Poemas en Francés





TRADUTTORE TRADITORE

Acerca de
Poemas en Francés es un blog que pretende acercar poemas de lengua francesa al castellano
Frases
"Por principio, toda traducción es buena. En cualquier caso, pasa con ellas lo que con las mujeres: de alguna manera son necesarias, aunque no todas son perfectas"

Augusto Monterroso

-La palabra mágica-

"Es imposible traducir la poesía. ¿Acaso se puede traducir la música?"

Voltaire

"La traducción destroza el espíritu del idioma"

Federico Garcí­a Lorca
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Georges Brassens (I)
jeudi, octobre 12, 2000
Este material ha sido extraído de la página sobre Brassens en español.
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Georges Brassens -La mauvaise réputation-
La mauvaise réputation
Georges Brassens (1921-1981)

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.


La mala reputación

En mi pueblo sin pretensión
tengo mala reputación,
haga lo que haga es igual
¡me toman por un no sé qué!
Yo no hago sin embargo daño a nadie
siguiendo mi camino de buen hombre.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
Todo el mundo me maldice,
salvo los mudos, es natural.

El Catorce de Julio
yo me quedo en mi cama blandita.
La música que marca el paso,
me trae sin cuidado.
Yo no le hago sin embargo daño a nadie,
al no oir los clarines que suenan.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
todo el mundo me señala con el dedo
salvo los mancos, es natural.

Cuando me cruzo con un ladrón desgraciado
perseguido por un destripaterrones,
Pongo la pierna y porqué callarlo,
el destripaterrones se va al suelo,
Yo no hago sin embargo daño a nadie
dejando correr los ladrones de manzanas.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
todo el mundo se abalanza sobre mí,
salvo los cojos, es natural.

No hace falta ser Jeremías,
para adivinar la suerte que me está destinada,
si ellos encuentran una cuerda que les plazca,
me la echarán al cuello.
Yo no hago sin embargo daño a nadie
al seguir los caminos que no llevan a Roma.
Pero a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo.
No a las buenas gentes no les gusta que
se siga un camino distinto al suyo,
Todo el mundo vendrá a verme ahorcado,
salvo los ciegos, es natural.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le fossoyeur-
Le fossoyeur
Georges Brassens (1921-1981)

Dieu sait qu'je n'ai pas le fond méchant
Je ne souhait' jamais la mort des gens
Mais si l'on ne mourait plus
J'crèv'rais de faim sur mon talus

J'suis un pauvre fossoyeur

Les vivants croient qu'je n'ai pas d'remords
A gagner mon pain sur l'dos des morts
Mais ça m'tracasse et d'ailleurs
J'les enterre à contrecœur

J'suis un pauvre fossoyeur

Et plus j'lâch' la bride à mon émoi
Et plus les copains s'amus'nt de moi
Y m'dis'nt: " Mon vieux, par moments
T'as un' figur' d'enterr'ment"

J'suis un pauvre fossoyeur

J'ai beau m'dir' que rien n'est éternel
J'peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens
A prendr' la mort comme ell' vient

J'suis un pauvre fossoyeur

Ni vu ni connu, brav' mort adieu !
Si du fond d'la terre on voit l'Bon Dieu
Dis-lui l'mal que m'a coûté
La dernière pelletée

J'suis un pauvre fossoyeur


El enterrador

Dios sabe que no soy malo por naturaleza
no le deseo jamás la muerte a nadie
pero si la gente no muriese
yo moriría de hambre en un rincón

Yo soy un pobre enterrador

Los vivos creen que no tengo remordimientos
ganando mi pan a costa de los muertos
pero eso me inquieta y además
los entierro a disgusto

Yo soy un pobre enterrador

Y mientras más suelto la rienda de mis emociones
más se burlan los amigos de mí
diciéndome: “Amigo, a veces
Tienes pinta de estar en un entierro”.

Yo soy un pobre enterrador

Por mucho que me diga que nada es eterno
yo no puedo encontrar nada de esto natural
y nunca me acostumbro
a tomar la muerte tal como llega.

Yo soy un pobre enterrador

Aunque nunca te vi ni te conocí, ¡adiós buen muerto!
Si desde el fondo de la tierra se ve al Buen Dios
Dile lo mucho que me ha costado
La última palada.

Yo soy un pobre enterrador.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le gorille-
Le gorille
Georges Brassens (1921-1981)

C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...

Un jour la porte de la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait du la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère!
Gare au gorille !...

L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...

Celles là même qui, naguère,
Le couvaient d'un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...

Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...

"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...

Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatres jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix!
Gare au gorille !...

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...


El gorila

Es a través de las anchas rejas
que las hembras del pueblo
contemplaban un potente gorila,
sin preocuparse del qué dirán.
Con impudor, estas comadres
miraban incluso un lugar preciso
que, rigurosamente, mi madre
me ha prohibido nombrar aquí...
¡Cuidado con el gorila!...

Un día la puerta de la prisión bien cerrada
donde vivía el bello animal
se abre, no se sabe porqué. Yo supongo
que se debía de haber cerrado mal.
El simio, al salir de su jaula
Dice “¡Hoy es cuando la voy a perder!”
Él hablaba de su virginidad,
lo habréis adivinado, ¡espero!
¡Cuidado con el gorila!...

El encargado del zoo
gritaba, fuera de sí: “¡Dios mío,
es terrible, pues el gorila
nunca ha conocido hembra!”
Desde que la ralea femenina
supo que el simio era virgen,
en lugar de aprovechar la ocasión,
corría que volaban!
¡Cuidado con el gorila!...

Las que incluso, hacía un momento,
se lo comían con los ojos,
huyeron, probando que apenas eran
consecuente con sus ideas;
Tanto más vano era su temor,
cuanto que el gorila es un cachondo
superior al hombre en los abrazos,
¡Muchas mujeres os lo dirán!
¡Cuidado con el gorila!...

Todo el mundo corre que se las pela
fuera del alcance del simio en celo,
salvo una vieja decrépita
y un joven juez bruto como un tarugo;
viendo que todas se ocultan,
el cuadrumano aceleró
sus vaivenes hacia las ropas
de la vieja y del magistrado!
¡Cuidado con el gorila!...

“Bah! suspiraba la centenaria,
que puedan aún desearme
sería extraordinario,
y, a decir verdad, inesperado!”;
El juez pensaba, impasible,
“Que me tomen por una gorila,
es completamente imposible...”
Lo que pasó a continuación le demostró que no!
¡Cuidado con el gorila!...

Suponed que uno de vosotros estuviese,
como el simio, obligado a
violar un juez o un vejestorio,
¿Cuál elegiríais de los dos?
Si una alternativa parecida,
cualquier día de estos, me tocase en suerte,
es, estoy convencido, a la vieja
a quien yo elegiría.
¡Cuidado con el gorila!...

Pero por desgracia, si el gorila
en el juego del amor vale su precio en oro,
se sabe que, por el contrario, no brilla
ni por el gusto, ni por la inteligencia.
Así, en lugar de optar por la vieja,
como lo hubiese hecho cualquiera,
cogió al juez por la oreja
y lo arrastró hasta un matorral!
¡Cuidado con el gorila!...

Lo que sigue es delectable;
desgraciadamente, no puedo
contarlo y es una lástima
pues nos hubiese hecho reir un poco:
pues el juez, en el momento supremo,
gritaba: “Mamá!”, lloraba mucho,
como el hombre al cual, ese mismo día,
le había hecho cortar el cuello.
Cuidado con el gorila!...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le petit cheval-
Le petit cheval
Georges Brassens (1921-1981)

Le petit cheval dans le mauvais temps
Qu'il avait donc du courage
C'était un petit cheval blanc
Tous derrière et lui devant

Il n'y avait jamais de beau temps
Dans ce pauvre paysage
Il n'y avait jamais de printemps
Ni derrière ni devant

Mais toujours il était content
Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs
Tous derrière et lui devant

Sa voiture allait poursuivant
Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content
Tous derrière et lui devant

Mais un jour, dans le mauvais temps
Un jour qu'il était si sage
Il est mort par un éclair blanc
Tous derrière et lui devant

Il est mort sans voir le beau temps
Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps
Ni derrière ni devant


El caballito

El caballito en el mal tiempo
qué coraje tenía,
era un caballito blanco
Todos detrás y él delante.

Nunca había buen tiempo
en este pobre paisaje
Nunca había primavera
ni detrás ni delante.

Pero siempre estaba contento
llevando a los niños del pueblo
a través de la lluvia negra de los campos
todos detrás y él delante.

Su carro iba persiguiendo
su pequeña cola salvaje
Era entonces cuando estaba contento
todos detrás y él delante.

Pero un día, en el mal tiempo,
un día en que hacía tan bien su trabajo,
murió a causa de un relámpago blanco
todos detrás y él delante

Murió sin ver el buen tiempo
pero qué coraje tenía
murió sin ver la primavera
ni detrás ni delante.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Ballade des dames du temps jadis-
Ballade des dames du temps jadis
Georges Brassens (1921-1981)


Dites moy ou, n'en quel pays
Est Flora la belle Romaine,
Archipiades, né Thaïs
Qui fut sa cousine germaine,
Echo parlant quand bruyt on maine
Dessus rivière ou sus estan
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qui beaulté ot trop plus qu'humaine.
Mais ou sont les neiges d'antan?

Ou est très sage Hélloïs,
Pour qui chastré fut et puis moyne
Pierre Esbaillart a Saint Denis?
Pour son amour ot ceste essoyne.
Semblablement, ou est royne
Qui commanda que buridan
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?
Fut geté en ung sac en Saine?
Mais ou sont les neiges d'antan?

La royne blanche comme lis
Qui chantoit a voix de seraine,
Berte au grand pié, Bietris, Alis
Haremburgis qui tient le Maine,
Et Jehanne la bonne Lorraine
Qu'Englois brûlèrent a Rouen;
Où sont ils, ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?
Où sont ils ou Vierge souveraine?
Mais où sont les neiges d'antan?

Prince, n'enquérez de sepmaine
Ou elles sont, ne de cest an,
Qu'a ce refrain ne vous remaine:
Mais ou sont les neiges d'antan?
Qu'a ce refrain en vous remaine;
Mais ou sont les neiges d'antan?


Balada de las damas de antaño

Decidme ¿dónde, en qué país,
Está Flora la bella romana,
Arquipíades llamada Thaís
Que de la otra fue prima hermana;
Eco hablando cuando ruido se hace
En los arroyos o en los estanques,
Que belleza tuvo mucho más que humana?
¿Dónde están las nieves del año pasado?

¿Dónde está la muy sabia Heloísa
por la que fue castrado y fue monje
Pedro Esbaillart en San Dionisio
Que por amor sufrió aquel escarnio?
¿Dónde está también esa reina,
La que ordenó que a Buridán
En un saco lo echasen al Sena?
¿Dónde están las nieves del año pasado?

La reina Blanca como un lirio
Que cantaba con voz de sirena
Berta y sus grandes pies, Alís y Bietrís,
Aremburgís que gobernó en Maine,
Y Juana la buena lorena
Que ingleses quemaron en Ruán;
¿Dónde, dónde están, Virgen soberana,
Dónde están las nieves del año pasado?

Príncipe, no habrá semana ni habrá año
Si preguntáis adónde fueron
Que este estribillo yo no os traiga a cuento:
¿Dónde están las nieves del año pasado?

Versión de Miguel Frontán

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Georges Brassens -Hecatombe-
Hécatombe
Georges Brassens (1921-1981)


Au marché de Briv'-la-Gaillarde
A propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture
Les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée

Or, sous tous les cieux sans vergogne
C'est un usag' bien établi
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout le monde se réconcilie.
Ces furies perdant tout' mesure
Se ruèrent sur les guignols
Et donnèrent, je vous l'assure,
Un spectacle assez croquignol

En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber,
Moi, j'bichais car je les adore
Sous la forme de macchabées
De la mansarde où je reside
J'exitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

Frénétiqu' l'un' d'elles attache
Le vieux maréchal des logis
Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
Mort aux lois, vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ses lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.

La plus grasse de ses femelles
Ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grand coup de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent
Et s'lon les avis compétents
Il paraît que cette hecatombe
Fut la plus bell' de tous les temps

Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies comme outrage ultime
En retournant à leurs oignons
Ces furies, à peine si j'ose
Le dire, tellement c'est bas
Leur auraient mêm' coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avait pas.
Leur auraient mêm' coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avait pas.


Hecatombe

En el mercado de Brive-la-Gaillarde
a propósito de un manojo de cebollas,
algunas decenas de buenas mozas
se tiraban un día del moño.
A pie, a caballo, en coche
los gendarmes, poco inspirados,
llegaron para intentar la aventura
de interrumpir la refriega.

Pero, bajo todos los cielos sin vergüenza
es una costumbre bien arraigada
que en cuanto se trata de vapulear a los polis
todo el mundo se reconcilia.
Esas furias fuera de control
se abalanzaban sobre los payasos
y dieron, os lo aseguro,
un espectáculo bastante rudo.

Viendo a estos bravos maderos,
que estaban a dos pasos de sucumbir,
Yo, yo estaba contento, pues yo los adoro
en forma de “fiambres”.
Desde la buhardilla donde resido
yo jaleaba los feroces brazos
de las arpías gendarmicidas
gritando: “Hip, hip, hip, hurra!”

Frenética, una de ellas agarra
al viejo mariscal de caballería
y le hizo gritar: “Muerte a los fachas,
mueran las leyes, viva la anarquía!”.
Otra, mete con rudeza
el cráneo de uno de esos zafios
entres sus gigantescas nalgas
que cierra como unas tenazas.

La más gorda de las hembras,
abriendo su enorme blusa,
golpea con grandes golpes de tetas
a los que se ponen a su alcance.
Y caen, caen, caen, caen.
Y según la opinión competente
parece que esta hecatombe
fue la más hermosa de todos los tiempos.

Juzgando finalmente que sus víctimas
habían recibido ya su buena ración de golpes,
estas furias, como último ultraje
volviendo a sus cebollas
estas furias, apenas si me atrevo
a decirlo, de tan bajuno como es,
les habrían incluso cortado sus partes:
por suerte, ellos no tenían.
les habrían incluso cortado sus partes:
por suerte, ellos no tenían.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 12:50 PM   0 comments
Georges Brassens -La chasse aux papillons-
La chasse aux papillons
Georges Brassens (1921-1981)

Un bon petit diable à la fleur de l'âge
La jambe légère et l'œil polisson
Et la bouche pleine de joyeux ramages
Allait à la chasse aux papillons

Comme il atteignait l'orée du village
Filant sa quenouille, il vit Cendrillon
Il lui dit : "Bonjour, que Dieu te ménage
J't'emmène à la chasse aux papillons"

Cendrillon ravie de quitter sa cage
Met sa robe neuve et ses botillons
Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais bocages
Ils vont à la chasse aux papillons

Il ne savait pas que sous les ombrages
Se cachait l'amour et son aiguillon
Et qu'il transperçait les cœurs de leur âge
Les cœurs des chasseurs de papillons

Quand il se fit tendre, elle lui dit : "J'présage
Qu'c'est pas dans les plis de mon cotillon
Ni dans l'échancrure de mon corsage
Qu'on va à la chasse aux papillons"

Sur sa bouche en feu qui criait : "Sois sage !"
Il posa sa bouche en guise de bâillon
Et c'fut l'plus charmant des remue-ménage
Qu'on ait vu d'mémoir' de papillon

Un volcan dans l'âme, ils r'vinrent au village
En se promettant d'aller des millions
Des milliards de fois, et mêm' davantage
Ensemble à la chasse aux papillons

Mais tant qu'ils s'aim'ront, tant que les nuages
Porteurs de chagrins, les épargneront
Il f'ra bon voler dans les frais bocages
Ils f'ront pas la chasse aux papillons


La caza de las mariposas

Un buen diablillo en la flor de la vida
ligero de piernas y los ojos traviesos
y la boca llena de alegres palabras
iba a la caza de las mariposas

Cuando llegaba a los límites del pueblo
hilando su rueca, vió a Cenicienta.
Le dijo:”Buenos días, que Dios esté contigo,
vente conmigo a cazar mariposas”.

Cenicienta encantada de dejar su jaula
se puso su vestido nuevo y sus botines
y cogidos del brazo, hacía los frescos boscajes
se van a cazar mariposas.

Él no sabía que bajo la umbría
se ocultaba el amor y su aguijón
el cual atraviesa los corazones de su edad
los corazones de los cazadores de mariposas.

Cuando él se puso tierno, ella le dijo: “Presiento
que no es en los pliegues de mi refajo
ni en el escote de mi blusa
donde se cazan las mariposas”.

Sobre su boca ardiente que gritaba: “¡Sé prudente!”
él puso su boca como una mordaza
y este fue el más encantador de los trajines
de los que se acuerden las mariposas.

Con un volcán en el alma, volvieron al pueblo
prometiéndose ir millones
miles de millones de veces, e incluso más
juntos a la caza de las mariposas.

Pero mientras que ellos se amen, mientras que las nubes
portadoras de penas los dejen en paz
Ellas podrán volar en los frescos boscajes
porque ellos no cazarán mariposas.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La parapluie-
Le parapluie
Georges Brassens (1921-1981)

Il pleuvait fort sur la grand-route
Ell' cheminait sans parapluie
J'en avais un, volé, sans doute
Le matin même à un ami
Courant alors à sa rescousse
Je lui propose un peu d'abri.
En séchant l'eau de sa frimousse
D'un air très doux, ell' m'a dit " oui "

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Chemin faisant, que ce fut tendre
D'ouïr à deux le chant joli
Que l'eau du ciel faisait entendre
Sur le toit de mon parapluie
J'aurais voulu, comme au déluge
Voir sans arrêt tomber la pluie
Pour la garder, sous mon refuge
Quarante jours, quarante nuits

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi

Mais bêtement, même en orage
Les routes vont vers des pays
Bientôt le sien fit un barrage
A l'horizon de ma folie
Il a fallu qu'elle me quitte
Après m'avoir dit grand merci
Et je l'ai vue toute petite
Partir gaiement vers mon oubli

Un p'tit coin d'parapluie
Contre un coin d'paradis
Elle avait quelque chos' d'un ange
Un p'tit coin d'paradis
Contre un coin d'parapluie
Je n'perdais pas au chang', pardi


El paraguas

Llovía fuerte en la carretera
ella caminaba sin paraguas
yo tenía uno, robado, sin duda
esa misma mañana a un amigo
corriendo entonces en su auxilio
yo le propuse un poco de abrigo.
Secando el agua de su carita
de una manera muy dulce, ella me dijo “sí”

Un rinconcito de paraguas
a cambio de un rincón de paraíso
ella tenía algo de angel
Un rinconcito de paraíso
a cambio del rincón de un paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez.

Al caminar, qué tierno era
oir los dos juntos el lindo sonido
que el agua del cielo hacía
sobre el techo de mi paraguas
yo hubiese querido, como en el diluvio
ver sin parar caer la lluvia,
para protejerla bajo mi refugio,
cuarenta días, cuarenta noches.

Un rinconcito de paraguas
A cambio de un rincón de paraíso
ella tenía algo de angel
un rinconcito de paraíso
a cambio de un rincón de paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez

Pero absurdamente, incluso en las tormentas
las carreteras van hacia algún sitio,
bien pronto la suya le puso un límite
al horizonte de mi imaginación
Fue necesario que ella me dejase
después de haberme dicho muchas gracias
y yo la vi muy pequeñita
partir alegremente hacia mi olvido.

Un rinconcito de paraguas
A cambio de un rincón de paraíso
ella tenía algo de angel
un rinconcito de paraíso
a cambio de un rincón de paraguas
yo no perdía en el cambio, pardiez

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La marine-
La marine
Georges Brassens (1921-1981)

On les r'trouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour
Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours

C'est là l'sort de la marine
Et de toutes nos p'tites chéries
On accoste. Vite ! un bec
Pour nos baisers, l'corps avec

Et les joies et les bouderies
Les fâcheries, les bons retours
Il y a tout, en raccourci
Des grandes amours dans nos p'tits.

On a ri, on s'est baisés
Sur les neunœils, les nénés
Dans les ch'veux à plein bécots
Pondus comme des œufs tout chauds

Tout c'qu'on fait dans un seul jour!
Et comme on allonge le temps!
Plus d'trois fois, dans un seul jour
Content, pas content, content

Y a dans la chambre une odeur
D'amour tendre et de goudron
Ça vous met la joie au cœur
La peine aussi, et c'est bon

On n'est pas là pour causer
Mais on pense, même dans l'amour
On pense que d'main il fera jour
Et qu'c'est une calamité

C'est là l'sort de la marine
Et de toutes nos p'tites chéries.
On s'accoste. Mais on devine
Qu'ça n'sera pas le paradis

On aura beau s'dépêcher
Faire, bon Dieu ! la pige au temps
Et l'bourrer de tous nos péchés
Ça n'sera pas ça ; et pourtant

Toutes les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours !
On les r'trouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour...


La marina

Encontramos abreviados
en nuestros pequeños amores de un día
todas las alegrías, todas las preocupaciones
de los amores que duran para siempre.

Es esa la suerte de la marina
y de todas nuestras pequeñas queridas.
Nos aproximamos. Rapido! una boca
para nuestros besos, y el cuerpo también.

Y las alegrías y los enojos
los disgustos, los reencuentros,
ahí está todo, abreviado,
lo de los grandes amores en los pequeños.

Hemos reído, nos hemos besado
bajos los neunoeils, los nénés
en los cabellos, con grandes besos
puestos como huevos calentitos

¡Todo lo que se hace en un solo día!
¡Y cómo se alarga el tiempo!
Más de tres veces, en un solo día
contento, descontento, contento

Hay en la habitación un olor
de amor tierno y de alquitrán
esto te hace feliz
y triste también, y es bueno

No estamos ahí para hablar
pero se piensa, incluso en el amor
Se piensa que mañana amanecerá
y que eso en una desgracia

Es esa la suerte de la marina
nuestras pequeñas queridas.
Nos aproximamos. Pero se adivina
que eso no será el paraíso.

Por mucho que nos apresuremos
buen Dios! en adelantar al tiempo
y de atiborrarlo con todos nuestros pecados
no conseguiremos nada, y sin embargo

Todas las alegrías, todas las preocupaciones
de los amores duran siempre!
Nos las encontramos abreviadas
en los amorcillos que duran un día...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Corne d'Aurochs-
Corne d'Aurochs
Georges Brassens (1921-1981)

Il avait nom corne d'Aurochs, au gué, au gué
Tout l'mond' peut pas s'app'ler
Durand, au gué, au gué

En le regardant avec un œil de poète
On aurait pu croire à son frontal de prophète
Qu'il avait les grand's eaux de Versailles dans la tête
Corne d'Aurochs

Mais que le bon dieu lui pardonne, au gué, au gué
C'étaient celles du robinet, au gué, au gué

On aurait pu croire en l'voyant penché sur l'onde
Qu'il se plongeait dans des méditations profondes
Sur l'aspect fugitif des choses de ce monde
Corne d'Aurochs

C'étaient hélas pour s'assurer, au gué, au gué
Qu' le vent n'l'avait pas décoiffé, au gué, au gué

Il proclamait à son de trompe à tous les carrefours
"Il n'y a qu'les imbéciles qui sachent bien faire l'amour
La virtuosité c'est une affaire de balourds!"
Corne d'Aurochs

Il potassait à la chandelle, au gué, au gué
Des traités de maintien sexuel, au gué, au gué
Et sur les femm's nues des musées, au gué, au gué
Faisait l'brouillon de ses baisers, au gué, au gué

Et bientôt petit à petit, au gué, au gué
On a tout su, tout su de lui, au gué, au gué

On a su qu'il était enfant de la Patrie
Qu'il était incapable de risquer sa vie
Pour cueillir un myosotis à une fille
Corne d'Aurochs

Qu'il avait un p'tit cousin, au gué, au gué
Haut placé chez les argousins, au gué, au gué
Et que les jours de pénurie, au gué, au gué
Il prenait ses repas chez lui, au gué, au gué

C'est même en revenant d'chez cet antipathique
Qu'il tomba victime d'une indigestion critique
Et refusa l'secours de la thérapeutique
Corne d'Aurochs

Parce que c'était un All'mand, au gué, au gué
Qu'on devait le médicament, au gué, au gué

Il rendit comme il put son âme machinale
Et sa vie n'ayant pas été originale
L'Etat lui fit des funérailles nationales
Corne d'Aurochs

Alors sa veuve en gémissant, au gué, au gué
Coucha avec son remplaçant, au gué, au gué


Cuerno de Uro

Se llamaba cuerno de Uro, au gué, au gué
No todo el mundo puede llamarse
Durand, au gué, au gué

Mirándolo con una mirada de poeta
se habría podido creer, por su frente de profeta,
que él tenía las grandes aguas de Versailles en la cabeza
Cuerno de Uro

Pero que el buen dios lo perdone, au gué, au gué
eran las del grifo, au gué, au gué

Se podría creer viéndolo inclinado sobre las olas
que él se sumergía en meditaciones profundas
sobre el aspecto fugitivo de las cosas de este mundo
Cuerno de Uro

Pero era, ay, para asegurarse, au gué, au gué
que el viento no lo había despeinado, au gué, au gué

El pregonaba a grandes voces a los cuatro vientos
“Sólo los imbéciles saben hacer bien el amor,
¡el virtuosismo es una cosa de palurdos!”.

Empollaba a la luz del fuego, au gué, au gué
tratados de relaciones sexuales
y sobre las mujeres desnudas de los museos, au gué, au gué
hacía las prácticas de los besos, au gué, au gué

y pronto, poco a poco, au gué, au gué
se ha sabido todo, todo sobre él, au gué, au gué

Se ha sabido que era un patriota
incapaz de arriesgar su vida
para coger una flor para una mujer

Que tenía un primillo, au gué, au gué
muy bien colocado entre la pasma, au gué, au gué
y que los días de penuria, au gué, au gué
cenaba en casa de él, au gué, au gué

Fue incluso volviendo de casa de este antipático
que cayó víctima de una indigestión crítica
y rehusó el socorro de la terapéutica

porque era a un alemán, au gué, au gué
a quien se debía el medicamento, au gué, au gué

Entregó como pudo su alma maquinal
y puesto que su vida no había sido original
el estado le hizo funerales nacionales

Entonces su viuda, gimiendo, au gué, au gué
se acostó con su sustituto, au gué, au gué

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Il suffit de passer le pont-
Il suffit de passer le pont
Georges Brassens (1921-1981)

Il suffit de passer le pont
C'est tout de suite l'aventure
Laisse-moi tenir ton jupon
J't'emmèn' visiter la nature
L'herbe est douce à Pâques fleuries
Jetons mes sabots, tes galoches
Et, légers comme des cabris
Courons après les sons de cloches
Ding din don ! por las mañanas tocan
En l'honneur de notre bonheur
Ding din dong ! faut l'dire à personne
J'ai graissé la patte au sonneur

Laisse-moi tenir ton jupon
Courons, guilleret, guillerette
Il suffit de passer le pont
Et c'est le royaum' des fleurettes
Entre tout's les bell's que voici
Je devin' cell' que tu préfères
C'est pas l'coqu'licot, Dieu merci
Ni l'coucou, mais la primevère
J'en vois un' blottie sous les feuilles
Elle est en velours comm' tes joues
Fais le guet pendant qu'je la cueille
" Je n'ai jamais aimé que vous "

Il suffit de trois petits bonds
C'est tout de suit' la tarantelle
Laisse-moi tenir ton jupon
J'saurai ménager tes dentelles
J'ai graissé la patte au berger
Pour lui fair' jouer une aubade
Lors, ma mie, sans croire au danger
Faisons mille et une gambades
Ton pied frappe et frappe la mousse
Si l'chardon s'y pique dedans
Ne pleure pas, ma mie qui souffre
Je te l'enlève avec les dents

On n'a plus rien à se cacher
On peut s'aimer comm' bon nous semble
Et tant mieux si c'est un péché
Nous irons en enfer ensemble
Il suffit de passer le pont
Laisse-moi tenir ton jupon


Basta con cruzar el puente

Basta con cruzar el puente
llega de repente la aventura
déjame sostener tu falda
yo te llevo a visitar la naturaleza
la hierba es dulce en la Pascua florida
tiremos mis zapatos, tus zuecos,
y, ligeros como cabritillos
corramos tras los sones de las campanas
Din din don! por las mañanas suenan
en honor de nuestra felicidad
Din din don! No se lo digamos a nadie
pero yo he sobornado al campanero

Déjame sostener tu falda
corramos, vivaracho, vivaracha.
Basta con cruzar el puente
y estamos en el reino de las florecillas
entre todas las hermosas que hay aquí
adivino la que prefieres
no es la amapola, gracias a Dios
ni el narciso, sino la prímula
veo una de ellas acurrucada bajo las hojas
ella es de terciopelo como tus mejillas
vigila mientras la cojo
“No he querido nunca a nadie más que a ti”

Basta con tres pequeños saltos
y surge de pronto la tarantela
déjame sostener tu falda
yo sabré cuidar tus encajes
yo he sobornado al pastor
para hacerle tocar una alborada
entonces, querida mía, sin miedo a ningún peligro
demos mil y un brincos
tu pie golpea y golpea el musgo
si el cardo que se oculta debajo te pincha
no llores, querida, dolorida:
yo te quito la espina con los dientes

Ya no hay que ocultarse
podemos amarnos como nos dé la gana
y mucho mejor si es un pecado
iremos al infierno juntos
Basta con cruzar el puente
déjame sostener tu falda

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Comme hier-
Comme hier
Georges Brassens (1921-1981)

Hé ! donn' moi ta bouche, hé ! ma jolie fraise !
L'aube a mis des frais's plein notre horizon
Garde tes dindons, moi mes porcs, Thérèse
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons.
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie, c'est toujours les mêmes chansons.

Pour sauter l'gros sourceau de pierre en pierre
Comme tous les jours mes bras t'enlèv'ront
Nos dindes, nos truies nous suivront légères
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons.

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons
La vie, c'est toujours amour et misère
La vie, c'est toujours les mêmes chansons.

J'ai tant de respect pour ton cœur, Thérèse,
Et pour tes dindons, quand nous nous aimons,
Quand nous nous fâchons, hé ! ma jolie fraise
Ne r'pousse pas du pied mes p'tits cochons

Va, comme hier ! comme hier ! comme hier !
Si tu ne m'aimes point, c'est moi qui t'aim'rons.
L'un tient le couteau, l'autre la cuiller:
La vie, c'est toujours les mêmes chansons


Como ayer

Eh! dame tu boca, eh! mi fresa bonita!
El alba ha llenado de fresas nuestro horizonte
guarda tus pavos, yo mis cerdos, Teresa
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer!
Si tu no me amas nada, yo te querré.
El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara:
la vida, es siempre la misma cantinela.

Para saltar el ancho arroyo de piedra en piedra
como todos los días mis brazos te levantarán
nuestros pavos, nuestras cerdas nos seguirán ligeras
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer!
Si tu no me amas para nada, yo te querré
La vida, es siempre amor y miseria
la vida, es siempre la misma cantinela.

Tengo tanto respeto por tu corazón, Teresa,
y por tus pavos, cuando nos amamos,
cuando nos enfademos, ¡eh! mi bonita fresa
no le des patadas a mis cerditos.

¡Vamos como ayer!, ¡como ayer!, ¡como ayer!
Si tu no me amas nada, yo te querré.
El uno tiene el cuchillo, el otro la cuchara:
la vida, es siempre la misma cantinela

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les amoureux des bancs publics-
Les amoureux des bancs publics
Georges Brassens (1921-1981)

Les gens qui voient de travers
Pensent que les bancs verts
Qu'on voit sur les trottoirs
Sont faits pour les impotents ou les ventripotents
Mais c'est une absurdité
Car à la vérité
Ils sont là c'est notoire
Pour accueillir quelque temps les amours débutants

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Ils se tiennent par la main
Parlent du lendemain
Du papier bleu d'azur
Que revêtiront les murs de leur chambre à coucher
Ils se voient déjà doucement
Ell' cousant, lui fumant
Dans un bien-être sûr
Et choisissent les prénoms de leur premier bébé

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand la saint' famill' machin
Croise sur son chemin
Deux de ces malparís
Ell' leur décoche hardiment des propos venimeux
N'empêch' que tout' la famille
Le pèr', la mèr', la fille
Le fils, le Saint Esprit
Voudrait bien de temps en temps pouvoir
s'conduir' comme eux

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques

Quand les mois auront passé
Quand seront apaisés
Leurs beaux rêves flambants
Quand leur ciel se couvrira de gros nuages lourds
Ils s'apercevront émus
Qu' c'est au hasard des rues
Sur un d'ces fameux bancs
Qu'ils ont vécu le meilleur morceau de leur amour

Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'fouttant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s'bécott'nt sur les bancs publics
Bancs publics, bancs publics
En s'disant des "Je t'aime" pathétiques
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiques


Los enamorados de los bancos públicos

Las gentes que miran con malas ideas
piensan que los bancos verdes
que se ven sobre las aceras
están hechos para los impotentes o los barrigones
pero es un absurdo
pues a decir verdad
están ahí, está bien claro,
para acoger durante algún tiempo a los amores que comienzan

Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose “Te quiero” patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.

Ellos se cogen de la mano
hablan del mañana
del papel azul celeste
que recubriran los muros de su dormitorio.
Ellos se ven ya dulcemente
Ella cosiendo, el fumando
en un bienestar seguro
y eligen el nombre de su primer bebé.

Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose “Te quiero” patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.

Cuando la santa familia en bloque
se cruza en su camino
dos de esos maleducados
les lanzan duramente palabras envenenadas;
pero eso no impide que toda la familia
el padre, la madre, la hija,
el hijo, el Espiritu Santo
quiera de vez en cuando poder hacer lo mismo que ellos.

Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojo
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose “Te quiero” patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.

Cuando los meses hayan pasado
cuando se hayan apaciguado
sus bonitos sueños ardientes
cuando el cielo se cubra de grandes nubes pesadas
Ellos se daran cuenta, conmovidos,
que ha sido al azar de las calles
sobre uno de esos famosos bancos
donde han vivido la mejor época de su amor.

Los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
pasando cantidad de las miradas de reojos
de los paseantes honestos
los enamorados que se besuquean en los bancos públicos
bancos públicos, bancos públicos
diciéndose “Te quiero” patéticos
tienen unas caras muy simpáticas.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Brave Margot-
Brave Margot
Georges Brassens (1921-1981)

Margonton la jeune bergère
Trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère
L'adopta
Elle entrouvre sa collerette
Et le couche contre son sein
C'était tout c'quelle avait pauvrette
Comm' coussin.
Le chat la prenant pour sa mère
Se mit à téter tout de go
Emue, Margot le laissa faire
Brav' Margot
Un croquant passant à la ronde
Trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout l'monde
Et le lendemain

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

L'maître d'école et ses potaches
Le mair', le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche
Pour voir ça
Le facteur d'ordinair' si preste
Pour voir ça, n'distribuait plus
Les lettres que personne au reste
N'aurait lues
Pour voir ça, Dieu le leur pardonne
Les enfants de cœur au milieu
Du Saint Sacrifice abandonnent
Le saint lieu
Les gendarmes, mêm' mes gendarmes
Qui sont par natur' si ballots
Se laissaient toucher par les charmes
Du joli tableau

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la

Mais les autr's femmes de la commune
Privées d'leurs époux, d'leurs galants
Accumulèrent la rancune
Patiemment
Puis un jour ivres de colère
Elles s'armèrent de bâtons
Et farouches elles immolèrent
Le chaton
La bergère après bien des larmes
Pour s'consoler prit un mari
Et ne dévoila plus ses charmes
Que pour lui
Le temps passa sur les mémoires
On oublia l'évènement
Seul des vieux racontent encore
A leurs p'tits enfants

Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la
Et Margot qu'était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Qu'tous les gars, tous les gars du village
Etaient là, la la la la la la
Etaient là, la la la la la


La buena Margot

Margarita la joven pastora
encontrándose en la hierba un gatito
que acababa de perder a su madre
lo adoptó.
Ella entreabre el cuello de su camisa
y lo acuesta en su seno
Era todo lo que tenía la pobrecilla
como cojín.
El gato tomándola por su madre
se puso a mamar de buenas a primera,
conmovida, Margot lo deja hacer
Buena Margot
Un cateto que pasaba por allí
encontrando el cuadro fuera de lo corriente
se fue a contárselo a todo el mundo
y al día siguiente

Cuando Margot desabrochaba su corsé
para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos del pueblo
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
que todos los jovencitos, todos los jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la

El maestro de la escuela y sus alumnos
el alcalde, el ordenanza, el carbonero
olvidaban descaradamente su tarea
para ver aquello.
El cartero, normalmente tan diligente,
para ver aquello, no distribuía ya
las cartas que nadie, en todo caso,
hubiese leído
Para ver aquello, Dios se lo perdone
los monaguillos en mitad
del Santo Sacrificio abandonaban
el santo lugar,
los gendarmes, incluso los gendarmes
que son por naturaleza tan ceporros
se dejaban alcanzar por los encantos
del bonito cuadro

Cuando Margot desabrochaba su corsé
para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos del puebl
oestaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
que todos los jovencitos, todos los jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la

Pero las otras mujeres de la comunidad
privadas de sus esposos, de sus galanes
acumularon odio
pacientemente
Después, un día, ebrias de cólera
se armaron con bastonesy feroces inmolaron
al gatito
La pastora tras llorar mucho
para consolarse se buscó un marido
y no desveló ya sus encantos
más que para él
El tiempo pasó sobre las memorias
se olvidaron los acontecimientos
y sólo los viejos cuentan aún
a sus nietos

Cuando Margot desabrochaba su corsé
para dar el pecho a su gato
todos los jovencitos, todos los jovencitos del pueblo
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la
y Margot que era inocente y muy buena
se creía que era para ver a su gato
que todos los jovencitos, todos los jovencitos
estaban allí, la la la la la la
estaban allí, la la la la la

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 11:40 AM   0 comments
Georges Brassens -Pauvre Martin-
Pauvre Martin
Georges Brassens (1921-1981)

Avec une bêche à l'épaule,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à la lèvre, un doux chant,
Avec, à l'âme, un grand courage,
Il s'en allait trimer aux champs!

Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!
Pour gagner le pain de sa vie,
De l'aurore jusqu'au couchant,
De l'aurore jusqu'au couchant,
Il s'en allait bêcher la terre
En tous les lieux, par tous les temps!
Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!

Sans laisser voir, sur son visage,
Ni l'air jaloux ni l'air méchant,
Ni l'air jaloux ni l'air méchant,
Il retournait le champ des autres,
Toujours bêchant, toujours bêchant!

Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!

Et quand la mort lui a fait signe
De labourer son dernier champ,
De labourer son dernier champ,
Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant...

Pauvre Martin, pauvre misère,
Creuse la terre, creuse le temps!

Il creusa lui-même sa tombe
En faisant vite, en se cachant,
En faisant vite, en se cachant,
Et s'y étendit sans rien dire
Pour ne pas déranger les gens...

Pauvre Martin, pauvre misère,
Dors sous la terre, dors sous le temps!


Pobre Martín

Con una laya a la espalda,
con un dulce canto en su boca,
con un dulce canto en su boca,
con mucho ánimo en su alma,
se iba a currelar a los campos.

¡Pobre Martín, pobre miserable
cava la tierra, cava el tiempo!
Para ganar el pan de cada día,
de la aurora hasta el poniente,
de la aurora hasta el poniente,
se iba a cavar la tierra
por todas partes, en cualquier época!
¡Pobre Martín, pobre miserable,
cava la tierra, cava el tiempo!

Sin reflejar en su rostro,
ni la envidia ni la maldad
ni la envidia ni la maldad
labraba la tierra de los otros
siempre cavando, siempre cavando!

¡Pobre Martín, pobre miserable,
cava la tierra, cava el tiempo!

Y cuando la muerte le hizo un gesto
para que labrara su último campo,
para que labrara su último campo,
cavó él mismo su tumba
rápidamente, a escondidas...

¡Pobre Martín, pobre miserable,
cava la tierra, cava el tiempo!

Cavó él mismo su tumba
rápidamente, a escondidas,
rápidamente, a escondidas,
y se tendió en ella sin decir nada
para no molestar a los demás...

¡Pobre Martín, pobre miserable,
duerme bajo la tierra, duerme bajo el tiempo!

Versión de Jesus

Libellés :

posted by Alfil @ 11:40 AM   0 comments
Georges Brassens -La première fille-
La première fille
Georges Brassens (1921-1981)

J'ai tout oublié des campagnes
D'Austerlitz et de Waterloo
D'Italie, de Prusse et d'Espagne
De Pontoise et de Landernau

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
La première étrangère
A qui l'on a dit "tu"
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
Comme ell' nous était chère

Qu'ell' soit fille honnête
Ou fille de rien
Qu'elle soit pucelle
Ou qu'elle soit putain
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
D'la premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras

Ils sont partis à tire-d'aile
Mes souvenirs de la Suzón
Et ma mémoire est infidèle
A Julie, Rosette ou Lison

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
C'était une bonne affaire
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
J'ai changé ma vertu
Contre une primevère

Qu'ce soit en grand' pompe
Comme les gens "bien"
Ou bien dans la rue
Comm' les pauvr's et les chiens
On se souvient d'elle
On s'en souviendra
D'la premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras

Toi qui m'a donné le baptême
D'amour et de septième ciel
Moi, je te garde et, moi, je t'aime
Dernier cadeau du Pèr' Noel

Jamais de la vie
On ne l'oubliera
La première fille
Qu'on a pris dans ses bras
On a beau fair' le brave
Quand elle s'est mise nue
Mon cœur, t'en souviens-tu ?
On n'en menait pas large

Bien d'autres, sans doute
Depuis sont venues
Oui, mais, entre tout's
Cell's qu'on a connues
Elle est la dernière
Que l'on oubliera
La premièr' fill'
Qu'on a pris dans ses bras


La primera chica

Yo lo he olvidado todo de las campañas
de Austerlitz y de Waterloo
de Italia, de Prusia y de España
De Pontoise y de Landernau

Jamás en la vida
olvidaremosla primera chica
que hemos cogido entre los brazos
la primera extraña
a quién le hemos dicho “tú”.
Mi corazón, ¿te acuerdas?
Cómo la queríamos.

Que ella fuesa chica honesta
o una don nadie
que fuese virgen
o que fuese una puta
nos acordamos de ella
nos acordaremos
de la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.

Se han marchado con un vuelo rápido
mis recuerdos de la Suzón
y mi memoria es infiel
A Julia, Rosita o Lisón

Jamás en la vida
olvidaremos
la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.
Fue algo muy bonito
Mi corazón, ¿te acuerdas?
Cambié mi virtud
por una primavera

que fuese con gran pompa
como la gente “bien”
o en la calle
como los pobres y los perros
nos acordamos de ella
nos acordaremos
de la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.

Tú que me has dado el bautizo
de amor y del séptimo cielo
yo, yo te guardo y, yo, yo te quiero
último regalo de Papá Noel.

Jamás en la vida
olvidaremos
la primera chica
que hemos tenido entre los brazos.
Por mucho que nos hiciésemos los duros
cuando ella se puso desnuda
mi corazón, ¿te acuerdas?
Nos temblaban la piernas.

Muchas otras, sin duda
han venido después
sí, pero, entre todas
las que hemos conocido
ella es la última
que olvidaremos
la primera chica
que hemos tenido en los brazos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La cane de Jeanne-
La cane de Jeanne
Georges Brassens (1921-1981)

La cane
De Jeanne
Est morte au gui l'an neuf
L'avait fait la veille
Merveille
Un œuf

La cane
De Jeanne
Est morte d'avoir fait
Du moins on le présume
Un rhume
Mauvais

La cane
De Jeanne
Est morte sur son œuf
Et dans son beau costume
De plumes
Tout neuf

La cane
De Jeanne
Ne laissant pas de veuf
C'est nous autres qui eûmes
Les plumes
Et l'œuf

Tous, toutes
Sans doute
Garderons longtemps le
Souvenir de la cane
De Jeanne
Morbleu


La pata de Juana

La pata
de Juana
murió con el ¡Feliz Año Nuevo!
y había puesto la vigilia
maravilla
un huevo

La pata
de Juana
murió por haber tenido
al menos eso se cree
un resfriado
malo

La pata
de Juana
murió sobre su huevo
y en su bonito vestido
de plumas
totalmente nuevo

La pata
de Juana
al no dejar viudo
fuimos nosotros los que nos quedamos
las plumas
y el huevo

Todos, todas
sin duda
guardaremos mucho tiempo el
recuerdo de la pata
de Juana
Pardiez!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Je suis un voyou-
Je suis un voyou
Georges Brassens (1921-1981)

Ci-gît au fond de mon cœur une histoire ancienne
Un fantôme, un souvenir d'une que j'aimais
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes
Mon bel amour dure encore, et c'est à jamais

J'ai perdu la tramontane
En trouvant Margot
Princesse vêtue de laine
Déesse en sabots
Si les fleurs, le long des routes
S'mettaient à marcher
C'est à la Margot, sans doute
Qu'ell's feraient songer
J'lui ai dit: "De la Madone
Tu es le portrait !"
Le Bon Dieu me le pardonne
C'était un peu vrai

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

La mignonne allait aux vêpres
Se mettre à genoux
Alors j'ai mordu ses lèvres
Pour savoir leur goût
Ell' m'a dit, d'un ton sévère
"Qu'est-ce que tu fais là ?"
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
J'lui ai dit: " Par la Madone
Reste auprès de moi ! "
Le Bon Dieu me le pardonne
Mais chacun pour soi

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

C'était une fille sage
A " bouch', que veux-tu ?"
J'ai croqué dans son corsage
Les fruits défendus
Ell' m'a dit d'un ton sévère
" Qu'est-ce que tu fais là ? "
Mais elle m'a laissé faire
Les fill's, c'est comm' ça
Puis, j'ai déchiré sa robe
Sans l'avoir voulu
Le Bon Dieu me le pardonne
Je n'y tenais plus !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou

J'ai perdu la tramontane
Qui épousa, contre son âme
Un triste bigot
Elle doit avoir à l'heure
A l'heure qu'il est
Deux ou trois marmots qui pleurent
Pour avoir leur lait
Et, moi, j'ai tété leur mère
Longtemps avant eux
Le Bon Dieu me le pardonne
J'étais amoureux !

Qu'il me pardonne ou non
D'ailleurs, je m'en fous
J'ai déjà mon âme en peine
Je suis un voyou


Soy un granuja

Yace aquí, en el fondo de mi corazón, una vieja historia,
un fantasma, el recuerdo de una que yo quería.
El tiempo, con grandes golpes de guadaña, puede hacer de las suyas,
Pero mi gran amor dura aún, y es para siempre.

Yo perdí el norte
al encontrar a Margot
princesa vestida de lana
diosa con zuecos
si las flores, a lo largo de las carreteras
se pusiesen a caminar
es en Margot, sin duda
en quien harían pensar
Yo le dije: “¡De la Madona
eres el retrato!”
El Buen Dios me lo perdone
era casi verdad.

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

La guapa iba a las vísperas
a ponerse de rodillas
entonces yo mordí sus labios
para conocer su gusto,
ella me dijo con un tono severo
“¿Qué haces ahí?”
Pero ella me ha dejado hacer,
la chicas son así,
Yo le dije: “¡Por la Madona
quedate cerca de mí!”
El Buen Dios me perdone
pero cada uno a lo suyo

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

Era una niña ingenua
sin mirarme en nada
mordí, en su blusa,
los frutos prohibidos
me dijo con un tono severo
“¿Qué haces ahí?”
Pero me dejó hacer
Las chicas son así
Después, rasgué su vestido
sin querer
El Buen Dios me perdone
¡ya no podía más!

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada
soy un granuja

En perdant Margot
que se casó, contra su voluntad,
con un triste santurrón
ella debe tener en este momento
en este mismo momento
dos o tres críos que lloran
para que le den de mamar
y yo, yo he mamado de su madre
mucho antes que ellos.
Que el buen Dios me perdone
yo estaba enamorado.

Que me perdone o no
por otra parte, me trae sin cuidado
Yo tengo ya mi alma condenada,
soy un granuja

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Georges Brassens -J'ai rendez-vous avec vous-
J'ai rendez-vous avec vous
Georges Brassens (1921-1981)

Monseigneur l'astre solaire
Comm' je n'l'admir' pas beaucoup
M'enlèv' son feu, oui mais, d'son feu, moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
La lumièr' que je préfère
C'est cell' de vos yeux jaloux
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Monsieur mon propriétaire
Comm' je lui dévaste tout
M'chass' de son toit, oui mais, d'son toit, moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
La demeur' que je préfère
C'est votre robe à froufrous
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Madame ma gargotière
Comm' je lui dois trop de sous
M'chass' de sa tabl', oui mais, d'sa tabl', moi j'm'en fous
J'ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère
C'est la chair de votre cou
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !

Sa Majesté financière
Comm' je n'fais rien à son goût
Garde son or, or, de son or, moi j'm'en fous

J'ai rendez-vous avec vous
La fortun' que je préfère
C'est votre cœur d'amadou
Tout le restant m'indiffère
J'ai rendez-vous avec vous !


Tengo una cita contigo

Monseñor el astro solar
como no lo admiro mucho
me quita su fuego, si pero, de su fuego, yo paso cantidad
tengo una cita contigo
la luz que yo prefiero
es la de tus ojos celosos
todo el resto me es indiferente
¡tengo una cita contigo!

Mi señor casero
como yo se lo rompo todo
me echa de su casa, si pero, de su casa, paso cantidad
tengo una cita contigo
La morada que yo prefiero
es tu vestido de frúfrú,
todo lo demás me es indiferente
¡tengo una cita contigo!

Mi señora cocinera
como le debo bastantes monedas
me echa de su mesa, si pero, de su mesa, paso cantidad
tengo una cita contigo
el menú que yo prefiero
es la carne de tu cuello
todo el resto me es indiferente
tengo una cita contigo!

Su majestad financiera
como yo no hago nada a su gusto
guarda su oro, ahora bien, de su oro, paso cantidad

Tengo una cita contigo
la fortuna que prefiero
es tu corazón de yesca
todo lo demás me es indiferente
tengo una cita contigo!

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Georges Brassens -Il n'y a pas d'amour heureux-
Il n'y a pas d'amour heureux
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Louis Aragon

Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur. Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes

Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent

Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare

Il n'y a pas d'amour heureux


No hay amor feliz

Nada es seguro para el hombre. Ni su fuerza
ni su debilidad ni su corazón. Y cuando cree
abrir sus brazos su sombra es la de una cruz
y cuando cree abrazar su felicidad la rompe
su vida es un extraño y doloroso divorcio

No hay amor feliz

Su vida se parece a la de esos soldados sin armas
a los que se había vestido para un destino distinto
para qué puede servirles levantarse por la mañana
ellos, a los que reencontramos por la tarde desarmados inseguros
Di estas palabras vida mía y retén tus lágrimas

No hay amor feliz

Mi bello amor, mi querido amor, mi desgarrón
te llevo en mí como un pájaro herido
y esos sin saber nos miran pasar
repitiendo tras de mí las palabras que he trenzado
y que por tus grandes ojos murieron tan pronto

No hay amor feliz

El tiempo de aprender a vivir ya ha pasado
que lloran en la noche nuestros corazones al unísono
la desgracia que es necesaria para la más pequeña canción
los penas que son necesarias para pagar un estremecimiento
los sollozos necesarios para una canción de guitarra

No hay amor feliz

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Georges Brassens -La mauvaise herbe-
La mauvaise herbe
Georges Brassens (1921-1981)

Quand l'jour de gloire est arrivé
Comm' tous les autr's étaient crevés
Moi seul connus le déshonneur
De n'pas êtr' mort au champ d'honneur

Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
La mort faucha les autres
Braves gens, braves gens
Et me fit grâce à moi
C'est immoral et c'est comm' ça
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu

La fille à tout l'monde a bon cœur
Ell' me donne au petit bonheur
Les p'tits bouts d'sa peau, bien cachés
Que les autres n'ont pas touchés

Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Elle se vend aux autres
Braves gens, braves gens
Elle se donne à moi
C'est immoral et c'est comm' ça
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Qu'on m'aime un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Qu'on m'aime un peu

Les hommes sont faits, nous dit-on
Pour vivre en bande, comm' les moutons
Moi, j'vis seul, et c'est pas demain
Que je suivrai leur droit chemin

Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
C'est pas moi qu'on rumine
Et c'est pas moi qu'on met en gerbes
Je suis d'la mauvaise herbe
Braves gens, braves gens
Je pousse en liberté
Dans les jardins mal fréquentés
La la la la la la la la
La la la la la la la la
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu
Et je m'demande
Pourquoi, Bon Dieu
Ça vous dérange
Que j'vive un peu


La mala hierba

Cuando el día de la gloria llegó
como todos los otros estaban muertos
sólo yo conocí el deshonor
de no haber muerto en el campo de honor

Yo soy la mala hierba
buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia
y no es de mí de quien se hace un ramo
la muerto segó a los otros
buena gente, buena gente
y me perdonó a mí
es inmoral pero es así
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco

La joven que es de todo el mundo tiene buen corazón
ella me da, a la buena de dios,
los trozitos de su piel bien guardada
que los otros no han tocado

Yo soy la mala hierba
buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia
y no es de mí de quien se hace un ramo
Ella se vende a los demás
buena gente, buena gente
ella se entrega a míes inmoral pero es así
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que me quieran un poco
y yo me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que me quieran un poco

Los hombres están hechos, nos dicen,
para vivir en rebaños, como los corderos
yo, yo vivo solo, y es no será mañana
el día en que siga su buen camino

Yo soy la mala hierba
buena gente, buena gente
no es a mí a quien se rumia
y no es de mí de quien se hace un ramo
yo soy la mala hierba
buena gente, buena gente
crezco en libertad
en los jardines mal frecuentados
La la la la la la la la
La la la la la la la la
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco
y me pregunto
porqué, Señor
os molesta
que yo viva un poco

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le mauvais sujet repenti-
Le mauvais sujet repenti
Georges Brassens (1921-1981)


Elle avait la taill' faite au tour,
Les hanches pleines, Et chassait l' mâle aux alentours
De la Mad'leine...
A sa façon d' me dir' : "Mon rat,
Est-c' que j' te tente ?"
Je vis que j'avais affaire à
Un' débutante...

L'avait l' don, c'est vrai, j'en conviens,
L'avait l' génie,
Mais sans technique, un don n'est rien
Qu'un' sal' manie...
Certes, on ne se fait pas putain
Comme on s' fait nonne.
C'est du moins c' qu'on prêche, en latin,
A la Sorbonne...

Me sentant rempli de pitié
Pour la donzelle,
J' lui enseignai, de son métier,
Les p'tit's ficelles...
J' lui enseignai l' moyen d' bientôt
Faire fortune,
En bougeant l'endroit où le dos
R'ssemble à la lune...

Car, dans l'art de fair' le trottoir,
Je le confesse,
Le difficile est d' bien savoir
Jouer des fesses...
On n' tortill' pas son popotin
D' la mêm' manière,
Pour un droguiste, un sacristain,
Un fonctionnaire...

Rapidement instruite par
Mes bons offices,
Elle m'investit d'une part
D' ses bénéfices...
On s'aida mutuellement,
Comm' dit l' poète.
Ell' était l' corps, naturell'ment,
Puis moi la tête...

Un soir, à la suite de
Manœuvres douteuses,
Ell' tomba victim' d'une
Maladie honteuses...
Lors, en tout bien, toute amitié,
En fille probe,
Elle me passa la moitié
De ses microbes...

Après des injections aiguës
D'antiseptique,
J'abandonnai l' métier d' cocu
Systématique...

Elle eut beau pousser des sanglots,
Braire à tu'-tête,
Comme je n'étais qu'un salaud,
J' me fis honnête...

Sitôt privé' de ma tutell',
Ma pauvre amie
Courrut essuyer du bordel
Les infamies...
Paraît qu'ell' s' vend même à des flics,
Quell' décadence !
Y a plus d' moralité publiqu'
Dans notre France...


El mal tipo arrepentido

Ella tenía el talle bien torneado
las caderas rellenas, y cazaba a los hombres en los alrededores
de la Magdalena
Por su manera de decirme: “Tacaño mío,
¿te gusto?
Me di cuenta que se trataba
de una novata...

Ella tenía el don, es verdad, de acuerdo,
ella tenía ingenio,
pero sin técnica, un don no es más
que una mala costumbre...
Ciertamente, no se hace una puta
como se hace monja.
Es por lo menos lo que se predica, en latín,
en la Sorbona...

Sintiéndome lleno de piedad
por la doncella,
le enseñé, de su oficio,
las triquiñuelas...
Le enseñé el medio de bien pronto
hacer fortuna,
moviendo el sitio donde la espalda
se parece a la luna...

Pues, en el arte de hacer la calle,
lo confieso,
lo difícil es saber bien
trabajar con las nalgas...
No se contonea el trasero
lo mismo,
para un droguero, un sacristán,
un funcionario...

Rapidamente instruida por
mis buenos oficios,
ella me concedió una parte
de sus beneficios...
Nos ayudamos mutuamente,
como dice el poeta.
Ella era el cuerpo, naturalmente,
y luego, yo, la cabeza...

Una tarde, de resultas de unas
maniobras dudosas,
ella cayó víctima de una
enfermedad vergonzosa...
Entonces, compartiéndolo todo como buenos amigos
como niña buena,
ella me pasó la mitad
de sus microbios...

Tras unas inyecciones agudas
de antiséptico,
yo abandoné el oficio de cornudo
sistemático...

Por mucho que sollozaba
gritaba a grito pelado
como yo no era más que un cerdo,
me hice honesto...

Tan pronto estuvo libre de mi tutela,
mi pobre amiga
corrió a soportar de un burdel
las infamias...
Parece que ella se vende incluso a maderos,
¡Qué decadencia!
ya no hay moralidad pública
en nuestra Francia.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -P... de toi-
P... de toi
Georges Brassens (1921-1981)

En ce temps-là, je vivais dans la lune
Les bonheurs d'ici-bas m'étaient tous défendus
Je semais des violettes et chantais pour des prunes
Et tendais la patte aux chats perdus
Ah ah ah ah putain de toi
Ah ah ah ah ah ah pauvre de moi

Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte
Je m'empresse d'ouvrir, sans doute un nouveau chat
Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte
C'était toi, c'était toi, c'était toi

Les yeux fendus et couleur pistache
T'as posé sur mon cœur ta patte de velours
Fort heureus'ment pour moi t'avais pas de moustache
Et ta vertu ne pesait pas trop lourd

Au quatre coins de ma vie de bohème
T'as prom'né, t'as prom'né le feu de tes vingt ans
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes
C'était toi la pluie et le beau temps

Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette
Notre amour mûrissait à peine que déjà
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes
Et faisais des misères à mes chats

Le comble enfin, misérable salope
Comme il n'restait plus rien dans le garde-manger
T'as couru sans vergogne, et pour une escalope
Te jeter dans le lit du boucher

C'était fini, t'avais passé les bornes
Et, r'nonçant aux amours frivoles d'ici-bas
J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes
Mes chansons, et mes fleurs, et mes chats

So pu...

En aquel tiempo, yo vivía en la luna
los placeres de aquí abajo me estaban prohibidos
yo sembraba violetas y cantaba para nada
y tendía la mano a los gatos callejeros

Ah ah ah ah so puta
ah ah ah ah ah ah pobre de mí

Una tarde de lluvia, he aquí que tocan en mi puerta
me apresuro a abrir, sin duda un nuevo gato
por Dios, el bello felino que la tormenta me traía
eras tú, eras tú, eras tú

Los ojos rasgados y color pistacho
pusiste en mi corazón tu pata de terciopelo
afortunadamente para mi no tenías bigote
y tu virtud no era muy sólida

Por los cuatro rincones de mi vida bohemia
paseaste, paseaste el fuego de tus veinte años
y para mí, para mis gatos, para mis flores, mis poemas
eras la lluvia y el buen tiempo

Pero el tiempo pasa y corta sin miramientos
apenas nuestro amor había empezado cuando ya
quemabas mis canciones, escupía en mis violetas
y hacías maldades a mis gatos

El colmo finalmente, miserable puta,
como no quedaba nada en la despensa,
has corrido sin vergüenza, y por un escalope,
a arrojarte en la cama del carnicero


Se acabó, habías pasado del límite
y, renunciando a los amores frívolos de aquí abajo
me volví a la luna llevándome mis cuernos
mis canciones, y mis flores y mi gatos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Chanson pour l'Auvergnat-
Chanson pour l'Auvergnat
Georges Brassens (1921-1981)

Elle est à toi cette chanson
Toi l'Auvergnat qui sans façon
M'as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m'as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M'avaient fermé la porte au nez
Ce n'était rien qu'un feu de bois
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un feu de joie

Toi l'Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain
Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand festin

Toi l'hôtesse quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel

Elle est à toi cette chanson
Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri
Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
Riaient de me voir emmener

Ce n'était rien qu'un peu de miel
Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr' d'un grand soleil

Toi l'étranger quand tu mourras
Quand le croqu'mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel
Au père éternel


Canción para el Auvernés

Esta canción es para ti
Para ti Auvernés que sin ceremonias
me diste un poco de leña
cuando tuve frío
tu que me diste fuego cuando
las paletas y los paletos
toda la gente bien intencionada
me cerró la puerta en las narices.
No era más que un poco de fuego de leña
pero eso calentó mi cuerpo
y en mi alma arde aún
como un inmenso fuego de artificio.

Tú, Auvernés, cuando mueras
cuando el enterrador te lleve
que te conduzca a través de cielo
hasta el Padre Eterno

.Esta canción es para tí
para ti anfitriona que sin ceremonias
me diste cuatro pedazos de pan
cuando tuve hambre
tu que abriste tu panera cuando
las paletas y los paletos
toda la gente bien intencionada
se divertían viéndome ayunar,
no fue más que un poco de pan
pero bastó para calentar mi cuerpo
y en mi alma arde aún
como un gran festín.

Tú, la anfitriona, cuando mueras
cuando el enterrador te lleve
que te conduzca a través de cielo
hasta el Padre Eterno.

Esta canción es para ti
para ti extranjero que sin ceremonias
con un sonrisa triste me sonreiste
cuando los gendarmens me detuvieron
Para ti que no aplaudiste cuando
las paletas y lo paletos
toda la gente bien intencionada
reían al ver como me llevaban.

No fue más que un poco de miel
pero calentó mi cuerpo
y en mi alma brilla aún
como un gran sol.

Tú, extranjero, cuando mueras,
cuando el enterrador te lleve,
que te conduzca a través de cielo
hasta el Padre Eterno.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les sabots d'Hélène-
Les sabots d'Hélène
Georges Brassens (1921-1981)

Les sabots d'Hélène
Etaient tout crottés
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine
De les déchausser
Les sabots d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Dans les sabots de la pauvre Hélène
Dans ses sabots crottés
Moi j'ai trouvé les pieds d'une reine
Et je les ai gardés

Son jupon de laine
Etait tout mité
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine
De le retrousser
Le jupon d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Sous le jupon de la pauvre Hélène
Sous son jupon mité
Moi j'ai trouvé des jambes de reine
Et je les ai gardés

Et le cœur d'Hélène
N'savait pas chanter
Les trois capitaines
L'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène
Etait comme une âme en peine
Ne cherche plus longtemps de fontaine
Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène
Va-t'en remplir ton seau

Moi j'ai pris la peine
De m'y arrêter
Dans le cœur d'Hélèn'
Moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine
Bien récompensée
Et dans le cœur de la pauvre Hélène
Qu'avait jamais chanté
Moi j'ai trouvé l'amour d'une reine
Et moi je l'ai gardé


Los zuecos de Elena

Los zuecos de Elena
estaban totalmente embarrados
los tres capitanes
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena
no busques más una fuente
tú que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tomé la molestía
de quitarle
los zuecos a Elena
yo que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado
en los zuecos de pobre Elena
en sus zuecos embarrados
yo encontré los pies de una reina
y los he guardado.

Sus enaguas de lana
estaban totalmente apolilladas
los tres capitanes
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena
no busques más una fuente
tú que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tomé la molestía
de remangarle
las enaguas a Elena
Yo que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado
Bajo las enaguas de la pobre Elena
bajo sus enaguas apolilladas
yo encontré unas piernas de reina
y yo las he guardado.

Y el corazón de Elena
no sabía cantar
los tres capitanes
la hubiesen llamado fea
y la pobre Elena
estaba como un alma en pena
no busques más una fuente
tú que necesitas agua
no busques más, con las lágrimas
podrás llenar tu cubo.

Yo me tome la molestía
de detenerme en él
en el corazón de Elena
yo que no soy capitán
y vi mi esfuerzo
bien recompensado
y en el corazón de Elena
que no había cantado nunca
yo he encontrado el amor de una reina
y yo lo he guardado.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Marinette-
Marinette
Georges Brassens (1921-1981)

Quand j'ai couru chanter ma p'tit' chanson pour Marinette
La belle, la traîtresse était allée à l'opéra
Avec ma p'tit' chanson, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec ma p'tit' chanson, j'avais l'air d'un con

Quand j'ai couru porter mon pot d'moutarde à Marinette
La belle, la traîtresse avait déjà fini d'dîner
Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec mon petit pot, j'avais l'air d'un con

Quand j'offris pour étrenne un'bicyclette à Marinette
La belle, la traîtresse avait acheté une auto
Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec mon p'tit vélo, j'avais l'air d'un con

Quand j'ai couru tout chose au rendez-vous de Marinette
La bell' disait: "J't'adore" à un sal' typ' qui l'embrassait
Avec mon bouquet d'fleurs, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec mon bouquet d'fleurs, j'avais l'air d'un con

Quand j'ai couru brûler la p'tit' cervelle à Marinette
La belle était déjà morte d'un rhume mal placé
Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec mon revolver, j'avais l'air d'un con

Quand j'ai couru lugubre à l'enterr'ment de Marinette
La belle, la traîtresse était déjà ressuscitée
Avec ma p'tit' couronn', j'avais l'air d'un con, ma mère
Avec ma p'tit' couronn', j'avais l'air d'un con


Marineta

Cuando corrí para cantarle mi cancioncita a Marineta
la bella, la traidora se había ido a la Opera
con mi cancioncita, yo parecía un gilipollas, madre
con mi cancioncita , yo parecía un gilipollas.

Cuando corrí para llevarle el bote de mostaza a Marineta
la bella, la traidora había terminado ya de cenar
con mi botecito, yo parecía un gilipollas, madre
con mi botecito, yo parecía un gilipollas.

Cuando le ofrecí como regalo una bicicleta a Marineta
la bella, la traidora se había comprado un coche
con mi bicicletita, yo parecía un gilipollas, madre
con mi bicicletita, yo parecía un gilipollas

Cuando corrí como un descosido a la cita con Marineta
la bella decía: “Te adoro” a un asqueroso que la besaba
con mi ramo de flores, yo parecía un gilipollas, madre
con mi ramo de flores, yo parecía un gilipollas

Cuando corrí a volarle la cabeza a Marineta
la bella se había muerto ya de un mal resfriado
con mi revolver, yo parecía un gilipollas, madre
con mi revolver, yo parecía un gilipollas.

Cuando corrí lugubre al entierro de Marineta
la bella, la traidora había resucitado ya
con mi coronita, yo parecía un gilipollas, madre
con mi coronita, yo parecía un gilipollas.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Une jolie fleur-
Une jolie fleur
Georges Brassens (1921-1981)

Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux
Plus aveugles que moi dans tous les âges
Mais faut dir' qu' je m'étais creuvé les yeux
En regardant de trop près son corsage

Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur

Le ciel l'avait pourvue des mille appas
Qui vous font prendre feu dès qu'on y touche
L'en avait tant que je ne savais pas
Ne savais plus où donner de la bouche

Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur

Ell' n'avait pas de tête, ell' n'avait pas
L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre
Mais pour l'amour on ne demande pas
Aux filles d'avoir inventé la poudre

Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur

Puis un jour elle a pris la clef des champs
En me laissant à l'âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean
N'ont pas pu me guérir de cette peste

J' lui en ai bien voulu, mais à présent
J'ai plus d'rancune et mon cœur lui pardonne
D'avoir mis mon cœur à feu et à sang
Pour qu'il ne puisse plus servir à personne

Un' jolie fleur dans une peau d'vache
Un' jolie vach' déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache
Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur


Una bonita flor

Nunca en la tierra hubo enamorados
más ciegos que yo a cualquier edad
pero hay que decir que me rompí las narices
al mirar demasiado cerca su blusa

Una corderita con piel de lobo
una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os ata
y luego, os lleva por donde quiere

El cielo la había dotado de mil encantos
que os ponen al rojo vivo desde que se tocan
ella tenía tantos que yo no sabía
no sabía ya donde poner la boca.

Una corderita con piel de lobo
una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os ata
y luego, os lleva por donde quiere

Ella no tenía cabeza, ella no tenía
el cerebro más grande que un dedal
pero para el amor no se les pide
a las chicas haber inventado la polvora.

Una corderita con piel de lobo
una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os ata
y luego, os lleva por donde quiere

Depués, un día, ella se largó
dejándome en el alma un mal funesto
y todas la hierbas de San Juan
no han podido curarme de este mal.

Por eso la quise mal, pero ahora
ya no le guardo rencor y mi corazón le perdona
de haber asolado mi corazón
para que ya no pueda servir a nadie.

Una corderita con piel de lobo
una bonita loba disfrazada de cordera
que se hace la tierna y que os ata
y luego, os lleva por donde quiere

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La légende de la nonne-
La légende de la nonne
Georges Brassens (1921-1981)

Venez, vous dont l'œil étincelle,
Pour entendre une histoire encor,
Approchez: je vous dirai celle
De doña Padilla del Flor
Elle était d'Alanje, où s'entassent
Les collines et les halliers.
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
A l'amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Ce n'est pas sur ce ton frivole
Qu'il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D'un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n'est pas laide
On avait droit d'épouser Dieu
Peu s'en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s'installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit : "Me voilà!"
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Il était laid : les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l'amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l'enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
A l'heure où les corbeaux croassent
Volant dans l'ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C'est la foudre qui répondit
Dieu voulu que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.

Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu'afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers.


La leyenda de la monja

Venid, vosotros cuyos ojos brillan,
para oir una aún una historia,
acercaos: yo os contaré la
de doña Padilla del Flor.
Ella era de Alanje, donde se amontonan
las colinas y los matorrales.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Hay chicas en Granada
también las hay en Sevilla
que, por una mínima serenata
al amor le piden clemencia.
Hay veces que abrazan
por la noche, a atrevidos caballeros.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

No es en este tono frívolo
en el que hay que hablar de Padilla
pues nunca una chica española
brilló con un fuego más casto
Ella huía de los que persigue
na las chicas bajos los álamos.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Ella tomó los hábitos en Toledo
con gran pena de las gentes del lugar
como si, cuando no se es fea
se tuviese derecho a casarse con Dios.
Poco faltó para que llorasen
la soldadesca y los escolares.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Ahora bien, apenas se enclaustró la bella
que el amor se instaló en su corazón
un orgulloso bandido de la comarca
vino entonces y dijo: “¡Aquí estoy!”
A veces los bandidos sobrepasan
en audacia a los caballeros
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Era feo: los rasgos austeros
la mano más ruda que el guante
pero el amor tiene misterios
y la monja se enamoró del bandido
Se ve a ciervas que cambian
sus bellos ciervos por jabalíes.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

La monja se atrevió, dice la crónica
al bandido por el infierno conducido
a los pies de Santa Verónica
a darle una cita por la noche
a la hora en que los cuervos graznan
volando en la sombra por millares.
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Ahora bien, bajada a la nave
la monja llamó al bandido
en lugar de la voz esperada
fue el rayo el que respondió
Dios quiso que sus golpes golpeasen
a los amantes unidos por Satán
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Esta historia de la novicia
San Ildefonso, abad, quiso
que a fin de preservar del vicio
a las vírgenes, que le dan salud,
los priores la contasen
en todos los conventos regulares
Chicos, he aquí los toros que pasan
esconded vuestro rojo delantal.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Colombine-
Colombine
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Paul Verlaine

Léandre le sot,
Pierrot qui d'un saut
De puce
Franchit le buisson,
Cassandre sous son
Capuce,

Arlequin aussi,
Cet aigrefin si
Fantasque,
Aux costumes fous,
Les yeux luisant sous
Son masque,

Do, mi, sol, mi, fa,
Tout ce monde va,
Rit, chante
Et danse devant
Une frêle enfant
Méchante

Dont les yeux pervers
Comme les yeux verts
Des chattes
Gardent ses appas
Et disent :
"A bas Les pattes !"

L'implacable enfant,
Preste et relevant
Ses jupes,
La rose au chapeau,
Conduit son troupeau
De dupes !


Colombine

Leandro el tonto,
Pierrot que de un salto
de pulga
franquea el matorral,
Cassandra bajo su
capucha

Arlequín también
este estafador tan
caprichoso,
con vestidos estrafalarios,
los ojos brillando bajo
su máscara,

Do, mi, sol, mi, fa,
toda esa gente va,
rie, canta
y baila delante de
una débil chica
malvada

cuyos ojos perversos
como los ojos verdes
de las gatas
guardan sus encantos
y dicen:
”¡Abajo las patas!”

La implacable niña,
ágil y levantando
su falda,
la rosa en el sombrero
conduce su tropa
de tontos!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Auprès de mon arbre-
Auprès de mon arbre
Georges Brassens (1921-1981)

J'ai plaqué mon chêne
Comme un saligaud
Mon copain le chêne
Mon alter ego
On était du même bois
Un peu rustique un peu brut
Dont on fait n'importe quoi
Sauf naturell'ment les flûtes
J'ai maint'nant des frenes
Des arbres de Judée
Tous de bonne graine
De haute futaie
Mais toi, tu manque à l'appel
Ma vieille branche de champagne
Mon seul arbre de Noel
Mon mât de cocagne

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Je suis un pauvr' type
J'aurais plus de joie
J'ai jeté ma pipe
Ma vieill' pipe en bois
Qu'avait fumé sans s' fâcher
Sans jamais m'brûlé la lippe
L'tabac d'la vache enragée
Dans sa bonn' vieill' têt' de pipe
J'ai des pip's d'écume
Ornées de fleurons
De ces pip's qu'on fume
En levant le front
Mais j'retrouv'rai plus, ma foi,
Dans mon cœur ni sur ma lippe
Le goût d'ma vieill' pipe en bois
Sacré nom d'un' pipe!

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

Le surnom d'infâme
Me va comme un gant:
D'avecques ma femme
J'ai foutu le camp,
Parc' que depuis tant d'années,
C'était pas un' sinécure
De lui voir tout l'temps le nez
Au milieu de la figure...
Je bats la campagne
Pour dénicher la
Nouvelle compagne
Valant celle-là,
Qui, bien sûr, laissait beaucoup
Trop de pierr's dans les lentilles,
Mais se pendait à mon cou
Quand j'perdais mes billes!

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux

J'avais un' mansarde
Pour tout logement
Avec des lézardes
Sur le firmament
Je l'savais par cœur depuis
Et, pour un baiser la course,
J'emmenais mes bell's de nuits
Faire un tour sur la grande Ourse...
J'habit' plus d' mansarde
Il peut désormais
Tomber des hall'bardes
Je m'en bats l'œil mais
Mais si quelqu'un monte aux cieux
Moins que moi, j'y paie des prunes:
Y a cent sept ans qui dit mieux,
Qu' j'ai pas vu la lune

Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
M'éloigner d' mon arbre
Auprès de mon arbre
Je vivais heureux
J'aurais jamais dû
Le quitter des yeux


Cerca de mi árbol

Dejé plantada mi encina
como un canalla
mi amiga la encina
mi otro yo
Estabamos hechos de la misma madera
un poco rústico un poco bruto
con lo que hacer cualquier cosa
salvo, naturalmente, las flautas
Ahora tengo fresnos
Arboles de Judea
todos de buena simiente
con mucha solera
pero tú, tú faltas a mi llamada
mi vieja rama de campaña
mi único árbol de Navidad
mi cucaña.

Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca me debería
haber alejado de mi árbol
Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca debería
haberlo perdido de vista

Soy un desgraciado
nunca más sere feliz
he tirado mi pipa
mi vieja pipa de madera
que había fumado sin molestarse
sin haberme quemado nunca el labio
el tabaco de caldo de gallina
en su buena vieja cazoleta
Tengo pipas de espuma
adornadas de florones
de esas pipas que se fuman
con la frente alta
pero no volveré a encontrar más, por mi alma,
en mi corazón ni en mis labios
el gusto de mi vieja pipa de madera
¡bendita pipa!

Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca me debería
haber alejado de mi árbol
Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca debería
haberlo perdido de vista

El apelativo de infame
me va como una guante:
Del lado de mi mujer
me largué
porque después de tantos años,
no era cosa fácil
de verle siempre la nariz
en medio de la cara...
Ahora hago batidas
para encontrar una
nueva compañera
conformandome con aquella,
que, por supuesto, dejaba muchas
demasiadas piedras en las lentejas,
pero que se colgaba a mi cuello
cuando todo me iba mal.

Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca me debería
haber alejado de mi árbol
Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca debería
haberlo perdido de vista

Yo tenía una buhardilla
como único alojamiento
con grietassobre el firmamento
La conocía de memoria desde hacía mucho
y, a cambio de un beso,
me llevaba a mis conquistas
a dar un paseo por la gran Osa...
Ya no vivo en una buhardilla
ya puede en adelante
llover a cántaros
que eso me trae sin cuidado
Pero me apuesto lo que sea, a que nadie sube al
séptimo cielo menos que yo :
Ya hace un siglo, como quien no quiere la cosa,
Que no me como una rosca.
Cerca de mi árbolyo vivía feliz
nunca me debería
haber alejado de mi árbol
Cerca de mi árbol
yo vivía feliz
nunca debería
haberlo perdido de vista.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Gastibelza (l'homme à la carabine)-
Gastibelza (l'homme à la carabine)
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: poème de Victor Hugo,

Gastibelza, l'homme à la carabine,
. . Chantait ainsi:
"Quelqu'un a-t-il connu doña Sabine ?
. . Quelqu'un d'ici ?
Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne
. . Le mont Falu...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
. . Ma señora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
. . D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne. . Comme un hibou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
. . Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
. . En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
. . Ornait son cou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

Le roi disait, en la voyant si belle,
. . A son neveu:
"Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
. . Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerai l'Espagne
. . Et le Pérou !
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
. . Mais je sais bien
Que, pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurai gaîment passé dix ans au bagne
. . Sous les verrous...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
. . De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,. . Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
. . Par le licou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . Me rendra fou."

"Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe
. . Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
. . Tout son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
. . Pour un bijou...
Le vent qui vient à travers la montagne
. . M'a rendu fou."


Gastibelza (el hombre de la carabina)

Gastibelza, el hombre de la carabina
...Cantaba así:
“¿Conoció alguien a Doña Sabina
alguien de aquí?
Cantad, danzad, villanos! la noche alcanza
...El monte Falu...
El viento que viene a través de la montaña
...me volverá loco”.

“¿Alguien de vosotros ha conocido a Sabina,
...mi señora?
Su madre era la vieja mora
...de Antequera,
que cada noche gritaba en la Torre Magne
...como un búho...
El viento que viene a través de la montaña
...me volverá loco”.

“Verdaderamente, la reina hubiese sido, cerca de ella, fea
...cuando, al caer la tarde,
ella paseaba sobre el puente de Toledo,
...con un corsé negro.
Un rosario del tiempo de Carlomagno
adornaba su cuello...
El viento que viene a través de la montaña
...me volverá loco”.

El rey decía, al verla tan bella,
...a su sobrino:
“Por un beso, por una sonrisa de ella,
...por un cabello,
Infante don Ruiz, ¡yo daría España
...y el Perú!
El viento que viene a través de la montaña
...me volverá loco”.

“Yo no sé si yo quería a esta mujer,
...pero sé bien
que, por tener una mirada de su alma,
...yo, pobre perro,
yo hubiese pasado alegremente diez años en presidio
...bajo los cerrojos...
el viento que viene a través de la montaña
...me volverá loco”.

“Cuando yo veía a esta niña, yo, el pastor
...de esta comarca,
yo creía ver a la bella Cleopatra
...que, según nos dicen,
llevaba a Cesar, emperador de Alemania,
...por las bridas...
el viento que viene a través de la montaña
....me volverá loco”.

“Danzad, cantad, villanos, la noche cae
Sabina, un día,
lo vendió todo, su belleza de paloma,
todo su amor,
por el anillo de oro del conde de Saldaña,
por una joya...
el viento que viene a través de la montaña
me ha vuelto loco”.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La testament-
Le testament
Georges Brassens (1921-1981)

Je serai triste comme un saule
Quand le Dieu qui partout me suit
Me dira, la main sur l'épaule
"Va-t'en voir là-haut si j'y suis"
Alors, du ciel et de la terre
Il me faudra faire mon deuil
Est-il encor debout le chêne
Ou le sapin de mon cercueil

S'il faut aller au cimetière
J'prendrai le chemin le plus long
J'ferai la tombe buissonnière
J'quitterai la vie à reculons
Tant pis si les croqu'-morts me grondent
Tant pis s'ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l'autre monde
Par le chemin des écoliers

Avant d'aller conter fleurette
Aux belles âmes des damnées
Je rêv' d'encore une amourette
Je rêv' d'encor m'enjuponner
Encore un' fois dire: "Je t'aime"
Encore un' fois perdre le nord
En effeuillant le chrysanthème
Qui est la marguerite des morts

Dieu veuill' que ma veuve s'alarme
En enterrant son compagnon
Et qu'pour lui fair' verser des larmes
Il n'y ait pas besoin d'oignon

Qu'elle prenne en secondes noces
Un époux de mon acabit
Il pourra profiter d'mes bottes
Et d'mes pantoufl's et d'mes habits

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme
Qu'il fum' ma pipe et mon tabac
Mais que jamais - mort de mon âme
Jamais il ne fouette mes chats
Quoique je n'aie pas un atome
Une ombre de méchanceté
S'il fouett' mes chats, y a un fantôme
Qui viendra le persécuter

Ici-gît une feuille morte
Ici finit mon testament
On a marque dessus ma porte
"Fermé pour caus' d'enterrement"
J'ai quitté la vie sans rancune
J'aurai plus jamais mal aux dents
Me v'là dans la fosse commune
La fosse commune du temps


El testamento

Yo estaré triste como un sauce
cuando el Dios que me sigue por todas partes
me diga, la mano en el hombro
“Vete a ver si estoy allá arriba”.
Entonces, del cielo y de la tierra
será necesario hacer mi duelo.
¿Está aún de pié la encina
o el pino de mi ataud?

Si hay que ir hasta el cementerio
yo tomaré el camino más largo
yo haré novillos el dia de mi funeral
yo dejaré la vida a empujones
Tanto peor si los enterradores me regañan
tanto peor si me creen loco de atar
Yo quiero partir para el otro mundo
tomando el camino más largo.

Antes de ir a hacer requiebros
a las bellas almas de las condenadas
sueño aún con un amorcito
sueño aún con liarme con unas faldas
decir aún una vez “te quiero”
perder aún una vez el norte
desojando el crisantemo
que es la margarita de los muertos.

Dios quiera que mi viuda se duela
al enterrar a su compañero
y que para hacer que vierta lágrimas
no hagan falta cebollas.

Que ella tome en segundas nupcias
un esposo de mi aspecto
él podrá aprovechar mis botas
mis pantuflas y mis vestidos.

Que beba mi vino, que ame a mi mujer
que fume mi pipa y mi tabaco
pero que nunca- por mi alman
unca azote a mis gatos
aunque yo no tengo un átom
ouna sombra de maldad
si azota mis gatos, habrá un fantasma
que vendrá a perseguirlo.-

Aquí yace una hoja muerta
aquí acaba mis testamento.
Han escrito encima de mi puerta
“Cerrado por causa de defunción”.
Yo he dejado la vida sin rencor
no me dolerán más los dientes
Aquí estoy en la fosa común
la fosa común del tiempo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La prière-
La prière
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Poème de Francis Jammes

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.


La plegaria

Por el pequeñín que muere cerca de su madre
mientras que otros niños se divierten en el patio
y por el pájaro herido, ¡todos sabemos cómo!
su ala de repente se ensangrenta y desciende,
por la sed y el hambre y el delirio ardiente
yo te ruego, María.

Por los niños golpeados por el borracho que vuelve a su casa,
por el asno que recibe patadas en el vientre
y por la humillación del inocente castigado,
por la virgen vendida que han desnudado,
por los hijos cuya madre ha sido insultada,
yo te ruego, María.

Por la vieja que, tropezando bajo demasiado peso
grita: “¡Dios mío!”, por el desgraciado cuyos brazos
no pudieron apoyarse sobre un amor humano
como la Cruz del Hijo sobre Simón de Cirene,
por el caballo caído bajo el carro que arrastra
yo te ruego, María

Por los cuatro horizontes que crucifican al mundo,
por todos los que cuya carne se desgarra o sucumbe,
por los que no tienen pies, por los que no tienen manos,
por el enfermo que es operado y que gime,
y por el justo puesto a la altura de los asesinos,
yo te ruego, María.

Por la madre que se entera que su hijo está curado,
por el pájaro que llama al pájaro caído del nido,
por la hierba que tiene sed y recoge el aguacero,
por el beso perdido que por amor se vuelve a dar,
y por el mendigo que encuentra su moneda,
yo te ruego, María.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le nombril des femmes d'agents-
Le nombril des femmes d'agents
Georges Brassens (1921-1981)

Voir le nombril d'la femm' d'un flic
N'est certain'ment pas un spectacle
Qui, du point d'vue de l'esthétiqu'
Puiss' vous élever au pinacle
Il y eut pourtant, dans l'vieux Paris
Un honnête homme sans malice
Brûlant d'contempler le nombril
D'la femm' d'un agent de police

"Je me fais vieux, gémissait-il
Et, durant le cours de ma vie
J'ai vu bon nombre de nombrils
De toutes les catégories
Nombrils d'femm's de croqu'-morts, nombrils
D'femm's de bougnats, d'femm's de jocrisses
Mais je n'ai jamais vu celui
D'la femm' d'un agent de police"

"Mon père a vu, comm' je vous vois
Des nombrils de femm's de gendarmes
Mon frère a goûté plus d'une fois
D'ceux des femm's d'inspecteurs, les charmes
Mon fils vit le nombril d'la souris
D'un ministre de la Justice
Et moi, j'n'ai même pas vu l'nombril
D'la femm' d'un agent de police"

Ainsi gémissait en public
Cet honnête homme vénérable
Quand la légitime d'un flic
Tendant son nombril secourable
Lui dit: "Je m'en vais mettre fin
A votre pénible supplice
Vous fair' voir le nombril enfin
D'la femm' d'un agent de police".

"Alleluia ! fit le bon vieux
De mes tourments voici la trêve !
Grâces soient rendues au Bon Dieu
Je vais réaliser mon rêve !"
Il s'engagea, tout attendri
Sous les jupons d'sa bienfaitrice
Braquer ses yeux sur le nombril
D'la femm' d'un agent de police

Mais, hélas ! il était rompu
Par les effets de sa hantise
Et comme il atteignait le but
De cinquante ans de convoitise
La mort, la mort, la mort le prit
Sur l'abdomen de sa complice
Il n'a jamais vu le nombril
D'la femm' d'un agent de police.


El ombligo de las mujeres de los policías

Ver el ombligo de la mujer de un poli
no es ciertamente un espectáculo
que, desde el punto de vista de la estética
pueda elevaros a las nubes.
Hubo sin embargo, en el viejo París
un buen hombre sin malicia
que se moría por contemplar el ombligo
de la mujer de un agente de la policía.

“Me hago viejo, gemía
y, durante el curso de mi vida
he visto un buen número de ombligos
de todas las categorías
ombligos de mujeres de enterradores, ombligos
de mujeres de carboneros, de mujeres de simplones
pero nunca he visto
el de la mujer de un agente de policía”

“Mi padre ha visto, como yo os veo a vosotros
ombligos de mujeres de gendarmes
mi hermano ha probado más de una vez
de los de las mujeres de inspectores, los encantos
mi hijo vio el ombligo de la compañerilla
de un ministro de justicia.
Y yo, yo no he visto ni tan siquiera el ombligo
de la mujer de un agente de la policía”.

Así gemía en público
Este honesto hombre venerable
cuando la legítima de una poli
tendiendo su ombligo caritativo
le dijo: “Yo voy a poner fin
a tu penoso suplicio,
hacerte ver el ombligo por fin
de la mujer de un agente de policía”.

“¡Aleluya! dijo el buen viejo¡
De mis tormentos he aquí una tregua!
¡Sean dadas gracias al Buen Dios,
yo voy a realizar mi sueño!
”El se afana, muy enternecido
bajo las faldas de su benefactora
en fijar sus ojos sobre el ombligo
de la mujer de un agente de policia.

Pero, ¡ay! el estaba desecho
por los efectos de su obsesión,
y como iba a alcanzar la meta
de cincuenta años de ansias
la muerte, la muerte, la muerte lo cogió
sobre el abdomen de su complice.
Jamás vio el ombligo
de la mujer de un agente de policía.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les croquants-
Les croquants
Georges Brassens (1921-1981)

Les croquants vont en ville, à cheval sur leurs sous,
Acheter des pucelle' aux saintes bonnes gens,
Les croquants leur mett'nt à prix d'argent
La main dessus, la main dessous...
Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de Lison
(Que les culs cousus d'or se fass'nt une raison!)
C'est pour la bouch' du premier venu
Qui' a les yeux tendre' et les mains nues...

Les croquants, ça les attriste, ça
Les étonne, les étonne,
Qu'une fille, une fill' bell' comm' ça,
S'abandonne, s'abandonne
Au premier ostrogoth venu:
Les croquants, ça tombe des nues.

Les fill's de bonnes mœurs, les fill's de bonne vie,
Qui' ont vendu leur fleurette à la foire à l'encan,
Vont s' vautrer dans la couch' des croquants,
Quand les croquants en ont envie...
Mais la chair de Lisa, la chair fraîch' de Lison
(Que les culs cousus d'or se fass'nt une raison!)
N'a jamais accordé ses faveurs
A contre-sous, à contrecœur...

Les fill's de bonne vie ont le cœur consistant
Et la fleur qu'on y trouve est garanti' longtemps,
Comm' les fleurs en papier des chapeux,
Les fleurs en pierre des tombeaux...
Mais le cœur de Lisa, le grand cœur de Lison
Aime faire peau neuve avec chaque saison:
Jamais deux fois la même couleur,
Jamais deux fois la même fleur


Los brutos

Los brutos van a la ciudad, a caballos sobre su dinero,
a comprar vírgenes a las santas buenas gentes,
los brutos les ponen, pagando su dinero,
Las manos encima, las manos debajo...
Pero la carne de Lisa, la carne fresca de Lison
(¡Que los podridos de dinero se den cuenta!)
es para la boca del primero que llegue
que tenga los ojos tiernos y las manos vacías...

A los brutos, eso les entristece, eso
les asombra, les asombra,
que una niña, una niña tan guapa,
se abandone, se abandone
al primer advenedizo que llegue:
los brutos se han caído de un guindo.

Las niñas de buenas costumbres, la niñas de buena vida,
que han vendido su flor en la feria a subasta
van a revolcarse en el cieno de la cama de los brutos,
cuando los brutos tienen necesidad de ello...
Pero la carne de Lisa, la carne fresca de Lison
(¡que los podridos de dinero se den cuenta!)
no ha entregado jamás sus favores
a cambio de dinero, a disgusto...

La niñas de buena vida tienen el corazón consistente
y la flor que se encuentra en ellos está garantizado largo tiempo,
como las flores de papel de los sombreros,
las flores de piedra de las tumbas...
Pero al corazón de Lisa, el gran corazón de Lison
le gusta cambiar de piel en cada estación:
nunca dos veces el mismo color,
nunca dos veces la misma flor.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Je me suis fait tout petit-
Je me suis fait tout petit
Georges Brassens (1921-1981)

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand ell' me sonne
J'étais chien méchant, ell' me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

J'était dur à cuire, ell' m'a converti
La fine mouche,
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie
Qu'elle est méchante

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire
Bien qu'ell' soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Un' jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Un' jolie pervenche un jour en mourut
A coup d'ombrelle

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche

Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirais mon
Dernier supplice
Il en est de pir's il en est d'meilleures
Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
S'il faut se pendre

Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui ferm' les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant un' poupée
Qui fait Maman quand on la touche


Me hice muy pequeño

Nunca me había quitado el sombrero
delante de nadie
ahora me arrastro y hago el payaso
cuando ella me arrea
Yo era un perro salvaje, ella me hace comer
En su manita.
Yo tenía dientes de lobo, los he cambiado
por dientes de leche.

Me convertí en un niño delante de una muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Yo era duro de pelar, ella me ha cambiado,
la muy lagarta,
y he ido a parar completamente entregado
contra su boca
que tiene dientes de leche cuando sonríe
cuando canta
y dientes de lobo cuando está furiosa
cuando está enfadada.

Me convertí en un niño delante de una muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Yo sufro su ley, yo me someto dulcemente
a su mandato
aunque sea celosa más allá de lo normal
e incluso peor.
Una bonita chavala que me pareció
más bonita que ella
una bonita chavala un día murió por ello
a golpes de sombrilla.

Me convertí en un niño delante de una muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Todos los sonambulos, todos los magos me han
dicho sin malicia
que en sus brazos en cruz, yo sufriré mi
último suplicio.
Los hay peores, los hay mejores
pero si hay que elegir
que más da que nos colgemos aquí o allí
si al final hay que colgarse.

Me convertí en un niño delante de una muñeca
que cierra los ojos cuando se la acuesta
Me convertí en un niño delante de una muñeca
que dice Mamá cuando se la toca.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -L'amandier-
L'amandier
Georges Brassens (1921-1981)

J'avais l'plus bel amandier
Du quartier
Et, pour la bouche gourmande
Des filles du monde entier
J'faisais pousser des amandes
Le beau, le joli métier !

Un écureuil en jupon
Dans un bond
Vint me dir': " Je suis gourmande
Et mes lèvres sentent bon
Et, si tu m'donn's une amande
J'te donne un baiser fripon !"

" Grimpe aussi haut que tu veux
Que tu peux
Et tu croqu's, et tu picores
Puis tu grignot's, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dû ! "

Quand la belle eut tout rongé
Tout mangé
" Je te paierai, me dit-elle
A pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d'ailes
Et que tu sauras voler ! "

" Mont' m'embrasser si tu veux
Si tu peux
Mais dis-toi que, si tu tombes
J'n'aurais pas la larme à l'œil
Dis-toi que, si tu succombes
Je n'porterai pas le deuil ! "

Les avait, bien entendu
Toutes mordues
Tout's grignotées, mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouch' gourmande
En baisers m'a tout rendu !

Et la fête dura tant
Qu'le beau temps
Mais vint l'automne, et la foudre
Et la pluie, et les autans
Ont change mon arbre en poudre
Et mon amour en mêm' temps !


El almendro

Yo tenía el más bello almendro
del barrio
y, para la boca golosa
de las niñas del mundo entero
yo hacía crecer mis almendras
¡Qué hermoso, qué bonito oficio!

Una ardilla con faldas
de un salto
vino a decirme: “Yo soy golosa
y mis labios saben bien
y, si tu me das una almendra
¡yo te daré un beso picarón!”

“Trepa todo lo alto que quieras
que puedas
y roe, y picotea
y después mordisquea, y después
vuelve a bajar más rápido aún
¡a darme el beso prometido!”

Cuando la bella lo hubo roído todo
comido todo
“Yo te pagaré, me dijo ella
a bocajarro cuando los
tontos tengan alas
y sepas volar!”

“Sube a besarme si quieres
si puedes
pero ten presente que, si te caes
no lloraré
ten presente que, si mueres
yo no llevaré luto!”

Las había, por supuesto
mordido todas
mordisqueado todas mis almendras
mi cosecha estaba perdida
pero su bonita boca golosa
¡en besos me lo pagado todo!”

Y la fiesta duró tanto
como el buen tiempo.
Pero vino el otoño, y el rayo
y la lluvía, y todo lo demás
convirtieron mi árbol en polvo
y mi amor al mismo tiempo!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Oncle Archibald-
Oncle Archibald
Georges Brassens (1921-1981)

O vous, les arracheurs de dents
Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
A vos fêtes

En courant sus à un voleur
Qui venait de lui chiper l'heure
A sa montre
Oncle Archibald, coquin de sort !
Fit, de Sa Majesté la Mort
La rencontre

Telle un' femm' de petit' vertu
Elle arpentait le trottoir du
Cimetière
Aguichant les hommes en troussant
Un peu plus haut qu'il n'est décent
Son suaire

Oncle Archibald, d'un ton gouailleur
Lui dit : " Va-t'en fair' pendre ailleurs
Ton squelette
Fi ! des femelles décharnees !
Vive les belles un tantinet
Rondelettes ! "

Lors, montant sur ses grands chevaux
La Mort brandit la longue faux
D'agronome
Qu'elle serrait dans son linceul
Et faucha d'un seul coup, d'un seul
Le bonhomme

Comme il n'avait pas l'air content
Elle lui dit : " Ça fait longtemps
Que je t'aime
Et notre hymen à tous les deux
Etait prévu depuis le jour de
Ton baptême

" Si tu te couches dans mes bras
Alors la vie te semblera
Plus facile
Tu y seras hors de portée
Des chiens, des loups, des homm's et des
Imbéciles

"Nul n'y contestera tes droits
Tu pourras crier "Vive le roi!"
Sans intrigue
Si l'envi' te prend de changer
Tu pourras crier sans danger
"Vive la Ligue!"

" Ton temps de dupe est révolu
Personne ne se paiera plus
Sur ta bête
Les "Plaît-il, maître?" auront plus cours
Plus jamais tu n'auras à cour-
ber la tête"

Et mon oncle emboîta le pas
De la belle, qui ne semblait pas
Si féroce
Et les voilà, bras d'ssus, bras d'ssous,
Les voilà partis je n' sais où
Fair' leurs noces

O vous, les arracheurs de dents
Tous les cafards, les charlatans
Les prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald
Pour payer les violons du bal
A vos fêtes


Tío Archibald

Oh vosotros, los sacamuelas
los correveidiles, los charlatanes
los profetas
no contéis más con el tío Archibald
para que os pague los gastos
de vuestras fiestas.

Al echarse sobre un ladrón
que acababa de robarle la hora
de su reloj
el tío Archibald, ¡bribón con suerte!
a Su Majestad la Muerte
tuvo la ocasión de encontrarse.

Como una mujer de dudosa virtud
ella hacía la calle
del cementerio
provocando a los hombres remangándose
un poco más de lo que es decente
su sudario.

El Tío Archibald, con un tono guasón
le dice: “Anda a otra parte
con tu esqueleto
¡ya está bien de mujeres en los huesos!
¡Viva las guapas un poquito
rellenitas!”

Entonces, subiendo sobre sus grandes
caballos la Muerte blandió la larga guadaña
de agrónomo
que ocultaba en su sudario
y segó de un solo golpe, de uno sólo
al buen hombre.

Como no tenía aspecto de estar muy contento
ella le dijo: “Hace bastante tiempo
que te quiero
y nuestro himeneo
estaba previsto desde el día de
tu bautizo.

”Si te acuestas en mis brazos
entonces la vida te parecerá
más fácil.
Allí estarás fuera del alcance
de los perros, de los lobos, de los hombres y de los
imbéciles.

”Nadie te discutirá tus derechos
tu podrás gritar “¡Viva el rey!”
sin intrigas
Si tienes ganas de cambiar
podrás gritar sin peligro
“¡Viva la Liga!”

“Tu época de tonto ya pasó
Nadie se burlará más
de tí
Los “¿Está bien, señor?” se acabarán
Nunca más tendrás que aga-
char la cabeza”

Y mi tío siguió los pasos
de la bella, que no parecía
tan feroz
Y miralos ahí, cogidos del brazo
miralos ahí marchando yo no sé adónde
a celebrar sus bodas.

Oh vosotros, los sacamuelas
los correveidiles, los charlatanes
los profetas
no contéis más con el tío Archibald
para que os pague los gastos
de vuestras fiestas.

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Georges Brassens -La marche nuptiale-
La marche nuptiale
Georges Brassens (1921-1981)

Mariage d'amour, mariage d'argent
J'ai vu se marier toutes sortes de gens
Des gens de basse source et des grands de la terre
Des prétendus coiffeurs, des soi-disant notaires

Quand même je vivrai jusqu'à la fin des temps
Je garderais toujours le souvenir content
Du jour de pauvre noce où mon père et ma mère
S'allèrent épouser devant Monsieur le Maire

C'est dans un char à bœufs, s'il faut parler bien franc
Tiré par les amis, poussé par les parents
Que les vieux amoureux firent leurs épousailles
Après long temps d'amour, long temps de fiançailles

Cortège nuptial hors de l'ordre courant
La foule nous couvait d'un œil protubérant
Nous étions contemplés par le monde futile
Qui n'avait jamais vu de noces de ce style

Voici le vent qui souffle emportant, crève-cœur
Le chapeau de mon père et les enfants de chœur
Voilà la pluie qui tombe en pesant bien ses gouttes
Comme pour empêcher la noc', coûte que coûte

Je n'oublierai jamais la mariée en pleurs
Berçant comme un' poupée son gros bouquet de fleurs
Moi, pour la consoler, moi, de toute ma morgue
Sur mon harmonica jouant les grandes orgues

Tous les garçons d'honneur, montrant le poing aux nues
Criaient: " Par Jupiter, la noce continue ! "
Par les homm's décriée, par les dieux contrariée
La noce continue et Viv' la mariée !


La marcha nupcial

Matrimonio por amor, matrimonio por dinero
Yo he visto casarse toda clase de gentes
gentes humildes y grandes de la tierra
presuntos peluqueros, supuestos notarios

Aunque viviese hasta el final de los tiempos
guardaré siempre el alegre recuerdo
del día de la pobre boda en que mi padre y mi madre
fueron a casarse delante del Señor Alcalde

Fue en un carro de bueyes, si hay que ser sincero
tirado por los amigos, empujado por los parientes
que los viejos enamorados hicieron sus esponsales
después de un largo enamoramiento, de un largo noviazgo

Cortejo nupcial fuera de lo corriente
la gente nos contemplaba asombrados
eramos comtemplados por gente banal
que no había visto nunca bodas de este estilo.

He aquí el viento que sopla llevandose, lástima,
el sombrero de mi padre y a los monaguillos.
He aquí la lluvía que cae con unos buenos goterones
como para impedir la boda, cueste lo que cueste.

Yo no olvidaré jamás a la novia llorando
meciendo como una muñeca su gran ramo de flores
Yo, para consolarla, yo, con todo mi orgullo
en mi harmónica tocaba como los grandes órganos.

Toda la corte de honor, enseñando los puños a las nubes
gritaban: “¡Por Jupiter, la boda continúa!”
Por los hombres criticada, por los dioses contrariada
la boda continúa y ¡Viva la novia!

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les lilas-
Les lilas
Georges Brassens (1921-1981)

Quand je vais chez la fleuriste
Je n'achèt' que des lilas
Si ma chanson chante triste
C'est que l'amour n'est plus là

Comm' j'étais, en quelque sorte
Amoureux de ces fleurs-là
Je suis entré par la porte
Par la porte des Lilas

Des lilas, y'en avait guère
Des lilas, y'en avait pas
Z'étaient tous morts à la guerre
Passés de vie à trépas

J'suis tombé sur une belle
Qui fleurissait un peu là
J'ai voulu greffer sur elle
Mon amour pour les lilas

J'ai marqué d'une croix blanche
Le jour où l'on s'envola
Accrochés à une branche
Une branche de lilas

Pauvre amour, tiens bon la barre
Le temps va passer par là
Et le temps est un barbare
Dans le genre d'Attila

Aux cœurs où son cheval passe
L'amour ne repousse pas
Aux quatre coins de l'espace
Il fait le désert sous ses pas

Alors, nos amours sont mortes
Envolées dans l'au-delà
Laissant la clé sous la porte
Sous la porte des Lilas

La fauvette des dimanches
Cell' qui me donnait le la
S'est perchée sur d'autres branches
D'autres branches de lilas

Quand je vais chez la fleuriste
Je n'achèt' que des lilas
Si ma chanson chante triste
C'est que l'amour n'est plus là


Las lilas

Cuando voy a la floristería
no compro más que lilas
si mi canción suena triste
es que ya no hay amor.

Como yo estaba, de alguna manera,
enamorado de esas flores
entré por la puerta
Por la puerta de las Lilas.

Lilas, apenas había
Lilas, no había
habían muerto todas en la guerra
pasado de este mundo al otro.

Caí encima de una guapa
que florecía allí
yo quisé injertar en ella
mi amor por las lilas.

Marqué con piedra blanca
el día en que echamos a volar
agarrados a una rama
una rama de lilas.

Pobre amor, sujeta bien el timón
el tiempo va a pasar
y el tiempo es un bárbaro
del estilo de Atila.

En los corazones por donde su caballo pasa
el amor no vuelve a brotar
en cualquier lugar del mundo
el desierto brota bajos sus pasos.

Entonces nuestros amores mueren
vuelan al más allá
dejando la llave bajo la puerta
bajo la puerta de las Lilas.

La palomita del los domingos
la que me llevaba donde quería
se ha posado en otras ramas
otras ramas de lilas.

Cuando voy a la floristería
no compro más que lilas
si mi canción suena triste
es que ya no hay amor.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Au bois de mon coeur-
Au bois de mon coeur
Georges Brassens (1921-1981)

Au bois d'Clamart y a des petit's fleurs
Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur

Au fond de ma cour j'suis renommé
J'suis renommé
Pour avoir le cœur mal famé
Le cœur mal famé

Au bois d'Vincennes y a des petit's fleurs
Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur

Quand y a plus d'vin dans mon tonneau
Dans mon tonneau
Ils n'ont pas peur de boir' mon eau
De boire mon eau

Au bois d'Meudon y a des petit's fleurs
Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur

Ils m'accompagn'nt à la mairie
A la mairie
Chaque fois que je me marie
Que je me marie

Au bois d'Saint Cloud y a des petit's fleurs
Y a des petit's fleurs
Y a des copains au, au bois d'mon cœur
Au, au bois d'mon cœur

Chaqu' fois qu'je meurs fidèlement
Fidèlement
Ils suivent mon enterrement
Mon enterrement

...des petites fleurs...
Au, au bois d'mon cœur...


En el bosque de mi corazón

En el bosque de Clamart hay florecillas
hay florecillas
hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

En mi barrio tengo reputación
tengo reputación
de tener mala fama
de tener mala fama.

En el bosque de Vincennes hay florecillas
hay florecillas
hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Cuando ya no hay vino en mi barril
en mi barril
No tienen miedo de beber mi agua
de beber mi agua.

En el bosque de Meudon hay florecillas
hay florecillas
hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Me acompañan al ayuntamiento
al ayuntamiento
cada vez que me caso
que me caso.

En el bosque de Saint Cloud hay florecillas
hay florecillas
hay amigos, en el bosque de mi corazón
en el bosque de mi corazón.

Cada vez que muero, fielmente
fielmente
ellos siguen mi entierro
mi entierro.

florecillas
en el bosque de mi corazón.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Grand-père-
Grand-père
Georges Brassens (1921-1981)

Grand-pèr' suivait en chantant
La route qui mène à cent ans
La mort lui fit, au coin d'un bois
L'coup du pèr' François
L'avait donné de son vivant
Tant de bonheur à ses enfants
Qu'on fit, pour lui en savoir gré
Tout pour l'enterrer
Et l'on courut à toutes jam-
Bes quérir une bière, mais
Comme on était légers d'argent
Le marchand nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Or, j'avais hérité d'grand-père
Un' pair' de bott's pointues
S'il y a des coups d'pied que'que part qui s'perdent
Çui-là toucha son but

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre

Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond

Le mieux à faire et le plus court
Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours
Fut de borner nos prétentions
A un' bièr' d'occasion
Contre un pot de miel on acquit
Les quatre planches d'un mort qui
Rêvait d'offrir quelques douceurs
A une âme sœur
Et l'on courut à toutes jam-
Bes quérir un corbillard, mais
Comme on était légers d'argent
Le marchand nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Ma bott' partit, mais je m'refuse
De dir' vers quel endroit
Ça rendrait les dames confuses
Et je n'en ai pas le droit

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre

Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond

Le mieux à faire et le plus court
Pour qu'l'enterr'ment suivît son cours
Fut de porter sur notre dos
L'funèbre fardeau.
S'il eût pu revivre un instant
Grand-père aurait été content
D'aller à sa dernièr' demeur'
Comme un empereur

Et l'on courut à toutes jam-
Bes quérir un goupillon, mais
Comme on était légers d'argent
Le vicaire nous reçut à bras fermés

" Chez l'épicier, pas d'argent, pas d'épices
Chez la belle Suzon, pas d'argent, pas de cuisse
Les morts de basse condition
C'est pas de ma juridiction "

Avant même que le vicaire
Ait pu lâcher un cri
J'lui bottai l'cul au nom du Pèr'
Du Fils et du Saint-Esprit

C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre,
Ah ! c'est pas joli...
Ah ! c'est pas poli...
A un' fess' qui dit merde à l'autre

Bon papa
Ne t'en fais pas
Nous en viendrons
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond


El abuelo

El Abuelo seguía, cantando,
el camino que lleva hasta los cien años
La muerte le dio, en un rincón de un bosque
el golpe de gracia.
El había dado mientras vivía
tanta felicidad a sus hijos
que hicimos, para agradecérselo
todo para enterrarlo.
Y corrimos que volabamos
a buscar un ataúd, pero
pero como estabamos escasos de dinero
el vendedor nos recibió con los brazos cerrados.

“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción”.

Ahora bien, yo había heredado del abuelo
un par de botas puntiagudas
Si a veces hay patadas que se pierden en el camino
esta llegó a su meta

Y desde entonces, el buen apóstol
¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice mierda a la otra.

Buen papá
No te preocupes
nosotros termimaremos
con todos esos aguafiestas.

Lo mejor que hacer y lo más rápido
para que el enterramiento siguiese su curso
fue limitar nuestras pretensiones
a un ataúd de ocasión.
A cambio de un bote de miel compramos
las cuatro tablas de un muerto que
soñaba con ofrecer un regalo
a una alma gemela
y corrimos que volabamos
a buscar un coche funebre, pero
pero como estabamos escasos de dinero
el vendedor nos recibió con los brazos cerrados.

“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción”.

Mi bota se disparó, pero me niego
a decir hacia qué sitio
eso turbaría a las damas
y no tengo derecho a ello.

Y desde entonces, el buen apóstol
¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice mierda a la otra.

Buen papá
No te preocupes
nosotros termimaremos
con todos esos aguafiestas.

Lo mejor y lo más rápido
para que el entierro siguiese su curso
fue llevar sobre nuestras espaldas
el fúnebre fardo.
Si hubiese podido revivir un instante
el abuelo hubiese estado contento
de ir hasta su última morada
como un emperador.

Y corrimos que volábamos
a buscar un hisopo, pero
como estabamos escasos de dinero
el vicario nos recibió con los brazos cerrados.

“En casa del tendero, si no hay dinero, no hay mercancía,
en casa de la bella Suzon, si no hay dinero, no hay nalgas,
los muertos de baja condición
no son de mi jurisdicción”.

Antes incluso que el vicario
pudiese largar un grito
le pateé el culo en el nombre del Padre
del Hijo y del Espíritu Santo.

Y desde entonces, el buen apóstol
¡Ah! no es bonito...
¡Ah! no es de buena educación...
tiene una nalga que dice mierda a la otra.

Buen papá
No te preocupes
nosotros terminaremos
con todos esos aguafiestas.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Celui qui a mal tourné-
Celui qui a mal tourné
Georges Brassens (1921-1981)

Il y avait des temps et des temps
Qu'je n'm'étais pas servi d'mes dents
Qu'je n'mettais pas d'vin dans mon eau
Ni de charbon dans mon fourneau
Tous les croqu'-morts, silencieux
Me dévoraient déjà des yeux
Ma dernière heure allait sonner
C'est alors que j'ai mal tourné

N'y allant pas par quatre chemins
J'estourbis en un tournemain
En un coup de bûche excessif
Un noctambule en or massif
Les chats fourrés, quand ils l'ont su
M'ont posé la patte dessus
Pour m'envoyer à la Santé
Me refaire une honnêteté

Machin, Chose, Un tel, Une telle
Tous ceux du commun des mortels
Furent d'avis que j'aurais dû
En bonn' justice être pendu
A la lanterne et sur-le-champ
Y s'voyaient déjà partageant
Ma corde, en tout bien tout honneur
En guise de porte-bonheur
Au bout d'un siècle, on m'a jeté
A la porte de la Santé
Comme je suis sentimental
Je retourne au quartier natal
Baissant le nez, rasant les murs
Mal à l'aise sur mes fémurs
M'attendant à voir les humains
Se détourner de mon chemin

Y'en a un qui m'a dit: " Salut !
Te revoir, on n'y comptait plus"
Y'en a un qui m'a demandé
Des nouvelles de ma santé

Lors, j'ai vu qu'il restait encor
Du monde et du beau mond' sur terre
Et j'ai pleuré, le cul par terre
Toutes les larmes de mon corps


El que erró su camino

Hacía mucho, pero que mucho tiempo
que yo no utilizaba mis dientes
que yo no ponía vino en mi agua
ni carbón en mi horno
todos los enterradores, silenciosos
me devoraban ya con la mirada
mi última hora estaba al caer
y fue entonces cuando torcí mi camino

Sin andarme con rodeos
me cargé en un abrir y cerrar de ojos
de un palo en el que se me fue la mano
un noctambulo forrado de oro
Los jueces, cuando se enteraron
me pusieron el pie en el cuello
para enviarme entre rejas
para reformarme.

Fulanito, menganito, este y el otro
todos los que son gente normal
fueron del parecer que yo debería
en justicia ser ahorcado
deprisa y en el acto.
Se veían ya compartiendo
mi cuerda, completamente felices y honrados
como si fuese un amuleto.
Después de una eternidad, me arrojaron
a la puerta de la cárcel.
Como soy un sentimental
vuelvo a mi barrio natal
agachando la cabeza, pegado a la pared
sosteniéndome apenas sobre mis piernas
esperando ver a los humanos
apartarse de mi camino.

Hay uno que me dijo: “Hola!
ya no contábamos con verte más”
Hay uno que me preguntó
cómo estaba de salud.

Entonces, me di cuenta que queda aún
gente y buena gente en la tierra
y lloré, sentado en el suelo
todas las lágrimas de mi cuerpo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le vin-
Le vin
Georges Brassens (1921-1981)

Avant de chanter
Ma vie, de fair' des
Harangues,
Dans ma gueul' de bois
J'ai tourné sept fois
Ma langue...
J'suis issu de gens
Qui étaient pas du gen-
re sobre...
On conte que j'eus
La tétée au jus
D'octobre...

Mes parents on dû
M'trouver au pied d'u-
ne souche
Et non dans un chou
Comm' ces gens plus ou
Moins louches...
En guise de sang
( O noblesse sans
Pareille! )
Il coule en mon cœur
La chaude liqueur
D'la treille...

Quand on est un sa-
ge, et qu'on a du sa-
voir-boire
On se garde à vue
En cas de soif, u-
ne poire
Une poire ou deux
Mais en forme de
Bonbonne
Au ventre replet
Rempli du bon lait
D'l'automne...

Jadis, aux Enfers
Cert's, il a souffert
Tantale
Quand l'eau refusa
D'arroser ses a-
mygdales...
Etre assoiffé d'eau
C'est triste, mais faut
Bien dire
Que, l'être de vin
C'est encore vingt
Fois pire...

Hélas ! il ne pleut
Jamais du gros bleu
Qui tache...
Qu'ell's donnent du vin
J'irai traire enfin
Les vaches...
Que vienne le temps
Du vin coulant dans
La Seine !

Les gens, par milliers
Courront y noyer
Leur peine...


El vino

Antes de cantar
mi vida, de hacer
arengas,
en mi resaca
me lo he pensado
dos veces...
Yo he salido de gentes
que no eran de naturaleza
sobria...
Se dice que yo
mamé de los jugos
de octubre...

Mis padres debieron
encontrarme al pie de una
cepa
y no en una col
como a esas gentes más o
menos sospechosas...
A guisa de sangre
(¡Oh nobleza sin
igual!)
corre por mis venas
el cálido licor
de la parra...

Cuando se es un sabio
y que se ha debido
saber beber
siempre se tiene a mano,
en caso de sed,
una cantimplora
una cantimplora o dos
pero en forma de
botella
con el vientre rechoncho
lleno con la buena leche
del otoño...

Antaño, en los Infiernos
ciertamente, sufrió
Tántalo
cuando el agua rehusaba
regar sus a-
migdalas...
Estar sediento de agua
es triste, pero es justo
y necesario decir
que, estarlo de vino
es aún veinte
veces peor...

¡Ay! No llueve
jamás un buen tintorro
que manche...
Que ellas den vino,
que ire por fin a ordeñar
las vacas...
¡Que venga el tiempo
del vino corriendo en
el Sena!

La gente, por millares
correrán para ahogar allí
su pena...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Philistins-
Philistins
Georges Brassens (1921-1981)

Philistins, épiciers
Tandis que vous caressiez
Vos femmes

En songeant aux petits
Que vos grossiers appétits
Engendrent

Vous pensiez : " Ils seront
Menton rasé, ventre rond
Notaires "

Mais pour bien vous punir
Un jour vous voyez venir
Sur terre

Des enfants non voulus
Qui deviennent chevelus
Poètes...


Filisteos

Filisteos, mercaderes,
mientras que acariciabais
a vuestra mujeres

pensando en los pequeñines
que vuestros groseros apetitos
engendran

pensabais: “Ellos serán,
mentón afeitado, vientre redondo,
notarios”.

Pero para castigaros bien
un día veis venir
sobre la tierra

hijos no deseados
que se convierten en greñudos
Poetas...

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le vieux Léon-
Le vieux Léon
Georges Brassens (1921-1981)

Y a tout à l'heure
Quinze ans d'malheur
Mon vieux Léon
Que tu es parti
Au paradis
D'l'accordéon
Parti bon train
Voir si l'bastrin-
gue et la java
Avaient gardé
Droit de cité
Chez Jéhovah
Quinze ans bientôt
Qu'musique au dos
Tu t'en allais
Mener le bal
A l'amicale
Des feux follets
En cet asile
Par saint' Cécile
Pardonne-nous
De n'avoir pas
Su faire cas
De ton biniou

C'est une erreur
Mais les joueurs
D'accordéon
Au grand jamais
On ne les met
Au Panthéon
Mon vieux, tu as dû
T'contener du
Champ de navets
Sans grandes pom-
pes et sans pompons
Et sans ave
Mais les copains
Suivaient l'sapin
Le cœur serré
En rigolant
Pour fair' semblant
De n'pas pleurer
Et dans nos cœurs
Pauvre joueur
D'accordéon
Il fait ma foi
Beaucoup moins froid
Qu'au Panthéon

Depuis mon vieux
Qu'au fond des cieux
Tu as fait ton trou
Il a coulé
De l'eau sous les
Ponts de chez nous
Les bons enfants
D'la rue de Van-
ves à la Gaîté
L'un comme l'au-
tre au gré des flots
Fur'nt emportés
Mais aucun d'eux
N'a fait fi de
Son temps jadis
Tous sont restés
Du parti des
Myosotis
Tous ces pierrots
Ont le cœur gros
Mon vieux Léon
En entendant
Le moindre chant
D'accordéon

Quel temps fait-il
Chez les gentils
De l'au-delà
Les musiciens
Ont-ils enfin
Trouvé le la
Et le p'tit bleu
Est-c'que ça n'le
Rend pas meilleur
D'être servi
Au sein des vi-
gnes du Seigneur
Si d'temps en temps
Un'dam' d'antan
S'laisse embrasser
Sûr'ment papa
Que tu regrett's pas
D'être passé
Et si l'bon Dieu
Aim' tant soit peu
L'accordéon
Au firmament
Tu t'plais sûr'ment
Mon vieux Léon


El viejo León

Hace ya
quince años desde el triste día
Mi querido León
en que te marchaste
al paraíso
del acordeón.
Ido a buen ritmo
a ver si la bastringue
y la javahabían obtenido
el derecho de ciudadanía
en lo Jehová.
Quince años ya
que con la música a la espalda
te fuiste
a conducir el baile
de los amigos
de los fuegos de artificio
En este asilo
por Santa Cecilia
perdonanos
por no haber
sabido hacernos cargo
de tu gaita.

Es un error
pero a los intérpretes
de acordeón
nunca jamás
se les coloca
en el Panteón.
Amigo, te ha tenido
que conformar con un
trozo de tierra de nada
sin grandes pompas
y sin florituras
y sin Ave
pero los amigos
seguían el ataud
con un pellizco en el corazón
riendo
para disimular
que iban llorando
y en nuestros corazones
pobre músico
de acordeón
hace, te lo juro,
mucho menos frío
que en el Panteón.

Querido amigo, desde que
allá en el fondo de los cielos
te hicieste un hueco
ha llovido
bastante sobre
nuestras cabezas
Los buenos amigos
de la calle Vanve
hasta los de la Gaîté
tanto los unos como los otros
a merced de los vientos
fueron llevados
pero ninguno de ellos
ha renegado
de su pasado
todos han seguido
fieles
a tu memoria.
Todos esos Pierrots
se conmueven
mi viejo León
al oir
el menor canto
de acordeón.

¿Qué tiempo hace
entre los gentiles
del más allá?
¿y los músicos
han encontrado finalmente
el acorde perfecto?
¿Y ese vino peleón,
es que acaso no lo hace
saber mejor
el que lo sirvan
en el seno
de las viñas de Señor?
Si de vez en cuando
Una dama de las de antes
Se deja besar
Seguro, papá,
Que no sientes
El haber muerto
Y si al buen Dios
Le gusta aunque sea un poquito
El acordeón
En el firmamento
Te encuentras a gusto
Mi viejo León.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -À l'ombre du coeur de ma mie-
À l'ombre du coeur de ma mie
Georges Brassens (1921-1981)

A l'ombre du cœur de ma mie
Un oiseau s'était endormi
Un jour qu'elle faisait semblant
D'être la Belle au bois dormant

Et moi, me mettant à genoux
Bonnes fées, sauvegardez-nous
Sur ce cœur j'ai voulu poser
Une manière de baiser

Alors cet oiseau de malheur
Se mit à crier " Au voleur "
" Au voleur " et " A l'assassin "
Comm' si j'en voulais à son sein

Aux appels de cet étourneau
Grand branle-bas dans Landerneau
Tout le monde et son père accourt
Aussitôt lui porter secours

Tant de rumeurs, de grondements
Ont fait peur aux enchantements
Et la belle désabusée
Ferma son cœur à mon baiser

Et c'est depuis ce temps, ma sur
Que je suis devenu chasseur
Que mon arbalète à la main
Je cours les bois et les chemins


A la sombra del corazón de mi amada

A la sombra del corazón de mi amiga
Un pájaro se había dormido
Un día en que ella parecía
La Bella Durmiente del bosque.

Y yo, poniéndome de rodillas,
¡Hadas buenas! ¡Protegednos!
en su corazón quise poner
algo así como un beso.

Entonces ese pájaro desgraciado
Se puso a gritar “Al ladrón”
“Al ladrón” y “Al asesino”
como si fuese a hacerle daño.

A las llamadas de este cabeza loca
¡Gran jaleo en Landernau!
todo el mundo acudió
rápidamente a socorrerlo

Tanto ruido, tanto estruendo
Le dieron miedo al encantamiento
Y la guapa, desencanta,
Cerró su corazón a mi beso.

Y desde entonces, oh hermana,
Me convertí en cazador
Y con mi ballesta en la mano
Recorro los bosques y los caminos.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le pornographe-
Le pornographe
Georges Brassens (1921-1981)

Autrefois, quand j'étais marmot
J'avais la phobie des gros mots
Et si j'pensais " merde " tout bas
Je ne le disais pas
Mais
Aujourd'hui que mon gagne-pain
C'est d'parler comme un turlupin
Je n'pense plus " merde ", pardi
Mais je le dis

J'suis l'pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson

Afin d'amuser la gal'rie
Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus
Tout à fait incongrus
Mais
En m'retrouvant seul sous mon toit
Dans ma psyché j'me montre au doigt
Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'
Voir par les Grecs "

Tous les sam'dis j'vais à confess'
M'accuser d'avoir parlé d'fess's
Et j'promets ferme au marabout
De les mettre tabou
Mais
Craignant, si je n'en parle plus
D'finir à l'Armée du Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis
Les fesses impies

Ma femme est, soit dit en passant
D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue
Sous le premier venu
Mais
M'est-il permis, soyons sincèr's
D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu
Le feu au cul ?

J'aurais sans doute du bonheur
Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum
L'amour qui mène à Rom'
Mais
Mon ang' m'a dit : " Turlututu
Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin
D'une putain "

Et quand j'entonne, guilleret
A un patron de cabaret
Une adorable bucolique
Il est mélancolique
Et
Me dit, la voix noyée de pleurs
" S'il vous plaît de chanter les fleurs
Qu'ell's poussent au moins rue Blondel
Dans un bordel "

Chaque soir avant le dîner
A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens
Dans le soleil couchant
Mais
N'me d'mandez pas d'chanter ça, si
Vous redoutez d'entendre ici
Que j'aime à voir, de mon balcon
Passer les cons

Les bonnes âmes d'ici bas
Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher
Ce mort mal embouché
Mais
Mais veuille le grand manitou
Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem
A l'heure blême

Le pornographe
Du phonographe
Le polisson
De la chanson


El pornógrafo

Antes, cuando era un niño
Le tenía fobia a las palabrotas
Y si pensaba “mierda” bajito
No llegaba a decirlo
Pero
Hoy día que mi medio de sustento
Es hablar como un bufón
Ya no pienso “mierda”, pardiez
Pero lo digo.

Yo soy el pornógrafo
Del fonógrafo
El polizón
De la canción

A fin de divertir a la galería
Escupo chistes picantes,
Torrentes de palabrotas
Completamente incongruentes
pero
cuando estoy solo en mi casa
en mi espejo me acuso a mí mismo
y me grito: “ Anda y ve, so maleducado,
a que te den por...”

Todos los sábados voy a confesarme
A acusarme de haber hablado del culo
Y le prometo al sacerdote
De ponerme freno
pero
temiendo, que si no hablo más de él,
puedo acabar en el Ejercito de Salvación
vuelvo a poner sobre el tapete
ese culo impío.

Mi mujer es, dicho sea de paso,
De un natural concupiscente
Lo que la lleva a ponerse desnuda
Debajo del primero que llega
Pero,
¿Me está permitido, seamos sinceros,
de contarlo en el café-concert
sin decir que ella padece
de ninfomanía sobreaguda?

Yo sería, sin duda, más feliz
Y tendría, quizás, la Cruz del Honor,
Si cantase con decoro
Los amores que llevan a Roma
pero
Mi musa me ha dicho “Tururú,
Te está prohibido cantar el amor
Que no provenga del mundo
De las putas.”

Y cuando entono, alegre,
A un empresario de cabaret
Una adorable canción bucólica
Se pone melancólico
y
me dice, la voz ahogada en sollozos,
“Por favor, canta las flores
que nacen en el burdel
de la calle Blondel”

Cada noche antes de cenar
Pegando la nariz a mi balcón
Contemplo la gente
A la caída de la tarde
pero
pero no me pidáis que cante eso, si
si teméis oír
que me gusta ver, desde mi balcón
pasar los tontos.

La buenas gentes de aquí abajo
Están seguros que cuando muera
Satán va a venir a ensartar con su tenedor
A este muerto mal hablado
pero
pero ojalá quiera el gran manitú
para quien las palabras no son nada
admitir en su Jerusalén
en la hora fatal

al pornógrafo
del fonógrafo
al polizón
de la canción.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le Père Noël et la petite fille-
Le Père Noël et la petite fille
Georges Brassens (1921-1981)

Avec sa hotte sur le dos
Avec sa hotte sur le dos
Il s'en venait d'Eldorado
Il s'en venait d'Eldorado
Il avait une barbe blanche
Il avait nom "Papa Gâteau"

Il a mis du pain sur ta planche
Il a mis les mains sur tes hanches

Il t'a prom'née dans un landeau
Il t'a prom'née dans un landeau
En route pour la vie d'château
En route pour la vie d'château
La belle vie dorée sur tranche
Il te l'offrit sur un plateau

Il a mis du grain dans ta grange
Il a mis les mains sur tes hanches

Toi qui n'avais rien sur le dos
Toi qui n'avais rien sur le dos
Il t'a couverte de manteaux
Il t'a couverte de manteaux
Il t'a vêtue comme un dimanche
Tu n'auras pas froid de sitôt

Il a mis l'hermine à ta hanche
Il a mis les mains sur tes hanches

Tous les camées, tous les émaux
Tous les camées, tous les Meaux
Il les fit pendre à tes rameaux
Il les fit pendre à tes rameaux
Il fit rouler en avalanches
Perles et rubis dans tes sabots

Il a mis de l'or à ta branche
Il a mis les mains sur tes hanches

Tire la bell', tir' le rideau
Tire la bell', tir' le rideau
Sur tes misères de tantôt
Sur tes misères de tantôt
Et qu'au-dehors il pleuve, il vente
Le mauvais temps n'est plus ton lot

Le joli temps des coudées franches...
On a mis les mains sur tes hanches


Papá Noel y la jovencita


Con su saco a la espalda
Con su saco a la espalda
Él venía de Eldorado
Él venía de Eldorado
Tenía una barba blanca
Y se llamaba “Padrazo”

Ha puesto pan en tu mesa
Y sus manos en tus caderas

Te ha paseado en un landó
Te ha paseado en un landó
Camino de una vida de lujo
Camino de una vida de lujo
La buena vida, en rodajas,
Te la ha servido en bandeja.

Ha llenado de grano tu granero
Y ha puesto sus manos en tus caderas.

A ti, que no tenías nada que ponerte
A ti, que no tenías nada que ponerte
Te ha cubierto de mantos
Te ha cubierto de mantos
Te ha vestido de domingo
Y no tendrás frio en adelante.

Ha vestido de armiño tu cuerpo
y ha puesto sus manos en tus caderas.

Todos los camafeos, todos los esmaltes
Todos los camafeos, todos los esmaltes
Los hizo colgar en tus ramas
los hizo colgar en tus ramas
Hizo rodar en avalanchas
Perlas y rubís en tus zuecos.

El ha puesto oro en tus ramas
Y sus manos en tus caderas.

Echa, guapa, echa el cerrojo
Echa, guapa, echa el cerrojo
Sobre tus miserias presentes
Sobre tus miserias presentes
Y si fuera llueve o hace viento
el mal tiempo ya te dará igual.

El buen tiempo de la abundancia...
Han puesto sus manos sobre tus caderas.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La femme d'Hector-
La femme d'Hector
Georges Brassens (1921-1981)

En notre tour de Babel
Laquelle est la plus belle
La plus aimable parmi
Les femmes de nos amis?
Laquelle est notre vrai nounou
La p'tite sœur des pauvres de nous
Dans le guignon toujours présente
Quelle est cette fée bienfaisante?

C'est pas la femme de Bertrand
Pas la femme de Gontrand
Pas la femme de Pamphile
C'est pas la femme de Firmin
Pas la femme de Germain
Ni celle de Benjamín
C'est pas la femme d'Honoré
Ni celle de Désiré
Ni celle de Théophile
Encore moins la femme de Nestor
Non, c'est la femme d'Hector.

Comme nous dansons devant
Le buffet bien souvent
On a toujours peu ou prou
Les bas criblés de trous...
Qui raccomode ces malheurs
De fils de toutes les couleurs
Qui brode, divine cousette,
Des arcs-en-ciel à nos chaussettes?

Quand on nous prend la main
Sacré bon dieu dans un sac
Et qu'on nous envoie planter
Des choux à la santé
Quelle est celle qui, prenant modèle
Sur les vertus des chiens fidèles
Reste à l'arrêt devant la porte
En attendant que l'on ressorte?

Et quand l'un d'entre nous meurt
Qu'on nous met en demeure
De débarasser l'hôtel
De ses restes mortels
Quelle est celle qui r'mu tout Paris
Pour qu'on lui fasse, au plus bas prix
Des funérailles gigantesques
Pas nationales, non, mais presque?

Et quand vient le mois de mai
Le joli temps d'aimer
Que sans écho, dans les cours,
Nous hurlons a l'amour
Quelle est celle qui nous plaint beaucoup
Quelle est celle qui nous saute au cou
Qui nous dispense sa tenderse
Toutes ses économies d'caresses ?

Ne jetons pas les morceaux
De nos cœurs aux pourceaux
Perdons pas notre latin
Au profit des pantins
Chantons pas la langue des dieux
Pour les balourds, les fesse-mathieux
Les paltoquets, ni les bobèches
Les foutriquets, ni les pimbêches,

Ni pour la femme de Bertrand
Pour la femme de Gontrand
Pour la femme de Pamphile
Ni pour la femme de Firmin
Pour la femme de Germain
Pour celle de Benjamín
Ni pour la femme d'Honoré
La femme de Désiré
La femme de Théophile
Encore moins pour la femme de Nestor
Mais pour la femme d'Hector.


La mujer de Héctor

En nuestra torre de Babel
¿quién es la más hermosa
la más amable, entre
Las mujeres de nuestros amigos?
¿Cuál es nuestra verdadera niñera
la hermanita de pobres de nosotros
en la mala suerte siempre presente?,
¿Quién es esta hada bienhechora?

No es la mujer de Bertrand
Ni la mujer de Gontrand
Ni la mujer de Pamphile
No es la mujer de Fermín
Ni la mujer de Germán
Ni la de Benjamín
No es la mujer de Honorato
Ni la de Désiré
Ni la de Teófilo
Aún menos la mujer de Nestor.
No. Es la mujer de Hector.

Como bailamos delante
De los bufet muy a menudo
Tenemos siempre más o menos
Las medias acribilladas de agujeros...
¿Quién arregla estas desgracias
con hilos de todos los colores
quién borda, divina modistilla,
Arcoiris en nuestros calcetines?

Cuando nos cogen con las manos
¡dios bendito! en la masa
y nos envían al retiro
a la prisión
¿Quién es la que, tomando ejemplo
de las virtudes de los perros fieles
se queda delante de la puerta
Esperando que salgamos?

Y cuando uno de nosotros muere
Cuando nos obligan
A sacar del hotel
los restos mortales
quién es la que remueve todo París
para que nos hagan, al precio más bajo,
unos funerales fabulosos,
No nacionales, no, pero casi?

Y cuando llega el mes de mayo
El bonito tiempo del amor
Cuando sin respuesta, en los patios,
Aullamos al amor,
Quién es la que se duele mucho
La que nos salta al cuello
La que nos dispensa toda su ternura
Todas sus caricias?

No le demos los trozos
De nuestros corazones a los cerdos
No perdamos el tiempo
Con los monigotes
No le contemos delicadezas
A los palurdos, a los usureros,
Los patanes, ni los bobos,
Los zopencos ni a los cursilones,

Ni a la mujer de Bertrand
A la mujer de Gontrand
A la mujer de Pamphile
A la mujer de Fermín
A la mujer de Germán
A la de Benjamín
Ni a la mujer de Honorato
A la mujer de Désiré
La mujer de Teófilo
Aún menos a la mujer de Nestor
Sino a la mujer de Hector.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Bonhomme-
Bonhomme
Georges Brassens (1921-1981)

Malgré la bise qui mord
La pauvre vieille de somme
Va ramasser du bois mort
Pour chauffer Bonhomme
Bonhomme qui va mourir
De mort naturelle

Mélancolique, elle va
A travers la forêt blême
Où jadis elle rêva
De celui qu'elle aime
Qu'elle aime et qui va mourir
De mort naturelle

Rien n'arrêtera le cours
De la vieille qui moissonne
Le bois mort de ses doigts gourds
Ni rien ni personne
Car Bonhomme va mourir
De mort naturelle

Non, rien ne l'arrêtera
Ni cette voix de malheur
Qui dit : " Quand tu rentreras
Chez toi, tout à l'heure
Bonhomm' sera déjà mort
De mort naturelle "

Ni cette autre et sombre voix
Montant du plus profond d'elle
Lui rappeler que, parfois
Il fut infidèle
Car Bonhomme, il va mourir
De mort naturelle


Buenhombre

A pesar de cierzo que muerde
La pobre vieja de carga
Va a recoger leña
Para calentar a Buenhombre
Buenhombre que va a morir
De muerte natural.

Melancólica, ella va
A través de los bosques pálidos
Donde antes soñó
Con el hombre que ama
Que ella ama y que va a morir
De muerte natural.

Nada detendrá el camino
De la vieja que siega
La leña seca con sus dedos arrecidos
Ni nada, ni nadie,
Pues Buenhombre va a morir
De muerte natural.

No, nada la detendrá
Ni esta voz maldita
Que dice: “Cuando, ahora, vuelvas
A casa, Buenhombre ya estará muerto
De muerte natural”.

Ni esta otra sombría voz
Que sube de los más profundo de ella
Para recordarle que, a veces
El le fue infiel,
Pues Buenhombre, va a morir
De muerte natural.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Les funérailles d’antan-
Les funérailles d’antan
Georges Brassens (1921-1981)


Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain
De bonne grâce ils en f'saient profiter les copains
" Y a un mort à la maison, si le cœur vous en dit
Venez l'pleurer avec nous sur le coup de midi... "
Mais les vivants aujourd'hui n'sont plus si généreux
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux
C'est la raison pour laquell', depuis quelques années
Des tas d'enterrements vous passent sous le nez

Mais où sont les funéraill's d'antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prosperes...
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
On ne les r'verra plus
Et c'est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans

Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert
Les malheureux n'ont mêm' plus le plaisir enfantin
D'voir leurs héritiers marron marcher dans le crottin
L'autre semain' des salauds, à cent quarante à l'heur'
Vers un cimetièr' minable emportaient un des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits

Mais où sont les funéraill's d'antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croqu'-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
On ne les r'verra plus
Et c'est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans

Plutôt qu'd'avoir des obsèqu's manquant de fioritur's
J'aim'rais mieux, tout compte fait, m'passer de sépultur'
J'aim'rais mieux mourir dans l'eau, dans le feu, n'importe où
Et même, à la grand' rigueur, ne pas mourir du tout
O, que renaisse le temps des morts bouffis d'orgueil
L'époque des m'as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier écu
Les gens avaient à cœur d'mourir plus haut qu'leur cul
Les gens avaient à cœur de mourir plus haut que leur cul


Los funerales de antaño

Antaño, los parientes de los muertos os daban vela en el entierro
De buen agrado os hacían participes:
“Hay un muerto en la casa, si el corazón os lo pide
venid a llorar con nosotros a eso del mediodia...”
Pero los vivos de hoy no son ya tan generosos
Cuando tienen un muerto lo guardan para ellos
Es la razón por la cual, desde hace varios años
Montones de entierros os pasan de largo.

Pero, ¿dónde están los funerales de antaño?
Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas fúnebres,
De nuestros abuelos
Que hacían su camino traqueteanto
Los pequeños fiambres, fiambres, fiambres, fiambres,
Gordos y rollizos...
Cuando los herederos estaban contentos
Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al caballo
Les pagaban una ronda.
Ya se fueron
Ya han pasado a la historia
Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom, pompas fúnebres
Ya no veremos más
Y es bastante triste
Las hermosas pompas fúnebres de cuando teníamos veinte años.

Ahora, los coches fúnebres a tumba abierta
Llevan a los muertos hasta el quinto pino
Los desgraciados no tienen ya ni el placer infantil
De ver a sus falsos herederos caminar sobre el estiércol.
La semana pasada algunos de estos asquerosos, a ciento cuarenta por hora,
Hacia un cementerio calamitoso llevaban a uno de los suyos
Y cuando, contra un árbol de dura corteza, se estrellaron
Se dieron cuenta que el muerto había tenido hijos.

Pero, ¿dónde están los funerales de antaño?
Las pequeñas carrozas fúnebres, carrozas fúnebres,
De nuestros abuelos
Que hacían su camino traqueteanto
Los pequeños fiambres, fiambres, fiambres, fiambres,
Gordos y rollizos...
Cuando los herederos estaban contentos
Al enterrador, al chófer, al cura, incluso al caballo
Les pagaban una ronda.
Ya se fueron
Ya han pasado a la historia
Las hermosas pom, pom, pom, pom, pom, pompas fúnebres
Ya no veremos más
Y es bastante triste
Las hermosas pompas fúnebres de cuando teníamos veinte años.

Más que tener unos funerales faltos de adornos
Preferiría, a fin de cuentas, pasar de que me entierren
Preferiría morir en el agua, en el fuego, no importa dónde
E incluso, a las malas, ¡no morirme!
¡Oh!, ¡que renazca el tiempo de los muertos llenos de orgullo!
¡La época de los “me has visto en mi bonito ataúd!
donde, aunque haya que gastarse hasta el último duro
a la gente les gustaba morir con cierta dignidad
a la gente les gustaba morir con cierta dignidad.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le cocu-
Le cocu
Georges Brassens (1921-1981)

Comme elle n'aime pas beaucoup la solitude
Cependant que je pêche et que je m'ennoblis
Ma femme sacrifie à sa vieille habitude
De faire, à tout venant, les honneurs de mon lit

Eh ! oui, je suis cocu, j'ai du cerf sur la tête
On fait force de trous dans ma lune de miel
Ma bien-aimée ne m'invite plus à la fête
Quand ell' va faire un tour jusqu'au septième ciel

Au péril de mon cœur, la malheureuse écorne
Le pacte conjugal et me le déprécie
Que je ne sache plus où donner de la corne
Semble bien être le cadet de ses soucis

Les galants de tout poil viennent boire en mon verre
Je suis la providence des écornifleurs
On cueille dans mon dos la tendre primevère
Qui tenait le dessus de mon panier de fleurs

En revenant fourbu de la pêche à la ligne
Je les surprends tout nus dans leurs débordements
Conseillez-leur le port de la feuille de vigne
Ils s'y refuseront avec entêtement

Souiller mon lit nuptial, est-c' que ça les empêche
De garder les dehors de la civilité ?
Qu'on me demande au moins si j'ai fait bonne pêche
Qu'on daigne s'enquérir enfin de ma santé

De grâce, un minimum d'attentions délicates
Pour ce pauvre mari qu'on couvre de safran
Le cocu, d'ordinaire, on le choie, on le gâte
On est en fin de compte un peu de ses parents

A l'heure du repas, mes rivaux detestables
Ont encor ce toupet de lorgner ma portion
Ça leur ferait pas peur de s'asseoir à ma table
Cocu, tant qu'on voudra, mais pas amphitryon.

Partager sa moitié, est-c' que cela comporte
Que l'on partage aussi la chère et la boisson ?
Je suis presque obligé de les mettre à la porte
Et bien content s'ils n'emportent pas mes poissons

Bien content qu'en partant ces mufles ne s'égarent
Pas à mettre le comble à leur ignominie
En sifflotant " Il est cocu, le chef de gare... "
Parc' que, le chef de gar', c'est mon meilleur ami


El cornudo

Como a ella no le gusta la soledad
Aunque practico la pesca y me ennoblezco
Mi mujer sigue fiel a su vieja costumbre
De hacer, a todas las visitas, los honores de mi cama.

¡Oh! Sí, yo soy un cornudo, tengo cuernos en mi frente
ha habido bastantes invitados en mi luna de miel
mi bien amada no me invita ya la fiesta
cuando se da una vuelta por el séptimo cielo.

Con peligro de mi corazón, la desgraciada rompe
El pacto conyugal y lo deprecia.
Que yo no sepa ya qué hacer con los cuernos
Parece ser el menor de sus problemas.

Los galanes de cualquier pelaje vienen a beber en mi vaso
Soy la providecia de los gorrones.
Se zampan en mi casa
Los mejores manjares de la temporada

Al volver rendido de pescar con caña
Los sorprendo desnudos en sus fogosidades,
Aconsejadle que se pongan algo
¡Se negarán con obstinación!.

¿Es que manchar mi cama nupcial les impide
guardar al menos las formas?
Que me pregunten al menos si he tenido buena pesca
Que se dignen preguntar por mi salud.

Por favor, un mínimo de atenciones y delicadezas
Para este pobre marido al que están engañando
Al cornudo, normalmente, se le mima, se le cuida
Es como si fuera, a fin de cuentas, un poco de la familia.

A la hora de la cena, mis detestables rivales
Tienen aún la cara dura de mirar de reojo mi parte:
No les daría miedo de sentarse a mi mesa.
Cornudo, todo lo que queráis, pero no anfitrión.

Compartir su media naranja, ¿quiere eso decir
Que hay que compartir también la comida y la bebida?
Me veo casi obligado a ponerlos en la puerta
y gracias si no se llevan mis pescados.

Y gracias si al irse estos cabritos no tienen la mala idea
De llevar al colmo su ignominia
Silbando “El jefe de estación es un cornudo...”
Porque el jefe de estación es mi mejor amigo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Comme une soeur-
Comme une soeur
Georges Brassens (1921-1981)

Comme une sœur, tête coupée, tête coupée
Ell' ressemblait à sa poupée, à sa poupée,
Dans la rivière, elle est venue
Tremper un peu son pied menu, son pied menu.

Par une ruse à ma façon, à ma façon,
Je fais semblant d'être un poisson, d'être un poisson.
Je me déguise en cachalot
Et je me couche au fond de l'eau, au fond de l'eau.

J'ai le bonheur, grâce à ce biais, grâce à ce biais,
De lui croquer un bout de pied, un bout de pied.
Jamais requin n'a, j'en réponds,
Jamais rien goûté d'aussi bon, rien d'aussi bon.

Ell' m'a puni de ce culot, de ce culot,
En me tenant le bec dans l'eau, le bec dans l'eau.
Et j'ai dû, pour l'apitoyer,
Faire mine de me noyer, de me noyer.

Convaincu' de m'avoir occis, m'avoir occis,
La voilà qui se radoucit, se radoucit,
Et qui m'embrasse et qui me mord
Pour me ressusciter des morts, citer des morts.

Si c'est le sort qu'il faut subir, qu'il faut subir,
A l'heure du dernier soupir, dernier soupir,
Si, des noyés, tel est le lot,
Je retourne me fiche à l'eau, me fiche à l'eau.

Chez ses parents, le lendemain, le lendemain,
J'ai couru demander sa main, d'mander sa main,
Mais comme je n'avais rien dans
La mienne, on m'a crié: "Va-t'en!", crié: "Va-t'en!"

On l'a livrée aux appétits, aux appétits
D'une espèce de mercanti, de mercanti,
Un vrai maroufle, un gros sac d'or,
Plus vieux qu'Hérode et que Nestor, et que Nestor.

Et depuis leurs noces j'attends, noces j'attends,
Le cœur sur des charbons ardents, charbons ardents,
Que la Faucheuse vienne cou-
-per l'herbe aux pieds de ce grigou, de ce grigou.

Quand ell' sera veuve éploré', veuve éploré',
Après l'avoir bien enterré, bien enterré,
J'ai l'espérance qu'elle viendra
Faire sa niche entre mes bras, entre mes bras.


Como una hermana

Como una gota de agua a otra
ella se parecía a su muñeca, a su muñeca.
Hasta el río, ella ha venido
a mojar un poco su pie menudo, su pie menudo.

Por una ocurrencia mía
hago como si fuese un pez, fuese un pez.
Me disfrazo de cachalote
y me acuesto en el fondo del agua, en el fondo del agua.

Tuve la felicidad, gracias a esta ocurrencia, gracias a esta ocurrencia,
de morderle la punta de un pie, la punta de pie.
Jamás tiburón ha degustado, os lo aseguro,
nada tan bueno, nada tan bueno.

Ella me ha castigado por mi osadía, por mi osadía,
haciéndome una ahogadilla, una ahogadilla.
Y he tenido que, para que se apiade,
hacer como si me ahogase, como si me ahogase.

Convencida de haberme matado, de haberme matado,
he aquí que se enternece, se enternece,
y que me besa y que me muerde
para resucitarme de la muerte, de la muerte.

Si esta es la suerte que hay que sufrir, que hay que sufrir,
a la hora del último suspiro, último suspiro;
si, de los ahogados, tal es el premio,
quiero empezar de nuevo, empezar de nuevo.

A casa de sus padres, al dia siguiente, al dia siguiente,
yo he corrido para pedir su mano, pedir su mano,
pero como yo no tenía nada en
la mía, me han gritado: “¡Vete de aquí!”, gritado: “¡Vete de aquí!”.

La han entregado a los apetitos, a los apetitos,
de una especie de mercader, de mercader,
un verdadero patán, un grueso saco de oro
más viejo que Herodes y que Nestor, y que Nestor.

Y desde su boda yo espero, yo espero,
el corazón sobre ascuas, sobre ascuas,
que la Muerte venga a cor-
tar la hierba bajo los pies de este roñoso, de este roñoso.

Cuando ella sea una viuda desconsolada, viuda desconsolada,
depués de haberlo enterrado bien, enterrado bien,
tengo la esperanza de que ella vendrá
a hacer su nido entre mis brazos, entre mis brazos.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 4:50 AM   0 comments
Georges Brassens -La traitresse-
La traitresse
Georges Brassens (1921-1981)

J’en appelle à la mort, je l’attends sans frayeur,
je ne tiens plus à la vie, je cherche un fossoyeur
Qui aurait une tombe à vendre à n’importe quel prix:
J'ai surpris ma maîtresse au bras de son mari
Ma maîtresse, la traîtresse !

J'croyais tenir l'amour au bout de mon harpon
Mon p'tit drapeau flottait au cœur d'madam' Dupont
Mais tout est consommé : hier soir, au coin d'un bois
J'ai surpris ma maîtresse avec son mari, pouah
Ma maîtresse, la traîtresse !

Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots
Pour noter d'infamie cet enfant de chameau
Qu'a choisi son époux pour tromper son amant
Qu'a conduit l'adultère à son point culminant
Ma maîtresse, la traîtresse !

Où donc avais-j'les yeux ? Quoi donc avais-j' dedans ?
Pour pas m'être aperçu depuis un certain temps
Que, quand ell' m'embrassait, ell' semblait moins goulue
Et faisait des enfants qui n'me ressemblaient plus
Ma maîtresse, la traîtresse !

Et pour bien m'enfoncer la corne dans le cœur
Par un raffinement satanique, moqueur
La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit
" Le plus cornard des deux n'est point celui qu'on croit "
Ma maîtresse, la traîtresse !

J'ai surpris les Dupont, ce couple de marauds
En train d'recommencer leur hymen à zéro
J'ai surpris ma maîtresse équivoque, ambiguë
En train d'intervertir l'ordre de ses cocus
Ma maîtresse, la traîtresse !


La infiel

Estoy llamando a la muerte, la espero ya sin temor,
Ya no tengo en nada a la vida, busco a un enterrador
Que me venda una sepultura, da igual el precio:
He sorprendido a mi amante en brazos de su marido¡
Mi amante, la infiel!

Yo creía que tenía al amor cogido por el mango
Mi bandera ondeaba en el corazón de Madamme Dupont.
Pero todo se ha acabado ya: ayer noche, en un rincón del bosque
Sorprendí a mi amante con su marido, ¡puaf!
¡Mi amante, la infiel!

¿Encontraré los nombres, encontraré las palabras
para definir la infamia de este mal bicho
que ha elegido a su esposo para engañar a su amante,
que ha conducido al adulterio a su punto culminante?
¡Mi amante, la infiel!

¿Dónde tenía yo los ojos? ¿En qué pensaba yo?
para no darme cuenta desde hace ya algún tiempo
que cuando ella me besaba, parecía menos golosa
y tenía niños que no ya no se me parecían.
¡Mi amante, la infiel!

Y para hundirme bien los cuernos en el corazón
Por un refinamiento satánico, burlón,
La pérfida, en voz alta, a dicho refiriendose a mí
“El más cornudo de los dos no es el que cree serlo”
¡Mi amante, la infiel!

He sorprendido a los Dupont, esa pareja de bribones
Volviendo a empezar desde cero
He sorprendido a mi amante equívoca, ambigua
Invirtiendo el orden de sus cornudos
¡Mi amante, la infiel!

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 4:40 AM   0 comments
Georges Brassens -Tonton Nestor-
Tonton Nestor
Georges Brassens (1921-1981)

Tonton Nestor
Vous eûtes tort
Je vous le dis tout net
Vous avez mis
La zizanie
Aux noces de Jeannett'
Je vous l'avoue
Tonton, vous vous
Comportâtes comme un
Mufle achevé
Rustre fieffé
Un homme du commun

Quand la fiancée
Les yeux baissés
Des larmes pleins les cils
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
A l'officier civil
Qu'est-c'qui vous prit
Vieux malappris
D'aller, sans retenue
Faire un pinçon
Cruel en son
Eminence charnue

Se retournant
Incontinent
Ell' souffleta, flic-flac
L'garçon d'honneur
Qui, par bonheur
Avait un' tête à claqu'
Mais au lieu du
"Oui" attendu
Ell' s'écria : "Maman"
Et l'mair' lui dit
"Non, mon petit
Ce n'est pas le moment"

Quand la fiancée
Les yeux baissés
D'une voix solennell'
S'apprêtait à
Dire "Oui da !"
Par-devant l'Eternel
Voila mechef
Que, derechef
Vous osâtes porter
Votre fichue
Patte crochue
Sur sa rotondité

Se retournant
Incontinent
Elle moucha le nez
D'un enfant d'chœur
Qui, par bonheur
Etait enchifrené
Mais au lieu du
"Oui" attendu
De sa pauvre voix lass'
Au tonsuré
Désemparé
Elle a dit "Merde", hélas

Quoiqu'elle usât
Qu'elle abusât
Du droit d'être fessue
En la pinçant
Mauvais plaisant
Vous nous avez déçus
Aussi, ma foi
La prochain' fois
Qu'on mariera Jeannett'
On s'pass'ra d'vous
Tonton, je vous
Je vous le dit tout net


Tío Nestor

Tío Nestor,
Se equivocó usted,
se lo digo así de claro
Sembró usted
De cizaña
La boda de Jeannette
Se lo confieso
Tío, se
Comportó como un
Perfecto grosero
Patán redomado
Un hombre vulgar

Cuando la novia
Con los ojos bajos
Los ojos llenos de lágrimas
Se disponía a
Decir “¡Sí, quiero!”
Al funcionario
Cómo se le ocurrió
Viejo maleducado
De ir, sin miramientos
A darle un pellizco
Cruel en su
Protuberancia carnosa.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Ella abofeteó, plas-plas
Al monaguillo
Que, por suerte,
Tenía un buen guantazo
Pero en lugar del
“Sí” esperado
ella gritó: “Mamá”
y el alcalde le dijo
No, pequeña,
no es el momento”.

Cuando la novia
Con los ojos bajos
Con una voz solemne
Se disponía a
Decir “¡Sí, quiero!”
Delante del Padre Eterno
He aquí malvado
Que nuevamente
Te atreviste a dar
Con tu dichosa
Pata zamba
Sobre su redondez.

Volviéndose
Sin poder contenerse
Le zumba en la nariz
A un monaguillo
Que, por suerte,
Tenía una buena napia
Pero en lugar del
“Si” esperado
con su pobre voz cansada
al tonsurado
desamparado
ella le dijo “Mierda”, ¡ay!

Aunque ella usa
Aunque ella abusa
Del derecho de ser culona
Al pellizcarla,
Bromista pesado,
Nos ha decepcionado usted
Así pues, le doy mi palabra que
La próxima vez
Que se case Jeannette
Pasaremos de usted
Tío, se lo
Se lo digo así de claro.

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 4:30 AM   0 comments
Georges Brassens -Le bistrot-
Le bistrot
Georges Brassens (1921-1981)

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
L'est un vieux bistrot
Tenu pas un gros
Dégueulasse.

Si t'as le bec fin,
S'il te faut du vin
D' premièr' classe,
Va boire à Passy,
Le nectar d'ici
Te dépasse.

Mais si t'as l' gosier
Qu'une armur' d'acier
Matelasse,
Goûte à ce velours,
Ce petit bleu lourd
De menaces.

Tu trouveras là
La fin' fleur de la
Populace,
Tous les marmiteux,
Les calamiteux,
De la place.

Qui viennent en rang,
Comme les harengs,
Voir en face
La bell' du bistrot,
La femme à ce gros
Dégueulasse.

Que je boive à fond
L'eau de tout's les fon-
tain's Wallace,
Si, dès aujourd'hui,
Tu n'es pas séduit
Par la grâce.

De cett' joli' fé'
Qui, d'un bouge, a fait
Un palace.
Avec ses appas,
Du haut jusqu'en bas,
Bien en place.

Ces trésors exquis,
Qui les embrass', qui
Les enlace ?
Vraiment, c'en est trop !
Tout ça pour ce gros
Dégueulasse !

C'est injuste et fou,
Mais que voulez-vous
Qu'on y fasse ?
L'amour se fait vieux,
Il a plus les yeux
Bien en face.

Si tu fais ta cour,
Tâch' que tes discours
Ne l'agacent.
Sois poli, mon gars,
Pas de geste ou ga-
re à la casse.

Car sa main qui claqu',
Punit d'un flic-flac
Les audaces.
Certes, il n'est pas né
Qui mettra le nez
Dans sa tasse.

Pas né, le chanceux
Qui dégèl'ra ce
Bloc de glace.
Qui fera dans l' dos
Les corne' à ce gros
Dégueulasse.

Dans un coin pourri
Du pauvre Paris,
Sur un' place,
Une espèc' de fé',
D'un vieux bouge, a fait
Un palace.


El mesón

En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Hay un viejo mesón
Regentado por un gordo
asqueroso.

Si tienes el paladar fino,
Si necesitas vino
De primera clase,
Vete a beber al Ritz
El néctar de aquí
Te queda grande.

Pero si tienes el gaznate
A prueba
De bombas,
Prueba esta delicia
Este tintorro
De garrafón.

Allí encontrarás
A la flor y nata
Del populacho
A todos los gorrones,
A todos los desgraciados,
De la plaza

Que vienen en masa
Como los arenques
Para ver de cerca
A la hermosa del mesón
La mujer de ese gordo
Asqueroso.

Que me beba hasta el fondo
El agua de todas las fuentes
De la Granja de San Ildefonso
Si desde hoy
No caes seducido
Por la gracia

De esta bonita hada
Que de un tugurio ha hecho
Un palacio.
Con sus encantos
Desde arriba hasta abajo
Muy bien puestos.

Esos exquisitos tesoros
¿Quién los besa, quién
los abraza?
Verdaderamente ¡esto es demasiado!
Todo para ese gordo
Asqueroso.

Es una locura, una injusticia
Pero ¿Qué quiere usted
Que le hagamos?
El amor se hace viejo
Y ya no tiene lo ojos
En su sitio.

Si vas a cortejarla
Trata que tus requiebros
No la molesten.
Se educado, muchacho,
No te muevas o atente
A las consecuencias.

Pues su mano, cuando da un revés,
Le arrea un castañazo
A los atrevidos.
Verdad que no ha nacido
El que meta la mano
En esa olla.

No ha nacido el afortunado
De derrita
Es témpano de hielo.
Quien le ponga
Los cuernos a ese gordo
Asqueroso.

En un asqueroso rincón
Del París pobre,
En una plaza,
Una especie de hada
De un viejo tugurio ha hecho
Un palacio.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Embrasse les tous-
Embrasse les tous
Georges Brassens (1921-1981)

Tu n'es pas de cell's qui meur'nt où ell's s'attachent,
Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Faut s' lever de bon matin pour voir un ingénu
Qui n' t'ait pas connu',
Entré' libre à n'importe qui dans ta ronde,
Cœur d'artichaut, tu donne' un' feuille à tout l' monde,
Jamais, de mémoire d'homm', moulin n'avait été
Autant fréquenté.

De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien,
Embrasse-les tous,
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à c' que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l'œil dans tes bras,
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous,
Dieu reconnaîtra le sien

Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive,
Qu'à son cœur une plai' vive,
Le plus touché d'entre nous
Demande grâce à genoux.

En attendant le baiser qui fera mouche,
Le baiser qu'on garde pour la bonne bouche,
En attendant de trouver, parmi tous ces galants,
Le vrai merle blanc,
En attendant qu' le p'tit bonheur ne t'apporte
Celui derrière qui tu condamneras ta porte
En marquant dessus "Fermé jusqu'à la fin des jours
Pour cause d'amour "...

De Pierre à Paul, en passant par Jule' et Félicien,
Embrasse-les tous,
Dieu reconnaîtra le sien !
Passe-les tous par tes armes,
Passe-les tous par tes charmes,
Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix,
Tourne de l'œil dans tes bras,
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Embrasse-les tous,
Dieu reconnaîtra le sien!

Alors toutes tes fredaines,
Guilledous et prétentaines,
Tes écarts, tes grands écarts,
Te seront pardonnés, car
Les fill's quand ça dit "je t'aime",
C'est comme un second baptême,
Ça leur donne un cœur tout neuf,
Comme au sortir de son œuf.


Bésalos a todos

Tu no eres de las que mueren allí donde se atan,
Tu rozas tus mejillas con todos los bigotes,
Hay que levantarse muy temprano para ver a un ingenuo
Que no te haya conocido.
Entrada libre para todos en tu fonda,
Corazón de alcachofa, tu das una hoja a cada uno,
Jamás, que nadie recuerde, una casa había sido
Tan frecuentada.

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano
Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo!
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo

Hasta que nazca el amor,
Que con una llaga en el corazón,
El más colgado de nosotros
Pida piedad de rodillas.

En espera del beso que dé en el blanco,
El beso que se guarda para la boca esperada,
En espera de encontrar, entre todos estos galanes,
El verdadero mirlo blanco,
En espera que un golpe de suerte te traiga
Aquel detrás de quien cerrarás tu puerta
Poniendo encima “Cerrado hasta la eternidad
A causa del amor...”

De Pedro a Pablo, pasando por Julio y Feliciano
Bésalos a todos.
¡Dios reconocerá el suyo!
Pásalos a todos por tus armas,
Pásalos a todos por tus encantos,
Hasta que uno de ellos, con los brazos en cruz,
Se desmaye en tus brazos.
Desde los mayores hasta los pequeños, llegando hasta los Liliputienses
Bésalos a todos
Dios reconocerá al suyo

Entonces todas tus calaveradas,
Deslices y andadas
Tus descarríos, tus grandes descarríos,
Te serán perdonados, pues
Cuando una niña dice “te quiero”
Es como un segundo bautizo,
Eso da un corazón completamente nuevo
Como al salir del huevo.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La ballade des cimetières-
La ballade des cimetières
Georges Brassens (1921-1981)

J'ai des tombeaux en abondance
Des sépultur's à discrétion
Dans tout cim'tièr' d'quelque importance
J'ai ma petite concession
De l'humble tertre au mausolée
Avec toujours quelqu'un dedans
J'ai des p'tit's boss's plein les allées
Et je suis triste, cependant...

Car je n'en ai pas, et ça m'agace
Et ça défrise mon blason

Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

J'en possède au Père-Lachaise
A Bagneux, à Thiais, à Pantin
Et jusque, ne vous en déplaise
Au fond du cimetièr' marin
A la vill' comme à la campagne
Partout où l'on peut faire un trou
J'ai mêm' des tombeaux en Espagne
Qu'on me jalouse peu ou prou...

Mais j'n'en ai pas la moindre trace
Le plus humble petit soupçon
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Le jour des morts, je cours, je vole
Je vais infatigablement
De nécropole en nécropole
De pierr' tombale en monument
On m'entrevoit sous un' couronne
D'immortelles à Champerret
Un peu plus tard, c'est à Charonne
Qu'on m'aperçoit sous un cyprès...

Mais, seul, un fourbe aura l'audace
De dir' : "J'l'ai vu à l'horizon
Du cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de sa maison"

Devant l'château d'ma grand-tante
La marquise de Carabas
Ma saint' famille languit d'attente
"Mourra-t-ell', mourra-t-elle pas ?"
L'un veut son or, l'autre veut ses meubles
Qui ses bijoux, qui ses bib'lots
Qui ses forêts, qui ses immeubles
Qui ses tapis, qui ses tableaux...

Moi je n'implore qu'une grâce
C'est qu'ell' pass' la morte-saison
Au cimetièr' du Montparnasse
A quatre pas de ma maison

Ainsi chantait, la mort dans l'âme
Un jeune homm' de bonne tenue
En train de ranimer la flamme
Du soldat qui lui était connu
Or, il advint qu'le ciel eut marr' de
L'entendre parler d'ses caveaux
Et Dieu fit signe à la camarde
De l'expédier rue Froidevaux...

Mais les croqu'-morts, qui étaient de Chartres
Funeste erreur de livraison
Menèr'nt sa dépouille à Montmartre
De l'autr' côté de sa maison


La balada de los cementerios

Tengo tumbas en abundancia
Sepulturas a discreción,
En todos los cementerios de cierta relevancia
Tengo mi pequeña concesión
Desde el humilde túmulo hasta el mausoleo
Siempre con alguien dentro
Tengo las avenidas llenas de montículos,
Y estoy triste, sin embargo...

Pues no tengo, y eso me irrita
Y eso deshonra mi apellido

En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Tengo en el Pére-Lachaise
En Bagneux, en Thiais, en Pantin
E incluso, aunque le pese,
En el fondo del cementerio marino
,En la ciudad como en el campo
En cualquier sitio donde se pueda hacer un agujero,
Tengo, incluso, tumbas en España
Que me envidien un poco...

Pero no tengo ni la más mínima huella,
Ni la más humilde sospecha
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

El día de difuntos, corro, vuelo
Voy infatigablemente
De necrópolis en necrópolis
De lápida en monumento
Se me ve bajo una corona
De siemprevivas en Champerret
Y un poco después, es en Charonne
Donde se me ve bajo un ciprés...

Pero, sólo un bribón tendrá la audacia
De decir: “Lo vi cerca
Del cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de su casa”.

Delante del castillo de mi tía abuela
La marquesa de Carabas
Mi santa familia languidece esperando
“¿Morirá o no morirá?”
El uno quiere su oro, el otro quiere sus muebles
Este sus joyas, este sus baratijas,
Este sus bosques, este sus inmuebles
Este sus tapices, este sus cuadros...

Yo sólo pido una gracia
Que ella pase la otra vida
En el cementerio de Montparnasse
A cuatro pasos de mi casa

Así cantaba, muy afligido,
Un joven de buen aspecto
Reavivando la hoguera
Del soldado que le era conocido.
Pero, sucedió que el cielo se hartó
De oirlo hablar de sus tumbas
Y Dios le hizo una señal a la Muerte
Para que lo mandase a la calle Froidevaux...

Pero los enterradores, que eran de Chartres,
Funesto error en la entrega,
Llevaron sus despojos a Montmartre
Al otro lado de su casa.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Pénélope-
Pénélope
Georges Brassens (1921-1981)

Toi l'épouse modèle
Le grillon du foyer
Toi qui n'a point d'accrocs
Dans ta robe de mariée
Toi l'intraitable Pénélope
En suivant ton petit
Bonhomme de bonheur
Ne berces-tu jamais
En tout bien tout honneur
De jolies pensées interlopes
De jolies pensées interlopes...

Derrière tes rideaux
Dans ton juste milieu
En attendant l'retour
D'un Ulysse de banlieue
Penchée sur tes travaux de toile
Les soirs de vague à l'âme
Et de mélancolie
N'as tu jamais en rêve
Au ciel d'un autre lit
Compté de nouvelles étoiles
Compté de nouvelles étoiles...

N'as-tu jamais encore
Appelé de tes vœux
L'amourette qui passe
Qui vous prend aux cheveux
Qui vous compte des bagatelles
Qui met la marguerite
Au jardin potager
La pomme défendue
Aux branches du verger
Et le désordre à vos dentelles
Et le désordre à vos dentelles...

N'as-tu jamais souhaité
De revoir en chemin
Cet ange, ce démon
Qui son arc à la main
Décoche des flèches malignes
Qui rend leur chair de femme
Aux plus froides statues
Les bascul' de leur socle
Bouscule leur vertu
Arrache leur feuille de vigne
Arrache leur feuille de vigne...

N'aie crainte que le ciel
Ne t'en tienne rigueur
Il n'y a vraiment pas là
De quoi fouetter un cœur
Qui bat la campagne et galope
C'est la faute commune
Et le péché vénie
C'est la face cachée
De la lune de miel
Et la rançon de Pénélope
Et la rançon de Pénélope...


Penélope

Tú, la esposa modelo,
El alma de la casa
Tú, que no tienes manchas
En tu vestido de novia
Tú, la intratable Penélope;
Al seguir al hombre
Que te hace feliz
¿Nunca has tenido,
a pesar de toda tu felicidad,
algunos dulces pensamientos prohibidos
algunos dulces pensamientos prohibidos...?

Tras de tus cortinas,
Estando en tu sitio,
Al esperar el regreso
De un Ulises de barriada
Volcada en tus trabajos de costura
Las tardes de nostalgia
Y de melancolía
¿Nunca has, en sueños,
En el cielo de otra cama
Contado nuevas estrellas,
Contado nuevas estrellas...?

¿Tampoco has
deseado con todas tus ganas
al amor que pasa,
que te arrastra,
que te cuenta tonterías
que pone una margarita
en el huerto,la manzana prohibida
en las ramas del vergel
y el desorden en tus delantalesy
el desorden en tus delantales...?

¿Nunca has deseado
de volver a encontrarte en el camino
a ese ángel, ese demonio
que con su arco en la mano
lanza flechas malvadas,
que devuelve su carne de mujer
a las más frías estatuas,
las agita en su pedestal
empuja su virtud
arranca su hoja de viña,
arranca su hoja de viña...?

No temas que el cielo
Sea riguroso por eso.
En verdad no hay por qué
Perseguir a un corazón
Que galopa desbocado.
Es la falta común
Y el pecado venial
Es la cara oculta
De la luna de miel
Y el precio del rescate de Penélope
Y el precio del rescate de Penélope...

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Georges Brassens -L'orage-
L'orage
Georges Brassens (1921-1981)


Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents
Le bel azur me met en rage
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr'
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter
Il me tomba d'un ciel d'orage

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois
Allumait ses feux d'artifice
Bondissant de sa couche en costume de nuit
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis
En réclamant mes bons offices

"Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié
Mon époux vient d'partir faire son dur métier
Pauvre malheureux mercenaire
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps
Pour la bonne raison qu'il est représentant
D'un' maison de paratonnerres "

En bénissant le nom de Benjamin Franklin
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins
Et puis l'amour a fait le reste
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison?
Erreur on ne peut plus funeste

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur
Et recouvré tout son courage
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie
Rendez-vous au prochain orage

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux
A regarder passer les nues
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus
A faire les yeux doux aux moindres cumulus
Mais elle n'est pas revenue

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer
Qu'il était dev'nu millionnaire
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut
Où l'on ne sait rien du tonnerre

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps
Auxquels on a t'nu tête ensemble
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin
D'un' petit' fleur qui lui ressemble


La tormenta

Habladme de la lluvia y no del buen tiempo
El buen tiempo me disgusta y me hace rechinar los dientes
El azul del cielo me pone furioso
Pues el amor más grande que he tenido aquí en la tierra
Se lo debo al mal tiempo, se lo debo a Júpiter
Me cayó de un cielo tormentoso.

Una noche de noviembre, a caballo sobre los tejados
Un señor trueno, con un ruido de mil demonios
Encendía sus fuegos de artificio,
Saltando de su cama en camisón
Mi vecina enloqucida vino a llamar a mi puerta
Solicitando mis buenos quehaceres

“Estoy sola y tengo miedo, ábrame, por favor,
mi esposo acaba de irse a realizar su dura tarea
pobre mercenario desafortunado
obligado a dormir fuera cuando hace mal tiempo
por la simple razón de que es representante
de una casa de pararrayos”

Bendiciendo el nombre de Benjamín Franklin
La puse en sitio seguro entre mis brazos cariñosos
Y luego el amor hizo el resto.
Tú que siembras pararrayos por doquier
¿Que no has puesto uno en tu propia casa?
Error no lo hay más funesto.

Cuando Júpiter fue a hacerse oir en otra parte
La guapa, habiendo por fin conjurado su temor
Y habiendo recobrado todo su coraje
Volvió a su casa para secar a su marido
Dándome cita para los días de intemperie
Cita en la próxima tormenta.

A partir de ese día ya no he bajado la mirada
He consabrado mis días a contemplar los cielos
A mirar pasar las nubes
A acechar los estratos, a vigilar los nimbos
A rogarle a los menores cúmulos,
Pero ella no ha vuelto.

Su buen marido había hecho tantos negocios
Vendido tantas puntitas de hierro aquella noche
Que se convirtión en millonario
Y se la llevó hacía cielos siempre azules
Hacia países tontos donde nunca llueve
Donde no se sabe nada de los truenos.

Dios quiera que mi queja vaya, corriendo corriendo
A hablarde de la lluvia, a hablarle del mal tiempo
En el que estuvimos juntos
A contarle que cierto rayo asesino
En el centro de mi corazón a dejado el dibujo
De una florecilla que se le parece.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le mécréant-
Le mécréant
Georges Brassens (1921-1981)

Est-il en notre temps rien de plus odieux
De plus désespérant, que de n'pas croire en Dieu ?

J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier
Qui est heureux comme un pape et con comme un panier

Mon voisin du dessus, un certain Blais' Pascal
M'a gentiment donné ce conseil amical

" Mettez-vous à genoux, priez et implorez
Faites semblant de croire, et bientôt vous croirez "

J'me mis à débiter, les rotules à terr'
Tous les Ave Maria, tous les Pater Noster

Dans les rues, les cafés, les trains, les autobus
Tous les de profundis, tous les morpionibus

Sur ces entrefait's-là, trouvant dans les orties
Un' soutane à ma taill', je m'en suis travesti

Et, tonsuré de frais, ma guitare à la main
Vers la foi salvatric' je me mis en chemin

J'tombai sur un boisseau d'punais's de sacristie
Me prenant pour un autre, en chœur, elles m'ont dit

" Mon pèr', chantez-nous donc quelque refrain sacré
Quelque sainte chanson dont vous avez l'secret "

Grattant avec ferveur les cordes sous mes doigts
J'entonnai "le Gorille" avec "Putain de toi"

Criant à l'imposteur, au traître, au papelard
Ell's veul'nt me fair' subir le supplic' d'Abélard

Je vais grossir les rangs des muets du sérail
Les bell's ne viendront plus se pendre à mon poitrail

Grâce à ma voix coupée j'aurai la plac' de choix
Au milieu des petits chanteurs à la croix d'bois

Attirée par le bruit, un' dam' de Charité
Leur dit : " Que faites-vous ? Malheureus's arrêtez

Y a tant d'homm's aujourd'hui qui ont un penchant pervers
A prendre obstinément Cupidon à l'envers

Tant d'hommes dépourvus de leurs virils appas
A ceux qu'en ont encor' ne les enlevons pas "

Ces arguments massue firent un' grosse impression
On me laissa partir avec des ovations

Mais, su'l'chemin du ciel, je n'ferai plus un pas
La foi viendra d'ell'-même ou ell' ne viendra pas

Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus
Y a déjà quelque temps que je ne vole plus

Si l'Eternel existe, en fin de compte, il voit
Qu'je m'conduis guèr' plus mal que si j'avais la foi


El ateo

¿Hay algo, en nuestro tiempo, más odioso,
más desesperante que no creer en Dios?

Yo quisiera tener fe, la fe de mi carbonero
Que es feliz como el papa y más tonto que panete.

Mi vecino de arriba, una especie de Blaise Pascal
Me ha dado, gentilmente, este consejo de amigo

“Póngase de rodillas, ruege e implore
haga como que cree y muy pronto usted creerá

”Me puse a recitar, las rodillas en tierra,
Todos los Ave María, todos los Padrenuestros

En las calles, los cafés, los trenes, los autobuses
Todos los de profundis, tous le morpionibus

En esto, encontrado entre las ortigas
Una sotana de mi talla, me vestí con ella

Y con un tonsurado al momento, guitarra en mano
Hacia la fe salvadora me puse en camino

Topé con unas cuantas beatonas,
y tomándome por otro, en coro, me han dicho:

“Padre, cántenos algunas canciones sagradas,
alguna santa canción de las que usted conoce”.

Arañando con fervor las cuerdas con mis dedos
Entoné “El Gorila” y “So Puta”.

Gritando al impostor, al traidor, al santurrón,
Quisieron hacerme sufrir el suplicio de Abelardo.

Voy a engordar la filas de los mudos del serrallo
Las chicas no vendrán ya a colgarse de mi cuello.

Gracia a mi voz castrada, tendré un lugar de privilegio
Entre los pequeños cantores del coro.

Atraída por el ruido, una dama de la Caridad
Les dijo: “¿Qué hacéis? ¡Desgraciadas, deteneos!

Hay tantos hombres hoy día que tienen una inclinación perversa
A tomar obstinadamente Cupido al revés

Tantos hombres desprovistos de sus encantos viriles;
“A estos que los tienen aún no se los quitemos!”

Estos argumentos contundentes causaron gran impresión
Me dejarón ir entre ovaciones

Pero, por el camino del cielo, ya no daré un paso más
La Fe vendrá por ella sola o no vendrá

Nunca he matado, tampoco he violado
Y hace ya algún tiempo que no robo

Si el Padre Eterno existe, a fin de cuentas, el ve
Que no me comporto peor que si fuera un creyente.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -Le verger du roi Louis-
Le verger du roi Louis
Georges Brassens (1921-1981)

Paroles: Théodore de Banville

Sur ses larges bras étendus,
La forêt où s'éveille Flore,
A des chapelets de pendus
Que le matin caresse et dore.
Ce bois sombre, où le chêne arbore
Des grappes de fruits inouïs
Même chez le Turc et le More,
C'est le verger du roi Louis.

Tous ces pauvres gens morfondus,
Roulant des pensers qu'on ignore,
Dans des tourbillons éperdus
Voltigent, palpitants encore.
Le soleil levant les dévore.
Regardez-les, cieux éblouis,
Danser dans les feux de l'aurore.
C'est le verger du roi Louis.

Ces pendus, du diable entendus,
Appellent des pendus encore.
Tandis qu'aux cieux, d'azur tendus,
Où semble luire un météore,
La rosée en l'air s'évapore,
Un essaim d'oiseaux réjouis
Par-dessus leur tête picore.
C'est le verger du roi Louis.

Prince, il est un bois que décore
Un tas de pendus enfouis
Dans le doux feuillage sonore.
C'est le verger du toi Louis!


El jardín del rey Luis

En sus largas ramas extendidas
El bosque donde se despierta Flora,
Tiene ristras de ahorcados
Que la mañana acaricia y dora.
Este bosque sombrío, donde la encina enarbola
Racimos de frutos inauditos,
Incluso entre los Turcos y los Moros,
Es el jardín del rey Luis.

Toda esa pobre gente atormentada,
Rumiando pensamientos que ignoramos,
En torbellinos, fuera de sí,
giran, palpitando aún.
El sol que se levanta los devora.
Miradlos, cielos deslumbrados,
Bailar en el fuego de la aurora.
Es el jardín del rey Luis.

Estos ahorcados, oídos por el diablo,
Llaman a más ahorcados aún.
Mientras que en el cielo, raso de azul,
Donde parece brillar un meteoro
El rocío se evapora en el aire
Un enjambre de pájaros gozosos
Les picotean encima de la cabeza.
Es le jardín del rey Luis.

Principe, hay un bosque decorado
Por un montón de ahorcados hundidos
En el dulce follaje sonoro.
¡Es el bosque del rey Luis!

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Georges Brassens -Le temps passé-
Le temps passé
Georges Brassens (1921-1981)

Dans les comptes d'apothicaire
Vingt ans, c'est un' somm' de bonheur
Mes vingt ans sont morts à la guerre
De l'autr' côté du champ d'honneur
Si j'connus un temps de chien, certes
C'est bien le temps de mes vingt ans
Cependant, je pleure sa perte
Il est mort, c'était le bon temps

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

Dans ta petit' mémoire de lièvre
Bécassine, il t'est souvenu
De notre amour du coin des lèvres
Amour nul et non avenu
Amour d'un sou qui n'allait, certes
Guèr' plus loin que le bout d'son lit
Cependant, nous pleurons sa perte
Il est mort, il est embelli

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types

J'ai mis ma tenue la plus sombre
Et mon masque d'enterrement
Pour conduire au royaum' des ombres
Un paquet de vieux ossements
La terr' n'a jamais produit, certes
De canaille plus consommée
Cependant, nous pleurons sa perte
Elle est morte, elle est embaumée

Il est toujours joli, le temps passé
Un' fois qu'ils ont cassé leur pipe
On pardonne à tous ceux qui nous ont offensés
Les morts sont tous des braves types


El tiempo pasado

En las historias de boticarios
Los veinte años son el colmo de la felicidad
Mis veinte años murieron en la guerra
Al otro lado del campo de honor.
Si he conocido un tiempo de perros, con seguridad
Fue el de mis veinte años.
Sin embargo, lloro su pérdida,
Ya ha muerto, y fue un tiempo feliz.

Siempre es bonito, el tiempo pasado
Una vez que se rompió la baraja.
Perdonamos a todos los que nos han ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.

Con tu mala memoria
Becassine, te acuerdas
De nuestro amor de labios para fuera
Amor inexistente.
Amor de cuatro perras que no llegaba
Más allá del borde de la cama.
Sin embargo, lloramos su perdida,
Ha muerto y ha embellecido.

Siempre es bonito, el tiempo pasado
Una vez que se rompió la baraja.
Perdonamos a todos los que nos han ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.

Me he puesto el luto más riguroso
Y mi máscara de los entierros
Para conducir al reino de las sombras
Un paquete de huesos viejos.
La tierra no ha producido jamás, con seguridad
Canalla más consumado,
Sin embargo, lloramos su perdida
Ella ha muerto, y está embalsamado.

Siempre es bonito, el tiempo pasado
Una vez que se rompió la baraja.
Perdonamos a todos los que nos han ofendido
Los muertos son todos muy buena gente.

Versión de Jesus

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Georges Brassens -La fille à cent sous-
La fille à cent sous
Georges Brassens (1921-1981)


Du temps que je vivais dans le troisièm' dessous
Ivrogne, immonde, infâme
Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc' de cent sous
M'avait vendu sa femme

Quand je l'eus mise au lit, quand j'voulus l'étrenner
Quand j'fis voler sa jupe
Il m'apparut alors qu'j'avais été berné
Dans un marché de dupe

" Remball' tes os, ma mie, et garde tes appas
Tu es bien trop maigrelette
Je suis un bon vivant, ça n'me concerne pas
D'étreindre des squelettes

Retourne à ton mari, qu'il garde les cent sous
J'n'en fais pas une affaire "
Mais ell' me répondit, le regard en dessous
" C'est vous que je préfère

J'suis pas bien gross', fit-ell', d'une voix qui se noue
Mais ce n'est pas ma faute "
Alors, moi, tout ému, j'la pris sur mes genoux
Pour lui compter les côtes

" Toi qu'j'ai payé cent sous, dis-moi quel est ton nom
Ton p'tit nom de baptême ?
- Je m'appelle Ninette. - Eh bien, pauvre Ninon
Console-toi, je t'aime "

Et ce brave sac d'os dont j'n'avais pas voulu
Même pour une thune
M'est entré dans le cœur et n'en sortirait plus
Pour toute une fortune

Du temps que je vivais dans le troisièm' dessous
Ivrogne, immonde, infâme
Un plus soûlaud que moi, contre un' pièc' de cent sous
M'avait vendu sa femme.


La chica de los diez céntimos


En el tiempo en que yo vivía en el tercer sótano
Borracho, inmundo, infame,
Uno, más asqueroso que yo, a cambio de un billete de diez euros
Me vendió a su mujer.

Cuando la puse en la cama, cuando quise estrenarla,
Cuando le arrebaté su falda
Me pareció, entonces, que había sido engañado
En un mercadillo de tontos.

“Recoge tus huesos, amiga, y guarda tus encantos
eres demasiado delgaducha,
Yo soy un sibarita y no tengo por costumbre
Abrazar a los esqueletos.

Vuélvete con tu marido, que se quede con los diez euros,
No he hecho un buen negocio”.
Pero ella me respondió, con la mirada baja“
Es a ti a quien prefiero

no estoy muy gorda” dijo, con una voz que se ahogaba
“pero no es culpa mía”.
Entonces, yo, emocionado, la senté en mis rodillas
Para contarle las costillas“

Tú, por quién pagué, diez euros, dime, ¿cuál es tu nombre,
tu nombre de pila?
- Me llamo Ninette. – Y bien, pobre Ninon
Consolate, que te quiero”.

Y ese bravo saco de huesos que yo no hubiese querido
Ni por una millonada
Me entró en el corazón y no saldrá más
Ni por toda una fortuna.

En el tiempo en que yo vivía en el tercer sótano
Borracho, inmundo, infame,
Uno, más asqueroso que yo, a cambio de un billete de diez euros
Me vendió a su mujer

Versión de Jesus

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posted by Alfil @ 3:00 AM   0 comments
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