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Poemas en Francés es un blog que pretende acercar poemas de lengua francesa al castellano |
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"Por principio, toda traducción es buena. En cualquier caso, pasa con ellas lo que con las mujeres: de alguna manera son necesarias, aunque no todas son perfectas" Augusto Monterroso -La palabra mágica-
"Es imposible traducir la poesía. ¿Acaso se puede traducir la música?" Voltaire
"La traducción destroza el espíritu del idioma" Federico García Lorca |
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| Georges Brassens (I) |
| jeudi, octobre 12, 2000 |
| Este material ha sido extraído de la página sobre Brassens en español. |
posted by Alfil @ 1:50 PM  |
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| Georges Brassens -La mauvaise réputation- |
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La mauvaise réputation Georges Brassens (1921-1981)
Au village, sans prétention, J'ai mauvaise réputation. Qu'je m'démène ou qu'je reste coi Je pass' pour un je-ne-sais-quoi! Je ne fait pourtant de tort à personne En suivant mon chemin de petit bonhomme. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde médit de moi, Sauf les muets, ça va de soi.
Le jour du Quatorze Juillet Je reste dans mon lit douillet. La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas. Je ne fais pourtant de tort à personne, En n'écoutant pas le clairon qui sonne. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde me montre du doigt Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j'croise un voleur malchanceux, Poursuivi par un cul-terreux; J'lance la patte et pourquoi le taire, Le cul-terreux s'retrouv' par terre Je ne fait pourtant de tort à personne, En laissant courir les voleurs de pommes. Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout le monde se rue sur moi, Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.
Pas besoin d'être Jérémie, Pour d'viner l'sort qui m'est promis, S'ils trouv'nt une corde à leur goût, Ils me la passeront au cou, Je ne fait pourtant de tort à personne, En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome, Mais les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Non les brav's gens n'aiment pas que L'on suive une autre route qu'eux, Tout l'mond' viendra me voir pendu, Sauf les aveugles, bien entendu.
La mala reputación
En mi pueblo sin pretensión tengo mala reputación, haga lo que haga es igual ¡me toman por un no sé qué! Yo no hago sin embargo daño a nadie siguiendo mi camino de buen hombre. Pero a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo. No a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo, Todo el mundo me maldice, salvo los mudos, es natural.
El Catorce de Julio yo me quedo en mi cama blandita. La música que marca el paso, me trae sin cuidado. Yo no le hago sin embargo daño a nadie, al no oir los clarines que suenan. Pero a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo. No a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo, todo el mundo me señala con el dedo salvo los mancos, es natural.
Cuando me cruzo con un ladrón desgraciado perseguido por un destripaterrones, Pongo la pierna y porqué callarlo, el destripaterrones se va al suelo, Yo no hago sin embargo daño a nadie dejando correr los ladrones de manzanas. Pero a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo. No a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo, todo el mundo se abalanza sobre mí, salvo los cojos, es natural.
No hace falta ser Jeremías, para adivinar la suerte que me está destinada, si ellos encuentran una cuerda que les plazca, me la echarán al cuello. Yo no hago sin embargo daño a nadie al seguir los caminos que no llevan a Roma. Pero a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo. No a las buenas gentes no les gusta que se siga un camino distinto al suyo, Todo el mundo vendrá a verme ahorcado, salvo los ciegos, es natural.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 1:40 PM  |
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| Georges Brassens -Le fossoyeur- |
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Le fossoyeur Georges Brassens (1921-1981)
Dieu sait qu'je n'ai pas le fond méchant Je ne souhait' jamais la mort des gens Mais si l'on ne mourait plus J'crèv'rais de faim sur mon talus
J'suis un pauvre fossoyeur
Les vivants croient qu'je n'ai pas d'remords A gagner mon pain sur l'dos des morts Mais ça m'tracasse et d'ailleurs J'les enterre à contrecœur
J'suis un pauvre fossoyeur
Et plus j'lâch' la bride à mon émoi Et plus les copains s'amus'nt de moi Y m'dis'nt: " Mon vieux, par moments T'as un' figur' d'enterr'ment"
J'suis un pauvre fossoyeur
J'ai beau m'dir' que rien n'est éternel J'peux pas trouver ça tout naturel Et jamais je ne parviens A prendr' la mort comme ell' vient
J'suis un pauvre fossoyeur
Ni vu ni connu, brav' mort adieu ! Si du fond d'la terre on voit l'Bon Dieu Dis-lui l'mal que m'a coûté La dernière pelletée
J'suis un pauvre fossoyeur
El enterrador
Dios sabe que no soy malo por naturaleza no le deseo jamás la muerte a nadie pero si la gente no muriese yo moriría de hambre en un rincón
Yo soy un pobre enterrador
Los vivos creen que no tengo remordimientos ganando mi pan a costa de los muertos pero eso me inquieta y además los entierro a disgusto
Yo soy un pobre enterrador
Y mientras más suelto la rienda de mis emociones más se burlan los amigos de mí diciéndome: “Amigo, a veces Tienes pinta de estar en un entierro”.
Yo soy un pobre enterrador
Por mucho que me diga que nada es eterno yo no puedo encontrar nada de esto natural y nunca me acostumbro a tomar la muerte tal como llega.
Yo soy un pobre enterrador
Aunque nunca te vi ni te conocí, ¡adiós buen muerto! Si desde el fondo de la tierra se ve al Buen Dios Dile lo mucho que me ha costado La última palada.
Yo soy un pobre enterrador.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 1:30 PM  |
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| Georges Brassens -Le gorille- |
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Le gorille Georges Brassens (1921-1981)
C'est à travers de larges grilles, Que les femelles du canton, Contemplaient un puissant gorille, Sans souci du qu'en-dira-t-on. Avec impudeur, ces commères Lorgnaient même un endroit précis Que, rigoureusement ma mère M'a défendu de nommer ici... Gare au gorille !...
Un jour la porte de la prison bien close Où vivait le bel animal S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose Qu'on avait du la fermer mal. Le singe, en sortant de sa cage Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !" Il parlait de son pucelage, Vous aviez deviné, j'espère! Gare au gorille !...
L'patron de la ménagerie Criait, éperdu : "Nom de nom ! C'est assommant car le gorille N'a jamais connu de guenon !" Dès que la féminine engeance Sut que le singe était puceau, Au lieu de profiter de la chance, Elle fit feu des deux fuseaux ! Gare au gorille !...
Celles là même qui, naguère, Le couvaient d'un œil décidé, Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère De la suite dans les idées ; D'autant plus vaine était leur crainte, Que le gorille est un luron Supérieur à l'homme dans l'étreinte, Bien des femmes vous le diront ! Gare au gorille !...
Tout le monde se précipite Hors d'atteinte du singe en rut, Sauf une vielle décrépite Et un jeune juge en bois brut; Voyant que toutes se dérobent, Le quadrumane accéléra Son dandinement vers les robes De la vieille et du magistrat ! Gare au gorille !...
"Bah ! soupirait la centenaire, Qu'on puisse encore me désirer, Ce serait extraordinaire, Et, pour tout dire, inespéré !" ; Le juge pensait, impassible, "Qu'on me prenne pour une guenon, C'est complètement impossible..." La suite lui prouva que non ! Gare au gorille !...
Supposez que l'un de vous puisse être, Comme le singe, obligé de Violer un juge ou une ancêtre, Lequel choisirait-il des deux ? Qu'une alternative pareille, Un de ces quatres jours, m'échoie, C'est, j'en suis convaincu, la vieille Qui sera l'objet de mon choix! Gare au gorille !...
Mais, par malheur, si le gorille Aux jeux de l'amour vaut son prix, On sait qu'en revanche il ne brille Ni par le goût, ni par l'esprit. Lors, au lieu d'opter pour la vieille, Comme l'aurait fait n'importe qui, Il saisit le juge à l'oreille Et l'entraîna dans un maquis ! Gare au gorille !...
La suite serait délectable, Malheureusement, je ne peux Pas la dire, et c'est regrettable, Ça nous aurait fait rire un peu ; Car le juge, au moment suprême, Criait : "Maman !", pleurait beaucoup, Comme l'homme auquel, le jour même, Il avait fait trancher le cou. Gare au gorille !...
El gorila
Es a través de las anchas rejas que las hembras del pueblo contemplaban un potente gorila, sin preocuparse del qué dirán. Con impudor, estas comadres miraban incluso un lugar preciso que, rigurosamente, mi madre me ha prohibido nombrar aquí... ¡Cuidado con el gorila!...
Un día la puerta de la prisión bien cerrada donde vivía el bello animal se abre, no se sabe porqué. Yo supongo que se debía de haber cerrado mal. El simio, al salir de su jaula Dice “¡Hoy es cuando la voy a perder!” Él hablaba de su virginidad, lo habréis adivinado, ¡espero! ¡Cuidado con el gorila!...
El encargado del zoo gritaba, fuera de sí: “¡Dios mío, es terrible, pues el gorila nunca ha conocido hembra!” Desde que la ralea femenina supo que el simio era virgen, en lugar de aprovechar la ocasión, corría que volaban! ¡Cuidado con el gorila!...
Las que incluso, hacía un momento, se lo comían con los ojos, huyeron, probando que apenas eran consecuente con sus ideas; Tanto más vano era su temor, cuanto que el gorila es un cachondo superior al hombre en los abrazos, ¡Muchas mujeres os lo dirán! ¡Cuidado con el gorila!...
Todo el mundo corre que se las pela fuera del alcance del simio en celo, salvo una vieja decrépita y un joven juez bruto como un tarugo; viendo que todas se ocultan, el cuadrumano aceleró sus vaivenes hacia las ropas de la vieja y del magistrado! ¡Cuidado con el gorila!...
“Bah! suspiraba la centenaria, que puedan aún desearme sería extraordinario, y, a decir verdad, inesperado!”; El juez pensaba, impasible, “Que me tomen por una gorila, es completamente imposible...” Lo que pasó a continuación le demostró que no! ¡Cuidado con el gorila!...
Suponed que uno de vosotros estuviese, como el simio, obligado a violar un juez o un vejestorio, ¿Cuál elegiríais de los dos? Si una alternativa parecida, cualquier día de estos, me tocase en suerte, es, estoy convencido, a la vieja a quien yo elegiría. ¡Cuidado con el gorila!...
Pero por desgracia, si el gorila en el juego del amor vale su precio en oro, se sabe que, por el contrario, no brilla ni por el gusto, ni por la inteligencia. Así, en lugar de optar por la vieja, como lo hubiese hecho cualquiera, cogió al juez por la oreja y lo arrastró hasta un matorral! ¡Cuidado con el gorila!...
Lo que sigue es delectable; desgraciadamente, no puedo contarlo y es una lástima pues nos hubiese hecho reir un poco: pues el juez, en el momento supremo, gritaba: “Mamá!”, lloraba mucho, como el hombre al cual, ese mismo día, le había hecho cortar el cuello. Cuidado con el gorila!...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 1:20 PM  |
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| Georges Brassens -Le petit cheval- |
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Le petit cheval Georges Brassens (1921-1981)
Le petit cheval dans le mauvais temps Qu'il avait donc du courage C'était un petit cheval blanc Tous derrière et lui devant
Il n'y avait jamais de beau temps Dans ce pauvre paysage Il n'y avait jamais de printemps Ni derrière ni devant
Mais toujours il était content Menant les gars du village A travers la pluie noire des champs Tous derrière et lui devant
Sa voiture allait poursuivant Sa belle petite queue sauvage C'est alors qu'il était content Tous derrière et lui devant
Mais un jour, dans le mauvais temps Un jour qu'il était si sage Il est mort par un éclair blanc Tous derrière et lui devant
Il est mort sans voir le beau temps Qu'il avait donc du courage Il est mort sans voir le printemps Ni derrière ni devant
El caballito
El caballito en el mal tiempo qué coraje tenía, era un caballito blanco Todos detrás y él delante.
Nunca había buen tiempo en este pobre paisaje Nunca había primavera ni detrás ni delante.
Pero siempre estaba contento llevando a los niños del pueblo a través de la lluvia negra de los campos todos detrás y él delante.
Su carro iba persiguiendo su pequeña cola salvaje Era entonces cuando estaba contento todos detrás y él delante.
Pero un día, en el mal tiempo, un día en que hacía tan bien su trabajo, murió a causa de un relámpago blanco todos detrás y él delante
Murió sin ver el buen tiempo pero qué coraje tenía murió sin ver la primavera ni detrás ni delante.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 1:10 PM  |
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| Georges Brassens -Ballade des dames du temps jadis- |
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Ballade des dames du temps jadis Georges Brassens (1921-1981)
Dites moy ou, n'en quel pays Est Flora la belle Romaine, Archipiades, né Thaïs Qui fut sa cousine germaine, Echo parlant quand bruyt on maine Dessus rivière ou sus estan Qui beaulté ot trop plus qu'humaine. Mais ou sont les neiges d'antan? Qui beaulté ot trop plus qu'humaine. Mais ou sont les neiges d'antan?
Ou est très sage Hélloïs, Pour qui chastré fut et puis moyne Pierre Esbaillart a Saint Denis? Pour son amour ot ceste essoyne. Semblablement, ou est royne Qui commanda que buridan Fut geté en ung sac en Saine? Mais ou sont les neiges d'antan? Fut geté en ung sac en Saine? Mais ou sont les neiges d'antan?
La royne blanche comme lis Qui chantoit a voix de seraine, Berte au grand pié, Bietris, Alis Haremburgis qui tient le Maine, Et Jehanne la bonne Lorraine Qu'Englois brûlèrent a Rouen; Où sont ils, ou Vierge souveraine? Mais où sont les neiges d'antan? Où sont ils ou Vierge souveraine? Mais où sont les neiges d'antan?
Prince, n'enquérez de sepmaine Ou elles sont, ne de cest an, Qu'a ce refrain ne vous remaine: Mais ou sont les neiges d'antan? Qu'a ce refrain en vous remaine; Mais ou sont les neiges d'antan?
Balada de las damas de antaño
Decidme ¿dónde, en qué país, Está Flora la bella romana, Arquipíades llamada Thaís Que de la otra fue prima hermana; Eco hablando cuando ruido se hace En los arroyos o en los estanques, Que belleza tuvo mucho más que humana? ¿Dónde están las nieves del año pasado?
¿Dónde está la muy sabia Heloísa por la que fue castrado y fue monje Pedro Esbaillart en San Dionisio Que por amor sufrió aquel escarnio? ¿Dónde está también esa reina, La que ordenó que a Buridán En un saco lo echasen al Sena? ¿Dónde están las nieves del año pasado?
La reina Blanca como un lirio Que cantaba con voz de sirena Berta y sus grandes pies, Alís y Bietrís, Aremburgís que gobernó en Maine, Y Juana la buena lorena Que ingleses quemaron en Ruán; ¿Dónde, dónde están, Virgen soberana, Dónde están las nieves del año pasado?
Príncipe, no habrá semana ni habrá año Si preguntáis adónde fueron Que este estribillo yo no os traiga a cuento: ¿Dónde están las nieves del año pasado?
Versión de Miguel FrontánLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 1:00 PM  |
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| Georges Brassens -Hecatombe- |
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Hécatombe Georges Brassens (1921-1981)
Au marché de Briv'-la-Gaillarde A propos de bottes d'oignons, Quelques douzaines de gaillardes Se crêpaient un jour le chignon. A pied, à cheval, en voiture Les gendarmes, mal inspirés, Vinrent pour tenter l'aventure D'interrompre l'échauffourée
Or, sous tous les cieux sans vergogne C'est un usag' bien établi Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes Tout le monde se réconcilie. Ces furies perdant tout' mesure Se ruèrent sur les guignols Et donnèrent, je vous l'assure, Un spectacle assez croquignol
En voyant ces braves pandores Etre à deux doigts de succomber, Moi, j'bichais car je les adore Sous la forme de macchabées De la mansarde où je reside J'exitais les farouches bras Des mégères gendarmicides En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"
Frénétiqu' l'un' d'elles attache Le vieux maréchal des logis Et lui fait crier: "Mort aux vaches, Mort aux lois, vive l'anarchie!" Une autre fourre avec rudesse Le crâne d'un de ses lourdauds Entre ses gigantesques fesses Qu'elle serre comme un étau.
La plus grasse de ses femelles Ouvrant son corsage dilaté, Matraque à grand coup de mamelles Ceux qui passent à sa portée. Ils tombent, tombent, tombent, tombent Et s'lon les avis compétents Il paraît que cette hecatombe Fut la plus bell' de tous les temps
Jugeant enfin que leurs victimes Avaient eu leur content de gnons, Ces furies comme outrage ultime En retournant à leurs oignons Ces furies, à peine si j'ose Le dire, tellement c'est bas Leur auraient mêm' coupé les choses: Par bonheur ils n'en avait pas. Leur auraient mêm' coupé les choses: Par bonheur ils n'en avait pas.
Hecatombe
En el mercado de Brive-la-Gaillarde a propósito de un manojo de cebollas, algunas decenas de buenas mozas se tiraban un día del moño. A pie, a caballo, en coche los gendarmes, poco inspirados, llegaron para intentar la aventura de interrumpir la refriega.
Pero, bajo todos los cielos sin vergüenza es una costumbre bien arraigada que en cuanto se trata de vapulear a los polis todo el mundo se reconcilia. Esas furias fuera de control se abalanzaban sobre los payasos y dieron, os lo aseguro, un espectáculo bastante rudo.
Viendo a estos bravos maderos, que estaban a dos pasos de sucumbir, Yo, yo estaba contento, pues yo los adoro en forma de “fiambres”. Desde la buhardilla donde resido yo jaleaba los feroces brazos de las arpías gendarmicidas gritando: “Hip, hip, hip, hurra!”
Frenética, una de ellas agarra al viejo mariscal de caballería y le hizo gritar: “Muerte a los fachas, mueran las leyes, viva la anarquía!”. Otra, mete con rudeza el cráneo de uno de esos zafios entres sus gigantescas nalgas que cierra como unas tenazas.
La más gorda de las hembras, abriendo su enorme blusa, golpea con grandes golpes de tetas a los que se ponen a su alcance. Y caen, caen, caen, caen. Y según la opinión competente parece que esta hecatombe fue la más hermosa de todos los tiempos.
Juzgando finalmente que sus víctimas habían recibido ya su buena ración de golpes, estas furias, como último ultraje volviendo a sus cebollas estas furias, apenas si me atrevo a decirlo, de tan bajuno como es, les habrían incluso cortado sus partes: por suerte, ellos no tenían. les habrían incluso cortado sus partes: por suerte, ellos no tenían.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:50 PM  |
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| Georges Brassens -La chasse aux papillons- |
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La chasse aux papillons Georges Brassens (1921-1981)
Un bon petit diable à la fleur de l'âge La jambe légère et l'œil polisson Et la bouche pleine de joyeux ramages Allait à la chasse aux papillons
Comme il atteignait l'orée du village Filant sa quenouille, il vit Cendrillon Il lui dit : "Bonjour, que Dieu te ménage J't'emmène à la chasse aux papillons"
Cendrillon ravie de quitter sa cage Met sa robe neuve et ses botillons Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais bocages Ils vont à la chasse aux papillons
Il ne savait pas que sous les ombrages Se cachait l'amour et son aiguillon Et qu'il transperçait les cœurs de leur âge Les cœurs des chasseurs de papillons
Quand il se fit tendre, elle lui dit : "J'présage Qu'c'est pas dans les plis de mon cotillon Ni dans l'échancrure de mon corsage Qu'on va à la chasse aux papillons"
Sur sa bouche en feu qui criait : "Sois sage !" Il posa sa bouche en guise de bâillon Et c'fut l'plus charmant des remue-ménage Qu'on ait vu d'mémoir' de papillon
Un volcan dans l'âme, ils r'vinrent au village En se promettant d'aller des millions Des milliards de fois, et mêm' davantage Ensemble à la chasse aux papillons
Mais tant qu'ils s'aim'ront, tant que les nuages Porteurs de chagrins, les épargneront Il f'ra bon voler dans les frais bocages Ils f'ront pas la chasse aux papillons
La caza de las mariposas
Un buen diablillo en la flor de la vida ligero de piernas y los ojos traviesos y la boca llena de alegres palabras iba a la caza de las mariposas
Cuando llegaba a los límites del pueblo hilando su rueca, vió a Cenicienta. Le dijo:”Buenos días, que Dios esté contigo, vente conmigo a cazar mariposas”.
Cenicienta encantada de dejar su jaula se puso su vestido nuevo y sus botines y cogidos del brazo, hacía los frescos boscajes se van a cazar mariposas.
Él no sabía que bajo la umbría se ocultaba el amor y su aguijón el cual atraviesa los corazones de su edad los corazones de los cazadores de mariposas.
Cuando él se puso tierno, ella le dijo: “Presiento que no es en los pliegues de mi refajo ni en el escote de mi blusa donde se cazan las mariposas”.
Sobre su boca ardiente que gritaba: “¡Sé prudente!” él puso su boca como una mordaza y este fue el más encantador de los trajines de los que se acuerden las mariposas.
Con un volcán en el alma, volvieron al pueblo prometiéndose ir millones miles de millones de veces, e incluso más juntos a la caza de las mariposas.
Pero mientras que ellos se amen, mientras que las nubes portadoras de penas los dejen en paz Ellas podrán volar en los frescos boscajes porque ellos no cazarán mariposas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:40 PM  |
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| Georges Brassens -La parapluie- |
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Le parapluie Georges Brassens (1921-1981)
Il pleuvait fort sur la grand-route Ell' cheminait sans parapluie J'en avais un, volé, sans doute Le matin même à un ami Courant alors à sa rescousse Je lui propose un peu d'abri. En séchant l'eau de sa frimousse D'un air très doux, ell' m'a dit " oui "
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
Chemin faisant, que ce fut tendre D'ouïr à deux le chant joli Que l'eau du ciel faisait entendre Sur le toit de mon parapluie J'aurais voulu, comme au déluge Voir sans arrêt tomber la pluie Pour la garder, sous mon refuge Quarante jours, quarante nuits
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
Mais bêtement, même en orage Les routes vont vers des pays Bientôt le sien fit un barrage A l'horizon de ma folie Il a fallu qu'elle me quitte Après m'avoir dit grand merci Et je l'ai vue toute petite Partir gaiement vers mon oubli
Un p'tit coin d'parapluie Contre un coin d'paradis Elle avait quelque chos' d'un ange Un p'tit coin d'paradis Contre un coin d'parapluie Je n'perdais pas au chang', pardi
El paraguas
Llovía fuerte en la carretera ella caminaba sin paraguas yo tenía uno, robado, sin duda esa misma mañana a un amigo corriendo entonces en su auxilio yo le propuse un poco de abrigo. Secando el agua de su carita de una manera muy dulce, ella me dijo “sí”
Un rinconcito de paraguas a cambio de un rincón de paraíso ella tenía algo de angel Un rinconcito de paraíso a cambio del rincón de un paraguas yo no perdía en el cambio, pardiez.
Al caminar, qué tierno era oir los dos juntos el lindo sonido que el agua del cielo hacía sobre el techo de mi paraguas yo hubiese querido, como en el diluvio ver sin parar caer la lluvia, para protejerla bajo mi refugio, cuarenta días, cuarenta noches.
Un rinconcito de paraguas A cambio de un rincón de paraíso ella tenía algo de angel un rinconcito de paraíso a cambio de un rincón de paraguas yo no perdía en el cambio, pardiez
Pero absurdamente, incluso en las tormentas las carreteras van hacia algún sitio, bien pronto la suya le puso un límite al horizonte de mi imaginación Fue necesario que ella me dejase después de haberme dicho muchas gracias y yo la vi muy pequeñita partir alegremente hacia mi olvido.
Un rinconcito de paraguas A cambio de un rincón de paraíso ella tenía algo de angel un rinconcito de paraíso a cambio de un rincón de paraguas yo no perdía en el cambio, pardiez
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:30 PM  |
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| Georges Brassens -La marine- |
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La marine Georges Brassens (1921-1981)
On les r'trouve en raccourci Dans nos p'tits amours d'un jour Toutes les joies, tous les soucis Des amours qui durent toujours
C'est là l'sort de la marine Et de toutes nos p'tites chéries On accoste. Vite ! un bec Pour nos baisers, l'corps avec
Et les joies et les bouderies Les fâcheries, les bons retours Il y a tout, en raccourci Des grandes amours dans nos p'tits.
On a ri, on s'est baisés Sur les neunœils, les nénés Dans les ch'veux à plein bécots Pondus comme des œufs tout chauds
Tout c'qu'on fait dans un seul jour! Et comme on allonge le temps! Plus d'trois fois, dans un seul jour Content, pas content, content
Y a dans la chambre une odeur D'amour tendre et de goudron Ça vous met la joie au cœur La peine aussi, et c'est bon
On n'est pas là pour causer Mais on pense, même dans l'amour On pense que d'main il fera jour Et qu'c'est une calamité
C'est là l'sort de la marine Et de toutes nos p'tites chéries. On s'accoste. Mais on devine Qu'ça n'sera pas le paradis
On aura beau s'dépêcher Faire, bon Dieu ! la pige au temps Et l'bourrer de tous nos péchés Ça n'sera pas ça ; et pourtant
Toutes les joies, tous les soucis Des amours qui durent toujours ! On les r'trouve en raccourci Dans nos p'tits amours d'un jour...
La marina
Encontramos abreviados en nuestros pequeños amores de un día todas las alegrías, todas las preocupaciones de los amores que duran para siempre.
Es esa la suerte de la marina y de todas nuestras pequeñas queridas. Nos aproximamos. Rapido! una boca para nuestros besos, y el cuerpo también.
Y las alegrías y los enojos los disgustos, los reencuentros, ahí está todo, abreviado, lo de los grandes amores en los pequeños.
Hemos reído, nos hemos besado bajos los neunoeils, los nénés en los cabellos, con grandes besos puestos como huevos calentitos
¡Todo lo que se hace en un solo día! ¡Y cómo se alarga el tiempo! Más de tres veces, en un solo día contento, descontento, contento
Hay en la habitación un olor de amor tierno y de alquitrán esto te hace feliz y triste también, y es bueno
No estamos ahí para hablar pero se piensa, incluso en el amor Se piensa que mañana amanecerá y que eso en una desgracia
Es esa la suerte de la marina nuestras pequeñas queridas. Nos aproximamos. Pero se adivina que eso no será el paraíso.
Por mucho que nos apresuremos buen Dios! en adelantar al tiempo y de atiborrarlo con todos nuestros pecados no conseguiremos nada, y sin embargo
Todas las alegrías, todas las preocupaciones de los amores duran siempre! Nos las encontramos abreviadas en los amorcillos que duran un día...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:20 PM  |
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| Georges Brassens -Corne d'Aurochs- |
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Corne d'Aurochs Georges Brassens (1921-1981)
Il avait nom corne d'Aurochs, au gué, au gué Tout l'mond' peut pas s'app'ler Durand, au gué, au gué
En le regardant avec un œil de poète On aurait pu croire à son frontal de prophète Qu'il avait les grand's eaux de Versailles dans la tête Corne d'Aurochs
Mais que le bon dieu lui pardonne, au gué, au gué C'étaient celles du robinet, au gué, au gué
On aurait pu croire en l'voyant penché sur l'onde Qu'il se plongeait dans des méditations profondes Sur l'aspect fugitif des choses de ce monde Corne d'Aurochs
C'étaient hélas pour s'assurer, au gué, au gué Qu' le vent n'l'avait pas décoiffé, au gué, au gué
Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours "Il n'y a qu'les imbéciles qui sachent bien faire l'amour La virtuosité c'est une affaire de balourds!" Corne d'Aurochs
Il potassait à la chandelle, au gué, au gué Des traités de maintien sexuel, au gué, au gué Et sur les femm's nues des musées, au gué, au gué Faisait l'brouillon de ses baisers, au gué, au gué
Et bientôt petit à petit, au gué, au gué On a tout su, tout su de lui, au gué, au gué
On a su qu'il était enfant de la Patrie Qu'il était incapable de risquer sa vie Pour cueillir un myosotis à une fille Corne d'Aurochs
Qu'il avait un p'tit cousin, au gué, au gué Haut placé chez les argousins, au gué, au gué Et que les jours de pénurie, au gué, au gué Il prenait ses repas chez lui, au gué, au gué
C'est même en revenant d'chez cet antipathique Qu'il tomba victime d'une indigestion critique Et refusa l'secours de la thérapeutique Corne d'Aurochs
Parce que c'était un All'mand, au gué, au gué Qu'on devait le médicament, au gué, au gué
Il rendit comme il put son âme machinale Et sa vie n'ayant pas été originale L'Etat lui fit des funérailles nationales Corne d'Aurochs
Alors sa veuve en gémissant, au gué, au gué Coucha avec son remplaçant, au gué, au gué
Cuerno de Uro
Se llamaba cuerno de Uro, au gué, au gué No todo el mundo puede llamarse Durand, au gué, au gué
Mirándolo con una mirada de poeta se habría podido creer, por su frente de profeta, que él tenía las grandes aguas de Versailles en la cabeza Cuerno de Uro
Pero que el buen dios lo perdone, au gué, au gué eran las del grifo, au gué, au gué
Se podría creer viéndolo inclinado sobre las olas que él se sumergía en meditaciones profundas sobre el aspecto fugitivo de las cosas de este mundo Cuerno de Uro
Pero era, ay, para asegurarse, au gué, au gué que el viento no lo había despeinado, au gué, au gué
El pregonaba a grandes voces a los cuatro vientos “Sólo los imbéciles saben hacer bien el amor, ¡el virtuosismo es una cosa de palurdos!”.
Empollaba a la luz del fuego, au gué, au gué tratados de relaciones sexuales y sobre las mujeres desnudas de los museos, au gué, au gué hacía las prácticas de los besos, au gué, au gué
y pronto, poco a poco, au gué, au gué se ha sabido todo, todo sobre él, au gué, au gué
Se ha sabido que era un patriota incapaz de arriesgar su vida para coger una flor para una mujer
Que tenía un primillo, au gué, au gué muy bien colocado entre la pasma, au gué, au gué y que los días de penuria, au gué, au gué cenaba en casa de él, au gué, au gué
Fue incluso volviendo de casa de este antipático que cayó víctima de una indigestión crítica y rehusó el socorro de la terapéutica
porque era a un alemán, au gué, au gué a quien se debía el medicamento, au gué, au gué
Entregó como pudo su alma maquinal y puesto que su vida no había sido original el estado le hizo funerales nacionales
Entonces su viuda, gimiendo, au gué, au gué se acostó con su sustituto, au gué, au gué
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:10 PM  |
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| Georges Brassens -Il suffit de passer le pont- |
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Il suffit de passer le pont Georges Brassens (1921-1981)
Il suffit de passer le pont C'est tout de suite l'aventure Laisse-moi tenir ton jupon J't'emmèn' visiter la nature L'herbe est douce à Pâques fleuries Jetons mes sabots, tes galoches Et, légers comme des cabris Courons après les sons de cloches Ding din don ! por las mañanas tocan En l'honneur de notre bonheur Ding din dong ! faut l'dire à personne J'ai graissé la patte au sonneur
Laisse-moi tenir ton jupon Courons, guilleret, guillerette Il suffit de passer le pont Et c'est le royaum' des fleurettes Entre tout's les bell's que voici Je devin' cell' que tu préfères C'est pas l'coqu'licot, Dieu merci Ni l'coucou, mais la primevère J'en vois un' blottie sous les feuilles Elle est en velours comm' tes joues Fais le guet pendant qu'je la cueille " Je n'ai jamais aimé que vous "
Il suffit de trois petits bonds C'est tout de suit' la tarantelle Laisse-moi tenir ton jupon J'saurai ménager tes dentelles J'ai graissé la patte au berger Pour lui fair' jouer une aubade Lors, ma mie, sans croire au danger Faisons mille et une gambades Ton pied frappe et frappe la mousse Si l'chardon s'y pique dedans Ne pleure pas, ma mie qui souffre Je te l'enlève avec les dents
On n'a plus rien à se cacher On peut s'aimer comm' bon nous semble Et tant mieux si c'est un péché Nous irons en enfer ensemble Il suffit de passer le pont Laisse-moi tenir ton jupon
Basta con cruzar el puente
Basta con cruzar el puente llega de repente la aventura déjame sostener tu falda yo te llevo a visitar la naturaleza la hierba es dulce en la Pascua florida tiremos mis zapatos, tus zuecos, y, ligeros como cabritillos corramos tras los sones de las campanas Din din don! por las mañanas suenan en honor de nuestra felicidad Din din don! No se lo digamos a nadie pero yo he sobornado al campanero
Déjame sostener tu falda corramos, vivaracho, vivaracha. Basta con cruzar el puente y estamos en el reino de las florecillas entre todas las hermosas que hay aquí adivino la que prefieres no es la amapola, gracias a Dios ni el narciso, sino la prímula veo una de ellas acurrucada bajo las hojas ella es de terciopelo como tus mejillas vigila mientras la cojo “No he querido nunca a nadie más que a ti”
Basta con tres pequeños saltos y surge de pronto la tarantela déjame sostener tu falda yo sabré cuidar tus encajes yo he sobornado al pastor para hacerle tocar una alborada entonces, querida mía, sin miedo a ningún peligro demos mil y un brincos tu pie golpea y golpea el musgo si el cardo que se oculta debajo te pincha no llores, querida, dolorida: yo te quito la espina con los dientes
Ya no hay que ocultarse podemos amarnos como nos dé la gana y mucho mejor si es un pecado iremos al infierno juntos Basta con cruzar el puente déjame sostener tu falda
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 12:00 PM  |
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| Georges Brassens -Comme hier- |
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Comme hier Georges Brassens (1921-1981)
Hé ! donn' moi ta bouche, hé ! ma jolie fraise ! L'aube a mis des frais's plein notre horizon Garde tes dindons, moi mes porcs, Thérèse Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.
Va, comme hier ! comme hier ! comme hier ! Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons. L'un tient le couteau, l'autre la cuiller: La vie, c'est toujours les mêmes chansons.
Pour sauter l'gros sourceau de pierre en pierre Comme tous les jours mes bras t'enlèv'ront Nos dindes, nos truies nous suivront légères Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.
Va, comme hier ! comme hier ! comme hier ! Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons La vie, c'est toujours amour et misère La vie, c'est toujours les mêmes chansons.
J'ai tant de respect pour ton cœur, Thérèse, Et pour tes dindons, quand nous nous aimons, Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons
Va, comme hier ! comme hier ! comme hier ! Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons. L'un tient le couteau, l'autre la cuiller: La vie, c'est toujours les mêmes chansons
Como ayer
Eh! dame tu boca, eh! mi fresa bonita! El alba ha llenado de fresas nuestro horizonte guarda tus pavos, yo mis cerdos, Teresa no le des patadas a mis cerditos.
¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer! Si tu no me amas nada, yo te querré. El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara: la vida, es siempre la misma cantinela.
Para saltar el ancho arroyo de piedra en piedra como todos los días mis brazos te levantarán nuestros pavos, nuestras cerdas nos seguirán ligeras no le des patadas a mis cerditos.
¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer! Si tu no me amas para nada, yo te querré La vida, es siempre amor y miseria la vida, es siempre la misma cantinela.
Tengo tanto respeto por tu corazón, Teresa, y por tus pavos, cuando nos amamos, cuando nos enfademos, ¡eh! mi bonita fresa no le des patadas a mis cerditos.
¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer! Si tu no me amas nada, yo te querré. El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara: la vida, es siempre la misma cantinela
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:50 AM  |
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| Georges Brassens -Les amoureux des bancs publics- |
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Les amoureux des bancs publics Georges Brassens (1921-1981)
Les gens qui voient de travers Pensent que les bancs verts Qu'on voit sur les trottoirs Sont faits pour les impotents ou les ventripotents Mais c'est une absurdité Car à la vérité Ils sont là c'est notoire Pour accueillir quelque temps les amours débutants
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Ils se tiennent par la main Parlent du lendemain Du papier bleu d'azur Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher Ils se voient déjà doucement Ell' cousant, lui fumant Dans un bien-être sûr Et choisissent les prénoms de leur premier bébé
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Quand la saint' famill' machin Croise sur son chemin Deux de ces malparís Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux N'empêch' que tout' la famille Le pèr', la mèr', la fille Le fils, le Saint Esprit Voudrait bien de temps en temps pouvoir s'conduir' comme eux
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Quand les mois auront passé Quand seront apaisés Leurs beaux rêves flambants Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds Ils s'apercevront émus Qu' c'est au hasard des rues Sur un d'ces fameux bancs Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'fouttant pas mal du regard oblique Des passants honnêtes Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics Bancs publics, bancs publics En s'disant des "Je t'aime" pathétiques Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques
Los enamorados de los bancos públicos
Las gentes que miran con malas ideas piensan que los bancos verdes que se ven sobre las aceras están hechos para los impotentes o los barrigones pero es un absurdo pues a decir verdad están ahí, está bien claro, para acoger durante algún tiempo a los amores que comienzan
Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos pasando cantidad de las miradas de reojo de los paseantes honestos los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos diciéndose “Te quiero” patéticos tienen unas caras muy simpáticas.
Ellos se cogen de la mano hablan del mañana del papel azul celeste que recubriran los muros de su dormitorio. Ellos se ven ya dulcemente Ella cosiendo, el fumando en un bienestar seguro y eligen el nombre de su primer bebé.
Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos pasando cantidad de las miradas de reojo de los paseantes honestos los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos diciéndose “Te quiero” patéticos tienen unas caras muy simpáticas.
Cuando la santa familia en bloque se cruza en su camino dos de esos maleducados les lanzan duramente palabras envenenadas; pero eso no impide que toda la familia el padre, la madre, la hija, el hijo, el Espiritu Santo quiera de vez en cuando poder hacer lo mismo que ellos.
Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos pasando cantidad de las miradas de reojo de los paseantes honestos los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos diciéndose “Te quiero” patéticos tienen unas caras muy simpáticas.
Cuando los meses hayan pasado cuando se hayan apaciguado sus bonitos sueños ardientes cuando el cielo se cubra de grandes nubes pesadas Ellos se daran cuenta, conmovidos, que ha sido al azar de las calles sobre uno de esos famosos bancos donde han vivido la mejor época de su amor.
Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos pasando cantidad de las miradas de reojos de los paseantes honestos los enamorados que se besuquean en los bancos públicos bancos públicos, bancos públicos diciéndose “Te quiero” patéticos tienen unas caras muy simpáticas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:50 AM  |
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| Georges Brassens -Brave Margot- |
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Brave Margot Georges Brassens (1921-1981)
Margonton la jeune bergère Trouvant dans l'herbe un petit chat Qui venait de perdre sa mère L'adopta Elle entrouvre sa collerette Et le couche contre son sein C'était tout c'quelle avait pauvrette Comm' coussin. Le chat la prenant pour sa mère Se mit à téter tout de go Emue, Margot le laissa faire Brav' Margot Un croquant passant à la ronde Trouvant le tableau peu commun S'en alla le dire à tout l'monde Et le lendemain
Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la
L'maître d'école et ses potaches Le mair', le bedeau, le bougnat Négligeaient carrément leur tâche Pour voir ça Le facteur d'ordinair' si preste Pour voir ça, n'distribuait plus Les lettres que personne au reste N'aurait lues Pour voir ça, Dieu le leur pardonne Les enfants de cœur au milieu Du Saint Sacrifice abandonnent Le saint lieu Les gendarmes, mêm' mes gendarmes Qui sont par natur' si ballots Se laissaient toucher par les charmes Du joli tableau
Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la
Mais les autr's femmes de la commune Privées d'leurs époux, d'leurs galants Accumulèrent la rancune Patiemment Puis un jour ivres de colère Elles s'armèrent de bâtons Et farouches elles immolèrent Le chaton La bergère après bien des larmes Pour s'consoler prit un mari Et ne dévoila plus ses charmes Que pour lui Le temps passa sur les mémoires On oublia l'évènement Seul des vieux racontent encore A leurs p'tits enfants
Quand Margot dégrafait son corsage Pour donner la gougoutte à son chat Tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la Et Margot qu'était simple et très sage Présumait qu'c'était pour voir son chat Qu'tous les gars, tous les gars du village Etaient là, la la la la la la Etaient là, la la la la la
La buena Margot
Margarita la joven pastora encontrándose en la hierba un gatito que acababa de perder a su madre lo adoptó. Ella entreabre el cuello de su camisa y lo acuesta en su seno Era todo lo que tenía la pobrecilla como cojín. El gato tomándola por su madre se puso a mamar de buenas a primera, conmovida, Margot lo deja hacer Buena Margot Un cateto que pasaba por allí encontrando el cuadro fuera de lo corriente se fue a contárselo a todo el mundo y al día siguiente
Cuando Margot desabrochaba su corsé para dar el pecho a su gato todos los jovencitos, todos los jovencitos del pueblo estaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la y Margot que era inocente y muy buena se creía que era para ver a su gato que todos los jovencitos, todos los jovencitos estaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la
El maestro de la escuela y sus alumnos el alcalde, el ordenanza, el carbonero olvidaban descaradamente su tarea para ver aquello. El cartero, normalmente tan diligente, para ver aquello, no distribuía ya las cartas que nadie, en todo caso, hubiese leído Para ver aquello, Dios se lo perdone los monaguillos en mitad del Santo Sacrificio abandonaban el santo lugar, los gendarmes, incluso los gendarmes que son por naturaleza tan ceporros se dejaban alcanzar por los encantos del bonito cuadro
Cuando Margot desabrochaba su corsé para dar el pecho a su gato todos los jovencitos, todos los jovencitos del puebl oestaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la y Margot que era inocente y muy buena se creía que era para ver a su gato que todos los jovencitos, todos los jovencitos estaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la
Pero las otras mujeres de la comunidad privadas de sus esposos, de sus galanes acumularon odio pacientemente Después, un día, ebrias de cólera se armaron con bastonesy feroces inmolaron al gatito La pastora tras llorar mucho para consolarse se buscó un marido y no desveló ya sus encantos más que para él El tiempo pasó sobre las memorias se olvidaron los acontecimientos y sólo los viejos cuentan aún a sus nietos
Cuando Margot desabrochaba su corsé para dar el pecho a su gato todos los jovencitos, todos los jovencitos del pueblo estaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la y Margot que era inocente y muy buena se creía que era para ver a su gato que todos los jovencitos, todos los jovencitos estaban allí, la la la la la la estaban allí, la la la la la
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:40 AM  |
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| Georges Brassens -Pauvre Martin- |
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Pauvre Martin Georges Brassens (1921-1981)
Avec une bêche à l'épaule, Avec, à la lèvre, un doux chant, Avec, à la lèvre, un doux chant, Avec, à l'âme, un grand courage, Il s'en allait trimer aux champs!
Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps! Pour gagner le pain de sa vie, De l'aurore jusqu'au couchant, De l'aurore jusqu'au couchant, Il s'en allait bêcher la terre En tous les lieux, par tous les temps! Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps!
Sans laisser voir, sur son visage, Ni l'air jaloux ni l'air méchant, Ni l'air jaloux ni l'air méchant, Il retournait le champ des autres, Toujours bêchant, toujours bêchant!
Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps!
Et quand la mort lui a fait signe De labourer son dernier champ, De labourer son dernier champ, Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant...
Pauvre Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps!
Il creusa lui-même sa tombe En faisant vite, en se cachant, En faisant vite, en se cachant, Et s'y étendit sans rien dire Pour ne pas déranger les gens...
Pauvre Martin, pauvre misère, Dors sous la terre, dors sous le temps!
Pobre Martín
Con una laya a la espalda, con un dulce canto en su boca, con un dulce canto en su boca, con mucho ánimo en su alma, se iba a currelar a los campos.
¡Pobre Martín, pobre miserable cava la tierra, cava el tiempo! Para ganar el pan de cada día, de la aurora hasta el poniente, de la aurora hasta el poniente, se iba a cavar la tierra por todas partes, en cualquier época! ¡Pobre Martín, pobre miserable, cava la tierra, cava el tiempo!
Sin reflejar en su rostro, ni la envidia ni la maldad ni la envidia ni la maldad labraba la tierra de los otros siempre cavando, siempre cavando!
¡Pobre Martín, pobre miserable, cava la tierra, cava el tiempo!
Y cuando la muerte le hizo un gesto para que labrara su último campo, para que labrara su último campo, cavó él mismo su tumba rápidamente, a escondidas...
¡Pobre Martín, pobre miserable, cava la tierra, cava el tiempo!
Cavó él mismo su tumba rápidamente, a escondidas, rápidamente, a escondidas, y se tendió en ella sin decir nada para no molestar a los demás...
¡Pobre Martín, pobre miserable, duerme bajo la tierra, duerme bajo el tiempo!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:40 AM  |
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| Georges Brassens -La première fille- |
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La première fille Georges Brassens (1921-1981)
J'ai tout oublié des campagnes D'Austerlitz et de Waterloo D'Italie, de Prusse et d'Espagne De Pontoise et de Landernau
Jamais de la vie On ne l'oubliera La première fille Qu'on a pris dans ses bras La première étrangère A qui l'on a dit "tu" Mon cœur, t'en souviens-tu ? Comme ell' nous était chère
Qu'ell' soit fille honnête Ou fille de rien Qu'elle soit pucelle Ou qu'elle soit putain On se souvient d'elle On s'en souviendra D'la premièr' fill' Qu'on a pris dans ses bras
Ils sont partis à tire-d'aile Mes souvenirs de la Suzón Et ma mémoire est infidèle A Julie, Rosette ou Lison
Jamais de la vie On ne l'oubliera La première fille Qu'on a pris dans ses bras C'était une bonne affaire Mon cœur, t'en souviens-tu ? J'ai changé ma vertu Contre une primevère
Qu'ce soit en grand' pompe Comme les gens "bien" Ou bien dans la rue Comm' les pauvr's et les chiens On se souvient d'elle On s'en souviendra D'la premièr' fill' Qu'on a pris dans ses bras
Toi qui m'a donné le baptême D'amour et de septième ciel Moi, je te garde et, moi, je t'aime Dernier cadeau du Pèr' Noel
Jamais de la vie On ne l'oubliera La première fille Qu'on a pris dans ses bras On a beau fair' le brave Quand elle s'est mise nue Mon cœur, t'en souviens-tu ? On n'en menait pas large
Bien d'autres, sans doute Depuis sont venues Oui, mais, entre tout's Cell's qu'on a connues Elle est la dernière Que l'on oubliera La premièr' fill' Qu'on a pris dans ses bras
La primera chica
Yo lo he olvidado todo de las campañas de Austerlitz y de Waterloo de Italia, de Prusia y de España De Pontoise y de Landernau
Jamás en la vida olvidaremosla primera chica que hemos cogido entre los brazos la primera extraña a quién le hemos dicho “tú”. Mi corazón, ¿te acuerdas? Cómo la queríamos.
Que ella fuesa chica honesta o una don nadie que fuese virgen o que fuese una puta nos acordamos de ella nos acordaremos de la primera chica que hemos tenido entre los brazos.
Se han marchado con un vuelo rápido mis recuerdos de la Suzón y mi memoria es infiel A Julia, Rosita o Lisón
Jamás en la vida olvidaremos la primera chica que hemos tenido entre los brazos. Fue algo muy bonito Mi corazón, ¿te acuerdas? Cambié mi virtud por una primavera
que fuese con gran pompa como la gente “bien” o en la calle como los pobres y los perros nos acordamos de ella nos acordaremos de la primera chica que hemos tenido entre los brazos.
Tú que me has dado el bautizo de amor y del séptimo cielo yo, yo te guardo y, yo, yo te quiero último regalo de Papá Noel.
Jamás en la vida olvidaremos la primera chica que hemos tenido entre los brazos. Por mucho que nos hiciésemos los duros cuando ella se puso desnuda mi corazón, ¿te acuerdas? Nos temblaban la piernas.
Muchas otras, sin duda han venido después sí, pero, entre todas las que hemos conocido ella es la última que olvidaremos la primera chica que hemos tenido en los brazos.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:30 AM  |
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| Georges Brassens -La cane de Jeanne- |
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La cane de Jeanne Georges Brassens (1921-1981)
La cane De Jeanne Est morte au gui l'an neuf L'avait fait la veille Merveille Un œuf
La cane De Jeanne Est morte d'avoir fait Du moins on le présume Un rhume Mauvais
La cane De Jeanne Est morte sur son œuf Et dans son beau costume De plumes Tout neuf
La cane De Jeanne Ne laissant pas de veuf C'est nous autres qui eûmes Les plumes Et l'œuf
Tous, toutes Sans doute Garderons longtemps le Souvenir de la cane De Jeanne Morbleu
La pata de Juana
La pata de Juana murió con el ¡Feliz Año Nuevo! y había puesto la vigilia maravilla un huevo
La pata de Juana murió por haber tenido al menos eso se cree un resfriado malo
La pata de Juana murió sobre su huevo y en su bonito vestido de plumas totalmente nuevo
La pata de Juana al no dejar viudo fuimos nosotros los que nos quedamos las plumas y el huevo
Todos, todas sin duda guardaremos mucho tiempo el recuerdo de la pata de Juana Pardiez!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:20 AM  |
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| Georges Brassens -Je suis un voyou- |
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Je suis un voyou Georges Brassens (1921-1981)
Ci-gît au fond de mon cœur une histoire ancienne Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais
J'ai perdu la tramontane En trouvant Margot Princesse vêtue de laine Déesse en sabots Si les fleurs, le long des routes S'mettaient à marcher C'est à la Margot, sans doute Qu'ell's feraient songer J'lui ai dit: "De la Madone Tu es le portrait !" Le Bon Dieu me le pardonne C'était un peu vrai
Qu'il me pardonne ou non D'ailleurs, je m'en fous J'ai déjà mon âme en peine Je suis un voyou
La mignonne allait aux vêpres Se mettre à genoux Alors j'ai mordu ses lèvres Pour savoir leur goût Ell' m'a dit, d'un ton sévère "Qu'est-ce que tu fais là ?" Mais elle m'a laissé faire Les fill's, c'est comm' ça J'lui ai dit: " Par la Madone Reste auprès de moi ! " Le Bon Dieu me le pardonne Mais chacun pour soi
Qu'il me pardonne ou non D'ailleurs, je m'en fous J'ai déjà mon âme en peine Je suis un voyou
C'était une fille sage A " bouch', que veux-tu ?" J'ai croqué dans son corsage Les fruits défendus Ell' m'a dit d'un ton sévère " Qu'est-ce que tu fais là ? " Mais elle m'a laissé faire Les fill's, c'est comm' ça Puis, j'ai déchiré sa robe Sans l'avoir voulu Le Bon Dieu me le pardonne Je n'y tenais plus !
Qu'il me pardonne ou non D'ailleurs, je m'en fous J'ai déjà mon âme en peine Je suis un voyou
J'ai perdu la tramontane Qui épousa, contre son âme Un triste bigot Elle doit avoir à l'heure A l'heure qu'il est Deux ou trois marmots qui pleurent Pour avoir leur lait Et, moi, j'ai tété leur mère Longtemps avant eux Le Bon Dieu me le pardonne J'étais amoureux !
Qu'il me pardonne ou non D'ailleurs, je m'en fous J'ai déjà mon âme en peine Je suis un voyou
Soy un granuja
Yace aquí, en el fondo de mi corazón, una vieja historia, un fantasma, el recuerdo de una que yo quería. El tiempo, con grandes golpes de guadaña, puede hacer de las suyas, Pero mi gran amor dura aún, y es para siempre.
Yo perdí el norte al encontrar a Margot princesa vestida de lana diosa con zuecos si las flores, a lo largo de las carreteras se pusiesen a caminar es en Margot, sin duda en quien harían pensar Yo le dije: “¡De la Madona eres el retrato!” El Buen Dios me lo perdone era casi verdad.
Que me perdone o no por otra parte, me trae sin cuidado Yo tengo ya mi alma condenada soy un granuja
La guapa iba a las vísperas a ponerse de rodillas entonces yo mordí sus labios para conocer su gusto, ella me dijo con un tono severo “¿Qué haces ahí?” Pero ella me ha dejado hacer, la chicas son así, Yo le dije: “¡Por la Madona quedate cerca de mí!” El Buen Dios me perdone pero cada uno a lo suyo
Que me perdone o no por otra parte, me trae sin cuidado Yo tengo ya mi alma condenada soy un granuja
Era una niña ingenua sin mirarme en nada mordí, en su blusa, los frutos prohibidos me dijo con un tono severo “¿Qué haces ahí?” Pero me dejó hacer Las chicas son así Después, rasgué su vestido sin querer El Buen Dios me perdone ¡ya no podía más!
Que me perdone o no por otra parte, me trae sin cuidado Yo tengo ya mi alma condenada soy un granuja
En perdant Margot que se casó, contra su voluntad, con un triste santurrón ella debe tener en este momento en este mismo momento dos o tres críos que lloran para que le den de mamar y yo, yo he mamado de su madre mucho antes que ellos. Que el buen Dios me perdone yo estaba enamorado.
Que me perdone o no por otra parte, me trae sin cuidado Yo tengo ya mi alma condenada, soy un granuja
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:10 AM  |
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| Georges Brassens -J'ai rendez-vous avec vous- |
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J'ai rendez-vous avec vous Georges Brassens (1921-1981)
Monseigneur l'astre solaire Comm' je n'l'admir' pas beaucoup M'enlèv' son feu, oui mais, d'son feu, moi j'm'en fous J'ai rendez-vous avec vous La lumièr' que je préfère C'est cell' de vos yeux jaloux Tout le restant m'indiffère J'ai rendez-vous avec vous !
Monsieur mon propriétaire Comm' je lui dévaste tout M'chass' de son toit, oui mais, d'son toit, moi j'm'en fous J'ai rendez-vous avec vous La demeur' que je préfère C'est votre robe à froufrous Tout le restant m'indiffère J'ai rendez-vous avec vous !
Madame ma gargotière Comm' je lui dois trop de sous M'chass' de sa tabl', oui mais, d'sa tabl', moi j'm'en fous J'ai rendez-vous avec vous Le menu que je préfère C'est la chair de votre cou Tout le restant m'indiffère J'ai rendez-vous avec vous !
Sa Majesté financière Comm' je n'fais rien à son goût Garde son or, or, de son or, moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous La fortun' que je préfère C'est votre cœur d'amadou Tout le restant m'indiffère J'ai rendez-vous avec vous !
Tengo una cita contigo
Monseñor el astro solar como no lo admiro mucho me quita su fuego, si pero, de su fuego, yo paso cantidad tengo una cita contigo la luz que yo prefiero es la de tus ojos celosos todo el resto me es indiferente ¡tengo una cita contigo!
Mi señor casero como yo se lo rompo todo me echa de su casa, si pero, de su casa, paso cantidad tengo una cita contigo La morada que yo prefiero es tu vestido de frúfrú, todo lo demás me es indiferente ¡tengo una cita contigo!
Mi señora cocinera como le debo bastantes monedas me echa de su mesa, si pero, de su mesa, paso cantidad tengo una cita contigo el menú que yo prefiero es la carne de tu cuello todo el resto me es indiferente tengo una cita contigo!
Su majestad financiera como yo no hago nada a su gusto guarda su oro, ahora bien, de su oro, paso cantidad
Tengo una cita contigo la fortuna que prefiero es tu corazón de yesca todo lo demás me es indiferente tengo una cita contigo!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 11:00 AM  |
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| Georges Brassens -Il n'y a pas d'amour heureux- |
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Il n'y a pas d'amour heureux Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Louis Aragon
Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix Et quand il croit serrer son bonheur il le broie Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes Qu'on avait habillés pour un autre destin A quoi peut leur servir de se lever matin Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure Je te porte dans moi comme un oiseau blessé Et ceux-là sans savoir nous regardent passer Répétant après moi les mots que j'ai tressés Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux
No hay amor feliz
Nada es seguro para el hombre. Ni su fuerza ni su debilidad ni su corazón. Y cuando cree abrir sus brazos su sombra es la de una cruz y cuando cree abrazar su felicidad la rompe su vida es un extraño y doloroso divorcio
No hay amor feliz
Su vida se parece a la de esos soldados sin armas a los que se había vestido para un destino distinto para qué puede servirles levantarse por la mañana ellos, a los que reencontramos por la tarde desarmados inseguros Di estas palabras vida mía y retén tus lágrimas
No hay amor feliz
Mi bello amor, mi querido amor, mi desgarrón te llevo en mí como un pájaro herido y esos sin saber nos miran pasar repitiendo tras de mí las palabras que he trenzado y que por tus grandes ojos murieron tan pronto
No hay amor feliz
El tiempo de aprender a vivir ya ha pasado que lloran en la noche nuestros corazones al unísono la desgracia que es necesaria para la más pequeña canción los penas que son necesarias para pagar un estremecimiento los sollozos necesarios para una canción de guitarra
No hay amor feliz
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:40 AM  |
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| Georges Brassens -La mauvaise herbe- |
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La mauvaise herbe Georges Brassens (1921-1981)
Quand l'jour de gloire est arrivé Comm' tous les autr's étaient crevés Moi seul connus le déshonneur De n'pas êtr' mort au champ d'honneur
Je suis d'la mauvaise herbe Braves gens, braves gens C'est pas moi qu'on rumine Et c'est pas moi qu'on met en gerbes La mort faucha les autres Braves gens, braves gens Et me fit grâce à moi C'est immoral et c'est comm' ça La la la la la la la la La la la la la la la la Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Que j'vive un peu Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Que j'vive un peu
La fille à tout l'monde a bon cœur Ell' me donne au petit bonheur Les p'tits bouts d'sa peau, bien cachés Que les autres n'ont pas touchés
Je suis d'la mauvaise herbe Braves gens, braves gens C'est pas moi qu'on rumine Et c'est pas moi qu'on met en gerbes Elle se vend aux autres Braves gens, braves gens Elle se donne à moi C'est immoral et c'est comm' ça La la la la la la la la La la la la la la la la Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Qu'on m'aime un peu Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Qu'on m'aime un peu
Les hommes sont faits, nous dit-on Pour vivre en bande, comm' les moutons Moi, j'vis seul, et c'est pas demain Que je suivrai leur droit chemin
Je suis d'la mauvaise herbe Braves gens, braves gens C'est pas moi qu'on rumine Et c'est pas moi qu'on met en gerbes Je suis d'la mauvaise herbe Braves gens, braves gens Je pousse en liberté Dans les jardins mal fréquentés La la la la la la la la La la la la la la la la Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Que j'vive un peu Et je m'demande Pourquoi, Bon Dieu Ça vous dérange Que j'vive un peu
La mala hierba
Cuando el día de la gloria llegó como todos los otros estaban muertos sólo yo conocí el deshonor de no haber muerto en el campo de honor
Yo soy la mala hierba buena gente, buena gente no es a mí a quien se rumia y no es de mí de quien se hace un ramo la muerto segó a los otros buena gente, buena gente y me perdonó a mí es inmoral pero es así La la la la la la la la La la la la la la la la y me pregunto porqué, Señor os molesta que yo viva un poco y me pregunto porqué, Señor os molesta que yo viva un poco
La joven que es de todo el mundo tiene buen corazón ella me da, a la buena de dios, los trozitos de su piel bien guardada que los otros no han tocado
Yo soy la mala hierba buena gente, buena gente no es a mí a quien se rumia y no es de mí de quien se hace un ramo Ella se vende a los demás buena gente, buena gente ella se entrega a míes inmoral pero es así La la la la la la la la La la la la la la la la y me pregunto porqué, Señor os molesta que me quieran un poco y yo me pregunto porqué, Señor os molesta que me quieran un poco
Los hombres están hechos, nos dicen, para vivir en rebaños, como los corderos yo, yo vivo solo, y es no será mañana el día en que siga su buen camino
Yo soy la mala hierba buena gente, buena gente no es a mí a quien se rumia y no es de mí de quien se hace un ramo yo soy la mala hierba buena gente, buena gente crezco en libertad en los jardines mal frecuentados La la la la la la la la La la la la la la la la y me pregunto porqué, Señor os molesta que yo viva un poco y me pregunto porqué, Señor os molesta que yo viva un poco
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:30 AM  |
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| Georges Brassens -Le mauvais sujet repenti- |
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Le mauvais sujet repenti Georges Brassens (1921-1981)
Elle avait la taill' faite au tour, Les hanches pleines, Et chassait l' mâle aux alentours De la Mad'leine... A sa façon d' me dir' : "Mon rat, Est-c' que j' te tente ?" Je vis que j'avais affaire à Un' débutante...
L'avait l' don, c'est vrai, j'en conviens, L'avait l' génie, Mais sans technique, un don n'est rien Qu'un' sal' manie... Certes, on ne se fait pas putain Comme on s' fait nonne. C'est du moins c' qu'on prêche, en latin, A la Sorbonne...
Me sentant rempli de pitié Pour la donzelle, J' lui enseignai, de son métier, Les p'tit's ficelles... J' lui enseignai l' moyen d' bientôt Faire fortune, En bougeant l'endroit où le dos R'ssemble à la lune...
Car, dans l'art de fair' le trottoir, Je le confesse, Le difficile est d' bien savoir Jouer des fesses... On n' tortill' pas son popotin D' la mêm' manière, Pour un droguiste, un sacristain, Un fonctionnaire...
Rapidement instruite par Mes bons offices, Elle m'investit d'une part D' ses bénéfices... On s'aida mutuellement, Comm' dit l' poète. Ell' était l' corps, naturell'ment, Puis moi la tête...
Un soir, à la suite de Manœuvres douteuses, Ell' tomba victim' d'une Maladie honteuses... Lors, en tout bien, toute amitié, En fille probe, Elle me passa la moitié De ses microbes...
Après des injections aiguës D'antiseptique, J'abandonnai l' métier d' cocu Systématique...
Elle eut beau pousser des sanglots, Braire à tu'-tête, Comme je n'étais qu'un salaud, J' me fis honnête...
Sitôt privé' de ma tutell', Ma pauvre amie Courrut essuyer du bordel Les infamies... Paraît qu'ell' s' vend même à des flics, Quell' décadence ! Y a plus d' moralité publiqu' Dans notre France...
El mal tipo arrepentido
Ella tenía el talle bien torneado las caderas rellenas, y cazaba a los hombres en los alrededores de la Magdalena Por su manera de decirme: “Tacaño mío, ¿te gusto? Me di cuenta que se trataba de una novata...
Ella tenía el don, es verdad, de acuerdo, ella tenía ingenio, pero sin técnica, un don no es más que una mala costumbre... Ciertamente, no se hace una puta como se hace monja. Es por lo menos lo que se predica, en latín, en la Sorbona...
Sintiéndome lleno de piedad por la doncella, le enseñé, de su oficio, las triquiñuelas... Le enseñé el medio de bien pronto hacer fortuna, moviendo el sitio donde la espalda se parece a la luna...
Pues, en el arte de hacer la calle, lo confieso, lo difícil es saber bien trabajar con las nalgas... No se contonea el trasero lo mismo, para un droguero, un sacristán, un funcionario...
Rapidamente instruida por mis buenos oficios, ella me concedió una parte de sus beneficios... Nos ayudamos mutuamente, como dice el poeta. Ella era el cuerpo, naturalmente, y luego, yo, la cabeza...
Una tarde, de resultas de unas maniobras dudosas, ella cayó víctima de una enfermedad vergonzosa... Entonces, compartiéndolo todo como buenos amigos como niña buena, ella me pasó la mitad de sus microbios...
Tras unas inyecciones agudas de antiséptico, yo abandoné el oficio de cornudo sistemático...
Por mucho que sollozaba gritaba a grito pelado como yo no era más que un cerdo, me hice honesto...
Tan pronto estuvo libre de mi tutela, mi pobre amiga corrió a soportar de un burdel las infamias... Parece que ella se vende incluso a maderos, ¡Qué decadencia! ya no hay moralidad pública en nuestra Francia.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:20 AM  |
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| Georges Brassens -P... de toi- |
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P... de toi Georges Brassens (1921-1981) En ce temps-là, je vivais dans la lune Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus Je semais des violettes et chantais pour des prunes Et tendais la patte aux chats perdus
Ah ah ah ah putain de toi Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte C'était toi, c'était toi, c'était toi
Les yeux fendus et couleur pistache T'as posé sur mon cœur ta patte de velours Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache Et ta vertu ne pesait pas trop lourd
Au quatre coins de ma vie de bohème T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes C'était toi la pluie et le beau temps
Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette Notre amour mûrissait à peine que déjà Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes Et faisais des misères à mes chats
Le comble enfin, misérable salope Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger T'as couru sans vergogne, et pour une escalope Te jeter dans le lit du boucher
C'était fini, t'avais passé les bornes Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats
So pu...
En aquel tiempo, yo vivía en la luna los placeres de aquí abajo me estaban prohibidos yo sembraba violetas y cantaba para nada y tendía la mano a los gatos callejeros Ah ah ah ah so puta ah ah ah ah ah ah pobre de mí Una tarde de lluvia, he aquí que tocan en mi puerta me apresuro a abrir, sin duda un nuevo gato por Dios, el bello felino que la tormenta me traía eras tú, eras tú, eras tú Los ojos rasgados y color pistacho pusiste en mi corazón tu pata de terciopelo afortunadamente para mi no tenías bigote y tu virtud no era muy sólida Por los cuatro rincones de mi vida bohemia paseaste, paseaste el fuego de tus veinte años y para mí, para mis gatos, para mis flores, mis poemas eras la lluvia y el buen tiempo Pero el tiempo pasa y corta sin miramientos apenas nuestro amor había empezado cuando ya quemabas mis canciones, escupía en mis violetas y hacías maldades a mis gatos El colmo finalmente, miserable puta, como no quedaba nada en la despensa, has corrido sin vergüenza, y por un escalope, a arrojarte en la cama del carnicero Se acabó, habías pasado del límite
y, renunciando a los amores frívolos de aquí abajo me volví a la luna llevándome mis cuernos mis canciones, y mis flores y mi gatos. Versión de Jesus Libellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:10 AM  |
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| Georges Brassens -Chanson pour l'Auvergnat- |
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Chanson pour l'Auvergnat Georges Brassens (1921-1981)
Elle est à toi cette chanson Toi l'Auvergnat qui sans façon M'as donné quatre bouts de bois Quand dans ma vie il faisait froid Toi qui m'as donné du feu quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés M'avaient fermé la porte au nez Ce n'était rien qu'un feu de bois Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un feu de joie
Toi l'Auvergnat quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
Elle est à toi cette chanson Toi l'hôtesse qui sans façon M'as donné quatre bouts de pain Quand dans ma vie il faisait faim Toi qui m'ouvris ta huche quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés S'amusaient à me voir jeûner Ce n'était rien qu'un peu de pain Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand festin
Toi l'hôtesse quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
Elle est à toi cette chanson Toi l'étranger qui sans façon D'un air malheureux m'as souri Lorsque les gendarmes m'ont pris Toi qui n'as pas applaudi quand Les croquantes et les croquants Tous les gens bien intentionnés Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel Mais il m'avait chauffé le corps Et dans mon âme il brûle encore A la manièr' d'un grand soleil
Toi l'étranger quand tu mourras Quand le croqu'mort t'emportera Qu'il te conduise à travers ciel Au père éternel
Canción para el Auvernés
Esta canción es para ti Para ti Auvernés que sin ceremonias me diste un poco de leña cuando tuve frío tu que me diste fuego cuando las paletas y los paletos toda la gente bien intencionada me cerró la puerta en las narices. No era más que un poco de fuego de leña pero eso calentó mi cuerpo y en mi alma arde aún como un inmenso fuego de artificio.
Tú, Auvernés, cuando mueras cuando el enterrador te lleve que te conduzca a través de cielo hasta el Padre Eterno
.Esta canción es para tí para ti anfitriona que sin ceremonias me diste cuatro pedazos de pan cuando tuve hambre tu que abriste tu panera cuando las paletas y los paletos toda la gente bien intencionada se divertían viéndome ayunar, no fue más que un poco de pan pero bastó para calentar mi cuerpo y en mi alma arde aún como un gran festín.
Tú, la anfitriona, cuando mueras cuando el enterrador te lleve que te conduzca a través de cielo hasta el Padre Eterno.
Esta canción es para ti para ti extranjero que sin ceremonias con un sonrisa triste me sonreiste cuando los gendarmens me detuvieron Para ti que no aplaudiste cuando las paletas y lo paletos toda la gente bien intencionada reían al ver como me llevaban.
No fue más que un poco de miel pero calentó mi cuerpo y en mi alma brilla aún como un gran sol.
Tú, extranjero, cuando mueras, cuando el enterrador te lleve, que te conduzca a través de cielo hasta el Padre Eterno.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 10:00 AM  |
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| Georges Brassens -Les sabots d'Hélène- |
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Les sabots d'Hélène Georges Brassens (1921-1981)
Les sabots d'Hélène Etaient tout crottés Les trois capitaines L'auraient appelée vilaine Et la pauvre Hélène Etait comme une âme en peine Ne cherche plus longtemps de fontaine Toi qui as besoin d'eau Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène Va-t'en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine De les déchausser Les sabots d'Hélèn' Moi qui ne suis pas capitaine Et j'ai vu ma peine Bien récompensée Dans les sabots de la pauvre Hélène Dans ses sabots crottés Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine Et je les ai gardés
Son jupon de laine Etait tout mité Les trois capitaines L'auraient appelée vilaine Et la pauvre Hélène Etait comme une âme en peine Ne cherche plus longtemps de fontaine Toi qui as besoin d'eau Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène Va-t'en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine De le retrousser Le jupon d'Hélèn' Moi qui ne suis pas capitaine Et j'ai vu ma peine Bien récompensée Sous le jupon de la pauvre Hélène Sous son jupon mité Moi j'ai trouvé des jambes de reine Et je les ai gardés
Et le cœur d'Hélène N'savait pas chanter Les trois capitaines L'auraient appelée vilaine Et la pauvre Hélène Etait comme une âme en peine Ne cherche plus longtemps de fontaine Toi qui as besoin d'eau Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène Va-t'en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine De m'y arrêter Dans le cœur d'Hélèn' Moi qui ne suis pas capitaine Et j'ai vu ma peine Bien récompensée Et dans le cœur de la pauvre Hélène Qu'avait jamais chanté Moi j'ai trouvé l'amour d'une reine Et moi je l'ai gardé
Los zuecos de Elena
Los zuecos de Elena estaban totalmente embarrados los tres capitanes la hubiesen llamado fea y la pobre Elena estaba como un alma en pena no busques más una fuente tú que necesitas agua no busques más, con las lágrimas podrás llenar tu cubo.
Yo me tomé la molestía de quitarle los zuecos a Elena yo que no soy capitán y vi mi esfuerzo bien recompensado en los zuecos de pobre Elena en sus zuecos embarrados yo encontré los pies de una reina y los he guardado.
Sus enaguas de lana estaban totalmente apolilladas los tres capitanes la hubiesen llamado fea y la pobre Elena estaba como un alma en pena no busques más una fuente tú que necesitas agua no busques más, con las lágrimas podrás llenar tu cubo.
Yo me tomé la molestía de remangarle las enaguas a Elena Yo que no soy capitán y vi mi esfuerzo bien recompensado Bajo las enaguas de la pobre Elena bajo sus enaguas apolilladas yo encontré unas piernas de reina y yo las he guardado.
Y el corazón de Elena no sabía cantar los tres capitanes la hubiesen llamado fea y la pobre Elena estaba como un alma en pena no busques más una fuente tú que necesitas agua no busques más, con las lágrimas podrás llenar tu cubo.
Yo me tome la molestía de detenerme en él en el corazón de Elena yo que no soy capitán y vi mi esfuerzo bien recompensado y en el corazón de Elena que no había cantado nunca yo he encontrado el amor de una reina y yo lo he guardado.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:50 AM  |
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| Georges Brassens -Marinette- |
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Marinette Georges Brassens (1921-1981)
Quand j'ai couru chanter ma p'tit' chanson pour Marinette La belle, la traîtresse était allée à l'opéra Avec ma p'tit' chanson, j'avais l'air d'un con, ma mère Avec ma p'tit' chanson, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru porter mon pot d'moutarde à Marinette La belle, la traîtresse avait déjà fini d'dîner Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con, ma mère Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con
Quand j'offris pour étrenne un'bicyclette à Marinette La belle, la traîtresse avait acheté une auto Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con, ma mère Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru tout chose au rendez-vous de Marinette La bell' disait: "J't'adore" à un sal' typ' qui l'embrassait Avec mon bouquet d'fleurs, j'avais l'air d'un con, ma mère Avec mon bouquet d'fleurs, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru brûler la p'tit' cervelle à Marinette La belle était déjà morte d'un rhume mal placé Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con, ma mère Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con
Quand j'ai couru lugubre à l'enterr'ment de Marinette La belle, la traîtresse était déjà ressuscitée Avec ma p'tit' couronn', j'avais l'air d'un con, ma mère Avec ma p'tit' couronn', j'avais l'air d'un con
Marineta
Cuando corrí para cantarle mi cancioncita a Marineta la bella, la traidora se había ido a la Opera con mi cancioncita, yo parecía un gilipollas, madre con mi cancioncita , yo parecía un gilipollas.
Cuando corrí para llevarle el bote de mostaza a Marineta la bella, la traidora había terminado ya de cenar con mi botecito, yo parecía un gilipollas, madre con mi botecito, yo parecía un gilipollas.
Cuando le ofrecí como regalo una bicicleta a Marineta la bella, la traidora se había comprado un coche con mi bicicletita, yo parecía un gilipollas, madre con mi bicicletita, yo parecía un gilipollas
Cuando corrí como un descosido a la cita con Marineta la bella decía: “Te adoro” a un asqueroso que la besaba con mi ramo de flores, yo parecía un gilipollas, madre con mi ramo de flores, yo parecía un gilipollas
Cuando corrí a volarle la cabeza a Marineta la bella se había muerto ya de un mal resfriado con mi revolver, yo parecía un gilipollas, madre con mi revolver, yo parecía un gilipollas.
Cuando corrí lugubre al entierro de Marineta la bella, la traidora había resucitado ya con mi coronita, yo parecía un gilipollas, madre con mi coronita, yo parecía un gilipollas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:40 AM  |
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| Georges Brassens -Une jolie fleur- |
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Une jolie fleur Georges Brassens (1921-1981)
Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux Plus aveugles que moi dans tous les âges Mais faut dir' qu' je m'étais creuvé les yeux En regardant de trop près son corsage
Un' jolie fleur dans une peau d'vache Un' jolie vach' déguisée en fleur Qui fait la belle et qui vous attache Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
Le ciel l'avait pourvue des mille appas Qui vous font prendre feu dès qu'on y touche L'en avait tant que je ne savais pas Ne savais plus où donner de la bouche
Un' jolie fleur dans une peau d'vache Un' jolie vach' déguisée en fleur Qui fait la belle et qui vous attache Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
Ell' n'avait pas de tête, ell' n'avait pas L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre Mais pour l'amour on ne demande pas Aux filles d'avoir inventé la poudre
Un' jolie fleur dans une peau d'vache Un' jolie vach' déguisée en fleur Qui fait la belle et qui vous attache Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
Puis un jour elle a pris la clef des champs En me laissant à l'âme un mal funeste Et toutes les herbes de la Saint-Jean N'ont pas pu me guérir de cette peste
J' lui en ai bien voulu, mais à présent J'ai plus d'rancune et mon cœur lui pardonne D'avoir mis mon cœur à feu et à sang Pour qu'il ne puisse plus servir à personne
Un' jolie fleur dans une peau d'vache Un' jolie vach' déguisée en fleur Qui fait la belle et qui vous attache Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
Una bonita flor
Nunca en la tierra hubo enamorados más ciegos que yo a cualquier edad pero hay que decir que me rompí las narices al mirar demasiado cerca su blusa
Una corderita con piel de lobo una bonita loba disfrazada de cordera que se hace la tierna y que os ata y luego, os lleva por donde quiere
El cielo la había dotado de mil encantos que os ponen al rojo vivo desde que se tocan ella tenía tantos que yo no sabía no sabía ya donde poner la boca.
Una corderita con piel de lobo una bonita loba disfrazada de cordera que se hace la tierna y que os ata y luego, os lleva por donde quiere
Ella no tenía cabeza, ella no tenía el cerebro más grande que un dedal pero para el amor no se les pide a las chicas haber inventado la polvora.
Una corderita con piel de lobo una bonita loba disfrazada de cordera que se hace la tierna y que os ata y luego, os lleva por donde quiere
Depués, un día, ella se largó dejándome en el alma un mal funesto y todas la hierbas de San Juan no han podido curarme de este mal.
Por eso la quise mal, pero ahora ya no le guardo rencor y mi corazón le perdona de haber asolado mi corazón para que ya no pueda servir a nadie.
Una corderita con piel de lobo una bonita loba disfrazada de cordera que se hace la tierna y que os ata y luego, os lleva por donde quiere
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:30 AM  |
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| Georges Brassens -La légende de la nonne- |
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La légende de la nonne Georges Brassens (1921-1981)
Venez, vous dont l'œil étincelle, Pour entendre une histoire encor, Approchez: je vous dirai celle De doña Padilla del Flor Elle était d'Alanje, où s'entassent Les collines et les halliers. Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Il est des filles à Grenade Il en est à Séville aussi Qui, pour la moindre sérénade A l'amour demandent merci Il en est que parfois embrassent Le soir, de hardis cavaliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Ce n'est pas sur ce ton frivole Qu'il faut parler de Padilla Car jamais prunelle espagnole D'un feu plus chaste ne brilla Elle fuyait ceux qui pourchassent Les filles sous les peupliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Elle prit le voile à Tolède Au grand soupir des gens du lieu Comme si, quand on n'est pas laide On avait droit d'épouser Dieu Peu s'en fallut que ne pleurassent Les soudards et les écoliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Or, la belle à peine cloîtrée Amour en son cœur s'installa Un fier brigand de la contrée Vint alors et dit : "Me voilà!" Quelquefois les brigands surpassent En audace les chevaliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Il était laid : les traits austères La main plus rude que le gant Mais l'amour a bien des mystères Et la nonne aima le brigand On voit des biches qui remplacent Leurs beaux cerfs par des sangliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
La nonne osa, dit la chronique Au brigand par l'enfer conduit Aux pieds de Sainte Véronique Donner un rendez-vous la nuit A l'heure où les corbeaux croassent Volant dans l'ombre par milliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Or quand, dans la nef descendue La nonne appela le bandit Au lieu de la voix attendue C'est la foudre qui répondit Dieu voulu que ses coups frappassent Les amants par Satan liés Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
Cette histoire de la novice Saint Ildefonse, abbé, voulut Qu'afin de préserver du vice Les vierges qui font leur salut Les prieurs la racontassent Dans tous les couvents réguliers Enfants, voici des bœufs qui passent Cachez vos rouges tabliers.
La leyenda de la monja
Venid, vosotros cuyos ojos brillan, para oir una aún una historia, acercaos: yo os contaré la de doña Padilla del Flor. Ella era de Alanje, donde se amontonan las colinas y los matorrales. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Hay chicas en Granada también las hay en Sevilla que, por una mínima serenata al amor le piden clemencia. Hay veces que abrazan por la noche, a atrevidos caballeros. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
No es en este tono frívolo en el que hay que hablar de Padilla pues nunca una chica española brilló con un fuego más casto Ella huía de los que persigue na las chicas bajos los álamos. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Ella tomó los hábitos en Toledo con gran pena de las gentes del lugar como si, cuando no se es fea se tuviese derecho a casarse con Dios. Poco faltó para que llorasen la soldadesca y los escolares. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Ahora bien, apenas se enclaustró la bella que el amor se instaló en su corazón un orgulloso bandido de la comarca vino entonces y dijo: “¡Aquí estoy!” A veces los bandidos sobrepasan en audacia a los caballeros Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Era feo: los rasgos austeros la mano más ruda que el guante pero el amor tiene misterios y la monja se enamoró del bandido Se ve a ciervas que cambian sus bellos ciervos por jabalíes. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
La monja se atrevió, dice la crónica al bandido por el infierno conducido a los pies de Santa Verónica a darle una cita por la noche a la hora en que los cuervos graznan volando en la sombra por millares. Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Ahora bien, bajada a la nave la monja llamó al bandido en lugar de la voz esperada fue el rayo el que respondió Dios quiso que sus golpes golpeasen a los amantes unidos por Satán Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Esta historia de la novicia San Ildefonso, abad, quiso que a fin de preservar del vicio a las vírgenes, que le dan salud, los priores la contasen en todos los conventos regulares Chicos, he aquí los toros que pasan esconded vuestro rojo delantal.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:20 AM  |
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| Georges Brassens -Colombine- |
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Colombine Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Paul Verlaine
Léandre le sot, Pierrot qui d'un saut De puce Franchit le buisson, Cassandre sous son Capuce,
Arlequin aussi, Cet aigrefin si Fantasque, Aux costumes fous, Les yeux luisant sous Son masque,
Do, mi, sol, mi, fa, Tout ce monde va, Rit, chante Et danse devant Une frêle enfant Méchante
Dont les yeux pervers Comme les yeux verts Des chattes Gardent ses appas Et disent : "A bas Les pattes !"
L'implacable enfant, Preste et relevant Ses jupes, La rose au chapeau, Conduit son troupeau De dupes !
Colombine
Leandro el tonto, Pierrot que de un salto de pulga franquea el matorral, Cassandra bajo su capucha
Arlequín también este estafador tan caprichoso, con vestidos estrafalarios, los ojos brillando bajo su máscara,
Do, mi, sol, mi, fa, toda esa gente va, rie, canta y baila delante de una débil chica malvada
cuyos ojos perversos como los ojos verdes de las gatas guardan sus encantos y dicen: ”¡Abajo las patas!”
La implacable niña, ágil y levantando su falda, la rosa en el sombrero conduce su tropa de tontos!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:10 AM  |
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| Georges Brassens -Auprès de mon arbre- |
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Auprès de mon arbre Georges Brassens (1921-1981)
J'ai plaqué mon chêne Comme un saligaud Mon copain le chêne Mon alter ego On était du même bois Un peu rustique un peu brut Dont on fait n'importe quoi Sauf naturell'ment les flûtes J'ai maint'nant des frenes Des arbres de Judée Tous de bonne graine De haute futaie Mais toi, tu manque à l'appel Ma vieille branche de champagne Mon seul arbre de Noel Mon mât de cocagne
Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû M'éloigner d' mon arbre Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû Le quitter des yeux
Je suis un pauvr' type J'aurais plus de joie J'ai jeté ma pipe Ma vieill' pipe en bois Qu'avait fumé sans s' fâcher Sans jamais m'brûlé la lippe L'tabac d'la vache enragée Dans sa bonn' vieill' têt' de pipe J'ai des pip's d'écume Ornées de fleurons De ces pip's qu'on fume En levant le front Mais j'retrouv'rai plus, ma foi, Dans mon cœur ni sur ma lippe Le goût d'ma vieill' pipe en bois Sacré nom d'un' pipe!
Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû M'éloigner d' mon arbre Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû Le quitter des yeux
Le surnom d'infâme Me va comme un gant: D'avecques ma femme J'ai foutu le camp, Parc' que depuis tant d'années, C'était pas un' sinécure De lui voir tout l'temps le nez Au milieu de la figure... Je bats la campagne Pour dénicher la Nouvelle compagne Valant celle-là, Qui, bien sûr, laissait beaucoup Trop de pierr's dans les lentilles, Mais se pendait à mon cou Quand j'perdais mes billes!
Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû M'éloigner d' mon arbre Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû Le quitter des yeux
J'avais un' mansarde Pour tout logement Avec des lézardes Sur le firmament Je l'savais par cœur depuis Et, pour un baiser la course, J'emmenais mes bell's de nuits Faire un tour sur la grande Ourse... J'habit' plus d' mansarde Il peut désormais Tomber des hall'bardes Je m'en bats l'œil mais Mais si quelqu'un monte aux cieux Moins que moi, j'y paie des prunes: Y a cent sept ans qui dit mieux, Qu' j'ai pas vu la lune
Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû M'éloigner d' mon arbre Auprès de mon arbre Je vivais heureux J'aurais jamais dû Le quitter des yeux
Cerca de mi árbol
Dejé plantada mi encina como un canalla mi amiga la encina mi otro yo Estabamos hechos de la misma madera un poco rústico un poco bruto con lo que hacer cualquier cosa salvo, naturalmente, las flautas Ahora tengo fresnos Arboles de Judea todos de buena simiente con mucha solera pero tú, tú faltas a mi llamada mi vieja rama de campaña mi único árbol de Navidad mi cucaña.
Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca me debería haber alejado de mi árbol Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca debería haberlo perdido de vista
Soy un desgraciado nunca más sere feliz he tirado mi pipa mi vieja pipa de madera que había fumado sin molestarse sin haberme quemado nunca el labio el tabaco de caldo de gallina en su buena vieja cazoleta Tengo pipas de espuma adornadas de florones de esas pipas que se fuman con la frente alta pero no volveré a encontrar más, por mi alma, en mi corazón ni en mis labios el gusto de mi vieja pipa de madera ¡bendita pipa!
Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca me debería haber alejado de mi árbol Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca debería haberlo perdido de vista
El apelativo de infame me va como una guante: Del lado de mi mujer me largué porque después de tantos años, no era cosa fácil de verle siempre la nariz en medio de la cara... Ahora hago batidas para encontrar una nueva compañera conformandome con aquella, que, por supuesto, dejaba muchas demasiadas piedras en las lentejas, pero que se colgaba a mi cuello cuando todo me iba mal.
Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca me debería haber alejado de mi árbol Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca debería haberlo perdido de vista
Yo tenía una buhardilla como único alojamiento con grietassobre el firmamento La conocía de memoria desde hacía mucho y, a cambio de un beso, me llevaba a mis conquistas a dar un paseo por la gran Osa... Ya no vivo en una buhardilla ya puede en adelante llover a cántaros que eso me trae sin cuidado Pero me apuesto lo que sea, a que nadie sube al séptimo cielo menos que yo : Ya hace un siglo, como quien no quiere la cosa, Que no me como una rosca. Cerca de mi árbolyo vivía feliz nunca me debería haber alejado de mi árbol Cerca de mi árbol yo vivía feliz nunca debería haberlo perdido de vista.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 9:00 AM  |
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| Georges Brassens -Gastibelza (l'homme à la carabine)- |
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Gastibelza (l'homme à la carabine) Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: poème de Victor Hugo,
Gastibelza, l'homme à la carabine, . . Chantait ainsi: "Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ? . . Quelqu'un d'ici ? Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne . . Le mont Falu... Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
"Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine, . . Ma señora ? Sa mère était la vieille maugrabine . . D'Antequera, Qui chaque nuit criait dans la tour Magne. . Comme un hibou... Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
"Vraiment, la reine eût près d'elle été laide . . Quand, vers le soir, Elle passait sur le pont de Tolède . . En corset noir. Un chapelet du temps de Charlemagne . . Ornait son cou... Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
Le roi disait, en la voyant si belle, . . A son neveu: "Pour un baiser, pour un sourire d'elle, . . Pour un cheveu, Infant don Ruy, je donnerai l'Espagne . . Et le Pérou ! Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
"Je ne sais pas si j'aimais cette dame, . . Mais je sais bien Que, pour avoir un regard de son âme, Moi, pauvre chien, J'aurai gaîment passé dix ans au bagne . . Sous les verrous... Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
"Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre . . De ce canton, Je croyais voir la belle Cléopâtre,. . Qui, nous dit-on, Menait César, empereur d'Allemagne, . . Par le licou... Le vent qui vient à travers la montagne . . Me rendra fou."
"Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe . . Sabine, un jour, A tout vendu, sa beauté de colombe, . . Tout son amour, Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne, . . Pour un bijou... Le vent qui vient à travers la montagne . . M'a rendu fou."
Gastibelza (el hombre de la carabina)
Gastibelza, el hombre de la carabina ...Cantaba así: “¿Conoció alguien a Doña Sabina alguien de aquí? Cantad, danzad, villanos! la noche alcanza ...El monte Falu... El viento que viene a través de la montaña ...me volverá loco”.
“¿Alguien de vosotros ha conocido a Sabina, ...mi señora? Su madre era la vieja mora ...de Antequera, que cada noche gritaba en la Torre Magne ...como un búho... El viento que viene a través de la montaña ...me volverá loco”.
“Verdaderamente, la reina hubiese sido, cerca de ella, fea ...cuando, al caer la tarde, ella paseaba sobre el puente de Toledo, ...con un corsé negro. Un rosario del tiempo de Carlomagno adornaba su cuello... El viento que viene a través de la montaña ...me volverá loco”.
El rey decía, al verla tan bella, ...a su sobrino: “Por un beso, por una sonrisa de ella, ...por un cabello, Infante don Ruiz, ¡yo daría España ...y el Perú! El viento que viene a través de la montaña ...me volverá loco”.
“Yo no sé si yo quería a esta mujer, ...pero sé bien que, por tener una mirada de su alma, ...yo, pobre perro, yo hubiese pasado alegremente diez años en presidio ...bajo los cerrojos... el viento que viene a través de la montaña ...me volverá loco”.
“Cuando yo veía a esta niña, yo, el pastor ...de esta comarca, yo creía ver a la bella Cleopatra ...que, según nos dicen, llevaba a Cesar, emperador de Alemania, ...por las bridas... el viento que viene a través de la montaña ....me volverá loco”.
“Danzad, cantad, villanos, la noche cae Sabina, un día, lo vendió todo, su belleza de paloma, todo su amor, por el anillo de oro del conde de Saldaña, por una joya... el viento que viene a través de la montaña me ha vuelto loco”.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:50 AM  |
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| Georges Brassens -La testament- |
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Le testament Georges Brassens (1921-1981)
Je serai triste comme un saule Quand le Dieu qui partout me suit Me dira, la main sur l'épaule "Va-t'en voir là-haut si j'y suis" Alors, du ciel et de la terre Il me faudra faire mon deuil Est-il encor debout le chêne Ou le sapin de mon cercueil
S'il faut aller au cimetière J'prendrai le chemin le plus long J'ferai la tombe buissonnière J'quitterai la vie à reculons Tant pis si les croqu'-morts me grondent Tant pis s'ils me croient fou à lier Je veux partir pour l'autre monde Par le chemin des écoliers
Avant d'aller conter fleurette Aux belles âmes des damnées Je rêv' d'encore une amourette Je rêv' d'encor m'enjuponner Encore un' fois dire: "Je t'aime" Encore un' fois perdre le nord En effeuillant le chrysanthème Qui est la marguerite des morts
Dieu veuill' que ma veuve s'alarme En enterrant son compagnon Et qu'pour lui fair' verser des larmes Il n'y ait pas besoin d'oignon
Qu'elle prenne en secondes noces Un époux de mon acabit Il pourra profiter d'mes bottes Et d'mes pantoufl's et d'mes habits
Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme Qu'il fum' ma pipe et mon tabac Mais que jamais - mort de mon âme Jamais il ne fouette mes chats Quoique je n'aie pas un atome Une ombre de méchanceté S'il fouett' mes chats, y a un fantôme Qui viendra le persécuter
Ici-gît une feuille morte Ici finit mon testament On a marque dessus ma porte "Fermé pour caus' d'enterrement" J'ai quitté la vie sans rancune J'aurai plus jamais mal aux dents Me v'là dans la fosse commune La fosse commune du temps
El testamento
Yo estaré triste como un sauce cuando el Dios que me sigue por todas partes me diga, la mano en el hombro “Vete a ver si estoy allá arriba”. Entonces, del cielo y de la tierra será necesario hacer mi duelo. ¿Está aún de pié la encina o el pino de mi ataud?
Si hay que ir hasta el cementerio yo tomaré el camino más largo yo haré novillos el dia de mi funeral yo dejaré la vida a empujones Tanto peor si los enterradores me regañan tanto peor si me creen loco de atar Yo quiero partir para el otro mundo tomando el camino más largo.
Antes de ir a hacer requiebros a las bellas almas de las condenadas sueño aún con un amorcito sueño aún con liarme con unas faldas decir aún una vez “te quiero” perder aún una vez el norte desojando el crisantemo que es la margarita de los muertos.
Dios quiera que mi viuda se duela al enterrar a su compañero y que para hacer que vierta lágrimas no hagan falta cebollas.
Que ella tome en segundas nupcias un esposo de mi aspecto él podrá aprovechar mis botas mis pantuflas y mis vestidos.
Que beba mi vino, que ame a mi mujer que fume mi pipa y mi tabaco pero que nunca- por mi alman unca azote a mis gatos aunque yo no tengo un átom ouna sombra de maldad si azota mis gatos, habrá un fantasma que vendrá a perseguirlo.-
Aquí yace una hoja muerta aquí acaba mis testamento. Han escrito encima de mi puerta “Cerrado por causa de defunción”. Yo he dejado la vida sin rencor no me dolerán más los dientes Aquí estoy en la fosa común la fosa común del tiempo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:40 AM  |
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| Georges Brassens -La prière- |
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La prière Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Poème de Francis Jammes
Par le petit garçon qui meurt près de sa mère Tandis que des enfants s'amusent au parterre Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment Son aile tout à coup s'ensanglante et descend Par la soif et la faim et le délire ardent Je vous salue, Marie.
Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre Et par l'humiliation de l'innocent châtié Par la vierge vendue qu'on a déshabillée Par le fils dont la mère a été insultée Je vous salue, Marie.
Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras Ne purent s'appuyer sur une amour humaine Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne Je vous salue, Marie.
Par les quatre horizons qui crucifient le monde Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains Par le malade que l'on opère et qui geint Et par le juste mis au rang des assassins Je vous salue, Marie.
Par la mère apprenant que son fils est guéri Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée Par le baiser perdu par l'amour redonné Et par le mendiant retrouvant sa monnaie Je vous salue, Marie.
La plegaria
Por el pequeñín que muere cerca de su madre mientras que otros niños se divierten en el patio y por el pájaro herido, ¡todos sabemos cómo! su ala de repente se ensangrenta y desciende, por la sed y el hambre y el delirio ardiente yo te ruego, María.
Por los niños golpeados por el borracho que vuelve a su casa, por el asno que recibe patadas en el vientre y por la humillación del inocente castigado, por la virgen vendida que han desnudado, por los hijos cuya madre ha sido insultada, yo te ruego, María.
Por la vieja que, tropezando bajo demasiado peso grita: “¡Dios mío!”, por el desgraciado cuyos brazos no pudieron apoyarse sobre un amor humano como la Cruz del Hijo sobre Simón de Cirene, por el caballo caído bajo el carro que arrastra yo te ruego, María
Por los cuatro horizontes que crucifican al mundo, por todos los que cuya carne se desgarra o sucumbe, por los que no tienen pies, por los que no tienen manos, por el enfermo que es operado y que gime, y por el justo puesto a la altura de los asesinos, yo te ruego, María.
Por la madre que se entera que su hijo está curado, por el pájaro que llama al pájaro caído del nido, por la hierba que tiene sed y recoge el aguacero, por el beso perdido que por amor se vuelve a dar, y por el mendigo que encuentra su moneda, yo te ruego, María.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:30 AM  |
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| Georges Brassens -Le nombril des femmes d'agents- |
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Le nombril des femmes d'agents Georges Brassens (1921-1981)
Voir le nombril d'la femm' d'un flic N'est certain'ment pas un spectacle Qui, du point d'vue de l'esthétiqu' Puiss' vous élever au pinacle Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris Un honnête homme sans malice Brûlant d'contempler le nombril D'la femm' d'un agent de police
"Je me fais vieux, gémissait-il Et, durant le cours de ma vie J'ai vu bon nombre de nombrils De toutes les catégories Nombrils d'femm's de croqu'-morts, nombrils D'femm's de bougnats, d'femm's de jocrisses Mais je n'ai jamais vu celui D'la femm' d'un agent de police"
"Mon père a vu, comm' je vous vois Des nombrils de femm's de gendarmes Mon frère a goûté plus d'une fois D'ceux des femm's d'inspecteurs, les charmes Mon fils vit le nombril d'la souris D'un ministre de la Justice Et moi, j'n'ai même pas vu l'nombril D'la femm' d'un agent de police"
Ainsi gémissait en public Cet honnête homme vénérable Quand la légitime d'un flic Tendant son nombril secourable Lui dit: "Je m'en vais mettre fin A votre pénible supplice Vous fair' voir le nombril enfin D'la femm' d'un agent de police".
"Alleluia ! fit le bon vieux De mes tourments voici la trêve ! Grâces soient rendues au Bon Dieu Je vais réaliser mon rêve !" Il s'engagea, tout attendri Sous les jupons d'sa bienfaitrice Braquer ses yeux sur le nombril D'la femm' d'un agent de police
Mais, hélas ! il était rompu Par les effets de sa hantise Et comme il atteignait le but De cinquante ans de convoitise La mort, la mort, la mort le prit Sur l'abdomen de sa complice Il n'a jamais vu le nombril D'la femm' d'un agent de police.
El ombligo de las mujeres de los policías
Ver el ombligo de la mujer de un poli no es ciertamente un espectáculo que, desde el punto de vista de la estética pueda elevaros a las nubes. Hubo sin embargo, en el viejo París un buen hombre sin malicia que se moría por contemplar el ombligo de la mujer de un agente de la policía.
“Me hago viejo, gemía y, durante el curso de mi vida he visto un buen número de ombligos de todas las categorías ombligos de mujeres de enterradores, ombligos de mujeres de carboneros, de mujeres de simplones pero nunca he visto el de la mujer de un agente de policía”
“Mi padre ha visto, como yo os veo a vosotros ombligos de mujeres de gendarmes mi hermano ha probado más de una vez de los de las mujeres de inspectores, los encantos mi hijo vio el ombligo de la compañerilla de un ministro de justicia. Y yo, yo no he visto ni tan siquiera el ombligo de la mujer de un agente de la policía”.
Así gemía en público Este honesto hombre venerable cuando la legítima de una poli tendiendo su ombligo caritativo le dijo: “Yo voy a poner fin a tu penoso suplicio, hacerte ver el ombligo por fin de la mujer de un agente de policía”.
“¡Aleluya! dijo el buen viejo¡ De mis tormentos he aquí una tregua! ¡Sean dadas gracias al Buen Dios, yo voy a realizar mi sueño! ”El se afana, muy enternecido bajo las faldas de su benefactora en fijar sus ojos sobre el ombligo de la mujer de un agente de policia.
Pero, ¡ay! el estaba desecho por los efectos de su obsesión, y como iba a alcanzar la meta de cincuenta años de ansias la muerte, la muerte, la muerte lo cogió sobre el abdomen de su complice. Jamás vio el ombligo de la mujer de un agente de policía.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:20 AM  |
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| Georges Brassens -Les croquants- |
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Les croquants Georges Brassens (1921-1981)
Les croquants vont en ville, à cheval sur leurs sous, Acheter des pucelle' aux saintes bonnes gens, Les croquants leur mett'nt à prix d'argent La main dessus, la main dessous... Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de Lison (Que les culs cousus d'or se fass'nt une raison!) C'est pour la bouch' du premier venu Qui' a les yeux tendre' et les mains nues...
Les croquants, ça les attriste, ça Les étonne, les étonne, Qu'une fille, une fill' bell' comm' ça, S'abandonne, s'abandonne Au premier ostrogoth venu: Les croquants, ça tombe des nues.
Les fill's de bonnes mœurs, les fill's de bonne vie, Qui' ont vendu leur fleurette à la foire à l'encan, Vont s' vautrer dans la couch' des croquants, Quand les croquants en ont envie... Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de Lison (Que les culs cousus d'or se fass'nt une raison!) N'a jamais accordé ses faveurs A contre-sous, à contrecœur...
Les fill's de bonne vie ont le cœur consistant Et la fleur qu'on y trouve est garanti' longtemps, Comm' les fleurs en papier des chapeux, Les fleurs en pierre des tombeaux... Mais le cœur de Lisa, le grand cœur de Lison Aime faire peau neuve avec chaque saison: Jamais deux fois la même couleur, Jamais deux fois la même fleur
Los brutos
Los brutos van a la ciudad, a caballos sobre su dinero, a comprar vírgenes a las santas buenas gentes, los brutos les ponen, pagando su dinero, Las manos encima, las manos debajo... Pero la carne de Lisa, la carne fresca de Lison (¡Que los podridos de dinero se den cuenta!) es para la boca del primero que llegue que tenga los ojos tiernos y las manos vacías...
A los brutos, eso les entristece, eso les asombra, les asombra, que una niña, una niña tan guapa, se abandone, se abandone al primer advenedizo que llegue: los brutos se han caído de un guindo.
Las niñas de buenas costumbres, la niñas de buena vida, que han vendido su flor en la feria a subasta van a revolcarse en el cieno de la cama de los brutos, cuando los brutos tienen necesidad de ello... Pero la carne de Lisa, la carne fresca de Lison (¡que los podridos de dinero se den cuenta!) no ha entregado jamás sus favores a cambio de dinero, a disgusto...
La niñas de buena vida tienen el corazón consistente y la flor que se encuentra en ellos está garantizado largo tiempo, como las flores de papel de los sombreros, las flores de piedra de las tumbas... Pero al corazón de Lisa, el gran corazón de Lison le gusta cambiar de piel en cada estación: nunca dos veces el mismo color, nunca dos veces la misma flor.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:10 AM  |
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| Georges Brassens -Je me suis fait tout petit- |
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Je me suis fait tout petit Georges Brassens (1921-1981)
Je n'avais jamais ôté mon chapeau Devant personne Maintenant je rampe et je fait le beau Quand ell' me sonne J'étais chien méchant, ell' me fait manger Dans sa menotte J'avais des dents d'loup, je les ai changées Pour des quenottes
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
J'était dur à cuire, ell' m'a converti La fine mouche, Et je suis tombé tout chaud, tout rôti Contre sa bouche Qui a des dents de lait quand elle sourit Quand elle chante Et des dents de loup quand elle est furie Qu'elle est méchante
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Je subis sa loi, je file tout doux Sous son empire Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout Et même pire Un' jolie pervenche qui m'avait paru Plus jolie qu'elle Un' jolie pervenche un jour en mourut A coup d'ombrelle
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Tous les somnambules, tous les mages m'ont Dit sans malice Qu'en ses bras en croix, je subirais mon Dernier supplice Il en est de pir's il en est d'meilleures Mais à tout prendre Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs S'il faut se pendre
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui ferm' les yeux quand on la couche Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée Qui fait Maman quand on la touche
Me hice muy pequeño
Nunca me había quitado el sombrero delante de nadie ahora me arrastro y hago el payaso cuando ella me arrea Yo era un perro salvaje, ella me hace comer En su manita. Yo tenía dientes de lobo, los he cambiado por dientes de leche.
Me convertí en un niño delante de una muñeca que cierra los ojos cuando se la acuesta Me convertí en un niño delante de una muñeca que dice Mamá cuando se la toca.
Yo era duro de pelar, ella me ha cambiado, la muy lagarta, y he ido a parar completamente entregado contra su boca que tiene dientes de leche cuando sonríe cuando canta y dientes de lobo cuando está furiosa cuando está enfadada.
Me convertí en un niño delante de una muñeca que cierra los ojos cuando se la acuesta Me convertí en un niño delante de una muñeca que dice Mamá cuando se la toca.
Yo sufro su ley, yo me someto dulcemente a su mandato aunque sea celosa más allá de lo normal e incluso peor. Una bonita chavala que me pareció más bonita que ella una bonita chavala un día murió por ello a golpes de sombrilla.
Me convertí en un niño delante de una muñeca que cierra los ojos cuando se la acuesta Me convertí en un niño delante de una muñeca que dice Mamá cuando se la toca.
Todos los sonambulos, todos los magos me han dicho sin malicia que en sus brazos en cruz, yo sufriré mi último suplicio. Los hay peores, los hay mejores pero si hay que elegir que más da que nos colgemos aquí o allí si al final hay que colgarse.
Me convertí en un niño delante de una muñeca que cierra los ojos cuando se la acuesta Me convertí en un niño delante de una muñeca que dice Mamá cuando se la toca.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 8:00 AM  |
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| Georges Brassens -L'amandier- |
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L'amandier Georges Brassens (1921-1981)
J'avais l'plus bel amandier Du quartier Et, pour la bouche gourmande Des filles du monde entier J'faisais pousser des amandes Le beau, le joli métier !
Un écureuil en jupon Dans un bond Vint me dir': " Je suis gourmande Et mes lèvres sentent bon Et, si tu m'donn's une amande J'te donne un baiser fripon !"
" Grimpe aussi haut que tu veux Que tu peux Et tu croqu's, et tu picores Puis tu grignot's, et puis tu Redescends plus vite encore Me donner le baiser dû ! "
Quand la belle eut tout rongé Tout mangé " Je te paierai, me dit-elle A pleine bouche quand les Nigauds seront pourvus d'ailes Et que tu sauras voler ! "
" Mont' m'embrasser si tu veux Si tu peux Mais dis-toi que, si tu tombes J'n'aurais pas la larme à l'œil Dis-toi que, si tu succombes Je n'porterai pas le deuil ! "
Les avait, bien entendu Toutes mordues Tout's grignotées, mes amandes Ma récolte était perdue Mais sa jolie bouch' gourmande En baisers m'a tout rendu !
Et la fête dura tant Qu'le beau temps Mais vint l'automne, et la foudre Et la pluie, et les autans Ont change mon arbre en poudre Et mon amour en mêm' temps !
El almendro
Yo tenía el más bello almendro del barrio y, para la boca golosa de las niñas del mundo entero yo hacía crecer mis almendras ¡Qué hermoso, qué bonito oficio!
Una ardilla con faldas de un salto vino a decirme: “Yo soy golosa y mis labios saben bien y, si tu me das una almendra ¡yo te daré un beso picarón!”
“Trepa todo lo alto que quieras que puedas y roe, y picotea y después mordisquea, y después vuelve a bajar más rápido aún ¡a darme el beso prometido!”
Cuando la bella lo hubo roído todo comido todo “Yo te pagaré, me dijo ella a bocajarro cuando los tontos tengan alas y sepas volar!”
“Sube a besarme si quieres si puedes pero ten presente que, si te caes no lloraré ten presente que, si mueres yo no llevaré luto!”
Las había, por supuesto mordido todas mordisqueado todas mis almendras mi cosecha estaba perdida pero su bonita boca golosa ¡en besos me lo pagado todo!”
Y la fiesta duró tanto como el buen tiempo. Pero vino el otoño, y el rayo y la lluvía, y todo lo demás convirtieron mi árbol en polvo y mi amor al mismo tiempo!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:50 AM  |
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| Georges Brassens -Oncle Archibald- |
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Oncle Archibald Georges Brassens (1921-1981)
O vous, les arracheurs de dents Tous les cafards, les charlatans Les prophètes Comptez plus sur oncle Archibald Pour payer les violons du bal A vos fêtes
En courant sus à un voleur Qui venait de lui chiper l'heure A sa montre Oncle Archibald, coquin de sort ! Fit, de Sa Majesté la Mort La rencontre
Telle un' femm' de petit' vertu Elle arpentait le trottoir du Cimetière Aguichant les hommes en troussant Un peu plus haut qu'il n'est décent Son suaire
Oncle Archibald, d'un ton gouailleur Lui dit : " Va-t'en fair' pendre ailleurs Ton squelette Fi ! des femelles décharnees ! Vive les belles un tantinet Rondelettes ! "
Lors, montant sur ses grands chevaux La Mort brandit la longue faux D'agronome Qu'elle serrait dans son linceul Et faucha d'un seul coup, d'un seul Le bonhomme
Comme il n'avait pas l'air content Elle lui dit : " Ça fait longtemps Que je t'aime Et notre hymen à tous les deux Etait prévu depuis le jour de Ton baptême
" Si tu te couches dans mes bras Alors la vie te semblera Plus facile Tu y seras hors de portée Des chiens, des loups, des homm's et des Imbéciles
"Nul n'y contestera tes droits Tu pourras crier "Vive le roi!" Sans intrigue Si l'envi' te prend de changer Tu pourras crier sans danger "Vive la Ligue!"
" Ton temps de dupe est révolu Personne ne se paiera plus Sur ta bête Les "Plaît-il, maître?" auront plus cours Plus jamais tu n'auras à cour- ber la tête"
Et mon oncle emboîta le pas De la belle, qui ne semblait pas Si féroce Et les voilà, bras d'ssus, bras d'ssous, Les voilà partis je n' sais où Fair' leurs noces
O vous, les arracheurs de dents Tous les cafards, les charlatans Les prophètes Comptez plus sur oncle Archibald Pour payer les violons du bal A vos fêtes
Tío Archibald
Oh vosotros, los sacamuelas los correveidiles, los charlatanes los profetas no contéis más con el tío Archibald para que os pague los gastos de vuestras fiestas.
Al echarse sobre un ladrón que acababa de robarle la hora de su reloj el tío Archibald, ¡bribón con suerte! a Su Majestad la Muerte tuvo la ocasión de encontrarse.
Como una mujer de dudosa virtud ella hacía la calle del cementerio provocando a los hombres remangándose un poco más de lo que es decente su sudario.
El Tío Archibald, con un tono guasón le dice: “Anda a otra parte con tu esqueleto ¡ya está bien de mujeres en los huesos! ¡Viva las guapas un poquito rellenitas!”
Entonces, subiendo sobre sus grandes caballos la Muerte blandió la larga guadaña de agrónomo que ocultaba en su sudario y segó de un solo golpe, de uno sólo al buen hombre.
Como no tenía aspecto de estar muy contento ella le dijo: “Hace bastante tiempo que te quiero y nuestro himeneo estaba previsto desde el día de tu bautizo.
”Si te acuestas en mis brazos entonces la vida te parecerá más fácil. Allí estarás fuera del alcance de los perros, de los lobos, de los hombres y de los imbéciles.
”Nadie te discutirá tus derechos tu podrás gritar “¡Viva el rey!” sin intrigas Si tienes ganas de cambiar podrás gritar sin peligro “¡Viva la Liga!”
“Tu época de tonto ya pasó Nadie se burlará más de tí Los “¿Está bien, señor?” se acabarán Nunca más tendrás que aga- char la cabeza”
Y mi tío siguió los pasos de la bella, que no parecía tan feroz Y miralos ahí, cogidos del brazo miralos ahí marchando yo no sé adónde a celebrar sus bodas.
Oh vosotros, los sacamuelas los correveidiles, los charlatanes los profetas no contéis más con el tío Archibald para que os pague los gastos de vuestras fiestas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:40 AM  |
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| Georges Brassens -La marche nuptiale- |
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La marche nuptiale Georges Brassens (1921-1981)
Mariage d'amour, mariage d'argent J'ai vu se marier toutes sortes de gens Des gens de basse source et des grands de la terre Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires
Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps Je garderais toujours le souvenir content Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire
C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc Tiré par les amis, poussé par les parents Que les vieux amoureux firent leurs épousailles Après long temps d'amour, long temps de fiançailles
Cortège nuptial hors de l'ordre courant La foule nous couvait d'un œil protubérant Nous étions contemplés par le monde futile Qui n'avait jamais vu de noces de ce style
Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur Le chapeau de mon père et les enfants de chœur Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte
Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs Berçant comme un' poupée son gros bouquet de fleurs Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue Sur mon harmonica jouant les grandes orgues
Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! " Par les homm's décriée, par les dieux contrariée La noce continue et Viv' la mariée !
La marcha nupcial
Matrimonio por amor, matrimonio por dinero Yo he visto casarse toda clase de gentes gentes humildes y grandes de la tierra presuntos peluqueros, supuestos notarios
Aunque viviese hasta el final de los tiempos guardaré siempre el alegre recuerdo del día de la pobre boda en que mi padre y mi madre fueron a casarse delante del Señor Alcalde
Fue en un carro de bueyes, si hay que ser sincero tirado por los amigos, empujado por los parientes que los viejos enamorados hicieron sus esponsales después de un largo enamoramiento, de un largo noviazgo
Cortejo nupcial fuera de lo corriente la gente nos contemplaba asombrados eramos comtemplados por gente banal que no había visto nunca bodas de este estilo.
He aquí el viento que sopla llevandose, lástima, el sombrero de mi padre y a los monaguillos. He aquí la lluvía que cae con unos buenos goterones como para impedir la boda, cueste lo que cueste.
Yo no olvidaré jamás a la novia llorando meciendo como una muñeca su gran ramo de flores Yo, para consolarla, yo, con todo mi orgullo en mi harmónica tocaba como los grandes órganos.
Toda la corte de honor, enseñando los puños a las nubes gritaban: “¡Por Jupiter, la boda continúa!” Por los hombres criticada, por los dioses contrariada la boda continúa y ¡Viva la novia!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:30 AM  |
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| Georges Brassens -Les lilas- |
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Les lilas Georges Brassens (1921-1981)
Quand je vais chez la fleuriste Je n'achèt' que des lilas Si ma chanson chante triste C'est que l'amour n'est plus là
Comm' j'étais, en quelque sorte Amoureux de ces fleurs-là Je suis entré par la porte Par la porte des Lilas
Des lilas, y'en avait guère Des lilas, y'en avait pas Z'étaient tous morts à la guerre Passés de vie à trépas
J'suis tombé sur une belle Qui fleurissait un peu là J'ai voulu greffer sur elle Mon amour pour les lilas
J'ai marqué d'une croix blanche Le jour où l'on s'envola Accrochés à une branche Une branche de lilas
Pauvre amour, tiens bon la barre Le temps va passer par là Et le temps est un barbare Dans le genre d'Attila
Aux cœurs où son cheval passe L'amour ne repousse pas Aux quatre coins de l'espace Il fait le désert sous ses pas
Alors, nos amours sont mortes Envolées dans l'au-delà Laissant la clé sous la porte Sous la porte des Lilas
La fauvette des dimanches Cell' qui me donnait le la S'est perchée sur d'autres branches D'autres branches de lilas
Quand je vais chez la fleuriste Je n'achèt' que des lilas Si ma chanson chante triste C'est que l'amour n'est plus là
Las lilas
Cuando voy a la floristería no compro más que lilas si mi canción suena triste es que ya no hay amor.
Como yo estaba, de alguna manera, enamorado de esas flores entré por la puerta Por la puerta de las Lilas.
Lilas, apenas había Lilas, no había habían muerto todas en la guerra pasado de este mundo al otro.
Caí encima de una guapa que florecía allí yo quisé injertar en ella mi amor por las lilas.
Marqué con piedra blanca el día en que echamos a volar agarrados a una rama una rama de lilas.
Pobre amor, sujeta bien el timón el tiempo va a pasar y el tiempo es un bárbaro del estilo de Atila.
En los corazones por donde su caballo pasa el amor no vuelve a brotar en cualquier lugar del mundo el desierto brota bajos sus pasos.
Entonces nuestros amores mueren vuelan al más allá dejando la llave bajo la puerta bajo la puerta de las Lilas.
La palomita del los domingos la que me llevaba donde quería se ha posado en otras ramas otras ramas de lilas.
Cuando voy a la floristería no compro más que lilas si mi canción suena triste es que ya no hay amor.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:20 AM  |
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| Georges Brassens -Au bois de mon coeur- |
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Au bois de mon coeur Georges Brassens (1921-1981)
Au bois d'Clamart y a des petit's fleurs Y a des petit's fleurs Y a des copains au, au bois d'mon cœur Au, au bois d'mon cœur
Au fond de ma cour j'suis renommé J'suis renommé Pour avoir le cœur mal famé Le cœur mal famé
Au bois d'Vincennes y a des petit's fleurs Y a des petit's fleurs Y a des copains au, au bois d'mon cœur Au, au bois d'mon cœur
Quand y a plus d'vin dans mon tonneau Dans mon tonneau Ils n'ont pas peur de boir' mon eau De boire mon eau
Au bois d'Meudon y a des petit's fleurs Y a des petit's fleurs Y a des copains au, au bois d'mon cœur Au, au bois d'mon cœur
Ils m'accompagn'nt à la mairie A la mairie Chaque fois que je me marie Que je me marie
Au bois d'Saint Cloud y a des petit's fleurs Y a des petit's fleurs Y a des copains au, au bois d'mon cœur Au, au bois d'mon cœur
Chaqu' fois qu'je meurs fidèlement Fidèlement Ils suivent mon enterrement Mon enterrement
...des petites fleurs... Au, au bois d'mon cœur...
En el bosque de mi corazón
En el bosque de Clamart hay florecillas hay florecillas hay amigos, en el bosque de mi corazón en el bosque de mi corazón.
En mi barrio tengo reputación tengo reputación de tener mala fama de tener mala fama.
En el bosque de Vincennes hay florecillas hay florecillas hay amigos, en el bosque de mi corazón en el bosque de mi corazón.
Cuando ya no hay vino en mi barril en mi barril No tienen miedo de beber mi agua de beber mi agua.
En el bosque de Meudon hay florecillas hay florecillas hay amigos, en el bosque de mi corazón en el bosque de mi corazón.
Me acompañan al ayuntamiento al ayuntamiento cada vez que me caso que me caso.
En el bosque de Saint Cloud hay florecillas hay florecillas hay amigos, en el bosque de mi corazón en el bosque de mi corazón.
Cada vez que muero, fielmente fielmente ellos siguen mi entierro mi entierro.
florecillas en el bosque de mi corazón.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:10 AM  |
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| Georges Brassens -Grand-père- |
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Grand-père Georges Brassens (1921-1981)
Grand-pèr' suivait en chantant La route qui mène à cent ans La mort lui fit, au coin d'un bois L'coup du pèr' François L'avait donné de son vivant Tant de bonheur à ses enfants Qu'on fit, pour lui en savoir gré Tout pour l'enterrer Et l'on courut à toutes jam- Bes quérir une bière, mais Comme on était légers d'argent Le marchand nous reçut à bras fermés
" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma juridiction "
Or, j'avais hérité d'grand-père Un' pair' de bott's pointues S'il y a des coups d'pied que'que part qui s'perdent Çui-là toucha son but
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre, Ah ! c'est pas joli... Ah ! c'est pas poli... A un' fess' qui dit merde à l'autre
Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond
Le mieux à faire et le plus court Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours Fut de borner nos prétentions A un' bièr' d'occasion Contre un pot de miel on acquit Les quatre planches d'un mort qui Rêvait d'offrir quelques douceurs A une âme sœur Et l'on courut à toutes jam- Bes quérir un corbillard, mais Comme on était légers d'argent Le marchand nous reçut à bras fermés
" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma juridiction "
Ma bott' partit, mais je m'refuse De dir' vers quel endroit Ça rendrait les dames confuses Et je n'en ai pas le droit
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre, Ah ! c'est pas joli... Ah ! c'est pas poli... A un' fess' qui dit merde à l'autre
Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond
Le mieux à faire et le plus court Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours Fut de porter sur notre dos L'funèbre fardeau. S'il eût pu revivre un instant Grand-père aurait été content D'aller à sa dernièr' demeur' Comme un empereur
Et l'on courut à toutes jam- Bes quérir un goupillon, mais Comme on était légers d'argent Le vicaire nous reçut à bras fermés
" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse Les morts de basse condition C'est pas de ma juridiction "
Avant même que le vicaire Ait pu lâcher un cri J'lui bottai l'cul au nom du Pèr' Du Fils et du Saint-Esprit
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre, Ah ! c'est pas joli... Ah ! c'est pas poli... A un' fess' qui dit merde à l'autre
Bon papa Ne t'en fais pas Nous en viendrons A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond
El abuelo
El Abuelo seguía, cantando, el camino que lleva hasta los cien años La muerte le dio, en un rincón de un bosque el golpe de gracia. El había dado mientras vivía tanta felicidad a sus hijos que hicimos, para agradecérselo todo para enterrarlo. Y corrimos que volabamos a buscar un ataúd, pero pero como estabamos escasos de dinero el vendedor nos recibió con los brazos cerrados.
“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía, en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas, los muertos de baja condición no son de mi jurisdicción”.
Ahora bien, yo había heredado del abuelo un par de botas puntiagudas Si a veces hay patadas que se pierden en el camino esta llegó a su meta
Y desde entonces, el buen apóstol ¡Ah! no es bonito... ¡Ah! no es de buena educación... tiene una nalga que dice mierda a la otra.
Buen papá No te preocupes nosotros termimaremos con todos esos aguafiestas.
Lo mejor que hacer y lo más rápido para que el enterramiento siguiese su curso fue limitar nuestras pretensiones a un ataúd de ocasión. A cambio de un bote de miel compramos las cuatro tablas de un muerto que soñaba con ofrecer un regalo a una alma gemela y corrimos que volabamos a buscar un coche funebre, pero pero como estabamos escasos de dinero el vendedor nos recibió con los brazos cerrados.
“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía, en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas, los muertos de baja condición no son de mi jurisdicción”.
Mi bota se disparó, pero me niego a decir hacia qué sitio eso turbaría a las damas y no tengo derecho a ello.
Y desde entonces, el buen apóstol ¡Ah! no es bonito... ¡Ah! no es de buena educación... tiene una nalga que dice mierda a la otra.
Buen papá No te preocupes nosotros termimaremos con todos esos aguafiestas.
Lo mejor y lo más rápido para que el entierro siguiese su curso fue llevar sobre nuestras espaldas el fúnebre fardo. Si hubiese podido revivir un instante el abuelo hubiese estado contento de ir hasta su última morada como un emperador.
Y corrimos que volábamos a buscar un hisopo, pero como estabamos escasos de dinero el vicario nos recibió con los brazos cerrados.
“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía, en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas, los muertos de baja condición no son de mi jurisdicción”.
Antes incluso que el vicario pudiese largar un grito le pateé el culo en el nombre del Padre del Hijo y del Espíritu Santo.
Y desde entonces, el buen apóstol ¡Ah! no es bonito... ¡Ah! no es de buena educación... tiene una nalga que dice mierda a la otra.
Buen papá No te preocupes nosotros terminaremos con todos esos aguafiestas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 7:00 AM  |
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| Georges Brassens -Celui qui a mal tourné- |
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Celui qui a mal tourné Georges Brassens (1921-1981)
Il y avait des temps et des temps Qu'je n'm'étais pas servi d'mes dents Qu'je n'mettais pas d'vin dans mon eau Ni de charbon dans mon fourneau Tous les croqu'-morts, silencieux Me dévoraient déjà des yeux Ma dernière heure allait sonner C'est alors que j'ai mal tourné
N'y allant pas par quatre chemins J'estourbis en un tournemain En un coup de bûche excessif Un noctambule en or massif Les chats fourrés, quand ils l'ont su M'ont posé la patte dessus Pour m'envoyer à la Santé Me refaire une honnêteté
Machin, Chose, Un tel, Une telle Tous ceux du commun des mortels Furent d'avis que j'aurais dû En bonn' justice être pendu A la lanterne et sur-le-champ Y s'voyaient déjà partageant Ma corde, en tout bien tout honneur En guise de porte-bonheur Au bout d'un siècle, on m'a jeté A la porte de la Santé Comme je suis sentimental Je retourne au quartier natal Baissant le nez, rasant les murs Mal à l'aise sur mes fémurs M'attendant à voir les humains Se détourner de mon chemin
Y'en a un qui m'a dit: " Salut ! Te revoir, on n'y comptait plus" Y'en a un qui m'a demandé Des nouvelles de ma santé
Lors, j'ai vu qu'il restait encor Du monde et du beau mond' sur terre Et j'ai pleuré, le cul par terre Toutes les larmes de mon corps
El que erró su camino
Hacía mucho, pero que mucho tiempo que yo no utilizaba mis dientes que yo no ponía vino en mi agua ni carbón en mi horno todos los enterradores, silenciosos me devoraban ya con la mirada mi última hora estaba al caer y fue entonces cuando torcí mi camino
Sin andarme con rodeos me cargé en un abrir y cerrar de ojos de un palo en el que se me fue la mano un noctambulo forrado de oro Los jueces, cuando se enteraron me pusieron el pie en el cuello para enviarme entre rejas para reformarme.
Fulanito, menganito, este y el otro todos los que son gente normal fueron del parecer que yo debería en justicia ser ahorcado deprisa y en el acto. Se veían ya compartiendo mi cuerda, completamente felices y honrados como si fuese un amuleto. Después de una eternidad, me arrojaron a la puerta de la cárcel. Como soy un sentimental vuelvo a mi barrio natal agachando la cabeza, pegado a la pared sosteniéndome apenas sobre mis piernas esperando ver a los humanos apartarse de mi camino.
Hay uno que me dijo: “Hola! ya no contábamos con verte más” Hay uno que me preguntó cómo estaba de salud.
Entonces, me di cuenta que queda aún gente y buena gente en la tierra y lloré, sentado en el suelo todas las lágrimas de mi cuerpo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:50 AM  |
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| Georges Brassens -Le vin- |
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Le vin Georges Brassens (1921-1981)
Avant de chanter Ma vie, de fair' des Harangues, Dans ma gueul' de bois J'ai tourné sept fois Ma langue... J'suis issu de gens Qui étaient pas du gen- re sobre... On conte que j'eus La tétée au jus D'octobre...
Mes parents on dû M'trouver au pied d'u- ne souche Et non dans un chou Comm' ces gens plus ou Moins louches... En guise de sang ( O noblesse sans Pareille! ) Il coule en mon cœur La chaude liqueur D'la treille...
Quand on est un sa- ge, et qu'on a du sa- voir-boire On se garde à vue En cas de soif, u- ne poire Une poire ou deux Mais en forme de Bonbonne Au ventre replet Rempli du bon lait D'l'automne...
Jadis, aux Enfers Cert's, il a souffert Tantale Quand l'eau refusa D'arroser ses a- mygdales... Etre assoiffé d'eau C'est triste, mais faut Bien dire Que, l'être de vin C'est encore vingt Fois pire...
Hélas ! il ne pleut Jamais du gros bleu Qui tache... Qu'ell's donnent du vin J'irai traire enfin Les vaches... Que vienne le temps Du vin coulant dans La Seine !
Les gens, par milliers Courront y noyer Leur peine...
El vino
Antes de cantar mi vida, de hacer arengas, en mi resaca me lo he pensado dos veces... Yo he salido de gentes que no eran de naturaleza sobria... Se dice que yo mamé de los jugos de octubre...
Mis padres debieron encontrarme al pie de una cepa y no en una col como a esas gentes más o menos sospechosas... A guisa de sangre (¡Oh nobleza sin igual!) corre por mis venas el cálido licor de la parra...
Cuando se es un sabio y que se ha debido saber beber siempre se tiene a mano, en caso de sed, una cantimplora una cantimplora o dos pero en forma de botella con el vientre rechoncho lleno con la buena leche del otoño...
Antaño, en los Infiernos ciertamente, sufrió Tántalo cuando el agua rehusaba regar sus a- migdalas... Estar sediento de agua es triste, pero es justo y necesario decir que, estarlo de vino es aún veinte veces peor...
¡Ay! No llueve jamás un buen tintorro que manche... Que ellas den vino, que ire por fin a ordeñar las vacas... ¡Que venga el tiempo del vino corriendo en el Sena!
La gente, por millares correrán para ahogar allí su pena...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:40 AM  |
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| Georges Brassens -Philistins- |
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Philistins Georges Brassens (1921-1981)
Philistins, épiciers Tandis que vous caressiez Vos femmes
En songeant aux petits Que vos grossiers appétits Engendrent
Vous pensiez : " Ils seront Menton rasé, ventre rond Notaires "
Mais pour bien vous punir Un jour vous voyez venir Sur terre
Des enfants non voulus Qui deviennent chevelus Poètes...
Filisteos
Filisteos, mercaderes, mientras que acariciabais a vuestra mujeres
pensando en los pequeñines que vuestros groseros apetitos engendran
pensabais: “Ellos serán, mentón afeitado, vientre redondo, notarios”.
Pero para castigaros bien un día veis venir sobre la tierra
hijos no deseados que se convierten en greñudos Poetas...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:30 AM  |
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| Georges Brassens -Le vieux Léon- |
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Le vieux Léon Georges Brassens (1921-1981)
Y a tout à l'heure Quinze ans d'malheur Mon vieux Léon Que tu es parti Au paradis D'l'accordéon Parti bon train Voir si l'bastrin- gue et la java Avaient gardé Droit de cité Chez Jéhovah Quinze ans bientôt Qu'musique au dos Tu t'en allais Mener le bal A l'amicale Des feux follets En cet asile Par saint' Cécile Pardonne-nous De n'avoir pas Su faire cas De ton biniou
C'est une erreur Mais les joueurs D'accordéon Au grand jamais On ne les met Au Panthéon Mon vieux, tu as dû T'contener du Champ de navets Sans grandes pom- pes et sans pompons Et sans ave Mais les copains Suivaient l'sapin Le cœur serré En rigolant Pour fair' semblant De n'pas pleurer Et dans nos cœurs Pauvre joueur D'accordéon Il fait ma foi Beaucoup moins froid Qu'au Panthéon
Depuis mon vieux Qu'au fond des cieux Tu as fait ton trou Il a coulé De l'eau sous les Ponts de chez nous Les bons enfants D'la rue de Van- ves à la Gaîté L'un comme l'au- tre au gré des flots Fur'nt emportés Mais aucun d'eux N'a fait fi de Son temps jadis Tous sont restés Du parti des Myosotis Tous ces pierrots Ont le cœur gros Mon vieux Léon En entendant Le moindre chant D'accordéon
Quel temps fait-il Chez les gentils De l'au-delà Les musiciens Ont-ils enfin Trouvé le la Et le p'tit bleu Est-c'que ça n'le Rend pas meilleur D'être servi Au sein des vi- gnes du Seigneur Si d'temps en temps Un'dam' d'antan S'laisse embrasser Sûr'ment papa Que tu regrett's pas D'être passé Et si l'bon Dieu Aim' tant soit peu L'accordéon Au firmament Tu t'plais sûr'ment Mon vieux Léon
El viejo León
Hace ya quince años desde el triste día Mi querido León en que te marchaste al paraíso del acordeón. Ido a buen ritmo a ver si la bastringue y la javahabían obtenido el derecho de ciudadanía en lo Jehová. Quince años ya que con la música a la espalda te fuiste a conducir el baile de los amigos de los fuegos de artificio En este asilo por Santa Cecilia perdonanos por no haber sabido hacernos cargo de tu gaita.
Es un error pero a los intérpretes de acordeón nunca jamás se les coloca en el Panteón. Amigo, te ha tenido que conformar con un trozo de tierra de nada sin grandes pompas y sin florituras y sin Ave pero los amigos seguían el ataud con un pellizco en el corazón riendo para disimular que iban llorando y en nuestros corazones pobre músico de acordeón hace, te lo juro, mucho menos frío que en el Panteón.
Querido amigo, desde que allá en el fondo de los cielos te hicieste un hueco ha llovido bastante sobre nuestras cabezas Los buenos amigos de la calle Vanve hasta los de la Gaîté tanto los unos como los otros a merced de los vientos fueron llevados pero ninguno de ellos ha renegado de su pasado todos han seguido fieles a tu memoria. Todos esos Pierrots se conmueven mi viejo León al oir el menor canto de acordeón.
¿Qué tiempo hace entre los gentiles del más allá? ¿y los músicos han encontrado finalmente el acorde perfecto? ¿Y ese vino peleón, es que acaso no lo hace saber mejor el que lo sirvan en el seno de las viñas de Señor? Si de vez en cuando Una dama de las de antes Se deja besar Seguro, papá, Que no sientes El haber muerto Y si al buen Dios Le gusta aunque sea un poquito El acordeón En el firmamento Te encuentras a gusto Mi viejo León.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:20 AM  |
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| Georges Brassens -À l'ombre du coeur de ma mie- |
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À l'ombre du coeur de ma mie Georges Brassens (1921-1981)
A l'ombre du cœur de ma mie Un oiseau s'était endormi Un jour qu'elle faisait semblant D'être la Belle au bois dormant
Et moi, me mettant à genoux Bonnes fées, sauvegardez-nous Sur ce cœur j'ai voulu poser Une manière de baiser
Alors cet oiseau de malheur Se mit à crier " Au voleur " " Au voleur " et " A l'assassin " Comm' si j'en voulais à son sein
Aux appels de cet étourneau Grand branle-bas dans Landerneau Tout le monde et son père accourt Aussitôt lui porter secours
Tant de rumeurs, de grondements Ont fait peur aux enchantements Et la belle désabusée Ferma son cœur à mon baiser
Et c'est depuis ce temps, ma sur Que je suis devenu chasseur Que mon arbalète à la main Je cours les bois et les chemins
A la sombra del corazón de mi amada
A la sombra del corazón de mi amiga Un pájaro se había dormido Un día en que ella parecía La Bella Durmiente del bosque.
Y yo, poniéndome de rodillas, ¡Hadas buenas! ¡Protegednos! en su corazón quise poner algo así como un beso.
Entonces ese pájaro desgraciado Se puso a gritar “Al ladrón” “Al ladrón” y “Al asesino” como si fuese a hacerle daño.
A las llamadas de este cabeza loca ¡Gran jaleo en Landernau! todo el mundo acudió rápidamente a socorrerlo
Tanto ruido, tanto estruendo Le dieron miedo al encantamiento Y la guapa, desencanta, Cerró su corazón a mi beso.
Y desde entonces, oh hermana, Me convertí en cazador Y con mi ballesta en la mano Recorro los bosques y los caminos.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 6:00 AM  |
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| Georges Brassens -Le pornographe- |
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Le pornographe Georges Brassens (1921-1981)
Autrefois, quand j'étais marmot J'avais la phobie des gros mots Et si j'pensais " merde " tout bas Je ne le disais pas Mais Aujourd'hui que mon gagne-pain C'est d'parler comme un turlupin Je n'pense plus " merde ", pardi Mais je le dis
J'suis l'pornographe Du phonographe Le polisson De la chanson
Afin d'amuser la gal'rie Je crache des gauloiseries Des pleines bouches de mots crus Tout à fait incongrus Mais En m'retrouvant seul sous mon toit Dans ma psyché j'me montre au doigt Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec' Voir par les Grecs "
Tous les sam'dis j'vais à confess' M'accuser d'avoir parlé d'fess's Et j'promets ferme au marabout De les mettre tabou Mais Craignant, si je n'en parle plus D'finir à l'Armée du Salut Je r'mets bientôt sur le tapis Les fesses impies
Ma femme est, soit dit en passant D'un naturel concupiscent Qui l'incite à se coucher nue Sous le premier venu Mais M'est-il permis, soyons sincèr's D'en parler au café-concert Sans dire qu'elle a, suraigu Le feu au cul ?
J'aurais sans doute du bonheur Et peut-être la Croix d'Honneur A chanter avec décorum L'amour qui mène à Rom' Mais Mon ang' m'a dit : " Turlututu Chanter l'amour t'est défendu S'il n'éclôt pas sur le destin D'une putain "
Et quand j'entonne, guilleret A un patron de cabaret Une adorable bucolique Il est mélancolique Et Me dit, la voix noyée de pleurs " S'il vous plaît de chanter les fleurs Qu'ell's poussent au moins rue Blondel Dans un bordel "
Chaque soir avant le dîner A mon balcon mettant le nez Je contemple les bonnes gens Dans le soleil couchant Mais N'me d'mandez pas d'chanter ça, si Vous redoutez d'entendre ici Que j'aime à voir, de mon balcon Passer les cons
Les bonnes âmes d'ici bas Comptent ferme qu'à mon trépas Satan va venir embrocher Ce mort mal embouché Mais Mais veuille le grand manitou Pour qui le mot n'est rien du tout Admettre en sa Jérusalem A l'heure blême
Le pornographe Du phonographe Le polisson De la chanson
El pornógrafo
Antes, cuando era un niño Le tenía fobia a las palabrotas Y si pensaba “mierda” bajito No llegaba a decirlo Pero Hoy día que mi medio de sustento Es hablar como un bufón Ya no pienso “mierda”, pardiez Pero lo digo.
Yo soy el pornógrafo Del fonógrafo El polizón De la canción
A fin de divertir a la galería Escupo chistes picantes, Torrentes de palabrotas Completamente incongruentes pero cuando estoy solo en mi casa en mi espejo me acuso a mí mismo y me grito: “ Anda y ve, so maleducado, a que te den por...”
Todos los sábados voy a confesarme A acusarme de haber hablado del culo Y le prometo al sacerdote De ponerme freno pero temiendo, que si no hablo más de él, puedo acabar en el Ejercito de Salvación vuelvo a poner sobre el tapete ese culo impío.
Mi mujer es, dicho sea de paso, De un natural concupiscente Lo que la lleva a ponerse desnuda Debajo del primero que llega Pero, ¿Me está permitido, seamos sinceros, de contarlo en el café-concert sin decir que ella padece de ninfomanía sobreaguda?
Yo sería, sin duda, más feliz Y tendría, quizás, la Cruz del Honor, Si cantase con decoro Los amores que llevan a Roma pero Mi musa me ha dicho “Tururú, Te está prohibido cantar el amor Que no provenga del mundo De las putas.”
Y cuando entono, alegre, A un empresario de cabaret Una adorable canción bucólica Se pone melancólico y me dice, la voz ahogada en sollozos, “Por favor, canta las flores que nacen en el burdel de la calle Blondel”
Cada noche antes de cenar Pegando la nariz a mi balcón Contemplo la gente A la caída de la tarde pero pero no me pidáis que cante eso, si si teméis oír que me gusta ver, desde mi balcón pasar los tontos.
La buenas gentes de aquí abajo Están seguros que cuando muera Satán va a venir a ensartar con su tenedor A este muerto mal hablado pero pero ojalá quiera el gran manitú para quien las palabras no son nada admitir en su Jerusalén en la hora fatal
al pornógrafo del fonógrafo al polizón de la canción.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:50 AM  |
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| Georges Brassens -Le Père Noël et la petite fille- |
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Le Père Noël et la petite fille Georges Brassens (1921-1981)
Avec sa hotte sur le dos Avec sa hotte sur le dos Il s'en venait d'Eldorado Il s'en venait d'Eldorado Il avait une barbe blanche Il avait nom "Papa Gâteau"
Il a mis du pain sur ta planche Il a mis les mains sur tes hanches
Il t'a prom'née dans un landeau Il t'a prom'née dans un landeau En route pour la vie d'château En route pour la vie d'château La belle vie dorée sur tranche Il te l'offrit sur un plateau
Il a mis du grain dans ta grange Il a mis les mains sur tes hanches
Toi qui n'avais rien sur le dos Toi qui n'avais rien sur le dos Il t'a couverte de manteaux Il t'a couverte de manteaux Il t'a vêtue comme un dimanche Tu n'auras pas froid de sitôt
Il a mis l'hermine à ta hanche Il a mis les mains sur tes hanches
Tous les camées, tous les émaux Tous les camées, tous les Meaux Il les fit pendre à tes rameaux Il les fit pendre à tes rameaux Il fit rouler en avalanches Perles et rubis dans tes sabots
Il a mis de l'or à ta branche Il a mis les mains sur tes hanches
Tire la bell', tir' le rideau Tire la bell', tir' le rideau Sur tes misères de tantôt Sur tes misères de tantôt Et qu'au-dehors il pleuve, il vente Le mauvais temps n'est plus ton lot
Le joli temps des coudées franches... On a mis les mains sur tes hanches
Papá Noel y la jovencita
Con su saco a la espalda Con su saco a la espalda Él venía de Eldorado Él venía de Eldorado Tenía una barba blanca Y se llamaba “Padrazo”
Ha puesto pan en tu mesa Y sus manos en tus caderas
Te ha paseado en un landó Te ha paseado en un landó Camino de una vida de lujo Camino de una vida de lujo La buena vida, en rodajas, Te la ha servido en bandeja.
Ha llenado de grano tu granero Y ha puesto sus manos en tus caderas.
A ti, que no tenías nada que ponerte A ti, que no tenías nada que ponerte Te ha cubierto de mantos Te ha cubierto de mantos Te ha vestido de domingo Y no tendrás frio en adelante.
Ha vestido de armiño tu cuerpo y ha puesto sus manos en tus caderas.
Todos los camafeos, todos los esmaltes Todos los camafeos, todos los esmaltes Los hizo colgar en tus ramas los hizo colgar en tus ramas Hizo rodar en avalanchas Perlas y rubís en tus zuecos.
El ha puesto oro en tus ramas Y sus manos en tus caderas.
Echa, guapa, echa el cerrojo Echa, guapa, echa el cerrojo Sobre tus miserias presentes Sobre tus miserias presentes Y si fuera llueve o hace viento el mal tiempo ya te dará igual.
El buen tiempo de la abundancia... Han puesto sus manos sobre tus caderas.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:40 AM  |
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| Georges Brassens -La femme d'Hector- |
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La femme d'Hector Georges Brassens (1921-1981)
En notre tour de Babel Laquelle est la plus belle La plus aimable parmi Les femmes de nos amis? Laquelle est notre vrai nounou La p'tite sœur des pauvres de nous Dans le guignon toujours présente Quelle est cette fée bienfaisante?
C'est pas la femme de Bertrand Pas la femme de Gontrand Pas la femme de Pamphile C'est pas la femme de Firmin Pas la femme de Germain Ni celle de Benjamín C'est pas la femme d'Honoré Ni celle de Désiré Ni celle de Théophile Encore moins la femme de Nestor Non, c'est la femme d'Hector.
Comme nous dansons devant Le buffet bien souvent On a toujours peu ou prou Les bas criblés de trous... Qui raccomode ces malheurs De fils de toutes les couleurs Qui brode, divine cousette, Des arcs-en-ciel à nos chaussettes?
Quand on nous prend la main Sacré bon dieu dans un sac Et qu'on nous envoie planter Des choux à la santé Quelle est celle qui, prenant modèle Sur les vertus des chiens fidèles Reste à l'arrêt devant la porte En attendant que l'on ressorte?
Et quand l'un d'entre nous meurt Qu'on nous met en demeure De débarasser l'hôtel De ses restes mortels Quelle est celle qui r'mu tout Paris Pour qu'on lui fasse, au plus bas prix Des funérailles gigantesques Pas nationales, non, mais presque?
Et quand vient le mois de mai Le joli temps d'aimer Que sans écho, dans les cours, Nous hurlons a l'amour Quelle est celle qui nous plaint beaucoup Quelle est celle qui nous saute au cou Qui nous dispense sa tenderse Toutes ses économies d'caresses ?
Ne jetons pas les morceaux De nos cœurs aux pourceaux Perdons pas notre latin Au profit des pantins Chantons pas la langue des dieux Pour les balourds, les fesse-mathieux Les paltoquets, ni les bobèches Les foutriquets, ni les pimbêches,
Ni pour la femme de Bertrand Pour la femme de Gontrand Pour la femme de Pamphile Ni pour la femme de Firmin Pour la femme de Germain Pour celle de Benjamín Ni pour la femme d'Honoré La femme de Désiré La femme de Théophile Encore moins pour la femme de Nestor Mais pour la femme d'Hector.
La mujer de Héctor
En nuestra torre de Babel ¿quién es la más hermosa la más amable, entre Las mujeres de nuestros amigos? ¿Cuál es nuestra verdadera niñera la hermanita de pobres de nosotros en la mala suerte siempre presente?, ¿Quién es esta hada bienhechora?
No es la mujer de Bertrand Ni la mujer de Gontrand Ni la mujer de Pamphile No es la mujer de Fermín Ni la mujer de Germán Ni la de Benjamín No es la mujer de Honorato Ni la de Désiré Ni la de Teófilo Aún menos la mujer de Nestor. No. Es la mujer de Hector.
Como bailamos delante De los bufet muy a menudo Tenemos siempre más o menos Las medias acribilladas de agujeros... ¿Quién arregla estas desgracias con hilos de todos los colores quién borda, divina modistilla, Arcoiris en nuestros calcetines?
Cuando nos cogen con las manos ¡dios bendito! en la masa y nos envían al retiro a la prisión ¿Quién es la que, tomando ejemplo de las virtudes de los perros fieles se queda delante de la puerta Esperando que salgamos?
Y cuando uno de nosotros muere Cuando nos obligan A sacar del hotel los restos mortales quién es la que remueve todo París para que nos hagan, al precio más bajo, unos funerales fabulosos, No nacionales, no, pero casi?
Y cuando llega el mes de mayo El bonito tiempo del amor Cuando sin respuesta, en los patios, Aullamos al amor, Quién es la que se duele mucho La que nos salta al cuello La que nos dispensa toda su ternura Todas sus caricias?
No le demos los trozos De nuestros corazones a los cerdos No perdamos el tiempo Con los monigotes No le contemos delicadezas A los palurdos, a los usureros, Los patanes, ni los bobos, Los zopencos ni a los cursilones,
Ni a la mujer de Bertrand A la mujer de Gontrand A la mujer de Pamphile A la mujer de Fermín A la mujer de Germán A la de Benjamín Ni a la mujer de Honorato A la mujer de Désiré La mujer de Teófilo Aún menos a la mujer de Nestor Sino a la mujer de Hector.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:30 AM  |
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| Georges Brassens -Bonhomme- |
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Bonhomme Georges Brassens (1921-1981)
Malgré la bise qui mord La pauvre vieille de somme Va ramasser du bois mort Pour chauffer Bonhomme Bonhomme qui va mourir De mort naturelle
Mélancolique, elle va A travers la forêt blême Où jadis elle rêva De celui qu'elle aime Qu'elle aime et qui va mourir De mort naturelle
Rien n'arrêtera le cours De la vieille qui moissonne Le bois mort de ses doigts gourds Ni rien ni personne Car Bonhomme va mourir De mort naturelle
Non, rien ne l'arrêtera Ni cette voix de malheur Qui dit : " Quand tu rentreras Chez toi, tout à l'heure Bonhomm' sera déjà mort De mort naturelle "
Ni cette autre et sombre voix Montant du plus profond d'elle Lui rappeler que, parfois Il fut infidèle Car Bonhomme, il va mourir De mort naturelle
Buenhombre
A pesar de cierzo que muerde La pobre vieja de carga Va a recoger leña Para calentar a Buenhombre Buenhombre que va a morir De muerte natural.
Melancólica, ella va A través de los bosques pálidos Donde antes soñó Con el hombre que ama Que ella ama y que va a morir De muerte natural.
Nada detendrá el camino De la vieja que siega La leña seca con sus dedos arrecidos Ni nada, ni nadie, Pues Buenhombre va a morir De muerte natural.
No, nada la detendrá Ni esta voz maldita Que dice: “Cuando, ahora, vuelvas A casa, Buenhombre ya estará muerto De muerte natural”.
Ni esta otra sombría voz Que sube de los más profundo de ella Para recordarle que, a veces El le fue infiel, Pues Buenhombre, va a morir De muerte natural.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:20 AM  |
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| Georges Brassens -Les funérailles d’antan- |
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Les funérailles d’antan Georges Brassens (1921-1981)
Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain De bonne grâce ils en f'saient profiter les copains " Y a un mort à la maison, si le cœur vous en dit Venez l'pleurer avec nous sur le coup de midi... " Mais les vivants aujourd'hui n'sont plus si généreux Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux C'est la raison pour laquell', depuis quelques années Des tas d'enterrements vous passent sous le nez
Mais où sont les funéraill's d'antan ? Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards De nos grands-pères Qui suivaient la route en cahotant Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées Ronds et prosperes... Quand les héritiers étaient contents Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même Ils payaient un verre Elles sont révolues Elles ont fait leur temps Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres On ne les r'verra plus Et c'est bien attristant Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin L'autre semain' des salauds, à cent quarante à l'heur' Vers un cimetièr' minable emportaient un des leurs Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits
Mais où sont les funéraill's d'antan ? Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards De nos grands-pères Qui suivaient la route en cahotant Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées Ronds et prospères Quand les héritiers étaient contents Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même Ils payaient un verre Elles sont révolues Elles ont fait leur temps Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres On ne les r'verra plus Et c'est bien attristant Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Plutôt qu'd'avoir des obsèqu's manquant de fioritur's J'aim'rais mieux, tout compte fait, m'passer de sépultur' J'aim'rais mieux mourir dans l'eau, dans le feu, n'importe où Et même, à la grand' rigueur, ne pas mourir du tout O, que renaisse le temps des morts bouffis d'orgueil L'époque des m'as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier écu Les gens avaient à cœur d'mourir plus haut qu'leur cul Les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul
Los funerales de antaño
Antaño, los parientes de los muertos os daban vela en el entierro De buen agrado os hacían participes: “Hay un muerto en la casa, si el corazón os lo pide venid a llorar con nosotros a eso del mediodia...” Pero los vivos de hoy no son ya tan generosos Cuando tienen un muerto lo guardan para ellos Es la razón por la cual, desde hace varios años Montones de entierros os pasan de largo.
Pero, ¿dónde están los funerales de antaño? Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas fúnebres, De nuestros abuelos Que hacían su camino traqueteanto Los pequeños fiambres, fiambres, fiambres, fiambres, Gordos y rollizos... Cuando los herederos estaban contentos Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al caballo Les pagaban una ronda. Ya se fueron Ya han pasado a la historia Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom, pompas fúnebres Ya no veremos más Y es bastante triste Las hermosas pompas fúnebres de cuando teníamos veinte años.
Ahora, los coches fúnebres a tumba abierta Llevan a los muertos hasta el quinto pino Los desgraciados no tienen ya ni el placer infantil De ver a sus falsos herederos caminar sobre el estiércol. La semana pasada algunos de estos asquerosos, a ciento cuarenta por hora, Hacia un cementerio calamitoso llevaban a uno de los suyos Y cuando, contra un árbol de dura corteza, se estrellaron Se dieron cuenta que el muerto había tenido hijos.
Pero, ¿dónde están los funerales de antaño? Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas fúnebres, De nuestros abuelos Que hacían su camino traqueteanto Los pequeños fiambres, fiambres, fiambres, fiambres, Gordos y rollizos... Cuando los herederos estaban contentos Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al caballo Les pagaban una ronda. Ya se fueron Ya han pasado a la historia Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom, pompas fúnebres Ya no veremos más Y es bastante triste Las hermosas pompas fúnebres de cuando teníamos veinte años.
Más que tener unos funerales faltos de adornos Preferiría, a fin de cuentas, pasar de que me entierren Preferiría morir en el agua, en el fuego, no importa dónde E incluso, a las malas, ¡no morirme! ¡Oh!, ¡que renazca el tiempo de los muertos llenos de orgullo! ¡La época de los “me has visto en mi bonito ataúd! donde, aunque haya que gastarse hasta el último duro a la gente les gustaba morir con cierta dignidad a la gente les gustaba morir con cierta dignidad.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:10 AM  |
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| Georges Brassens -Le cocu- |
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Le cocu Georges Brassens (1921-1981)
Comme elle n'aime pas beaucoup la solitude Cependant que je pêche et que je m'ennoblis Ma femme sacrifie à sa vieille habitude De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit
Eh ! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête On fait force de trous dans ma lune de miel Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête Quand ell' va faire un tour jusqu'au septième ciel
Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne Le pacte conjugal et me le déprécie Que je ne sache plus où donner de la corne Semble bien être le cadet de ses soucis
Les galants de tout poil viennent boire en mon verre Je suis la providence des écornifleurs On cueille dans mon dos la tendre primevère Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs
En revenant fourbu de la pêche à la ligne Je les surprends tout nus dans leurs débordements Conseillez-leur le port de la feuille de vigne Ils s'y refuseront avec entêtement
Souiller mon lit nuptial, est-c' que ça les empêche De garder les dehors de la civilité ? Qu'on me demande au moins si j'ai fait bonne pêche Qu'on daigne s'enquérir enfin de ma santé
De grâce, un minimum d'attentions délicates Pour ce pauvre mari qu'on couvre de safran Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte On est en fin de compte un peu de ses parents
A l'heure du repas, mes rivaux detestables Ont encor ce toupet de lorgner ma portion Ça leur ferait pas peur de s'asseoir à ma table Cocu, tant qu'on voudra, mais pas amphitryon.
Partager sa moitié, est-c' que cela comporte Que l'on partage aussi la chère et la boisson ? Je suis presque obligé de les mettre à la porte Et bien content s'ils n'emportent pas mes poissons
Bien content qu'en partant ces mufles ne s'égarent Pas à mettre le comble à leur ignominie En sifflotant " Il est cocu, le chef de gare... " Parc' que, le chef de gar', c'est mon meilleur ami
El cornudo
Como a ella no le gusta la soledad Aunque practico la pesca y me ennoblezco Mi mujer sigue fiel a su vieja costumbre De hacer, a todas las visitas, los honores de mi cama.
¡Oh! Sí, yo soy un cornudo, tengo cuernos en mi frente ha habido bastantes invitados en mi luna de miel mi bien amada no me invita ya la fiesta cuando se da una vuelta por el séptimo cielo.
Con peligro de mi corazón, la desgraciada rompe El pacto conyugal y lo deprecia. Que yo no sepa ya qué hacer con los cuernos Parece ser el menor de sus problemas.
Los galanes de cualquier pelaje vienen a beber en mi vaso Soy la providecia de los gorrones. Se zampan en mi casa Los mejores manjares de la temporada
Al volver rendido de pescar con caña Los sorprendo desnudos en sus fogosidades, Aconsejadle que se pongan algo ¡Se negarán con obstinación!.
¿Es que manchar mi cama nupcial les impide guardar al menos las formas? Que me pregunten al menos si he tenido buena pesca Que se dignen preguntar por mi salud.
Por favor, un mínimo de atenciones y delicadezas Para este pobre marido al que están engañando Al cornudo, normalmente, se le mima, se le cuida Es como si fuera, a fin de cuentas, un poco de la familia.
A la hora de la cena, mis detestables rivales Tienen aún la cara dura de mirar de reojo mi parte: No les daría miedo de sentarse a mi mesa. Cornudo, todo lo que queráis, pero no anfitrión.
Compartir su media naranja, ¿quiere eso decir Que hay que compartir también la comida y la bebida? Me veo casi obligado a ponerlos en la puerta y gracias si no se llevan mis pescados.
Y gracias si al irse estos cabritos no tienen la mala idea De llevar al colmo su ignominia Silbando “El jefe de estación es un cornudo...” Porque el jefe de estación es mi mejor amigo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 5:00 AM  |
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| Georges Brassens -Comme une soeur- |
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Comme une soeur Georges Brassens (1921-1981)
Comme une sœur, tête coupée, tête coupée Ell' ressemblait à sa poupée, à sa poupée, Dans la rivière, elle est venue Tremper un peu son pied menu, son pied menu.
Par une ruse à ma façon, à ma façon, Je fais semblant d'être un poisson, d'être un poisson. Je me déguise en cachalot Et je me couche au fond de l'eau, au fond de l'eau.
J'ai le bonheur, grâce à ce biais, grâce à ce biais, De lui croquer un bout de pied, un bout de pied. Jamais requin n'a, j'en réponds, Jamais rien goûté d'aussi bon, rien d'aussi bon.
Ell' m'a puni de ce culot, de ce culot, En me tenant le bec dans l'eau, le bec dans l'eau. Et j'ai dû, pour l'apitoyer, Faire mine de me noyer, de me noyer.
Convaincu' de m'avoir occis, m'avoir occis, La voilà qui se radoucit, se radoucit, Et qui m'embrasse et qui me mord Pour me ressusciter des morts, citer des morts.
Si c'est le sort qu'il faut subir, qu'il faut subir, A l'heure du dernier soupir, dernier soupir, Si, des noyés, tel est le lot, Je retourne me fiche à l'eau, me fiche à l'eau.
Chez ses parents, le lendemain, le lendemain, J'ai couru demander sa main, d'mander sa main, Mais comme je n'avais rien dans La mienne, on m'a crié: "Va-t'en!", crié: "Va-t'en!"
On l'a livrée aux appétits, aux appétits D'une espèce de mercanti, de mercanti, Un vrai maroufle, un gros sac d'or, Plus vieux qu'Hérode et que Nestor, et que Nestor.
Et depuis leurs noces j'attends, noces j'attends, Le cœur sur des charbons ardents, charbons ardents, Que la Faucheuse vienne cou- -per l'herbe aux pieds de ce grigou, de ce grigou.
Quand ell' sera veuve éploré', veuve éploré', Après l'avoir bien enterré, bien enterré, J'ai l'espérance qu'elle viendra Faire sa niche entre mes bras, entre mes bras.
Como una hermana
Como una gota de agua a otra ella se parecía a su muñeca, a su muñeca. Hasta el río, ella ha venido a mojar un poco su pie menudo, su pie menudo.
Por una ocurrencia mía hago como si fuese un pez, fuese un pez. Me disfrazo de cachalote y me acuesto en el fondo del agua, en el fondo del agua.
Tuve la felicidad, gracias a esta ocurrencia, gracias a esta ocurrencia, de morderle la punta de un pie, la punta de pie. Jamás tiburón ha degustado, os lo aseguro, nada tan bueno, nada tan bueno.
Ella me ha castigado por mi osadía, por mi osadía, haciéndome una ahogadilla, una ahogadilla. Y he tenido que, para que se apiade, hacer como si me ahogase, como si me ahogase.
Convencida de haberme matado, de haberme matado, he aquí que se enternece, se enternece, y que me besa y que me muerde para resucitarme de la muerte, de la muerte.
Si esta es la suerte que hay que sufrir, que hay que sufrir, a la hora del último suspiro, último suspiro; si, de los ahogados, tal es el premio, quiero empezar de nuevo, empezar de nuevo.
A casa de sus padres, al dia siguiente, al dia siguiente, yo he corrido para pedir su mano, pedir su mano, pero como yo no tenía nada en la mía, me han gritado: “¡Vete de aquí!”, gritado: “¡Vete de aquí!”.
La han entregado a los apetitos, a los apetitos, de una especie de mercader, de mercader, un verdadero patán, un grueso saco de oro más viejo que Herodes y que Nestor, y que Nestor.
Y desde su boda yo espero, yo espero, el corazón sobre ascuas, sobre ascuas, que la Muerte venga a cor- tar la hierba bajo los pies de este roñoso, de este roñoso.
Cuando ella sea una viuda desconsolada, viuda desconsolada, depués de haberlo enterrado bien, enterrado bien, tengo la esperanza de que ella vendrá a hacer su nido entre mis brazos, entre mis brazos.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:50 AM  |
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| Georges Brassens -La traitresse- |
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La traitresse Georges Brassens (1921-1981)
J’en appelle à la mort, je l’attends sans frayeur, je ne tiens plus à la vie, je cherche un fossoyeur Qui aurait une tombe à vendre à n’importe quel prix: J'ai surpris ma maîtresse au bras de son mari Ma maîtresse, la traîtresse !
J'croyais tenir l'amour au bout de mon harpon Mon p'tit drapeau flottait au cœur d'madam' Dupont Mais tout est consommé : hier soir, au coin d'un bois J'ai surpris ma maîtresse avec son mari, pouah Ma maîtresse, la traîtresse !
Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots Pour noter d'infamie cet enfant de chameau Qu'a choisi son époux pour tromper son amant Qu'a conduit l'adultère à son point culminant Ma maîtresse, la traîtresse !
Où donc avais-j'les yeux ? Quoi donc avais-j' dedans ? Pour pas m'être aperçu depuis un certain temps Que, quand ell' m'embrassait, ell' semblait moins goulue Et faisait des enfants qui n'me ressemblaient plus Ma maîtresse, la traîtresse !
Et pour bien m'enfoncer la corne dans le cœur Par un raffinement satanique, moqueur La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit " Le plus cornard des deux n'est point celui qu'on croit " Ma maîtresse, la traîtresse !
J'ai surpris les Dupont, ce couple de marauds En train d'recommencer leur hymen à zéro J'ai surpris ma maîtresse équivoque, ambiguë En train d'intervertir l'ordre de ses cocus Ma maîtresse, la traîtresse !
La infiel
Estoy llamando a la muerte, la espero ya sin temor, Ya no tengo en nada a la vida, busco a un enterrador Que me venda una sepultura, da igual el precio: He sorprendido a mi amante en brazos de su marido¡ Mi amante, la infiel!
Yo creía que tenía al amor cogido por el mango Mi bandera ondeaba en el corazón de Madamme Dupont. Pero todo se ha acabado ya: ayer noche, en un rincón del bosque Sorprendí a mi amante con su marido, ¡puaf! ¡Mi amante, la infiel!
¿Encontraré los nombres, encontraré las palabras para definir la infamia de este mal bicho que ha elegido a su esposo para engañar a su amante, que ha conducido al adulterio a su punto culminante? ¡Mi amante, la infiel!
¿Dónde tenía yo los ojos? ¿En qué pensaba yo? para no darme cuenta desde hace ya algún tiempo que cuando ella me besaba, parecía menos golosa y tenía niños que no ya no se me parecían. ¡Mi amante, la infiel!
Y para hundirme bien los cuernos en el corazón Por un refinamiento satánico, burlón, La pérfida, en voz alta, a dicho refiriendose a mí “El más cornudo de los dos no es el que cree serlo” ¡Mi amante, la infiel!
He sorprendido a los Dupont, esa pareja de bribones Volviendo a empezar desde cero He sorprendido a mi amante equívoca, ambigua Invirtiendo el orden de sus cornudos ¡Mi amante, la infiel!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:40 AM  |
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| Georges Brassens -Tonton Nestor- |
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Tonton Nestor Georges Brassens (1921-1981)
Tonton Nestor Vous eûtes tort Je vous le dis tout net Vous avez mis La zizanie Aux noces de Jeannett' Je vous l'avoue Tonton, vous vous Comportâtes comme un Mufle achevé Rustre fieffé Un homme du commun
Quand la fiancée Les yeux baissés Des larmes pleins les cils S'apprêtait à Dire "Oui da !" A l'officier civil Qu'est-c'qui vous prit Vieux malappris D'aller, sans retenue Faire un pinçon Cruel en son Eminence charnue
Se retournant Incontinent Ell' souffleta, flic-flac L'garçon d'honneur Qui, par bonheur Avait un' tête à claqu' Mais au lieu du "Oui" attendu Ell' s'écria : "Maman" Et l'mair' lui dit "Non, mon petit Ce n'est pas le moment"
Quand la fiancée Les yeux baissés D'une voix solennell' S'apprêtait à Dire "Oui da !" Par-devant l'Eternel Voila mechef Que, derechef Vous osâtes porter Votre fichue Patte crochue Sur sa rotondité
Se retournant Incontinent Elle moucha le nez D'un enfant d'chœur Qui, par bonheur Etait enchifrené Mais au lieu du "Oui" attendu De sa pauvre voix lass' Au tonsuré Désemparé Elle a dit "Merde", hélas
Quoiqu'elle usât Qu'elle abusât Du droit d'être fessue En la pinçant Mauvais plaisant Vous nous avez déçus Aussi, ma foi La prochain' fois Qu'on mariera Jeannett' On s'pass'ra d'vous Tonton, je vous Je vous le dit tout net
Tío Nestor
Tío Nestor, Se equivocó usted, se lo digo así de claro Sembró usted De cizaña La boda de Jeannette Se lo confieso Tío, se Comportó como un Perfecto grosero Patán redomado Un hombre vulgar
Cuando la novia Con los ojos bajos Los ojos llenos de lágrimas Se disponía a Decir “¡Sí, quiero!” Al funcionario Cómo se le ocurrió Viejo maleducado De ir, sin miramientos A darle un pellizco Cruel en su Protuberancia carnosa.
Volviéndose Sin poder contenerse Ella abofeteó, plas-plas Al monaguillo Que, por suerte, Tenía un buen guantazo Pero en lugar del “Sí” esperado ella gritó: “Mamá” y el alcalde le dijo No, pequeña, no es el momento”.
Cuando la novia Con los ojos bajos Con una voz solemne Se disponía a Decir “¡Sí, quiero!” Delante del Padre Eterno He aquí malvado Que nuevamente Te atreviste a dar Con tu dichosa Pata zamba Sobre su redondez.
Volviéndose Sin poder contenerse Le zumba en la nariz A un monaguillo Que, por suerte, Tenía una buena napia Pero en lugar del “Si” esperado con su pobre voz cansada al tonsurado desamparado ella le dijo “Mierda”, ¡ay!
Aunque ella usa Aunque ella abusa Del derecho de ser culona Al pellizcarla, Bromista pesado, Nos ha decepcionado usted Así pues, le doy mi palabra que La próxima vez Que se case Jeannette Pasaremos de usted Tío, se lo Se lo digo así de claro.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:30 AM  |
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| Georges Brassens -Le bistrot- |
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Le bistrot Georges Brassens (1921-1981)
Dans un coin pourri Du pauvre Paris, Sur un' place, L'est un vieux bistrot Tenu pas un gros Dégueulasse.
Si t'as le bec fin, S'il te faut du vin D' premièr' classe, Va boire à Passy, Le nectar d'ici Te dépasse.
Mais si t'as l' gosier Qu'une armur' d'acier Matelasse, Goûte à ce velours, Ce petit bleu lourd De menaces.
Tu trouveras là La fin' fleur de la Populace, Tous les marmiteux, Les calamiteux, De la place.
Qui viennent en rang, Comme les harengs, Voir en face La bell' du bistrot, La femme à ce gros Dégueulasse.
Que je boive à fond L'eau de tout's les fon- tain's Wallace, Si, dès aujourd'hui, Tu n'es pas séduit Par la grâce.
De cett' joli' fé' Qui, d'un bouge, a fait Un palace. Avec ses appas, Du haut jusqu'en bas, Bien en place.
Ces trésors exquis, Qui les embrass', qui Les enlace ? Vraiment, c'en est trop ! Tout ça pour ce gros Dégueulasse !
C'est injuste et fou, Mais que voulez-vous Qu'on y fasse ? L'amour se fait vieux, Il a plus les yeux Bien en face.
Si tu fais ta cour, Tâch' que tes discours Ne l'agacent. Sois poli, mon gars, Pas de geste ou ga- re à la casse.
Car sa main qui claqu', Punit d'un flic-flac Les audaces. Certes, il n'est pas né Qui mettra le nez Dans sa tasse.
Pas né, le chanceux Qui dégèl'ra ce Bloc de glace. Qui fera dans l' dos Les corne' à ce gros Dégueulasse.
Dans un coin pourri Du pauvre Paris, Sur un' place, Une espèc' de fé', D'un vieux bouge, a fait Un palace.
El mesón
En un asqueroso rincón Del París pobre, En una plaza, Hay un viejo mesón Regentado por un gordo asqueroso.
Si tienes el paladar fino, Si necesitas vino De primera clase, Vete a beber al Ritz El néctar de aquí Te queda grande.
Pero si tienes el gaznate A prueba De bombas, Prueba esta delicia Este tintorro De garrafón.
Allí encontrarás A la flor y nata Del populacho A todos los gorrones, A todos los desgraciados, De la plaza
Que vienen en masa Como los arenques Para ver de cerca A la hermosa del mesón La mujer de ese gordo Asqueroso.
Que me beba hasta el fondo El agua de todas las fuentes De la Granja de San Ildefonso Si desde hoy No caes seducido Por la gracia
De esta bonita hada Que de un tugurio ha hecho Un palacio. Con sus encantos Desde arriba hasta abajo Muy bien puestos.
Esos exquisitos tesoros ¿Quién los besa, quién los abraza? Verdaderamente ¡esto es demasiado! Todo para ese gordo Asqueroso.
Es una locura, una injusticia Pero ¿Qué quiere usted Que le hagamos? El amor se hace viejo Y ya no tiene lo ojos En su sitio.
Si vas a cortejarla Trata que tus requiebros No la molesten. Se educado, muchacho, No te muevas o atente A las consecuencias.
Pues su mano, cuando da un revés, Le arrea un castañazo A los atrevidos. Verdad que no ha nacido El que meta la mano En esa olla.
No ha nacido el afortunado De derrita Es témpano de hielo. Quien le ponga Los cuernos a ese gordo Asqueroso.
En un asqueroso rincón Del París pobre, En una plaza, Una especie de hada De un viejo tugurio ha hecho Un palacio.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:20 AM  |
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| Georges Brassens -Embrasse les tous- |
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Embrasse les tous Georges Brassens (1921-1981)
Tu n'es pas de cell's qui meur'nt où ell's s'attachent, Tu frottes ta joue à toutes les moustaches, Faut s' lever de bon matin pour voir un ingénu Qui n' t'ait pas connu', Entré' libre à n'importe qui dans ta ronde, Cœur d'artichaut, tu donne' un' feuille à tout l' monde, Jamais, de mémoire d'homm', moulin n'avait été Autant fréquenté.
De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien, Embrasse-les tous, Dieu reconnaîtra le sien ! Passe-les tous par tes armes, Passe-les tous par tes charmes, Jusqu'à c' que l'un d'eux, les bras en croix, Tourne de l'œil dans tes bras, Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens, Embrasse-les tous, Dieu reconnaîtra le sien
Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive, Qu'à son cœur une plai' vive, Le plus touché d'entre nous Demande grâce à genoux.
En attendant le baiser qui fera mouche, Le baiser qu'on garde pour la bonne bouche, En attendant de trouver, parmi tous ces galants, Le vrai merle blanc, En attendant qu' le p'tit bonheur ne t'apporte Celui derrière qui tu condamneras ta porte En marquant dessus "Fermé jusqu'à la fin des jours Pour cause d'amour "...
De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien, Embrasse-les tous, Dieu reconnaîtra le sien ! Passe-les tous par tes armes, Passe-les tous par tes charmes, Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix, Tourne de l'œil dans tes bras, Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens, Embrasse-les tous, Dieu reconnaîtra le sien!
Alors toutes tes fredaines, Guilledous et prétentaines, Tes écarts, tes grands écarts, Te seront pardonnés, car Les fill's quand ça dit "je t'aime", C'est comme un second baptême, Ça leur donne un cœur tout neuf, Comme au sortir de son œuf.
Bésalos a todos
Tu no eres de las que mueren allí donde se atan, Tu rozas tus mejillas con todos los bigotes, Hay que levantarse muy temprano para ver a un ingenuo Que no te haya conocido. Entrada libre para todos en tu fonda, Corazón de alcachofa, tu das una hoja a cada uno, Jamás, que nadie recuerde, una casa había sido Tan frecuentada.
De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano Bésalos a todos. ¡Dios reconocerá el suyo! Pásalos a todos por tus armas, Pásalos a todos por tus encantos, Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz, Se desmaye en tus brazos. Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses Bésalos a todos Dios reconocerá al suyo
Hasta que nazca el amor, Que con una llaga en el corazón, El más colgado de nosotros Pida piedad de rodillas.
En espera del beso que dé en el blanco, El beso que se guarda para la boca esperada, En espera de encontrar, entre todos estos galanes, El verdadero mirlo blanco, En espera que un golpe de suerte te traiga Aquel detrás de quien cerrarás tu puerta Poniendo encima “Cerrado hasta la eternidad A causa del amor...”
De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano Bésalos a todos. ¡Dios reconocerá el suyo! Pásalos a todos por tus armas, Pásalos a todos por tus encantos, Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz, Se desmaye en tus brazos. Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses Bésalos a todos Dios reconocerá al suyo
Entonces todas tus calaveradas, Deslices y andadas Tus descarríos, tus grandes descarríos, Te serán perdonados, pues Cuando una niña dice “te quiero” Es como un segundo bautizo, Eso da un corazón completamente nuevo Como al salir del huevo.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:10 AM  |
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| Georges Brassens -La ballade des cimetières- |
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La ballade des cimetières Georges Brassens (1921-1981)
J'ai des tombeaux en abondance Des sépultur's à discrétion Dans tout cim'tièr' d'quelque importance J'ai ma petite concession De l'humble tertre au mausolée Avec toujours quelqu'un dedans J'ai des p'tit's boss's plein les allées Et je suis triste, cependant...
Car je n'en ai pas, et ça m'agace Et ça défrise mon blason
Au cimetièr' du Montparnasse A quatre pas de ma maison
J'en possède au Père-Lachaise A Bagneux, à Thiais, à Pantin Et jusque, ne vous en déplaise Au fond du cimetièr' marin A la vill' comme à la campagne Partout où l'on peut faire un trou J'ai mêm' des tombeaux en Espagne Qu'on me jalouse peu ou prou...
Mais j'n'en ai pas la moindre trace Le plus humble petit soupçon Au cimetièr' du Montparnasse A quatre pas de ma maison
Le jour des morts, je cours, je vole Je vais infatigablement De nécropole en nécropole De pierr' tombale en monument On m'entrevoit sous un' couronne D'immortelles à Champerret Un peu plus tard, c'est à Charonne Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...
Mais, seul, un fourbe aura l'audace De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon Du cimetièr' du Montparnasse A quatre pas de sa maison"
Devant l'château d'ma grand-tante La marquise de Carabas Ma saint' famille languit d'attente "Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?" L'un veut son or, l'autre veut ses meubles Qui ses bijoux, qui ses bib'lots Qui ses forêts, qui ses immeubles Qui ses tapis, qui ses tableaux...
Moi je n'implore qu'une grâce C'est qu'ell' pass' la morte-saison Au cimetièr' du Montparnasse A quatre pas de ma maison
Ainsi chantait, la mort dans l'âme Un jeune homm' de bonne tenue En train de ranimer la flamme Du soldat qui lui était connu Or, il advint qu'le ciel eut marr' de L'entendre parler d'ses caveaux Et Dieu fit signe à la camarde De l'expédier rue Froidevaux...
Mais les croqu'-morts, qui étaient de Chartres Funeste erreur de livraison Menèr'nt sa dépouille à Montmartre De l'autr' côté de sa maison
La balada de los cementerios
Tengo tumbas en abundancia Sepulturas a discreción, En todos los cementerios de cierta relevancia Tengo mi pequeña concesión Desde el humilde túmulo hasta el mausoleo Siempre con alguien dentro Tengo las avenidas llenas de montículos, Y estoy triste, sin embargo...
Pues no tengo, y eso me irrita Y eso deshonra mi apellido
En el cementerio de Montparnasse A cuatro pasos de mi casa
Tengo en el Pére-Lachaise En Bagneux, en Thiais, en Pantin E incluso, aunque le pese, En el fondo del cementerio marino ,En la ciudad como en el campo En cualquier sitio donde se pueda hacer un agujero, Tengo, incluso, tumbas en España Que me envidien un poco...
Pero no tengo ni la más mínima huella, Ni la más humilde sospecha En el cementerio de Montparnasse A cuatro pasos de mi casa
El día de difuntos, corro, vuelo Voy infatigablemente De necrópolis en necrópolis De lápida en monumento Se me ve bajo una corona De siemprevivas en Champerret Y un poco después, es en Charonne Donde se me ve bajo un ciprés...
Pero, sólo un bribón tendrá la audacia De decir: “Lo vi cerca Del cementerio de Montparnasse A cuatro pasos de su casa”.
Delante del castillo de mi tía abuela La marquesa de Carabas Mi santa familia languidece esperando “¿Morirá o no morirá?” El uno quiere su oro, el otro quiere sus muebles Este sus joyas, este sus baratijas, Este sus bosques, este sus inmuebles Este sus tapices, este sus cuadros...
Yo sólo pido una gracia Que ella pase la otra vida En el cementerio de Montparnasse A cuatro pasos de mi casa
Así cantaba, muy afligido, Un joven de buen aspecto Reavivando la hoguera Del soldado que le era conocido. Pero, sucedió que el cielo se hartó De oirlo hablar de sus tumbas Y Dios le hizo una señal a la Muerte Para que lo mandase a la calle Froidevaux...
Pero los enterradores, que eran de Chartres, Funesto error en la entrega, Llevaron sus despojos a Montmartre Al otro lado de su casa.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 4:00 AM  |
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| Georges Brassens -Pénélope- |
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Pénélope Georges Brassens (1921-1981)
Toi l'épouse modèle Le grillon du foyer Toi qui n'a point d'accrocs Dans ta robe de mariée Toi l'intraitable Pénélope En suivant ton petit Bonhomme de bonheur Ne berces-tu jamais En tout bien tout honneur De jolies pensées interlopes De jolies pensées interlopes...
Derrière tes rideaux Dans ton juste milieu En attendant l'retour D'un Ulysse de banlieue Penchée sur tes travaux de toile Les soirs de vague à l'âme Et de mélancolie N'as tu jamais en rêve Au ciel d'un autre lit Compté de nouvelles étoiles Compté de nouvelles étoiles...
N'as-tu jamais encore Appelé de tes vœux L'amourette qui passe Qui vous prend aux cheveux Qui vous compte des bagatelles Qui met la marguerite Au jardin potager La pomme défendue Aux branches du verger Et le désordre à vos dentelles Et le désordre à vos dentelles...
N'as-tu jamais souhaité De revoir en chemin Cet ange, ce démon Qui son arc à la main Décoche des flèches malignes Qui rend leur chair de femme Aux plus froides statues Les bascul' de leur socle Bouscule leur vertu Arrache leur feuille de vigne Arrache leur feuille de vigne...
N'aie crainte que le ciel Ne t'en tienne rigueur Il n'y a vraiment pas là De quoi fouetter un cœur Qui bat la campagne et galope C'est la faute commune Et le péché vénie C'est la face cachée De la lune de miel Et la rançon de Pénélope Et la rançon de Pénélope...
Penélope
Tú, la esposa modelo, El alma de la casa Tú, que no tienes manchas En tu vestido de novia Tú, la intratable Penélope; Al seguir al hombre Que te hace feliz ¿Nunca has tenido, a pesar de toda tu felicidad, algunos dulces pensamientos prohibidos algunos dulces pensamientos prohibidos...?
Tras de tus cortinas, Estando en tu sitio, Al esperar el regreso De un Ulises de barriada Volcada en tus trabajos de costura Las tardes de nostalgia Y de melancolía ¿Nunca has, en sueños, En el cielo de otra cama Contado nuevas estrellas, Contado nuevas estrellas...?
¿Tampoco has deseado con todas tus ganas al amor que pasa, que te arrastra, que te cuenta tonterías que pone una margarita en el huerto,la manzana prohibida en las ramas del vergel y el desorden en tus delantalesy el desorden en tus delantales...?
¿Nunca has deseado de volver a encontrarte en el camino a ese ángel, ese demonio que con su arco en la mano lanza flechas malvadas, que devuelve su carne de mujer a las más frías estatuas, las agita en su pedestal empuja su virtud arranca su hoja de viña, arranca su hoja de viña...?
No temas que el cielo Sea riguroso por eso. En verdad no hay por qué Perseguir a un corazón Que galopa desbocado. Es la falta común Y el pecado venial Es la cara oculta De la luna de miel Y el precio del rescate de Penélope Y el precio del rescate de Penélope...
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:50 AM  |
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| Georges Brassens -L'orage- |
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L'orage Georges Brassens (1921-1981)
Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents Le bel azur me met en rage Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr' Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter Il me tomba d'un ciel d'orage
Par un soir de novembre, à cheval sur les toits Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois Allumait ses feux d'artifice Bondissant de sa couche en costume de nuit Ma voisine affolée vint cogner à mon huis En réclamant mes bons offices
"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié Mon époux vient d'partir faire son dur métier Pauvre malheureux mercenaire Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps Pour la bonne raison qu'il est représentant D'un' maison de paratonnerres "
En bénissant le nom de Benjamin Franklin Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins Et puis l'amour a fait le reste Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison Que n'en as-tu planté sur ta propre maison? Erreur on ne peut plus funeste
Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur Et recouvré tout son courage Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie Rendez-vous au prochain orage
A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux J'ai consacré mon temps à contempler les cieux A regarder passer les nues A guetter les stratus, à lorgner les nimbus A faire les yeux doux aux moindres cumulus Mais elle n'est pas revenue
Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer Qu'il était dev'nu millionnaire Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus Des pays imbécil's où jamais il ne pleut Où l'on ne sait rien du tonnerre
Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps Auxquels on a t'nu tête ensemble Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin D'un' petit' fleur qui lui ressemble
La tormenta
Habladme de la lluvia y no del buen tiempo El buen tiempo me disgusta y me hace rechinar los dientes El azul del cielo me pone furioso Pues el amor más grande que he tenido aquí en la tierra Se lo debo al mal tiempo, se lo debo a Júpiter Me cayó de un cielo tormentoso.
Una noche de noviembre, a caballo sobre los tejados Un señor trueno, con un ruido de mil demonios Encendía sus fuegos de artificio, Saltando de su cama en camisón Mi vecina enloqucida vino a llamar a mi puerta Solicitando mis buenos quehaceres
“Estoy sola y tengo miedo, ábrame, por favor, mi esposo acaba de irse a realizar su dura tarea pobre mercenario desafortunado obligado a dormir fuera cuando hace mal tiempo por la simple razón de que es representante de una casa de pararrayos”
Bendiciendo el nombre de Benjamín Franklin La puse en sitio seguro entre mis brazos cariñosos Y luego el amor hizo el resto. Tú que siembras pararrayos por doquier ¿Que no has puesto uno en tu propia casa? Error no lo hay más funesto.
Cuando Júpiter fue a hacerse oir en otra parte La guapa, habiendo por fin conjurado su temor Y habiendo recobrado todo su coraje Volvió a su casa para secar a su marido Dándome cita para los días de intemperie Cita en la próxima tormenta.
A partir de ese día ya no he bajado la mirada He consabrado mis días a contemplar los cielos A mirar pasar las nubes A acechar los estratos, a vigilar los nimbos A rogarle a los menores cúmulos, Pero ella no ha vuelto.
Su buen marido había hecho tantos negocios Vendido tantas puntitas de hierro aquella noche Que se convirtión en millonario Y se la llevó hacía cielos siempre azules Hacia países tontos donde nunca llueve Donde no se sabe nada de los truenos.
Dios quiera que mi queja vaya, corriendo corriendo A hablarde de la lluvia, a hablarle del mal tiempo En el que estuvimos juntos A contarle que cierto rayo asesino En el centro de mi corazón a dejado el dibujo De una florecilla que se le parece.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:40 AM  |
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| Georges Brassens -Le mécréant- |
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Le mécréant Georges Brassens (1921-1981)
Est-il en notre temps rien de plus odieux De plus désespérant, que de n'pas croire en Dieu ?
J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier Qui est heureux comme un pape et con comme un panier
Mon voisin du dessus, un certain Blais' Pascal M'a gentiment donné ce conseil amical
" Mettez-vous à genoux, priez et implorez Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez "
J'me mis à débiter, les rotules à terr' Tous les Ave Maria, tous les Pater Noster
Dans les rues, les cafés, les trains, les autobus Tous les de profundis, tous les morpionibus
Sur ces entrefait's-là, trouvant dans les orties Un' soutane à ma taill', je m'en suis travesti
Et, tonsuré de frais, ma guitare à la main Vers la foi salvatric' je me mis en chemin
J'tombai sur un boisseau d'punais's de sacristie Me prenant pour un autre, en chœur, elles m'ont dit
" Mon pèr', chantez-nous donc quelque refrain sacré Quelque sainte chanson dont vous avez l'secret "
Grattant avec ferveur les cordes sous mes doigts J'entonnai "le Gorille" avec "Putain de toi"
Criant à l'imposteur, au traître, au papelard Ell's veul'nt me fair' subir le supplic' d'Abélard
Je vais grossir les rangs des muets du sérail Les bell's ne viendront plus se pendre à mon poitrail
Grâce à ma voix coupée j'aurai la plac' de choix Au milieu des petits chanteurs à la croix d'bois
Attirée par le bruit, un' dam' de Charité Leur dit : " Que faites-vous ? Malheureus's arrêtez
Y a tant d'homm's aujourd'hui qui ont un penchant pervers A prendre obstinément Cupidon à l'envers
Tant d'hommes dépourvus de leurs virils appas A ceux qu'en ont encor' ne les enlevons pas "
Ces arguments massue firent un' grosse impression On me laissa partir avec des ovations
Mais, su'l'chemin du ciel, je n'ferai plus un pas La foi viendra d'ell'-même ou ell' ne viendra pas
Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus Y a déjà quelque temps que je ne vole plus
Si l'Eternel existe, en fin de compte, il voit Qu'je m'conduis guèr' plus mal que si j'avais la foi
El ateo
¿Hay algo, en nuestro tiempo, más odioso, más desesperante que no creer en Dios?
Yo quisiera tener fe, la fe de mi carbonero Que es feliz como el papa y más tonto que panete.
Mi vecino de arriba, una especie de Blaise Pascal Me ha dado, gentilmente, este consejo de amigo
“Póngase de rodillas, ruege e implore haga como que cree y muy pronto usted creerá
”Me puse a recitar, las rodillas en tierra, Todos los Ave María, todos los Padrenuestros
En las calles, los cafés, los trenes, los autobuses Todos los de profundis, tous le morpionibus
En esto, encontrado entre las ortigas Una sotana de mi talla, me vestí con ella
Y con un tonsurado al momento, guitarra en mano Hacia la fe salvadora me puse en camino
Topé con unas cuantas beatonas, y tomándome por otro, en coro, me han dicho:
“Padre, cántenos algunas canciones sagradas, alguna santa canción de las que usted conoce”.
Arañando con fervor las cuerdas con mis dedos Entoné “El Gorila” y “So Puta”.
Gritando al impostor, al traidor, al santurrón, Quisieron hacerme sufrir el suplicio de Abelardo.
Voy a engordar la filas de los mudos del serrallo Las chicas no vendrán ya a colgarse de mi cuello.
Gracia a mi voz castrada, tendré un lugar de privilegio Entre los pequeños cantores del coro.
Atraída por el ruido, una dama de la Caridad Les dijo: “¿Qué hacéis? ¡Desgraciadas, deteneos!
Hay tantos hombres hoy día que tienen una inclinación perversa A tomar obstinadamente Cupido al revés
Tantos hombres desprovistos de sus encantos viriles; “A estos que los tienen aún no se los quitemos!”
Estos argumentos contundentes causaron gran impresión Me dejarón ir entre ovaciones
Pero, por el camino del cielo, ya no daré un paso más La Fe vendrá por ella sola o no vendrá
Nunca he matado, tampoco he violado Y hace ya algún tiempo que no robo
Si el Padre Eterno existe, a fin de cuentas, el ve Que no me comporto peor que si fuera un creyente.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:30 AM  |
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| Georges Brassens -Le verger du roi Louis- |
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Le verger du roi Louis Georges Brassens (1921-1981)
Paroles: Théodore de Banville
Sur ses larges bras étendus, La forêt où s'éveille Flore, A des chapelets de pendus Que le matin caresse et dore. Ce bois sombre, où le chêne arbore Des grappes de fruits inouïs Même chez le Turc et le More, C'est le verger du roi Louis.
Tous ces pauvres gens morfondus, Roulant des pensers qu'on ignore, Dans des tourbillons éperdus Voltigent, palpitants encore. Le soleil levant les dévore. Regardez-les, cieux éblouis, Danser dans les feux de l'aurore. C'est le verger du roi Louis.
Ces pendus, du diable entendus, Appellent des pendus encore. Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus, Où semble luire un météore, La rosée en l'air s'évapore, Un essaim d'oiseaux réjouis Par-dessus leur tête picore. C'est le verger du roi Louis.
Prince, il est un bois que décore Un tas de pendus enfouis Dans le doux feuillage sonore. C'est le verger du toi Louis!
El jardín del rey Luis
En sus largas ramas extendidas El bosque donde se despierta Flora, Tiene ristras de ahorcados Que la mañana acaricia y dora. Este bosque sombrío, donde la encina enarbola Racimos de frutos inauditos, Incluso entre los Turcos y los Moros, Es el jardín del rey Luis.
Toda esa pobre gente atormentada, Rumiando pensamientos que ignoramos, En torbellinos, fuera de sí, giran, palpitando aún. El sol que se levanta los devora. Miradlos, cielos deslumbrados, Bailar en el fuego de la aurora. Es el jardín del rey Luis.
Estos ahorcados, oídos por el diablo, Llaman a más ahorcados aún. Mientras que en el cielo, raso de azul, Donde parece brillar un meteoro El rocío se evapora en el aire Un enjambre de pájaros gozosos Les picotean encima de la cabeza. Es le jardín del rey Luis.
Principe, hay un bosque decorado Por un montón de ahorcados hundidos En el dulce follaje sonoro. ¡Es el bosque del rey Luis!
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:20 AM  |
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| Georges Brassens -Le temps passé- |
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Le temps passé Georges Brassens (1921-1981)
Dans les comptes d'apothicaire Vingt ans, c'est un' somm' de bonheur Mes vingt ans sont morts à la guerre De l'autr' côté du champ d'honneur Si j'connus un temps de chien, certes C'est bien le temps de mes vingt ans Cependant, je pleure sa perte Il est mort, c'était le bon temps
Il est toujours joli, le temps passé Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés Les morts sont tous des braves types
Dans ta petit' mémoire de lièvre Bécassine, il t'est souvenu De notre amour du coin des lèvres Amour nul et non avenu Amour d'un sou qui n'allait, certes Guèr' plus loin que le bout d'son lit Cependant, nous pleurons sa perte Il est mort, il est embelli
Il est toujours joli, le temps passé Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés Les morts sont tous des braves types
J'ai mis ma tenue la plus sombre Et mon masque d'enterrement Pour conduire au royaum' des ombres Un paquet de vieux ossements La terr' n'a jamais produit, certes De canaille plus consommée Cependant, nous pleurons sa perte Elle est morte, elle est embaumée
Il est toujours joli, le temps passé Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés Les morts sont tous des braves types
El tiempo pasado
En las historias de boticarios Los veinte años son el colmo de la felicidad Mis veinte años murieron en la guerra Al otro lado del campo de honor. Si he conocido un tiempo de perros, con seguridad Fue el de mis veinte años. Sin embargo, lloro su pérdida, Ya ha muerto, y fue un tiempo feliz.
Siempre es bonito, el tiempo pasado Una vez que se rompió la baraja. Perdonamos a todos los que nos han ofendido Los muertos son todos muy buena gente.
Con tu mala memoria Becassine, te acuerdas De nuestro amor de labios para fuera Amor inexistente. Amor de cuatro perras que no llegaba Más allá del borde de la cama. Sin embargo, lloramos su perdida, Ha muerto y ha embellecido.
Siempre es bonito, el tiempo pasado Una vez que se rompió la baraja. Perdonamos a todos los que nos han ofendido Los muertos son todos muy buena gente.
Me he puesto el luto más riguroso Y mi máscara de los entierros Para conducir al reino de las sombras Un paquete de huesos viejos. La tierra no ha producido jamás, con seguridad Canalla más consumado, Sin embargo, lloramos su perdida Ella ha muerto, y está embalsamado.
Siempre es bonito, el tiempo pasado Una vez que se rompió la baraja. Perdonamos a todos los que nos han ofendido Los muertos son todos muy buena gente.
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:10 AM  |
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| Georges Brassens -La fille à cent sous- |
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La fille à cent sous Georges Brassens (1921-1981)
Du temps que je vivais dans le troisièm' dessous Ivrogne, immonde, infâme Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc' de cent sous M'avait vendu sa femme
Quand je l'eus mise au lit, quand j'voulus l'étrenner Quand j'fis voler sa jupe Il m'apparut alors qu'j'avais été berné Dans un marché de dupe
" Remball' tes os, ma mie, et garde tes appas Tu es bien trop maigrelette Je suis un bon vivant, ça n'me concerne pas D'étreindre des squelettes
Retourne à ton mari, qu'il garde les cent sous J'n'en fais pas une affaire " Mais ell' me répondit, le regard en dessous " C'est vous que je préfère
J'suis pas bien gross', fit-ell', d'une voix qui se noue Mais ce n'est pas ma faute " Alors, moi, tout ému, j'la pris sur mes genoux Pour lui compter les côtes
" Toi qu'j'ai payé cent sous, dis-moi quel est ton nom Ton p'tit nom de baptême ? - Je m'appelle Ninette. - Eh bien, pauvre Ninon Console-toi, je t'aime "
Et ce brave sac d'os dont j'n'avais pas voulu Même pour une thune M'est entré dans le cœur et n'en sortirait plus Pour toute une fortune
Du temps que je vivais dans le troisièm' dessous Ivrogne, immonde, infâme Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc' de cent sous M'avait vendu sa femme.
La chica de los diez céntimos
En el tiempo en que yo vivía en el tercer sótano Borracho, inmundo, infame, Uno, más asqueroso que yo, a cambio de un billete de diez euros Me vendió a su mujer.
Cuando la puse en la cama, cuando quise estrenarla, Cuando le arrebaté su falda Me pareció, entonces, que había sido engañado En un mercadillo de tontos.
“Recoge tus huesos, amiga, y guarda tus encantos eres demasiado delgaducha, Yo soy un sibarita y no tengo por costumbre Abrazar a los esqueletos.
Vuélvete con tu marido, que se quede con los diez euros, No he hecho un buen negocio”. Pero ella me respondió, con la mirada baja“ Es a ti a quien prefiero
no estoy muy gorda” dijo, con una voz que se ahogaba “pero no es culpa mía”. Entonces, yo, emocionado, la senté en mis rodillas Para contarle las costillas“
Tú, por quién pagué, diez euros, dime, ¿cuál es tu nombre, tu nombre de pila? - Me llamo Ninette. – Y bien, pobre Ninon Consolate, que te quiero”.
Y ese bravo saco de huesos que yo no hubiese querido Ni por una millonada Me entró en el corazón y no saldrá más Ni por toda una fortuna.
En el tiempo en que yo vivía en el tercer sótano Borracho, inmundo, infame, Uno, más asqueroso que yo, a cambio de un billete de diez euros Me vendió a su mujer
Versión de JesusLibellés : Georges Brassens |
posted by Alfil @ 3:00 AM  |
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