Tant il gela que les branches laiteuses...
René Char (1907-1988)
Tant il gela que les branches laiteuses
Molestèrent la scie, se cassèrent aux mains.
Le printemps ne vit pas verdir les gracieuses.
Le figuier demanda au maitre du gisant
L' arbuste d`une foi nouvelle.
Mais le loriot, son prophète
L' aube chaude de son retour,
En se posant sur le désastre
Au lieu de faim, périt d' amour.
Heló tanto que las ramas lechosas...
Heló tanto que las ramas lechosas
Importunaron a la sierra, se rompieron en las manos.
la primavera no vio verdecer a las graciosas.
La higuera pidió al amo del yacente
El arbusto de una fe nueva.
Pero la oropéndula, su profeta
-Su retorno calentaba al alba-,
Al posarse sobre aquel desastre
En vez de morir de hambre lo hizo de amor.
Versión de Jorge Riechmann
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