La liberté
René Char (1907-1988)
Elle est venue par cette ligne blanche pouvant tout aussi bien signifier l'issue de l'aube que le bougeoir du crépuscule.
Elle passa les grèves machinales;
Elle passa les cimes éventrées.
Prenaient fin la renonciation à visage de lâche , la sainteté du mensonge , l'alcool du bourreau.
Son verbe ne fut pas un aveugle bélier mais la toile où s'inscrivit mon souffle.
D'un pas à ne se mal guider que derrière l'absence, elle est venue , cygne sur la blessure par cette ligne blanche.
La libertad
Vino por esta línea blanca que lo mismo podría significar la salida del alba que la palmatoria del crepúsculo.
Pasó los arenales maquinales; pasó las cimas de entrañas abiertas.
Finalizaba la renuncia de rostro de cobarde, la santidad de la mentira, el alcohol del verdugo.
Su verbo no fue un carnero ciego, sino la tela en que se inscribía mi soplo.
Con un paso que sólo se podía guiar mal detrás de la ausencia vino, cisne sobre la herida, por esa línea blanca.
Versión de Santiago González Noriega y Catalina Gallego Beuter
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