que,sur un air de fandango,
Que,sur un air de fandango,
On congédi' le vieux Franco,
On congédi' le vieux Franco,

Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons

Que la couronne d'Angleterre,
Que la couronne d'Angleterre,
Ce soir,demain,roule par terre,
Ce soir,demain,roule par terre,

Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.

Que, ça c'est vu dans le passé,
Que,ça c'est vu dans le passé,
Marianne soit renversé'
Marianne soit renversé

'Mais il y a peu de chances qu'on
Détrône le roi des cons.


El rey

No, en verdad, no está construída,
No, en verdad, no está construída,
Sobre la arena, su dinastía
Sobre la arena, su dinastía

Hay pocas posibilidades de
Destronar al rey de los tontos.

Puede dormir, ese soberano,
Puede dormir, ese soberano,
Sobre sus almohadas, tranquilo,
Sobre sus almohadas, tranquilo.

Hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos,
Yo, tú, él, ella, nosotros, vosotros, ellos,
Todo el mundo le sigue, dócil,
Todo el mundo le sigue, dócil.

Hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Es posible, por otra parte,
Es posible, por otra parte,
Que se expulse al Sha de Irán,
Que se expulse al Sha de Irán,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que un día le digan: “Se acabó”,
Que un dái le digan: “Se acabó”.
Al rey de Jordania,
Al rey de Jordania,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que en Abisinia rechacen,
Que en Abisinia rechacen,
Al rey de reyes, al buen Négus,
Al rey de reyes, al buen Négus,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que, con un aire de fandango,
Que, con un aire de fandango,
Licencien al viejo Franco,
Licencien al viejo Franco,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que la corona de Inglaterra,
Que la corona de Inglaterra,
Esta noche, mañana, ruede por tierra,
Esta noche, mañana, ruede por tierra,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

Que, eso se vio en el pasado,
Que, eso se vio en el pasado,
Mariana sea derribada,
Mariana sea derribada,

Pero hay pocas posibilidades de
Derrocar al rey de los tontos.

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Georges Brassens -Les copains d'abord-
Les copains d'abord
Georges Brassens (1921-1981)

Non, ce n'était pas le radeau
De la Méduse, ce bateau
Qu'on se le dise au fond des ports
Dise au fond des ports
Il naviguait en pèr' peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord

Ses fluctuat nec mergitur
C'était pas d'la litterature
N'en déplaise aux jeteurs de sort
Aux jeteurs de sort
Son capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port
Des copains d'abord

C'étaient pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boetie
Sur le ventre ils se tapaient fort
Les copains d'abord

C'étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehors
Tout's voil's dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie
C'était leur seule litanie
Leur Credo, leur Confiteor,
Aux copains d'abord

Au moindre coup de Trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord
Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.
On aurait dit les sémaphores
Les copains d'abord

Au rendez-vous des bons copains
Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait a bord
C'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après, coquin de sort
Il manquait encore

Des bateaux j'en ai pris beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coup
Qui n'ai jamais viré de bord
Mais viré de bord
Naviguait en père peinard
Sur la grand-mare des canards
Et s'app'lait les Copains d'abord
Les Copains d'abord


Los amigos primero

No, no es el esqueleto
De la Medusa, este barco
Que se sepan en el fondo del puerto
Sepan en el fondo del puerto
Él navegaba tranquilamente
Por encima del qué dirán
Y se llamaba los Amigos Primero
Los Amigos Primero

Sus fluctuat nec mergitur
No eran literatura
No disgustaba a los hechiceros
A los hechiceros
Su capitán y sus marineros
No eran hijos de putas
Sino buenos amigos desinteresados
Antes que nada amigos

No eran amigos de lujo
Pequeños Castor y Pollux
Gentes de Sodoma y Gomorra
Sodoma y Gomorra
No eran amigos elegidos
Por Montaigne y la Boetie
En la barriga se daban buenas palmadas
Los amigos primero.

Tampoco eran ángeles
El evangelio no lo habían leído
Pero se querían a toda máquina
A toda máquina
Jean, Pierre, Paul y compañía
Era su unica letanía
Su Credo, su Confiteor
Para los amigos primero.

Al menor aviso de un Trafalgar
Era la amistad quien se ponía en guardia
Era ella quien les mostraba el norte
Les mostraba el norte
Y cuando estaban en apuros
y sus brazos lanzaban S.O.S.,
Parecían faros
Los amigos primero.

En las citas de los buenos amigos
No solía haber ausentes
Cuando uno de ellos no subía a bordo
Era porque había muerto.
Sí, pero nunca, nunca jamás,
Se cerraba su agujero en el agua
Cien años después, pillo con suerte,
Todavía faltaba.

Yo he tomado muchos barcos
Pero el único que ha aguantado
Que no ha cambiado de rumbo
Cambiado de rumbo
Navegaba tranquilamente
Por encima de qué dirán
Y se llamaba los Amigos Primero
Los amigos Primero

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Georges Brassens -Les quat’z’arts-
Les quat’z’arts
Georges Brassens (1921-1981)

Les copains affligés, les copines en pleurs
La boîte à dominos enfouie sous les fleurs
Tout le monde équipé de sa tenue de deuil
La farce était bien bonne et valait le coup d'œil

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
L'enterrement paraissait officiel. Bravo!

Le mort ne chantait pas : "Ah ! c'qu'on s'emmerde ici !"
Il prenait son trépas à cœur, cette fois-ci
Et les bonshomm's chargés de la levée du corps
Ne chantaient pas non plus "Saint-Eloi bande encor !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Le macchabée semblait tout à fait mort. Bravo !

Ce n'étaient pas du tout des filles en tutu
Avec des fess's à claque et des chapeaux pointus
Les commères choisies pour les cordons du poêle
Et nul ne leur criait: "A poil ! A poil ! A poil !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Les pleureuses sanglotaient pour de bon. Bravo !

Le curé n'avait pas un goupillon factice
Un de ces goupillons en forme de phallus
Et quand il y alla de ses de profondis
L'enfant de chœur répliqua pas morpionibus

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Le curé venait pas de Camaret. Bravo !

On descendit la bière et je fus bien déçu
La blague maintenant frisait le mauvais goût
Car le mort se laissa jeter la terr' dessus
Sans lever le couvercle en s'écriant "Coucou !"

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Le cercueil n'était pas à double fond. Bravo !

Quand tout fut consommé, je leur ai dit : "Messieurs
Allons faire à présent la tournée des boxons !"
Mais ils m'ont regardé avec de pauvres yeux
Puis ils m'ont embrassé d'une étrange façon

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Leur compassion semblait venir du cœur. Bravo !

Quand je suis ressorti de ce champ de navets
L'ombre de l'ici-gît pas à pas me suivait
Une petite croix de trois fois rien du tout
Faisant, à elle seul', de l'ombre un peu partout

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
Les revenants s'en mêlaient à leur tour. Bravo !

J'ai compris ma méprise un petit peu plus tard
Quand, allumant ma pipe avec le faire-part
J'm'aperçus que mon nom, comm' celui d'un bourgeois
Occupait sur la liste une place de choix

Les quat'z'arts avaient fait les choses comme il faut
J'étais le plus proch' parent du défunt. Bravo !

Adieu ! les faux tibias, les crânes de carton
Plus de marche funèbre au son des mirlitons
Au grand bal des quat'z'arts nous n'irons plus danser
Les vrais enterrements viennent de commencer

Nous n'irons plus danser au grand bal des quat'z'arts
Viens, pépère, on va se ranger des corbillards.


Los estudiantes de Bellas Artes

Los amigos afligidos, las amigas llorando
El ataúd hundido bajo las flores
Todo el mundo con su ropa de duelo
La farsa era bastante buena y merecía la pena un vistazo.

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
El entierro parecía oficial. ¡Bravo!

El muerto no cantaba “¡Ah, como me aburro aquí!”
Se tomaba su muerte en serio, esta vez.
Y la buena gente encargada de llevar el cuerpo
No cantaban tampoco: “¡San Eloy está empalmado aún!”

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
El fiambre parecía un muerto de verdad ¡Bravo!

No había ninguna chica con tutú
Con unos buenos culos o con sombreros puntiagudos
Entre las comadres elegidas para las cintas del féretro
Y nadie les gritaba: “¡En pelotas, en pelotas!”

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
Las plañideras lloraban de lo lindo. ¡Bravo!

El cura no llevaba un hisopo falso
Uno de esos hisopos en forma de falo
Y cuando lanzaba sus de profundis
El monaguillo no replicó morpionibus.

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
El cura no venía del teatro. ¡Bravo!

Bajaron el ataúd y me decepcione bastante
El chiste ya rozaba el mal gusto,
Pues el muerto se dejo echar la tierra encima
Sin levantar la tapa gritando “¡Cu-cu!”

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
El ataúd no tenía un doble fondo. ¡Bravo!

Cuando todo acabó, les dije: “Señores
¡Vámonos ahora a dar una vuelta por los puticlubs!”
Pero me miraron con lástima en los ojos
Y luego me besaron de una manera rara,

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
Su compasión parecía salirles del corazón. ¡Bravo!

Cuando salí del cementerio
La sombra del aquí yace me seguía los pasos
Una crucecilla de nada
daba, ella sola, sombra por todas partes

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
Los espectros se mezclaban según su turno ¡Bravo!

Comprendí mi error un poco más tarde
Cuando, encendiendo mi pipa con la lista de invitados
Me dí cuenta que mi nombre, como el de un burgués,
Ocupaba en la lista un lugar preferente.

Los estudiantes habían hecho bien las cosas
Yo era el pariente más próximo del difunto. ¡Bravo!

Adiós, las falsas tibias, los cráneos de cartón
Se acabaron las marchas fúnebres al son del mirlitón
Ya no iremos a bailar más al baile de los estudiantes
Los verdaderos entierros acaban de empezar

Ya no iremos a bailar más al baile de los estudiantes
Ven, abuelo, vamos a buscarnos unos ataúdes.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le petit joueur de flûteau-
Le petit joueur de flûteau
Georges Brassens (1921-1981)

Le petit joueur de flûteau
Menait la musique au château
Pour la grâce de ses chansons
Le roi lui offrit un blason
Je ne veux pas être noble
Répondit le croque-note
Avec un blason à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et mon pauvre petit clocher
Me semblerait trop bas perché
Je ne plierais plus les genoux
Devant le bon Dieu de chez nous
Il faudrait à ma grande âme
Tous les saints de Notre-Dame
Avec un évêque à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Et la chambre où j'ai vu la jour
Me serait un triste séjour
Je quitterai mon lit mesquin
Pour une couche à baldaquin
Je changerais ma chaumière
Pour une gentilhommière
Avec un manoir à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je serai honteux de mon sang
Des aïeux de qui je descends
On me verrait bouder dessus
La branche dont je suis issu
Je voudrais un magnifique
Arbre généalogique
Avec du sang bleu a la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Je ne voudrais plus épouser
Ma promise, ma fiancée
Je ne donnerais pas mon nom
A une quelconque Ninon
Il me faudrait pour compagne
La fille d'un grand d'Espagne
Avec un' princesse à la clé
Mon la se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays
Le joueur de flûte a trahi

Le petit joueur de flûteau
Fit la révérence au château
Sans armoiries, sans parchemin
Sans gloire il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine
Ses parents et sa promise
Nul ne dise dans le pays
Le joueur de flûte a trahi
Et Dieu reconnaisse pour sien
Le brave petit musicien


El pequeño flautista

El pequeño flautista
Llevaba la música al castillo
Por la gracia de sus canciones
El rey le ofreció un blasón.
Yo no quiero ser noble
Respondió el músico
Con un blasón en mi partitura
Mi “La” se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Y mi pobre y pequeño campanario
No me parecería los suficientemente alto
No me arrodillaría más
Delante de nuestro Dios
Mi gran alma necesitaría
Todos los santos de Nôtre-Dame
Con un obispo en mi partitura
Mi “La” se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado.

Y la habitación donde nací
Me parecería una triste morada
Y dejaría mi cama mezquina
Por una cama con baldquino
Cambiaría mi choza
Por una casa solariega
Con un mayorazago en mi partitura
Mi “La” se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Me avergonzaría de mi sangre
De los abuelos de los que desciendo
Me verían hacerle ascos
A la rama de donde he salido.
Yo querría un magnífico
Árbol genealógico
Con sangre azul en mi partitura
Mi “La” se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

Ya no me querría casar con
Mi prometida, mi novia,
No le daría mi nombre
A cualquier Niñita
Necesitaría como compañía
La hija de un Grande de España
Con una princesa en mi partitura
Mi “La” se inflaría de vanidad
Y dirían por todo el país
El flautista nos ha traicionado

El pequeño flautista
Hico una reverencia al castillo
Sin escudo de armas, sin pergamino
Sin gloria, el se puso en camino
Hacia su campanario, su chabola
Sus padres, su prometida
Nadie dice en el país
El flautista nos ha traicionado
Y Dios reconoce para sí
Al pequeño y valiente músico.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La tondue-
La tondue
Georges Brassens (1921-1981)

La belle qui couchait avec le roi de Prusse
Avec le roi de Prusse
A qui l'on a tondu le crâne rasibus
Le crâne rasibus

Son penchant prononcé pour les " ich liebe dich ",
Pour les " ich liebe dich "
Lui valut de porter quelques cheveux postich's
Quelques cheveux postich's

Les braves sans-culott's et les bonnets phrygiens
Et les bonnets phrygiens
Ont livre sa crinière à un tondeur de chiens
A un tondeur de chiens

J'aurais dû prendre un peu parti pour sa toison
Parti pour sa toison
J'aurais dû dire un mot pour sauver son chignon
Pour sauver son chignon

Mais je n'ai pas bougé du fond de ma torpeur
Du fond de ma torpeur
Les coupeurs de cheveux en quatre m'ont fait peur
En quatre m'ont fait peur

Quand, pire qu'une brosse, elle eut été tondue
Elle eut été tondue
J'ai dit : " C'est malheureux, ces accroch'-cœur perdus
Ces accroch'-cœur perdus "

Et, ramassant l'un d'eux qui traînait dans l'ornière
Qui traînait dans l'ornière
Je l'ai, comme une fleur, mis à ma boutonnière
Mis à ma boutonnière

En me voyant partir arborant mon toupet
Arborant mon toupet
Tous ces coupeurs de natt's m'ont pris pour un suspect
M'ont pris pour un suspect

Comme de la patrie je ne mérite guère
Je ne mérite guère
J'ai pas la Croix d'honneur, j'ai pas la croix de guerre
J'ai pas la croix de guerre

Et je n'en souffre pas avec trop de rigueur
Avec trop de rigueur
J'ai ma rosette à moi: c'est un accroche-cœur
C'est un accroche-cœur


La rapada

La guapa que se acostaba con el rey de Prusia
Con el rey de Prusia
A la cual le han rapado la cabeza al cero
La cabeza al cero

Su pronunciada inclinación por los “ich liebe dich”
Por los “ich liebe dich”
Le valió tener que llevar cabellos postizos
Cabellos postizos

Los bravos sans-cullotes y los gorros frígios
Y los gorros frígios
Entregaron sus cabellos a un esquilador de burros
A un esquilador de burros

Yo debería haber tomado parte por sus cabellos
Por sus cabellos
Yo debería haber dicho algo para salvar su moño
Por salvar su moño

Pero no me moví del fondo de mi torpeza
Del fondo de mi torpeza
Los cortadores de cabello en formación de a cuatro me dan miedo
En formación de a cuatro me dan miedo

Cuando, peor que una brocha, ella fue rasurada
Ella fue rasurada
Dije: “Es una pena que se pierdan estos rizos,
Que se pierdan estos rizos”.

Y recogiendo uno de los que rodaban por el suelo
Rodaba por el suelo
Lo puse, como una flor, en mi ojal
En mi ojal

Al verme alejarme arbolando mi mechón
Arbolando mi mechón
Todos esos cortadores de trenzas me tomaron por un sospechoso
Me tomaron por un sospechoso.

Como de la patria yo no merezco nada
Yo no merezco nada
No tengo la Cruz de Honor, no tengo la Cruz de guerra
No tengo la Cruz de guerra.

Y eso no me duele demasiado,
No me duele demasiado,
Tengo mi propia condecoración: es un rizo
Es un rizo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le vingt deux septembre-
Le vingt deux septembre
Georges Brassens (1921-1981)

Un vingt et deux septembre au diable vous partites,
Et, depuis, chaque année, à la date susdite,
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous...
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre,
Plus une seule larme à me mettre aux paupières :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

On ne reverra plus, au temps des feuilles mortes,
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous...
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles :
Le vingt-e-deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes,
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle
Et me rompais les os en souvenir de vous...
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne,
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Pieusement nous d'un bout de vos dentelles,
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste
En battant la breloque en souvenir de vous...
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent,
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes :
Le vingt et deux septembre, aujourd'hui, je m'en fous.

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous.


El veintidós de septiembre

Un veintidós de septiembre al diablo te fuiste
Y desde entonces, cada año, en la fecha susodicha,
Yo mojaba mi pañuelo al acordarme de ti...
Y ahora, aquí estamos, pero me mantengo de piedra,
Ni una sola lágrima más acudirá a mis párpados:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Ya no se verá más, en el tiempo de las hojas muertas,
A esta alma en pena que se me parece y que lleva
Duelo por cada hoja muerta en recuerdo tuyo...
Que el bravo Prévert y sus caracoles tengan a bien
De pasar de mi para enterrar las hojas:

El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.
Antes, abriendo mis brazos como un par de alas,
Yo subía hasta el cielo para seguir a la golondrina
Y me rompía los huesos en recuerdo tuyo...
El complejo de Ícaro, ahora me abandona,
La golondrina al partir no significará ya el otoño:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Devotamente anudado con un trozo de tus encajes,
Yo tenía, en mi ventana, un ramo de siemprevivas
Que regaba con lágrimas en recuerto tuyo...
Voy a ofrecérselas al primer muerto que pase,
Las penas eternas hoy día me resbalan:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

En adelante, el trozito de corazón que me queda
No atravesará más el equinoccio funesto
Divagando en recuerdo tuyo...
Le ha escupido a la llama y las cenizas se apagan
Apenas se podrían asar en ellas cuatro castañas:
El veintidós de septiembre, hoy, paso de ti.

Y es triste no estar ya triste sin ti.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les deus oncles-
Les deux oncles
Georges Brassens (1921-1981)

C'était l'oncle Martin, c'était l'oncle Gaston
L'un aimait les Tommies, l'autre aimait les Teutons
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts
Moi, qui n'aimais personne, eh bien ! je vis encor.

Maintenant, chers tontons, que les temps ont coulé
Que vos veuves de guerre ont enfin convolé
Que l'on a requinqué, dans le ciel de Verdun
Les étoiles ternies du maréchal Pétain

Maintenant que vos controverses se sont tues
Qu'on s'est bien partagé les cordes des pendus
Maintenant que John Bull nous boude, maintenant
Que c'en est fini des querelles d'Allemand

Que vos fill's et vos fils vont, la main dans la main
Faire l'amour ensemble et l'Europ' de demain
Qu'ils se soucient de vos batailles presque autant
Que l'on se souciait des guerres de Cent Ans

On peut vous l'avouer, maintenant, chers tontons
Vous l'ami les Tommies, vous l'ami des Teutons
Que, de vos vérités, vos contrevérités
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

De vos épurations, vos collaborations
Vos abominations et vos désolations
De vos plats de choucroute et vos tasses de thé
Tout le monde s'en fiche à l'unanimité

En dépit de ces souvenirs qu'on commémor'
Des flammes qu'on ranime aux monuments aux Morts
Des vainqueurs, des vaincus, des autres et de vous
Révérence parler, tout le monde s'en fout

La vie, comme dit l'autre, a repris tous ses droits
Elles ne font plus beaucoup d'ombre, vos deux croix
Et, petit à petit, vous voilà devenus
L'Arc de Triomphe en moins, des soldats inconnus

Maintenant, j'en suis sûr, chers malheureux tontons
Vous, l'ami des Tommies, vous, l'ami des Teutons
Si vous aviez vécu, si vous étiez ici
C'est vous qui chanteriez la chanson que voici

Chanteriez, en trinquant ensemble à vos santés
Qu'il est fou de perdre la vie pour des idées
Des idées comme ça, qui viennent et qui font
Trois petits tours, trois petits morts, et puis s'en vont

Qu'aucune idée sur terre est digne d'un trépas
Qu'il faut laisser ce rôle à ceux qui n'en ont pas
Que prendre, sur-le-champ, l'ennemi comme il vient
C'est de la bouillie pour les chats et pour les chiens

Qu'au lieu de mettre en joue quelque vague ennemi
Mieux vaut attendre un peu qu'on le change en ami
Mieux vaut tourner sept fois sa crosse dans la main
Mieux vaut toujours remettre une salve à demain

Que les seuls généraux qu'on doit suivre aux talons
Ce sont les généraux des p'tits soldats de plomb
Ainsi, chanteriez-vous tous les deux en suivant
Malbrough qui va-t-en guerre au pays des enfants

O vous, qui prenez aujourd'hui la clé des cieux
Vous, les heureux coquins qui, ce soir, verrez Dieu
Quand vous rencontrerez mes deux oncles, là-bas
Offrez-leur de ma part ces "Ne m'oubliez pas"

Ces deux myosotis fleuris dans mon jardin
Un p'tit forget me not pour mon oncle Martin
Un p'tit vergiss mein nicht pour mon oncle Gaston
Pauvre ami des Tommies, pauvre ami des Teutons...


Los dos tíos

Erase una vez el tío Martín y el tío Gastón
A uno le gustaban los Tommies y al otro los Teutones,
Los dos murieron, cada uno por sus amigos,
Y yo, que no quería a nadie, ¡bien! Yo vivo aún.

Ahora, queridos tíos, que el tiempo ha pasado
Que vuestra viudas de guerra se han vuelto a casar
Que se le ha sacado brillo, en el cielo de Verdún
A las estrellas empañadas del mariscal Pétain

Ahora que vuestras controversias se han callado
Que hemos compartido las cuerdas de los ahorcados
Ahora que John Bull nos pone mala cara, ahora
Que se acabaron las querellas absurdas.

Que vuestras hijas y vuestros hijos van, de la mano
A hacer el amor juntos y la Europa del mañana
Que ellos se preocupan de vuestra batallas casi tanto
Como nos preocupábamos de la guerra de los Cien Años

Podemos confesároslo, ahora, queridos tíos
A usted amigo de los Tommies, a usted amigo de los Teutones
Que de vuestras verdades, vuestras contraverdades
Todo el mundo pasa unánimemente

De vuestras depuraciones, vuestras colaboraciones
Vuestras abominaciones y vuestras desolaciones
De vuestros platos de chucrut y de vuestros tés
Todo el mundo pasa unánimemente

A pesar de estos recuerdos que se conmemoran
De las llamas que se reavivan en los monumentos a los Muertos
De los vencedores, de los vencidos, de los otros y de vosotros,
Con perdón, todo el mundo pasa unánimemente

La vida, como dice el otro, a retomado todos sus derechos
Ya no dan mucha sombra, vuestras dos cruces
Y, poco a poco, os convertís
Sin el Arco del Triunfo, en soldados desconocidos.

Ahora, estoy seguro, queridos tíos desgraciados,
Usted, el amigo de los Tommies, usted el amigo de los Teutones
Si hubieseis vivido, si estuvieseis aquí
Seríais vosotros los que cantaseis esta canción.

Cantaríais, brindando juntos a vuestra salud
Que es una locura perder la vida por las ideas
Ideas como esas, que vienen y que tras dar
Tres vueltecitas, y hacer tres muertos, luego se van

Que ninguna idea en la tierra es digna de una muerte
Que hay que dejar ese cometido a los que no las tienen
Que tomar, sobre la marcha, al enemigo tal como viene
Es un trabajo inútil, perder el tiempo.

Que en lugar de apuntar hacia un enemigo difuso
Es mejor esperar que se torne en amigo
Es mejor contar hasta diez con el palo en la mano
Es mejor dejar una salva para mañana

Que los únicos generales que se deben seguir a ciegas
Son los generales de los soldaditos de plomo
Así, cantaríais los dos siguiendo
A Mambrú que se fue a la guerra en la infancia

¡Oh vosotros! Que entráis hoy en el cielo
vosotros, los felices bribones que, esta noche, veréis a Dios
cuando encontréis a mis dos tíos allí arriba
dadle de mi parte estos “No me olvidéis”.

Estos dos myosotis florecidos en mi jardín
Un pequeño “forget me” para mi tío Martín
Un pequeño “vergiss mein nicht” para mi tío Gastón
Pobre amigo de los Tommies, pobre amigo de los Teutones

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Venus callipyge-
Venus callipyge
Georges Brassens (1921-1981)

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité

Votre dos perd son nom avec si bonne grâce
Qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison
Que ne suis-je, madame, un poète de race
Pour dire à sa louange un immortel blason

En le voyant passer, j'en eus la chair de poule
Enfin, je vins au monde et, depuis, je lui voue
Un culte véritable et, quand je perds aux boules
En embrassant Fanny, je ne pense qu'à vous

Pour obtenir, madame, un galbe de cet ordre
Vous devez torturer les gens de votre entour
Donner aux couturiers bien du fil à retordre
Et vous devez crever votre dame d'atour

C'est le duc de Bordeaux qui s'en va, tête basse
Car il ressemble au mien comme deux gouttes d'eau
S'il ressemblait au vôtre, on dirait, quand il passe
" C'est un joli garçon que le duc de Bordeaux ! "

Ne faites aucun cas des jaloux qui professent
Que vous avez placé votre orgueil un peu bas
Que vous présumez trop, en somme de vos fesses
Et surtout, par faveur, ne vous asseyez pas

Laissez-les raconter qu'en sortant de calèche
La brise a fait voler votre robe et qu'on vit
Ecrite dans un cœur transpercé d'une flèche
Cette expression triviale : " A Julot pour la vie "

Laissez-les dire encor qu'à la cour d'Angleterre
Faisant la révérence aux souverains anglois
Vous êtes, patatras ! tombée assise à terre
La loi d'la pesanteur est dur', mais c'est la loi

Nul ne peut aujourd'hui trépasser sans voir Naples
A l'assaut des chefs-d'œuvre ils veulent tous courir
Mes ambitions à moi sont bien plus raisonnables:
Voir votre académie, madame, et puis mourir

Que jamais l'art abstrait, qui sévit maintenant
N'enlève à vos attraits ce volume étonnant
Au temps où les faux culs sont la majorité
Gloire à celui qui dit toute la vérité


Venus callipyge

Que nunca el arte abstracto, que nos tiraniza hoy día
Arranque a sus encantos este volumen asombroso.
En el tiempo donde los culos postizos son mayoría
Gloria a este que dice toda la verdad.

Su espalda pierde su nombre con tanta gracia
Que no puede uno más que darle la razón
Ojalá fuera yo, señora, un poeta de raza
Para decir en su honor una oda inmortal

Al verlo pasar, se me pone la carne de gallina
En fin, desde que vine al mundo le profeso
Un culto verdadero y, cuando pierdo a las bolas,
Al besar a Fanny, no pienso más que en usted.

Para obtener, señora, unas curvas de ese calibre
Debe usted torturar a la gente de su alrededor
dar mucha guerra a las costureras
Y debe usted de agotar a su dama de compañía

Es el Duque de Bordeaux el que va, la cabeza baja,
Pues se parece al mío como dos gotas de agua
Si se pareciese al vuestro, se diría, cuando pasa
“¡Qué bonito muchacho es el duque de Bordeaux!”

No le haga ningún caso a los envidiosos que pregonan
Que ha colocado usted su orgullo un poco abajo
Que presume usted demasiado de sus nalgas
Y sobre todo, por favor, no se siente usted.

Déjelos contar que al salir de la calesa
La brisa levantó su vestido y que se vió
Escrito en un corazón atravesado por una flecha
Esta expresión trivial: “A Julito para siempre”.

Déjelos decir también que en la corte de Inglaterra
Haciendo la reverencia a los soberanos ingleses
¡Catacrás! Se cayó usted de culo.
La ley de la gravedad es dura, pero es la ley.

Nadie puede hoy día morir sin ver Nápoles
Al asalto de las obras maestras quieren todos correr
Mis ambiciones son mucho más razonables
Ver vuestro cuerpo desnudo, señora, y luego morir.

Que nunca el arte abstracto, que nos tiraniza hoy día
Arranque de sus encantos este volumen asombroso
En el tiempo donde los culos postizos son mayoría
Gloria a éste que dice toda la verdad.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le mouton de Panurge-
Le mouton de Panurge
Georges Brassens (1921-1981)

Elle n'a pas encor de plumes
La flèch' qui doit percer son flanc
Et dans son cœur rien ne s'allume
Quand elle cède à ses galants
Elle se rit bien des gondoles
Des fleurs bleues, des galants discours
Des Vénus de la vieille école
Cell's qui font l'amour par amour

N'allez pas croire davantage
Que le démon brûle son corps
Il s'arrête au premier étage
Son septième ciel, et encor
Elle n'est jamais langoureuse
Passée par le pont des soupirs
Et voit comm' des bêtes curieuses
Cell's qui font l'amour par plaisir

Croyez pas qu'elle soit à vendre
Quand on l'a mise sur le dos
On n'est pas tenu de se fendre
D'un somptueux petit cadeau
Avant d'aller en bacchanale
Ell' présente pas un devis
Ell' n'a rien de ces bell's vénales
Cell's qui font l'amour par profit

Mais alors, pourquoi cède-t-elle
Sans cœur, sans lucre, sans plaisir
Si l'amour vaut pas la chandelle
Pourquoi le joue-t-elle à loisir
Si quiconque peut, sans ambages
L'aider à dégrafer sa rob'
C'est parc' qu'ell' veut être à la page
Que c'est la mode et qu'elle est snob

Mais changent coutumes et filles.
Un jour, peut-être, en son sein nu
Va se planter pour tout' la vie
Une petite flèch' perdue
On n'verra plus qu'elle en gondole
Elle ira jouer, à son tour
Les Vénus de la vieille école
Cell's qui font l'amour par amour


El cordero de Panurgo

Todavía no tiene plumas
La flecha que debe herir su costado
Y en su corazón nada se enciende
Cuando ella cede a sus galantes
Ella se ríe mucho de las góndolas
De las flores azules, de los discursos galantes,
De las Venus de la vieja escuela,
Las que hacen el amor por amor

Pero no vayan a creer
Que el demonio quema su cuerpo.
Se detiene en el primer piso
Su séptimo cielo, y mucho es,
Ella nunca ha pasado, lánguida,
Por el puente de los suspiros,
Y ve como bestias curiosas
A las que hacen el amor por placer

No creáis que ella se vende
Cuando se echa de espaldas,
No está uno obligado a hacer
Ningun regalo suntuoso,
Antes de ir a la bacanal
Ella no presenta un presupuesto,
Ella no tiene nada de esas bellas interesadas
Esas que hacen el amor por dinero.

Pero entonces, porqué cede ella
Sin corazón, sin lucro, sin placer
Si el amor no vale la pena
Porqué lo practica ella tan a gusto,
Si cualquiera puede, sin problemas,
Ayudarle a desabrocharse el vestido
Es porque ella quiere estar al día,
Que esa es la moda y que ella es una moderna.

Pero cambian las costumbres y las niñas.
Un día, quizás, en su pecho desnudo
Se plantará para siempre
Una flechita perdida.
Y no se la verá ya más que en góndola,
Ella hará, a su vez, como
Las Venus de la vieja escuela
Las que hacen el amor por amor

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La route aux quatre chansons-
La route aux quatre chansons
Georges Brassens (1921-1981)

J'ai pris la route de Dijon
Pour voir un peu la Marjolaine
La belle, digue digue don
Qui pleurait près de la fontaine
Mais elle avait changé de ton
Il lui fallait des ducatons
Dedans son bas de laine
Pour n'avoir plus de peine
Elle m'a dit : " Tu viens, chéri ?
Et si tu me payes un bon prix
Aux anges je t'emmène
Digue digue don daine "
La Marjolain' pleurait surtout
Quand elle n'avait pas de sous
La Marjolain' de la chanson
Avait de plus nobles façons

J'ai passé le pont d'Avignon
Pour voir un peu les belles dames
Et les beaux messieurs tous en rond
Qui dansaient, dansaient, corps et âmes
Mais ils avaient changé de ton
Ils faisaient fi des rigodons
Menuets et pavanes
Tarentelles, sardanes
Et les bell's dam's m'ont dit ceci
" Etranger, sauve-toi d'ici
Ou l'on donne l'alarme
Aux chiens et aux gendarmes "
Quelle mouch' les a donc piquées
Ces belles dam's si distinguées
Les belles dam's de la chanson
Avaient de plus nobles façons

Je me suis fait fair' prisonnier
Dans les vieilles prisons de Nantes
Pour voir la fille du geôlier
Qui, paraît-il, est avenante
Mais elle avait changé de ton
Quand j'ai demandé: " Que dit-on
Des affaires courantes
Dans la ville de Nantes ? "
La mignonne m'a répondu"
On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes
Et j'en suis bien contente "
Les geôlières n'ont plus de cœur
Aux prisons de Nante' et d'ailleurs
La geôlière de la chanson
Avait de plus nobles façons

Voulant mener à bonne fin
Ma folle course vagabon
deVers mes pénates je revins
Pour dormir auprès de ma blonde
Mais elle avait changé de ton
Avec elle, sous l'édredon
Il y avait du monde
Dormant près de ma blonde
J'ai pris le coup d'un air blagueur
Mais, en cachette, dans mon cœur
La peine était profonde
L'chagrin lâchait la bonde
Hélas ! du jardin de mon père
La colombe s'est fait la paire
Par bonheur, par consolation
Me sont restées les quatr' chansons


El camino de las cuatro canciones

He tomado el camino de Dijon
Para ver un poco a la Marjolaine
La hermosa, digue digue don
Que lloraba cerca de la fuente.
Pero había cambiado de tono,
Y le hacían falta unos cuantos euros
Dentro de su media de lana
Para no tener ya más pena.
Ella me dijo: “¿Vienes querido?
Si pagas un buen precio
Al cielo yo te llevo
Digue digue don daine”.
La Marjolaine lloraba sobre todo
Cuando no tenía un duro.
La Marjolaine de la canción
Tenía más nobles maneras.

Yo pasé el puente de Avignon
Para ver un poco las señoras
Y los señores en círculo,
Que bailaban, bailaban, con el cuerpo y el alma.
Pero había cambiado de tono
Pasaban de los rigodones
Minuetos y pavanas,
Tarantelas, sardanas,
Y las señoras me dijeron:
“Extranjero, lárgate de aquí,
o damos la alarma
a los perros y a los guardias”.
Qué mosca les ha picado
A estas señoras tan distinguidas.
Las señoras de la canción
Tenían más nobles maneras.

Me dejé hacer prisionero
En las viejas prisiones de Nantes
Para ver a la hija del carcelero
Que, según parece, es muy amable.
Pero había cambiado de tono,
Cuando pregunté :”¿Qué se cuenta
De lo que pasa
En la villa de Nantes?”
La guapetona me respondió:
“Dicen que te colgarán
con las campanadas del alba
y me alegro de ello.”
Las carceleras ya no tienen corazón
En las prisiones de Nantes y además
La carcelera de la canción
Tenía más nobles maneras.

Queriendo llegar a buen puerto
En mi loca carrera aventurera
Me volví a mi terruño
Para dormir cerca de mi rubia.
Pero ella había cambiado de tono,
Con ella, bajo el edredón
Había bastante gente
Durmiento con mi rubia.
Recibí el golpe con una sonrisa
Pero, en mi interior, en mi corazón
La pena era profunda
El dolor soltaba amarras.
¡Ay! Del jardín de mi padre
mi paloma se había largado.
Por suerte, para consolarme,
Me quedan las cuatro canciones.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Saturne-
Saturne
Georges Brassens (1921-1981)

Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant
Il porte un joli nom, Saturne
Mais c'est Dieu fort inquiétant

En allant son chemin, morose
Pour se désennuyer un peu
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut
Il joue à bousculer les roses
Le temps tue le temps comme il peut

Cette saison, c'est toi, ma belle
Qui a fait les frais de son jeu
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux
Toi qui a dû payer la gabelle
Un grain de sel dans tes cheveux

C'est pas vilain, les fleurs d'automne
Et tous les poètes l'ont dit
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti
Je regarde et je donne
Mon billet qu'ils n'ont pas menti

Viens encore, viens ma favorite
Descendons ensemble au jardin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin
Viens effeuiller la marguerite
De l'été de la Saint-Martin

Je sais par cœur toutes tes grâces
Et pour me les faire oublier
Il faudra que Saturne en fasse
Des tours d'horloge de sablier
Et la petite pisseuse d'en face
Peut bien aller se rhabiller...


Saturno

Es triste y taciturno
Y preside las cosas del tiempo
Tiene un bonito nombre, Saturno
Pero es un Dios muy inquietante
Tiene un bonito nombre, Saturno
Pero es un Dios muy inquietante

Haciendo su camino, despacio
Para entretenerse un poco
Juega a empujar las rosas
El tiempo mata el tiempo como puede
Juega a empujar las rosas
El tiempo mata el tiempo como puede

Este vez, eres tú, amada mía
Quien ha sido objeto de sus juegos
y quien ha tenido que pagar el pato:
Un grano de sal en tus cabellos.
Y quien ha tenido que pagar el pato:
Un grano de sal en tus cabellos.

No son feas, las flores del otoño
Y todos los poetas lo han dicho
Yo también lo veo y puedo asegurar
Que no han mentido.
Yo también lo veo y puedo asegurar
Que no han mentido.

Ven otra vez, eres mi favorita,
Bajemos juntos al jardín,
Ven a deshojar la margarita
Del verano de San Martín.
Ven a deshojar la margarita
Del verano de San Martín.

Conozco de memoria todos tus dones
Y para hacérmelos olvidar
Hará falta que Saturno le dé
Muchas vueltas al reloj de arena.
Y la jovenzuela de ahí enfrente
Puede volver a vestirse...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le Grand Pan-
Georges Brassens (1921-1981)

Du temps que régnait le Grand Pan,
Les dieux protégaient les ivrognes:
Des tas de génies titubants
Au nez rouge, à la rouge trogne.
Dès qu'un homme vidait les cruchons,
Qu'un sac à vin faisait carousse
Ils venaient en bande à ses trousses
Compter les bouchons.
La plus humble piquette était alors bénie,
Distillée par Noé, Silène, et compagnie.
Le vin donnait un lustre au pire des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.
Mais en se touchant le crâne, en criant " J'ai trouvé "
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.
Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore,
Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes.
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes.
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort.
Quand deux imbéciles heureux
S'amusaient à des bagatelles,
Un tas de génies amoureux
Venaient leur tenir la chandelle.
Du fin fond du champs élysées
Dès qu'ils entendaient un " Je t'aime ",
Ils accouraient à l'instant même
Compter les baisers.
La plus humble amourette
Etait alors bénie
Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie.
L'amour donnait un lustre au pire des minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus.
Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore,
Et la règle du jeu de l'amour est la même.
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment.
Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est mort.

Et quand fatale sonnait l'heure
De prendre un linceul pour costume
Un tas de génies l'œil en pleurs
Vous offraient des honneurs posthumes.
Et pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre.
C'était presque un plaisir de rendre
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie.
Au pire des minus, l'âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l'éternité.
Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore,
Mais la tombe est hélas la dernière demeure
Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent.
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.
Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes,
Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même
Un beau jour on va voir le Christ
Descendre du calvaire en disant dans sa lippe
" Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types.
J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste. "


El Gran Pan

En el tiempo en que reinaba el Gran Pan,
Los dioses protegían a los borrachos:
Un montón de genios titubeantes
Con la nariz roja, con los mofletes colorados.
En cuanto que un hombre vacía los cantarillos,
Que un borracho se ponía a beber
Venían en bandadas, pisándole los talones
A contar los tapones.
El más humilde vino peleón era entonces bendecido,
Destilado por Noé, Silene y compañía.
El vino daba un lustre al peor de los tontos,
Y el último de los borrachos tenía algo de Baco.

Pero tocándose el cráneo, gritando: “¡Lo encontré!”
La banda del profesor Nimbus llegó
Y se pusieron a destruir los cielos,
A expulsar a los dioses del firmamento.
Hoy día, por doquier, la gente bebe aún,
Y el fuego del nectar hace aún lucir los mofletes.
Pero los dioses no responden ya por los borrachos:
Baco es un alcohólico y el gran Pan ha muerto.

Cuando dos atontados felices
Se entretenían con tonterías,
Un montón de genios amorosos
Acudían a avivarles la pasión.
Desde el fondo de los Campos Elíseos,
En cuanto oían un “Te quiero”,
Acudían al instante
A contar los besos.
El más humilde amorcillo
Era entonces bendecido
Santificado por Afrodita, Eros y compañía.
El amor daba un lustre al peor de los tontos
Y la última de las amantes era toda una Venus.

Hoy día, por doquier, los corazones laten aún,
Y las reglas del juego del amor son las mismas,
Pero los dioses no responden ya por los que se aman:
Venus se ha hecho mujer y el gran Pan ha muerto.

Y cuando sonaba la hora fatal
De ponerse una mortaja como traje
Un montón de genios con los ojos llenos de lágrimas
Nos ofrecían honores póstumos.
Para ir hasta el celeste imperio,
En su barca venían a recogerte.
Era casi un placer dar
El último suspiro.
El más humilde despojo era entonces bendecido,
Embarcado por Caronte, Plutón y compañía.
Al peor de los tontos, le era dada un alma,
Y hasta el último mortal tenía la eternidad.

Hoy día, por doquier, la gente muere aún,
Pero la tumba es, ¡ay! la última morada
Los dioses no responden ya por los que mueren:
La muerte es algo natural y el gran Pan ha muerto.
Y uno de los últimos dioses, uno de los últimos supremos,
No debe de sentirse muy bien ni él mismo,
Un buen día vamos a ver a Cristo
Descender del Calvario, diciendo entre dientes:
“¡Mierda! ¡Ya no trabajo más para toda esta pobre gente!
Me temo que el fin del mundo sea muy triste”.

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Georges Brassens -À l'ombre des maris-
À l'ombre des maris
Georges Brassens (1921-1981)

Les dragons de vertu n'en prennent pas ombrage,
Si j'avais eu l'honneur de commander aù bord,
A bord du Titanic quand il a fait naufrage,
J'aurais crié:"Les femm's adultères d'abord!"

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Car, pour combler les vœux, calmer la fievre ardente
Du pauvre solitaire et qui n'est pas de bois,
Nulle n'est comparable à l'epouse inconstante.
Femmes de chefs de gar', c'est vous la fleur des pois.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...Q

uant à vous, messeigneurs, aimez à votre guise,
En ce qui me concerne, ayant un jour compris
Qu'une femme adultère est plus qu'une autre exquise,
Je cherche mon bonheur à l'ombre des maris.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

A l'ombre des maris mais, cela va sans dire,
Pas n'importe lesquels, je les tri', les choisis.
Si madame Dupont, d'aventure, m'attire,
Il faut que, par surcroit, Dupont me plaise aussi!

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Il convient que le bougre ait une bonne poire
Sinon, me ravisant, je détale à grands pas,
Car je suis difficile et me refuse à boire
Dans le verr; d'un monsieur qui ne me revient pas.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Ils sont loins mes débuts ou, manquant de pratique,
Sur des femmes de flics je mis mon dévolu.
Je n'étais pas encore ouvert à l'esthétique.
Cette faute de gout je ne la commets plus.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Oui, je suis tatillon, pointilleux, mais j'estime
Que le mari doit être un gentleman complet,
Car on finit tous deux par devenir intimes
A force, à force de se passer le relais

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Mais si l'on tombe, hélas! sur des maris infames,
Certains sont si courtois, si bons si chaleureux,
Que, même apres avoir cessé d'aimer leur femme,
On fait encore semblant uniquement pour eux.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

C'est mon cas ces temps-ci, je suis triste, malade,
Quand je dois faire honneur à certaine pecore.
Mais, son mari et moi, c'est Oreste et Pylade,
Et, pour garder l'ami, je la cajole encore.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Non contente de me déplaire, elle me trompe,
Et les jours ou, furieux, voulant tout mettre à bas
Je cri:"La coupe est pleine, il est temps que je rompe!"
Le mari me suppli':"Non ne me quittez pas!"

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Et je reste, et, tous deux, ensemble on se flagorne.
Moi, je lui dis:"C'est vous mon cocu préféré."
Il me réplique alors:"Entre toutes mes cornes,
Celles que je vous dois, mon cher, me sont sacrées."

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère,
Je suis derrière...

Et je reste et, parfois, lorsque cette pimbeche
S'attarde en compagni' de son nouvel amant,
Que la nurse est sorti', le mari à la peche,
C'est moi, pauvre de moi! qui garde les enfants.

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère.


A la sombra de los maridos

Que las mujeres castas no se sientan celosas,
Si yo hubiese tenido el honor de mandar a bordo,
A bordo del Titanic cuando naufragó,
Yo hubiése gritado: “¡Las mujeres adúlteras primero!”

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Pues, para colmar los deseos, calmar la fiebre ardiente
Del pobre solitario que no es de piedra,
Ninguna es comparable a la esposa inconstante.
Mujeres de jefes de estación, sois la flor de la canela.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

En cuanto a vosotros, señores, amad como queráis,
En lo que a mí respecta, habiendo comprendido un día
Que una mujer adúltera es más exquisita que ninguna,
Busco mi felicidad a la sombra de los maridos.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

A la sombra de los maridos pero, y, sobra decirlo,
Entre todos ellos, los escojo, los elijo.
Si la señora Dupont, por casualidad, me atrae,
Hace falta, además, que Dupont me guste también.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Es conveniente que el tonto tenga una buena cara,
Si no, cambiando de opinión, me largo rápidamente,
Pues soy meticuloso y me niego a beber
En el vaso de un señor que no me cae bien.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Están lejos mis comienzos, cuando, falto de práctica,
Me liaba con mujeres de policías.
Aún no estaba abierto a la estética.
Esta falta de gusto ya no la cometo.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Sí, soy minucioso, puntilloso, pero creo
Que el marido debe ser un completo gentleman,
Pues se acaba intimando el uno con el otro,
A fuerza, a fuerza de pasarse el relevo.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Pero si se cae, ¡ay!, sobre maridos infames,
Otros son tan corteses, tan buenos, tan afectuosos,
Que, incluso después de dejar de querer a su mujer,
Sigue uno haciendo el papel sólo por ellos.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Es lo que me pasa ahora, que estoy triste, enfermo,
Cuando tengo que hacerle los honores a cierta pécora.
Pero su marido y yo, somos Oreste y Pylade,
Y por guardar un amigo, sigo mimándola a ella.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

No contenta con no gustarme, ella me engaña,
Y los días en los que, furioso, queriendo acabar con todo,
Grito: “¡Esta es la gota que colma el vaso, se acabó!”
El marido me suplica: “¡No, no me deje!”.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Y me quedo, y los dos juntos nos adulamos.
Yo le digo: “Usted es mi cornudo preferido”.
Y él me replica entonces: “Entre todos mis cuernos,
Los que usted me pone, amigo, son sagrados”.

No tiréis piedras a la mujer adultera,
Yo estoy detrás...

Y me quedo, y a veces, cuando esa cursilona
Se entretiene en compañía de su nuevo amante,
Cuando la niñera ha salido, el marido está pescando,
Soy yo, ¡pobre de mí! el que cuida de los niños.

No tiréis piedras a la mujer adultera.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Trompe la mort-
Trompe la mort
Georges Brassens (1921-1981)


Avec cette neige à foison
Qui coiffe, coiffe ma toison
On peut me croire à vue de nez
Blanchi sous le harnais
Eh bien, Mesdames et Messieurs
C'est rien que de la poudre aux yeux
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
C'est pour tenter de couper court
A l'avance du temps qui court
De persuader ce vieux goujat
Que tout le mal est fait deja.
Mais dessous la perruque j'ai
Mes vrais cheveux couleur de jais
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si j'ai l'air moins guilleret
Moins solide sur mes jarrets
Si je chemine avec lenteur
D'un train de sénateur
N'allez pas dire "Il est perclus"
N'allez pas dire "Il n'en peut plus"
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Histoire d'endormir le temps
Calculateur impénitent
De tout brouiller, tout embrouiller
Dans le fatidique sablier.
En fait, à l'envers du décor
Comme à vingt ans, je trotte encore
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si mon cœur bat moins souvent
Et moins vite qu'auparavant
Si je chasse avec moins de zèle
Les gentes demoiselles
Pensez pas que je sois blasé
De leurs caresses, leurs baisers
C'est rien que de la comédie
Que de la parodie
Pour convaincre le temps berné
Qu'mes fêtes galantes sont terminées
Que je me retire en coulisse
Que je n'entrerai plus en lice
Mais je reste un sacré gaillard
Toujours actif, toujours paillard
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux

Et si jamais au cimetière
Un de ces quatre, on porte en terre
Me ressemblant à s'y tromper
Un genre de macchabée
N'allez pas noyer le souffleur
En lâchant la bonde à vos pleurs
Ce sera rien que comédie
Rien que fausse sortie
Et puis, coup de théâtre, quand
Le temps aura levé le camp
Estimant que la farce est jouée
Moi tout heureux, tout enjoué
J'm'exhumerai du caveau
Pour saluer sous les bravos
C'est pas demain la veille, bon Dieu
De mes adieux


Salud de hierro

Con este montón de nieve
Que cubre, cubre mi pelo,
Podrían pensar a simple vista
Que me hago viejo en el oficio,
Y bien, Señora y Señores
No es más que una falsa apariencia
No es más que una comedia
Que una parodia.
Es para intentar parar en seco,
El avance del tiempo que corre,
Para persuadir a ese viejo sinvergüenza,
Que todo el mal está ya hecho.
Pero bajo la peluca, tengo
Mis verdaderos cabellos, color de azabache.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si tengo un aspecto meno vivaracho,
Menos sólido sobre mis corvejones,
Si camino con lentitud,
Con un paso de senador,
No digáis: “Está tullido”.
No digáis: “No puede más”.
No es más que una comedia
Que una parodia.
Un intento de dormir el tiempo,
Calculador impenitente,
De revolverlo todo, de enredarlo todo,
En el fatídico reloj de arena.
De hecho, por detrás del decorado,
Como con veinte años, yo corro aún.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si el corazón se lanza a conquistar menos a menudo
Y más lentamente que antes,
Si cazo con menos celo
A las gentiles señoritas,
No penséis que estoy harto
De sus caricias, sus besos.
No es más que una comedia,
Una parodia,
Para convencer al tiempo burlado,
Que mis fiestas galantes han terminado,
Que dejo la escena,
Que no entraré más en liza,
Pero sigo siendo un galán redomado,
Siempre activo, siempre mujeriego.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Y si alguna vez, al cementerio,
Un día de estos, llevan a enterrar,
A un tipo muerto que
se me parece hasta confundir,
no vayáis a ahogar al apuntador,
dejando correr vuestras lágrimas.
No es más que una comedia,
Una parodia.
Y luego, con un efecto teatral, cuando
Haya pasado algún tiempo,
Creyendo que se ha consumado la farsa,
Yo, muy feliz, muy jovial,
Me exhumaré del hoyo
Para saludar bajo los bravos.
No estamos en la víspera, ¡buen Dios!
De mi adiós.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 8:26 AM   0 comments
Georges Brassens -Les ricochets-
Les ricochets
Georges Brassens (1921-1981)

J'avais dix-huit ans
Tout juste et quittant
Ma ville natale
Un beau jour, ô gué!
Je vins debarquer
dans la capitale
J'entrai pas aux cris
D'"A nous deux Paris"
En Ile-de-France
Que ton Rastignac
N'ait cure, ô Balzac !
De ma concurrence

Gens en place, dormez
Sans vous alarmer,
Rien ne vous menace
Ce n'est qu'un jeune sot
qui monte a l'assaut
du p'tit Montparnasse
On n's'etonnera pas
Si mes premiers pas
tout droit me menerent
Au pont Mirabeau
pour un coup de chapeau
A l'Apolinaire.

Bec enfariné
Pouvais-je deviner
Le remue-menage
Que dans mon destin
Causerait soudain
Ce plerinage ?
Que circonvenu
Mon coeur ingenu
Allait faire des siennes
Tomber amoureux
De sa toute pre-
miere Parisienne.

N'anticipons pas,
Sur la berge en bas
Tout contre une pile,
La belle tachait
D' fair' des ricochets
D'un' main malhabile.
Moi, dans ce temps-la
Je n' dis pas cela
En bombant le torse,
L'air avantageux
J'tais a ce jeu
De premire force.

Tu m' donn's un baiser,
Ai-je proposé
A la demoiselle;
Et moi, sans retard
J' t'apprends de cet art
Toutes les ficelles.
Affaire conclue,
En une heure elle eut,
L'adresse requise.
En change, moi
J' cueillis plein d'émoi
Ses lèvres exquises.

Et durant un temps
Les journaux d'antan
D'ailleurs le relatent
Fallait se lever
Matin pour trouver
Une pierre plate.
On redessina
Du pont d'Iena
Au pont Alexandre
Jusqu' Saint-Michel,
Mais notre echelle,
La carte du tendre.

Mais c'tait trop beau:
Au pont Mirabeau
La belle volage
Un jour se perchait
Sur un ricochet
Et gagnait le large.
Ell' me fit faux-bond
Pour un vieux barbon,
La petite ingrate,
Un Crsus vivant
Detail aggravant
Sur la rive droite.

J'en pleurai pas mal,
Le flux lacrymal
Me fit la quinzaine.
Au viaduc d'Auteuil
Parait qu'a vue d'œil
Grossissait la Seine.
Et si, pont d' l'Alma,
J'ai pas noy ma
Detresse ineffable,
C'est qu' l'eau coulant sous
Les pieds du zouzou
etait imbuvable.

Et qu' j'avais acquis
Cett' conviction qui
Du reste me navre
Que mort ou vivant
Ce n'est pas souvent
Qu'on arrive au havre.
Nous attristons pas,
Allons de ce pas
Donner, debonnaires,
Au pont Mirabeau
Un coup de chapeau
A l'Apollinaire.


Los rebotes

Yo tenía diecisiete años
Justos y dejando
Mi pueblo natal,
Un buen día, ¡alehop!
Desembarqué
En la capital.
No entré gritando
“¡Prepárate París!”
en la Isla de Francia.
Que tu Rastignac
No se preocupe ¡Oh Balzac!
De mi competencia.

Gente laboriosa, dormid
Sin alarmaros,
Nada os amenaza.
No es más que joven tonto
Que viene al asalto
Del pequeño Montparnasse.
Nadie se asombrará
Si mis primeros pasos
Me llevaron derechito
Al puente Mirabeau
Para dar un sombrerazo
A Apolinaire.

Tan tranquilo como iba,
¿Podía yo adivinar
El revuelo
Que en mi destino
Causaría repentinamente
Este peregrinaje?
¿Que engañado,
mi corazón ingenuo iba
a hacer de las suyas,
a enamorarse
de la primera
parisina que llegase?

No nos anticipemos.
En la orilla, allá abajo,
Contra un pilar,
La bella trataba
De hacer rebotes
Torpemente.
Yo, por aquella época,
No lo digo
Sacando pecho,
Como un presuntuoso,
Yo tenía en ese juego
Una gran habilidad.

Si me das un beso,
Le propuse
A la muchachita,
Y yo, ahora mismo,
Te enseño todos los secretos
De este juego.
Asunto concluido,
En una hora ella tuvo,
La destreza necesaria.
A cambio, yo
Recogí, lleno de emoción,
Sus labios exquisitos.

Y durante un tiempo,
Los diarios de entonces,
Por cierto, lo cuentan,
Hacía falta levantarse
Temprano para encontrar
Una piedra plana.
Redibujamos
Desde el puente de Iena
Hasta el puente Alexandre,
Hasta Saint-Michel,
Pero a nuestra escala,
El mapa de la ternura.

Pero era demasiado bello:
En el Puente Mirabeau
La bella infiel
Un dia se posó
Sobre un rebote
Y se marchó.
Me abandonó
Por un viejo carcamal,
La pequeña ingrata.
Un Creso que vivía,
Para más INRI
En la orilla derecha.

Lloré mucho,
El flujo lagrimal
Duró quince días.
En el viaducto d’Auteuil
Parecía que a simple vista
Crecía el Sena.
Y si, desde el Puente d’Alma,
No he ahogado
Mi pena infinita,
Es porque el agua que corría bajo
Los pies del zuavo
Era imbebible.

Y que yo había adquirido
Esta convicción, que
Por otra parte me duele,
De que muerto o vivo
No se llega muy a menudo
A buen puerto.
No nos pongamos tristes,
Vayamos andando,
A dar, de buena gana,
Al puente Mirabeau
Un sombrerazo
A Apolinaire.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 8:12 AM   0 comments
Georges Brassens -Tempête dans un bénitier-
Tempête dans un bénitier
Georges Brassens (1921-1981)

Tempête dans un bénitier,
Le souverain pontife avecque
Les évêques, les archevêques,
Nous font un satané chantier.

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent,
Tous ces fichus calotins,
Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde.
A la fête liturgique,
Plus de grand's pompes, soudain,
Sans le latin, sans le latin,
Plus de mystère magique.
Le rite qui nous envoûte
S'avère alors anodin.
Sans le latin, sans le latin
Et les fidèl's s'en foutent
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin

Je ne suis pas le seul, morbleu
Depuis que ces règles sévissent
A ne plus me rendre à l'office
Dominical que quand il pleut

Il ne savent pas ce qu'ils perdent
Tous ces fichus calotins
Sans le latin, sans le latin
La messe nous emmerde.
En renonçant à l'occulte,
Faudra qu'ils fassent tintin
Sans le latin, sans le latin,
Pour le denier du culte.
A la saison printanière
Suisse, bedeau, sacristain,
Sans le latin, sans le latin
F'ront l'églis' buissonnière.
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.

Ces oiseaux sont des enragés,
Ces corbeaux qui scient, rognent, tranchent
La saine et bonne vieille branche
De la croix où ils sont perchés.

Ils ne savent pas ce qu'ils perdent,
Tous ces fichus calotins,
Sans le latin, sans le latin,
La messe nous emmerde.
Le vin du sacré calice,
Se change en eau de boudin,
Sans le latin, sans le latin,
Et ses vertus faiblissent.
A Lourdes, Sète ou bien Parme
Comme à Quimper Corentin
Le presbytère sans le latin
A perdu de son charme.
O très Sainte Marie mèr' de
Dieu, dites à ces putains
De moines qu'ils nous emmerdent
Sans le latin.


Tempestad en una pila de agua bendita

Tempestad en una pila de agua bendita,
El sumo pontífice con
Los obispos, los arzobispos,
Nos ha n montado un buen tinglado.

No saben lo que pierden,
Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
En la fiesta litúrgica,
De repente, se acabaron las grandes pompas,
Sin el latín, sin el latín,
Ya no hay misterio mágico.
El rito que nos echiza,
Se revela entonces anodino.
Sin el latín, sin el latín,
Y los fieles se largan.
¡Oh santa María madre de
Dios!, dile a esos jodidos
Monjes que nos aburren
Sin el latín.

No soy el único, ¡caramba!,
Desde que estas reglas nos tiranizan,
En ir al oficio
Dominical sólo cuando llueve.

No saben lo que pierden,
Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
Renunciando a lo oculto,
Tendrán que decir adiós,
Sin el latín, sin el latín,
Al dinero de la colecta.
En la estación primaveral,
El pertiguero, el macero, el sacristán,
Sin el latín, sin el latín,
Harán rabona en la misas.
¡Oh santa María madre de
Dios!, dile a esos jodidos
Monjes que nos aburren
Sin el latín.

Estos pájaros son fanáticos,
Estos cuervos que sierran, cortan, parten
La sana y buena vieja rama
De la cruz en la que están encaramados.

No saben lo que pierden,
Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.
El vino del sagrado cáliz,
Se transforma en agua de borrajas,
Sin el latín, sin el latín,
Y sus virtudes se debilitan.
En Lourdes, Sete o bien en Parma,
como en Quimper Corentin,
el presbítero sin el latín
ha perdido todo su encanto.
No saben lo que pierden,
Todos esos dichosos beatones,
Sin el latín, sin el latín,
La misa nos aburre.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 8:04 AM   0 comments
Georges Brassens -Bolulevard du temps qui passe-
Boulevard du temps qui passe
Georges Brassens (1921-1981)

A peine sortis du berceau,
Nous sommes allés faire un saut
Au boulevard du temps qui passe,
En scandant notre " Ça ira "
Contre les vieux, les mous, les gras,
Confinés dans leurs idées basses.

On nous a vus, c'était hier,
Qui descendions, jeunes et fiers,
Dans une folle sarabande,
En allumant des feux de joie,
En alarmant les gros bourgeois,
En piétinant leurs plates-bandes.

Jurant de tout remettre à neuf,
De refaire quatre-vingt-neuf,
De reprendre un peu la Bastille,
Nous avons embrassé, goulus,
Leurs femmes qu'ils ne touchaient plus,
Nous avons fécondé leurs filles.

Dans la mare de leurs canards
Nous avons lancé, goguenards,
Force pavés, quelle tempête!
Nous n'avons rien laissé debout,
Flanquant leurs credos, leurs tabous
Et leurs dieux, cul par-dessus tête.

Quand sonna le " cessez-le-feu "
L'un de nous perdait ses cheveux
Et l'autre avait les tempes grises.
Nous avons constaté soudain
Que l'été de la Saint-Martin
N'est pas loin du temps des cerises.

Alors, ralentissant le pas,
On fit la route à la papa,
Car, braillant contre les ancêtres,
La troupe fraîche des cadets
Au carrefour nous attendait
Pour nous envoyer à Bicêtre.

Tous ces gâteux, ces avachis,
Ces pauvres sépulcres blanchis
Chancelant dans leur carapace,
On les a vus, c'était hier,
Qui descendaient jeunes et fiers,
Le boulevard du temps qui passe.


Bulevard del tiempo que pasa

Apenas salidos de la cuna,
Nos vamos a dar una vuelta
Por el bulevard del tiempo que pasa
Cantando los compases de nuestro “Ça ira”
Contra los viejos, los acomodados, los gordos,
Confinados en sus bajas ideas.

Nos han visto, parece que fue ayer,
Bajar, jóvenes y orgullosos,
En una loca zarabanda,
Encendiendo fogatas,
Alarmando a los gordos burgueses,
Pisoteando sus arriates.

Jurando hacer tabla rasa de todo,
Volver a provocar un año 89
De volver a tomar la Bastilla,
Nosotros hemos besado, glotones,
A sus mujeres a las que ellos ya no tocaban,
Hemos fecundado a sus hijas.

En el mar de su tonta tranquilidad,
Hemos lanzado, guasones,
Muchos adoquines, ¡qué tempestad!
No hemos dejado nada de pie,
Poniendo sus credos, sus tabúes,
Y sus dioses, patas arriba.

Cuando sonó el alto el fuego,
Una parte de nosotros nos quedabamos calvos
Y la otra tenía el pelo de la sien gris.
Nos dimos cuenta de pronto
Que el veranillo de San Martín
No estaba lejos del tiempo de las cerezas.

Entonces, yendo más despacio,
Caminamos tranquilamente,
Pues, gritando contra los carcas,
La joven tropa de los jóvenes,
Nos esperaba en el cruce para
Enviarnos a Bicêtre.

A todos esos viejos que chochean, a esos vejestorios,
A esos pobres que sólo son fachada,
Tambaleándose bajo su caparazón,
Fueron vistos, parece que fue ayer,
Bajando jóvenes y orgullosos
Por el bulevard del tiempo que pasa.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:55 AM   0 comments
Georges Brassens -Le modeste-
Le modeste
Georges Brassens (1921-1981)

Les pays, c'est pas ça qui manque,
On vient au monde à Salamanque
A Paris, Bordeaux, Lille, Brest(e).
Lui, la nativité le prit
Du côté des Saintes-Maries,
C'est un modeste.

Comme jadis a fait un roi,
Il serait bien fichu, je crois,
De donner le trône et le reste
Contre un seul cheval camarguais
Bancal, vieux, borgne, fatigué,
C'est un modeste.

Suivi de son pin parasol,
S'il fuit sans mêm' toucher le sol
Le moindre effort comme la peste,
C'est qu'au chantier ses bras d'Hercule
Rendraient les autres ridicules,
C'est un modeste.

A la pétanque, quand il perd
Te fais pas de souci, pépère,
Si d'aventure il te conteste.
S'il te boude, s'il te rudoie,
Au fond, il est content pour toi,
C'est un modeste.

Si, quand un emmerdeur le met
En rogne, on ne le voit jamais
Lever sur l'homme une main leste.
C'est qu'il juge pas nécessaire
D'humilier un adversaire,
C'est un modeste.

Et quand il tombe amoureux fou
Y a pas de danger qu'il l'avoue:
Les effusions, dame, il déteste.
Selon lui, mettre en plein soleil
Son cœur ou son cul c'est pareil,
C'est un modeste.

Quand on enterre un imbécile
De ses amis, s'il raille, s'il
A l'œil sec et ne manifeste
Aucun chagrin, t'y fie pas trop:
Sur la patate, il en a gros,
C'est un modeste.

Et s'il te traite d'étranger
Que tu sois de Naples, d'Angers
Ou d'ailleurs, remets pas la veste.
Lui, quand il t'adopte, pardi!
Il veut pas que ce soit le dit,
C'est un modeste.

Si tu n'as pas tout du grimaud,
Si tu sais lire entre les mots,
Entre les faits, entre les gestesc
Lors, tu verras clair dans son jeu,
Et que ce bel avantageux,
C'est un modeste.


El modesto

El sitio nunca falta,
Se viene al mundo en Salamanca,
En París, Bordeaux, Lille, Brest.
Él, el fue a nacer
Allá por Saintes-Maries,
Es un modesto.

Como antaño hizo un rey,
Hubiera sido muy capaz, creo,
De dar su trono y el resto,
A cambio de un caballo camargués,
Cojo, viejo, tuerto, fatigado,
Es un modesto.

Seguido de su pino piñonero,
Si huye, corriendo que vuela,
Del más mínimo esfuerzo como de la peste,
Es porque en el trabajo, sus brazos de Hércules
Harían parecer ridículos a los demás.
Es un modesto.

Cuando pierde jugando a la petanca,
No te preocupes, amigo,
Si por casualidad te discute.
Si te pone mala cara, si te trata duramente,
En el fondo, está contento por ti.
Es un modesto.

Si cuando un pesado lo hace
Rabiar, no lo veremos nunca
Levantar su mano contra él.
Es porque no cree necesario
Humillar a un adversario.
Es un modesto.

Y cuando se enamora locamente
No hay peligro de que lo confiese:
Destesta, caramba, las efusiones.
Según él, enseñar a todo el mundo
su corazón o su culo es lo mismo.
Es un modesto.

Cuando se entierra a algún imbécil
Amigo suyo, si bromea, si
No llora y no manifiesta
Pena ninguna, no te fíes demasiado:
Bajo esta máscara, está sufriendo,
Es un modesto.

Y si te trata de extranjero
Porque eres de Nápoles, de Angers,
O de otra parte, no recojas tus cosas.
Cuando él te adopta, ¡pardiez!
No quiere que sea sólo de palabra.
Es un modesto.

Si no eres mal estudiante,
Si sabes leer entre líneas,
En los hechos, en los detalles,
Entonces, verás claramente su juego,
Y que este buen tramposo
Es un modesto.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:38 AM   0 comments
Georges Brassens -Don Juan-
Don Juan
Georges Brassens (1921-1981)

Gloire à qui freine à mort, de peur d'ecrabouiller
Le hérisson perdu, le crapaud fourvoyé!
Et gloire à don Juan, d'avoir un jour souri
A celle à qui les autres n'attachaient aucun prix!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au flic qui barrait le passage aux autos
Pour laisser traverser les chats de Léautaud!
Et gloire à don Juan d'avoir pris rendez-vous
Avec la délaissée, que l'amour désavoue!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire au premier venu qui passe et qui se tait
Quand la canaille crie “haro sur le baudet”!
Et gloire à don Juan pour ses galants discours
A celle à qui les autres faisaient jamais la cour!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce curé sauvant son ennemi
Lors du massacre de la Saint-Barthélémy!
Et gloire à don Juan qui couvrit de baisers
La fille que les autres refusaient d'embrasser!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Et gloire à ce soldat qui jeta son fusil
Plutôt que d'achever l'otage à sa merci!
Et gloire à don Juan d'avoir osé trousser
Celle dont le jupon restait toujours baissé!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à la bonne sœur qui, par temps pas très chaud
Dégela dans sa main le pénis du manchot!
Et gloire à don Juan qui fit reluire un soir
Ce cul déshérité ne sachant que s'asseoir!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.

Gloire à qui n'ayant pas d'idéal sacro-saint
Se borne à ne pas trop emmerder ses voisins!
Et gloire à don Juan qui rendit femme celle
Qui, sans lui, quelle horreur, serait morte pucelle!
Cette fille est trop vilaine, il me la faut.


Don Juan

¡Gloria al que frena en seco, para no aplastar
Al erizo perdido, al sapo extraviado!
¡Y gloria a don Juan, por haber sonreído un día
A la que los demás no concedían ninguna importancia!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Gloria al policía que frena el paso a los coches
para dejar pasar a los gatos de Léataud!
¡Y Gloria a don Juan por haberse citado
con la abandonada, a la que se le niega el amor!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Gloria al ese que pasa y que se calla
cuando la canalla grita “¡aplastemos al débil!”
¡Y Gloria a don Juan por sus galantes discursos
a la que los otros nunca hacen la corte!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Y gloria a ese cura que salva a su enemigo
en la masacre de San Bartolomé!
¡Y gloria a don Juan que cubrió de besos
a la chicas que los otros no querían besar!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Y gloria a ese soldado que tiró su fusil
antes que matar al rehén a su voluntad!
¡Y gloria a don Juan por haber remangado
la falda a la que siempre la tenía bajada!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Gloria a la monja que, cuando hace mucho frío,
descongela en su mano el pene del manco!
¡Y gloria a don Juan que hizo relucir una noche
el culo desheredado que no sabía más que sentarse!
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

¡Gloria al que no teniendo un ideal sacrosanto
se limita a no molestar demasiado a sus vecinos!
¡Y gloria a don Juan que hizo mujer a la que,
sin él, ¡qué horror!, hubiese muerto virgen!.
Esta chica es muy vulgar, la quiero para mí.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:25 AM   0 comments
Georges Brassens -Les casseuses-
Les casseuses
Georges Brassens (1921-1981)

Tant qu'elle a besoin du matou,
Ma chatte est tendre comme tout,
Quand elle est comblée, aussitôt
Ell' griffe, ell' mord, ell' fait l'gros dos.

Quand vous ne nous les caressez
Pas, chéries, vous nous les cassez.
Oubliez-les, si fair' se peut,
Qu'ell's se reposent.
Quand vous nous les dorlotez pas,
Vous nous les passez à tabac.
Oubliez-les, si fair' se peut,
Qu'ell's se reposent un peu,
Qu'ell's se reposent.

Enamourée, ma femme est douce,
Mes amis vous le diront tous.
Après l'étreinte, en moins de deux
Ell' r'devient un bâton merdeux.

Dans l'alcôve, on est bien reçus
Par la voisine du dessus.
Un' fois son désir assouvi,
Ingrate, ell' nous les crucifie.

Quand ell' passe en revue les zouaves
Ma sœur est câline et suave.
Dès que s'achève l'examen,
Gare à qui tombe sous sa main.

Si tout le monde en ma maison
Reste au lit plus que de raison,
C'est pas qu'on soit lubriqu's, c'est qu'il
Y a guère que là qu'on est tranquilles.


Las maltratadoras

Mientras que necesita a un macho,
Mi gata es muy tierna,
Cuando está satisfecha, rapidamente
Araña, muerde y arquea la espalda.

Cuando no nos lo acariciáis,
Queridas, nos lo rompéis.
Olvidadlos, si podéis,
Para que descansen.
Cuando no nos lo mimáis,
Nos lo golpeáis.
Olvidadlos, si podéis,
Para que descansen un poco,
Para que descansen.

Enamorada, mi mujer es dulce,
Todos mis amigos os lo dirán.
Después de los abrazos, en menos que canta un gallo,
Se convierte en un cardo borriquero.

En la alcoba, somos bien recibidos
Por la vecina de arriba.
Una vez que su deseo está satisfecho,
Ingrata, ella nos lo crucifica.

Cuando pasa revista a las tropas,
Mi hermana es cariñosa y suave.
En cuanto acaba el examen
Cuidado con el que caiga en sus manos.

Si todo el mundo en mi casa
Pasa en cama más tiempo del razonable,
No es porque seamos unos lúbricos, sino porque
Es únicamente allí donde se está tranquilo.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 7:15 AM   0 comments
Georges Brassens -Cupidon s'en fout-
Cupidon s'en fout
Georges Brassens (1921-1981)

Pour changer en amour notre amourette
Il s'en serait pas fallu de beaucoup
Mais, ce jour-là, Vénus était distraite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Des jours où il joue les mouches du coche.
Où elles sont émoussées dans le bout
Les flèches courtoises qu'il nous décoche
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Se consacrant à d'autres imbéciles
Il n'eu pas l'heur de s'occuper de nous
Avec son arc et tous ses ustensiles
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On a tenté sans lui d'ouvrir la fête
Sur l'herbe tendre, on s'est roulés, mais vous
Avez perdu la vertu, pas la tête
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Si vous m'avez donné toute licence
Le cœur, hélas, n'était pas dans le coup
Le feu sacré brillait par son absence
Il est des jours où Cupidon s'en fout

On effeuilla vingt fois la marguerite
Elle tomba vingt fois sur "pas du tout"
Et notre pauvre idylle a fait faillite
Il est des jours où Cupidon s'en fout

Quand vous irez au bois conter fleurette
Jeunes galants, le ciel soit avec vous
Je n'eus pas cette chance et le regrette
Il est des jours où Cupidon s'en fout


Cupido se hace el loco

Para convertir en amor nuestro amorcillo
No hubiese hecho falta mucho,
Pero ese día, Venus estaba distraída.,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Días en que juega a fingirse atareado.
En que tienen las puntas embotadas
Las flechas corteses que nos lanza,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Consagrándose a otros imbéciles,
No tuvo el gusto de ocuparse de nosotros,
Con su arco y sus utensilios,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Hemos intentado de hacer una fiesta sin él,
Sobre la tierna hierba, hemos rodado, pero
Perdiste la virtud y no la cabeza.
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Si me has dado permiso para todo,
El corazón, ¡ay! no estaba en lo que estábamos,
El fuego sagrdo brillaba por su ausencia,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Desojamos veinte veces la margarita
Y veinte veces cayo en “nada de nada”,
Y nuestro pobre idilio se ha venido abajo,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

Cuando vayáis al bosque, a hacer requiebros,
Jóvenes galantes, que el cielo os proteja,
Yo no tuve esa suerte y lo siento,
Hay días en que Cupido se hace el loco.

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Georges Brassens -Montélimar-
Montélimar
Georges Brassens (1921-1981)

Avec leurs gniards
Mignons mignards,
Leur beau matou,
Leur gros toutou,
Les pharisiens,
Les béotiens,
Les aoûtiens,
Dans leur auto,
Roulent presto,
Tombeau ouvert,
Descendant vers
La grande mare,
En passant parMontélimar.

Dites d'urgence
A ces engeances
De malheur
Et à leurs
Gniards
Que chiens, chats
N'aiment
Pas l' nougat
Même
Même celui
D'Montélimar.

Hélas bientôt
Le mal d'auto
Va déranger
Les passagers.
Le beau matou,
Le gros toutou,
Pas fiers du tout
- Ça fait frémir -
S'en vont vomir
Et même pis
Sur les tapis
Et les coussins
A beaux dessins,
C'est très malsain.

C'est très fâcheux,
C'est plus du jeu,
Et coetera.
Et alors à
Montélimar,
On en a marre
Du cauchemar.
Boutant presto
Hors de l'auto
Le beau matou,
Le gros toutou,
Ces handicaps
Sur Digne, Gap,
On met le cap.

Alors tous ces
Petits poucets,
Ces beaux matous,
Ces gros toutous,
En ribambelle
Ont sans appel
Droit au scalpel.
Les aoûtiens
Les béotiens
Qui font ça n'ont
Pas d'âme, non,
Que leur auto
Bute presto
Contre un poteau!


Montelimar

Con sus niños
ricos remilgados,
con su gato macho,
con su gran perro,
los fariseos,
los beocios,
los agosteños,
en su coche,
corren deprisa,
a tumba abierta,
bajando hacia
la gran charca
pasando por
Montélimar.

Decidles urgentemente
A esa raza
De desgraciados
Y a sus
Niños
Que a los perros, a los gatos
No les gusta
El turrón
aunque
aunque sea el
De Montelimar.

¡Ah! Pronto,
el mareo
afectará
a los pasajeros.
El bello gato,
El gran perro,
Nada orgullosos
- es algo que hace temblar -
van a vomitar,
o incluso algo peor,
sobre la tapicería,
y los cojines,
de bellos dibujos,
y eso no es sano.

Es muy molesto,
Se acabó el juego,
Y etcétera.
Y entonces en
Montelimar,
Se está hasta los pelos
De esa pesadilla.
Empujando rápidamente
Fuera del coche,
Al bello gato,
Al gran perro,
Esos tarados,
Hacia Digne y Cap
Ponen rumbo.

Entonces todos esos
Pulgarcitos,
Esos bellos gatos,
Esos grandes perros,
En fila
Tiene, sin apelación,
Derecho a estar enfadados.
Los veraneantes,
Los imbéciles,
Que hacen eso,
No tienen alma, no.
¡Que su coche
choque pronto
contra un poste!

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Georges Brassens -Histoire de faussaire-
Histoire de faussaire
Georges Brassens (1921-1981)

Se découpant sur champ d'azur
La ferme était fausse bien sûr,
Et le chaume servant de toit
Synthétique comme il se doit.

Au bout d'une allée de faux buis,
On apercevait un faux puits
Du fond duquel la vérité
N'avait jamais dû remonter.

Et la maîtresse de céans
Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie
A ma rencontre descendit,
Et mon petit bouquet, soudain,
Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs
Offrant les plus vives couleurs.

Ayant foulé le faux gazon,
Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer
Un genre de feu sans fumée.

Face au faux buffet Henri deux,
Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois,
Faux bouquins achetés au poids.

Faux Aubusson, fausses armures,
Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux
Faux grains de beauté sur les joues,
Faux ongles au bout des menottes,
Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant
Pas leur ivoire aux éléphants.

Aux lueurs des fausses chandelles
Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n'était pas
Sûr, tu es mon premier faux pas.

Fausse vierge, fausse pudeur,
Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels
Venus d'un faux septième ciel.

La seule chose un peu sincère
Dans cette histoire de faussaire
Et contre laquelle il ne faut
Peut-être pas s'inscrire en faux,
C'est mon penchant pour elle et mon
Gros point du côté du poumon
Quand amoureuse elle tomba
D'un vrai marquis de Carabas.

En l'occurrence Cupidon
Se conduisit en faux-jeton,
En véritable faux témoin,
Et Vénus aussi, néanmoins
Ce serait sans doute mentir
Par omission de ne pas dire
Que je leur dois quand même une heure
Authentique de vrai bonheur.


Historia de falsedad

Recortándose sobre el azul del horizonte,
La granja era falsa, por supuesto,
Y el rastrojo que servía de techo,
Sintético, como debe ser.
Al final de una alameda de falsos bojes,
Se veía un falso pozo,
De cuyo fondo, la verdad,
No debía de salir nunca.

Y la señora del lugar,
Con un traje, a fe mía, que parecía
Una granjera de una obra de teatro,
Acudió a mi encuentro.
Y de pronto, mi pequeño ramo,
Pareció poca cosa en ese jardín,
Cerca de los macizos de falsas flores,
Que ofrecían sus más vivos colores.

Pisando el falso césped,
La seguí hasta la casa
Donde brillaba sin consumirse
Un especie de fuego sin humo.
Frente a un falso aparador Enrique II,
Colocados sobre las estanterías de
La biblioteca en madera falsa,
Había falsos libros comprados al peso.

Falso Aubusson, falsas armaduras,
Falsas pinturas de maestros en el muro,
Falsas perlas y falsas joyas
Falsos lunares sobre las mejillas,
Falsas uñas al final de sus pequeñas manos,
Piano que tocaba falsas notas
Con teclas que no debían
Su marfil a los elefantes.

A la luz de las falsas velas
Levantando sus falsos encajes,
Ella me dijo, pero no es seguro,
Tu eres mi primer mal paso.
Falsa virgen, falso pudor,
Falsa fiebre, simuladores,
Esos ángeles artificiales
Venidos de un falso séptimo cielo.

La única cosa un poco sincera
En esta historia de falsedades
Y contra la cual no hay
Quizás, que hablar en falso,
Es mi afecto por ella y
Mi gran dolor del lado del pulmón
Cuando ella se enamoró
De un verdadero marqués de Carabas.

En esa ocasión Cupido
Se condujo como un hipócrita,
Como un verdadero falso testigo,
Y Venus también, sin embargo,
Sería sin duda mentir
Por omisión no decir
Que le debo al menos una hora
Auténtica de verdadera felicidad.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La messe au pendu-
La messe au pendu
Georges Brassens (1921-1981)

Anticlérical fanatique
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Cet aveu me coûte beaucoup,
Mais ces hommes d'Eglise, hélas !
Ne sont pas tous des dégueulasses,
Témoin le curé de chez nous.

Quand la foule qui se déchaîne
Pendit un homme au bout d'un chêne
Sans forme aucune de remords,
Ce ratichon fit scandale
Et rugit à travers les stalles,
"Mort à toute peine de mort!"

Puis, on le vit, étrange rite,
Qui baptisait les marguerites
Avec l'eau de son bénitier
Et qui prodiguait les hosties,
Le pain bénit, l'Eucharistie,
Aux petits oiseaux du moutier.

Ensuite, il retroussa ses manches,
Prit son goupillon des dimanches
Et, plein d'une sainte colère,
Il partit comme à l'offensive
Dire une grand' messe exclusive
A celui qui dansait en l'air.

C'est à du gibier de potence
Qu'en cette triste circonstance
L'Hommage sacré fut rendu.
Ce jour là, le rôle du Christ(e),
Bonne aubaine pour le touriste,
Eté joué par un pendu.

Et maintenant quand on croasse,
Nous, les païens de sa paroisse,
C'est pas lui qu'on veut dépriser.
Quand on crie "A bas la calotte"
A s'en faire péter la glotte,
La sienne n'est jamais visée.

Anticléricaux fanatiques
Gros mangeur d'écclésiastiques,
Quand vous vous goinfrerez un plat
De cureton, je vous exhorte,
Camarades, à faire en sorte
Que ce ne soit pas celui-là.


La misa del ahorcado

Anticlerical fanático,
Gran devorador de eclesiásticos,
Esta confesión me cuesta mucho,
Pero estos hombres de la Iglesia ¡ay!,
No son todos unos asquerosos,
Y la prueba es el cura de nuestra parroquia.

Cuando la muchedumbre en avalancha
Colgó a un hombre en el tronco de una encina
Sin ningún tipo de remordimientos,
Este curita formó un escandalo
Y rugió a través del coro:
“¡Muerte a toda pena de muerte!”

Después, lo vimos, extraño rito,
Que bautizaba las margaritas
Con el agua de su pila de agua bendita
Y que prodigaba sus hostias,
El pan bendito, la Eucaristía,
A los pajarillos del monasterio.

Luego, remangó sus mangas,
Cogió su hisopo de los domingos
Y, lleno de una cólera santa,
Partió como en una ofensiva
A decir una gran misa exclusiva
Al que bailaba en el aire.

Fue a la carne de horca
A quien en esa triste circunstancia
Se le rindió el sagrado homenaje.
Aquel día, el papel de Cristo,
Buen atractivo para el turista,
Fue representado por un ahorcado.

Y ahora cuando graznamos,
Nosotros, los paganos de su parroquia,
No es a él a quien queremos despreciar.
Cuando gritamos “¡Abajo el solideo!”,
Hasta rompernos la garganta,
Nunca apuntamos al suyo.

Anticlericales fanáticos,
Grandes devoradores de eclesiásticos,
Cuando os comáis un plato
De curas, os exhorto,
Camaradas, para que lo hagáis de manera,
Que no esté en él, éste de aquí.

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Georges Brassens -Lèche-cocu-
Lèche-cocu
Georges Brassens (1921-1981)

Comme il chouchoutait les maris,
Qu'il les couvrait de flatteries,
Quand il en pinçait pour leurs femmes,
Qu'il avait des cornes au cul,
On l'appelait lèche-cocu.
Oyez tous son histoire infâme.

Si l'mari faisait du bateau,
Il lui parlait de tirant d'eau,
De voiles, de mâts de misaine,
De yacht, de brick et de steamer,
Lui, qui souffrait du mal de mer
En passant les ponts de la Seine.

Si l'homme était un peu bigot,
Lui qui sentait fort le fagot,
Criblait le ciel de patenôtres,
Communiait à grand fracas,
Retirant même en certains cas
L'pain bénit d'la bouche d'un autre.

Si l'homme était sergent de ville,
En sautoir - mon Dieu, que c'est vil -
Il portait un flic en peluche,
Lui qui, sans ménager sa voix,
Criait : "Mort aux vaches" autrefois,
Même atteint de la coqueluche.

Si l'homme était un militant,
Il prenait sa carte à l'instant
Pour bien se mettre dans sa manche,
Biffant ses propres graffiti
Du vendredi, le samedi
Ceux du samedi, le dimanche.

Et si l'homme était dans l'armée,
Il entonnait pour le charmer :
"Sambre-et-Meuse" et tout le folklore,
Lui, le pacifiste bêlant
Qui fabriquait des cerfs-volants
Avec le drapeau tricolore.

Eh bien, ce malheureux tocard
Faisait tout ça vainement car
Étant comme cul et chemise
Avec les maris, il ne put
Jamais parvenir à son but
Toucher à la fesse promise.

Ravis, ces messieurs talonnaient
Ce bougre qui les flagornait
À la ville, comme à la campagne
Ne lui laissant pas l'occasion
De se trouver, quelle dérision,
Seul à seul avec leurs compagnes.

Et nous, copains, cousins, voisins
Profitant, on n'est pas des saints
De ce que ces deux imbéciles
Se passaient rhubarbe et séné
On s'partageait leur dulcinée
Qui se laissait faire, docile.

Et, tandis que Lèche-Cocu
Se prosternait cornes au cul
Devant ses éventuelles victimes
Par surcroît, l'on couchait aussi
La morale était sauve ainsi
Avec sa femme légitime.


Chupa-cuernos

Como el cuchicheaba de los maridos,
Como los cubría de adulaciones,
Cuando quería localmente a sus mujeres,
Como tenía los cuernos en el culo,
Lo llamábamos chupa-cuernos.
Oíd todos su historia infame.

Si el marido era marinero,
Le hablaba de calas,
De velas, de palos de mesana,
De yacht, de brick y de steames,.
Él, que sufría mareos
Al pasar por los puentes del Sena.

Si el hombre era un poco santurrón,
Él, que olía bastante a herejía,
Acribillaba el cielo de padrenuestros,
Comulgaba con gran estruendo,
Quitándole incluso en algunos casos
A otros, el pan bendito de la boca.

Si el hombre era agente de policía,
Como una insignia, -Dios mío, qué vil –
Llevaba un policía de peluche.
Él, que sin cuidar su voz,
Antaño gritaba: “¡Muerte a los fachas!,
Aunque estuviese enfermo de tos ferina.

Si el hombre era un militante,
Tomaba su partido al instante
Para congraciarse bien con él.
Tachando sus propios grafittis
Del viernes, el sábado;
Los del sábado, el domingo.

Si el hombre era un militar,
Entonaba para encantarlo;
“Sambre-et-Meuse” y todo el folclore,
Él, el pacifista gritón,
Que fabricaba cometas
Con la bandera tricolor.

Y bien, el pobre tonto,
Todo lo que hacía era para nada, pues,
Siendo uña y carne
Con los maridos, nunca pudo
Conseguir lo que quería:
Tocar las nalgas prometidas.

Encantados, estos caballeros perseguían
Al tonto que los adulaba constantemente
Tanto en la ciudad como en el campo,
Sin dejarle ocasión
De encontrarse, qué ironía,
A solas con sus mujeres.

Y nosotros, amigos, primos, vecinos,
Aprovechando, uno no es de piedra,
Que esos dos imbéciles
Estaban todo el día juntos,
Compartiamos su Dulcinea,
Que se dejaba hacer, dócil.

Y mientras que Chupa-Cuernos
Hacía reverencias, con los cuernos en el culo,
Ante sus eventuales víctimas,
Nosotros, demás, nos acostábamos,
La moral estaba así a salvo,
Con su propia mujer.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les patriotes-
Les patriotes
Georges Brassens (1921-1981)

Les invalid's chez nous, l'revers de leur médaille
C'est pas d'être hors d'état de suivr' les fill's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir retourner au champ de bataille.
Le rameau d'olivier n'est pas notre symbole, non!

Ce que, par-dessus tout, nos aveugles déplorent,
C'est pas d'être hors d'état d'se rincer l'œil, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau tricolore.
La ligne bleue des Vosges sera toujours notre horizon.

Et les sourds de chez nous, s'ils sont mélancoliques,
C'est pas d'être hors d'état d'ouïr les sirènes, cré de nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir entendre au défilé d'la clique,
Les échos du tambour, de la trompette et du clairon.

Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal à l'aise
C'est pas d'être hors d'état d'conter fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en chœur la Marseillaise.
Les chansons martiales sont les seules que nous entonnons.

Ce qui de nos manchots aigrit le caractère,
C'est pas d'être hors d'état d'pincer les fess's, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire.
jamais un bras d'honneur ne sera notre geste, non!

Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend patraques,
C'est pas d'être hors d'état d'courir la gueus', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque.
On rêve de Rosalie, la baïonnette, pas de Ninon.

C'qui manque aux amputés de leurs bijoux d'famille,
C'est pas d'être hors d'état d'aimer leur femm', cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles ennemies.
La colomb' de la paix, on l'apprête aux petits oignons.

Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine,
C'est pas d'être hors d'état d'mourir d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine.
Au monument aux morts, chacun rêve d'avoir son nom.


Los patriotas

Para nuestros inválidos, el reverso de su medalla,
No es estar incapacitado para seguir a la chicas, ¡hay que ver!
Sino no poder volver ya al campo de batalla.
El ramo de olivo no es nuestro símbolo, ¡no!

Lo que por encima de todo, deploran nuestros ciegos,
No es no poder alegrarse la vista, ¡hay que ver!
Sino no poder mirar más la bandera tricolor.
La linea azul de los Vosgos será siempre nuestro horizonte.

Y nuestros sordos, si están melancólicos,
No es por no poder oir las sirenas, ¡hay que ver!
Sino por no poder oir, mientras desfila la tropa,
Los ecos del tambor, de la trompeta y del clarín.

Y nuestros mudos, lo que los incomoda,
No es no poder hacer requiebros, ¡hay que ver!
Sino no poder cantar en coro la Marsellesa.
Las canciones marciales son las únicas que entonamos.

Lo que agria el carácter de nuestros mancos,
No es no poder pellizcar las nalgas, ¡hay que ver!
Sino no poder hacer el saludo militar.
Nunca levantaremos el brazo para saludar, ¡no!

Lo que hace unos carcamales de nuestros lisiados,
No es no poder correr tras las chicas alegres, ¡hay que ver!
Sino no poder participar ya en un ataque.
Soñamos con Rosalía, la bayoneta, no con Ninon.

Lo que echan de menos los amputados de su joya familiar,
No es no poder amar a sus mujeres, ¡hay que ver!
Sino no poder violar a las bellas enemigas.
La paloma de la paz, la cocinamos con cebolletas.

En cuanto a nuestros muertos, si tienen todos el alma en pena,
No es por no poder morir de amor, ¡hay que ver!
Sino por no poder ya, morir en la próxima ocasión.
Todos sueñan con ver su nombre en el monumento a los muertos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Mélanie-
Mélanie
Georges Brassens (1921-1981)

Les chansons de salle de garde
Ont toujours été de mon goût,
Et je suis bien malheureux, car de
Nos jours on n'en crée plus beaucoup.
Pour ajouter au patrimoine
Folklorique des carabins,
J'en ai fait une, putain de moine,
Plaise à Dieu qu'elle plaise aux copains.

Ancienne enfant d'Marie-salope
Mélanie, la bonne au curé,
Dedans ses trompes de Fallope,
S'introduit des cierges sacrés.
Des cierges de cire d'abeille
Plus onéreux, mais bien meilleurs,
Dame! la qualité se paye
A Saint-Sulpice, comme ailleurs.

Quand son bon maître lui dit : "Est-ce
Trop vous demander Mélanie,
De n'user, par délicatesse,
Que de cierges non encore bénits ?"
Du tac au tac, elle réplique
Moi, je préfère qu'ils le soient,
Car je suis bonne catholique
Elle a raison, ça va de soi.

Elle vous emprunte un cierge à Pâques
Vous le rend à la Trinité.
Non, non, non, ne me dites pas que
C'est normal de tant le garder.
Aux obsèques d'un con célèbre,
Sur la bière, ayant aperçu,
Un merveilleux cierge funèbre,
Elle partit à cheval dessus.

Son mari, pris dans la tempête
La Paimpolaise était en train
De vouer, c'était pas si bête,
Un cierge au patron des marins.
Ce pieux flambeau qui vacille
Mélanie se l'est octroyé,
Alors le saint, cet imbécile,
Laissa le marin se noyer.

Les bons fidèles qui désirent
Garder pour eux, sur le chemin
Des processions, leur bout de cire
Doiv'nt le tenir à quatre mains,
Car quand elle s'en mêl', sainte vierge,
Elle cause un désastre, un malheur.
La Saint-Barthélemy des cierges,
C'est le jour de la Chandeleur.

Souvent quand elle les abandonne,
Les cierges sont périmés;
La saint' famill' nous le pardonne
Plus moyen de les rallumer.
Comme ell' remue, comme elle se cabre,
Comme elle fait des soubresauts,
En retournant au candélabre,
Ils sont souvent en p'tits morceaux.

Et comme elle n'est pas de glace,
Parfois quand elle les restitue
Et qu'on veut les remettre en place,
Ils sont complètement fondus.
Et comme en outre elle n'est pas franche,
Il arrive neuf fois sur dix
Qu'sur un chandelier à sept branches
Elle n'en rapporte que six.

Mélanie à l'heure dernière
A peu de chances d'être élue;
Aux culs bénits de cett' manière
Aucune espèce de salut.
Aussi, chrétiens, mes très chers frères,
C'est notre devoir, il est temps,
De nous employer à soustraire
Cette âme aux griffes de Satan.

Et je propose qu'on achète
Un cierge abondamment béni
Qu'on fera brûler en cachette
En cachette de Mélanie.
En cachette car cette salope
Serait fichue d'se l'enfoncer
Dedans ses trompes de Fallope,
Et tout s'rait à recommencer.


Melanie

Las canciones picantes
Me han gustado siempre,
Y estoy muy triste, pues
Hoy día ya no se componen.
Para unirla al patrimonio
Folclórico de los estudiantes,
He hecho una,
Quiera Dios que le guste a los compañeros.

Antigua chica dedicada a la prostitución,
Melanie, la criada del cura,
Dentro de sus trompas de Falopio,
Se metía los cirios sagrados.
Cirios de cera de abeja
Más caros, pero mucho mejores,
¡caramba!, la calidad se paga
en San Sulpicio, como en cualquier parte.

Cuando su buen maestro le dijo: “¿Es mucho
Pedirte, Melanie,
Que no uses, por delicadeza,
Más que cirios que no estén aún bendecidos?
Feamente, ella replica:
“Yo prefiero que lo estén,
pues soy buena católica”.
Tiene razón, la cosa tiene su lógica.

Ella coge un cirio prestado en Pascua
Y lo devuelve en la Trinidad.
No, no, no, no me diga que
Es normal guardarlo tanto tiempo.
En el funeral de un conocido tonto,
Habiendo visto sobre el ataúd
Un maravilloso cirio fúnebre,
Se marchó a caballo sobre él.

Habiendo quedado su marido cogido en una tempestad,
La Paimpolesa fue a ponerle
Como petición, pues no era tan tonta,
Un cirio al patrón de los marineros.
La piadosa llama que oscilaba
Melanie se quedó con ella.
Entonces el santo, ese imbécil,
Dejó que el marinero se ahogara.

Los buenos fieles que deseen
quedarse, en las procesiones,
Con sus cirios
Deben de agarrarlos con cuatro manos,
Pues cuando ella se pone en medio, santa virgen,
Causa un desastre, una desgracia,
La San Bartolomé de los cirios
Es el día de Presentación de Jesús.

A menudo cuando los abandona,
Los cirios están inutilizados,
La santa familia nos lo perdone
Pero no hay forma de volverlos a encender.
Como ella se remueve, como se encabrita,
Como hace movimientos bruscos,
Al devolverlos al candelabro
Están a veces partidos en trocitos.

Y como no es de hielo,
A veces cuando los restituye
Y se los quiere poner en su lugar,
Están completamente fundidos.
Y como además, no es muy honrada,
Nueve de cada diez veces,
En un candelabro de siete brazos
Ella no vuelve a poner más que seis.

Melanie en su última hora
Tiene pocas posibilidades de ser elegida,
Pues para los culos bendecidos de esa manera,
No hay ninguna ocasión de salvación.
Pero también, mis muy queridos hermanos,
Es nuestro deber, estamos a tiempo,
De ocuparnos en alejar
Esta alma de las garras de Satanás.

Y propongo que se compre
Un cirio profusamente bendecido
Que encenderemos a escondidas
A escondidas de Melanie.
A escondidas pues esta perdida
Estaría encantada de metérselo
En sus trompas de Falopio
Y todo volvería a empezar.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Sale petit bonhomme-
Sale petit bonhomme
Georges Brassens (1921-1981)

Sale petit bonhomme, il ne portait plus d'ailes,
Plus de bandeau sur l'œil et d'un huissier modèle,
Arborait les sombres habits
Dès qu'il avait connu le krach, la banqueroute
De nos affaires de cœur, il s'était mis en route
Pour recouvrer tout son fourbi.

Pas plus tôt descendu de sa noire calèche,
Il nous a dit : "je viens récupérer mes flèches
Maintenant pour vous superflu's.
"Sans une ombre de peine ou de mélancolie,
On l'a vu remballer la vaine panoplie
Des amoureux qui ne jouent plus.

Avisant, oublié', la pauvre marguerite
Qu'on avait effeuillé', jadis, selon le rite,
Quand on s'aimait un peu, beaucoup,
L'un après l'autre, en place, il remit les pétales;
La veille encore, on aurait crié au scandale,
On lui aurait tordu le cou.

Il brûla nos trophé's, il brûla nos reliques,
Nos gages, nos portraits, nos lettres idylliques,
Bien belle fut la part du feu.
Et je n'ai pas bronché, pas eu la mort dans l'âme,
Quand, avec tout le reste, il passa par les flammes
Une boucle de vos cheveux.

Enfin, pour bien montrer qu'il faisait table rase,
Il effaça du mur l'indélébile phrase :
"Paul est épris de Virginie. "
De Virgini', d'Hortense ou bien de Caroline,
J'oubli' presque toujours le nom de l'héroïne
Quand la comédie est finie.

"Faut voir à pas confondre amour et bagatelle,
A pas trop mélanger la rose et l'immortelle,
Qu'il nous a dit en se sauvant,
A pas traiter comme une affaire capitale
Une petite fantaisie sentimentale
Plus de crédit dorénavant. "

Ma mi', ne prenez pas ma complainte au tragique.
Les raisons qui, ce soir, m'ont rendu nostalgique,
Sont les moins nobles des raisons,
Et j'aurais sans nul doute enterré cette histoire
Si, pour renouveler un peu mon répertoire
Je n'avais besoin de chansons.


Sucio hombrecillo

El pequeño y sucio hombrecillo no llevaba alas,
Ni pañuelo en los ojos y de un ujier modelo,
Lucía las sombrías ropas.
Desde que se enteró del crac, de la bancarrota
De nuestros asuntos sentimentales, se puso en camino
Para recuperar todas sus posesiones.

Nada más bajar de su negra calesa,
Nos dijo: “vengo a recuperar mis flechas
Ahora ya superfluas para vosotros.”
Sin una sombra de pena o de melancolía,
Se le vio embalar la inútil panoplia
De los enamorados que ya no juegan.

Viendo, olvidada, la pobre margarita
Que habíamos desojado, antes, según el rito,
Cuando nos queríamos un poco, mucho,
Uno tras otro, puso en su lugar, los pétalos;
El día antes todavía, hubiésemos formado un escándalo,
Le hubiésemos retorcido el cuello.

Quemó nuestros trofeos, nuestros recuerdos,
Nuestras prendas, retratos, nuestras cartas idílicas,
Un buen lote fue a parar al fuego.
Y no rechisté ni me dolió el alma
Cuando, junto con el resto, echó a las llamas
Un rizo de tus cabellos.

Finalmente, para mostrar que hacía tabla rasa,
Borró del muro la indeleble frase:
“Pablo quiere a Virginia”.
A Virginia, a Hortensia o bien a Carolina,
Casi siempre olvido el nombre de la heroína
Cuando la comedia ha terminado.

“No hay que confundir amor y aventurilla,
ni mezclar la rosa y la siempreviva,
nos dijo excusándose,
no hay que tratar como un asunto capital
una pequeña fantasía sentimental,
en adelante no habrá más crédito”.

Amiga, no tomes mi llanto por lo trágico.
Las razones que, esta noche, me han puesto un poco nostálgico,
Son las menos nobles de las razones,
Y yo hubiese enterrado, sin duda, esta historia
Si, para renovar un poco mi repertorio
No hubiese tenido necesidad de canciones.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 5:39 AM   0 comments
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